Author Archive: Anne-Spooky

Report des dates irlandaises

Suite à la dégradation de la crise sanitaire, il a été décidé de reporter les trois dates irlandaises initialement prévues en janvier, rendez-vous maintenant en mai pour plus de Magie lumineuse sur scène !

GIB MIR DAS LICHT

Disponible sur :

Description :

EERA revient sur un morceau d’une extrême beauté dont les paroles sont inspirées par le poème Kokain de l’incarnation de la République de Weimar, l’actrice et danseuse Anita Berber.

Paroles :

Verspieltes Licht
Die Nacht betreten
Aber er quält diesen Schatten
Der Schatten
Gib mir das Licht

Gib mir das Licht

Schimmernes Licht
Es tänzt für immer
Springt über den Schatten
Der Schatten
Gib mir das Micht

Gib mir das Licht


Apporte-moi la lumière

L’espiègle lumière
Qui pénètre la nuit
Mais elle tourmente cette ombre
La pénombre
Apporte-moi la lumière

Apporte-moi la lumière

La chatoyante lumière
Elle danse pour toujours
Elle se précipite sur l’ombre
Cette pénombre
Apporte-moi la lumière

Apporte-moi la lumière

“THE CITY IS BUILT TO MUSIC, THEREFORE NEVER BUILT AT ALL, AND THEREFORE BUILT FOREVER”

Alfred Tennyson – Livret de Bright Magic
Extrait du poème Gareth and Lynette du recueil Les Idylles du Roi
(“La ville est construite sur de la musique, ainsi jamais construite du tout, et ainsi construite pour toujours”)

Alfred Tennyson, 1er baron Tennyson (6 août 1809 – 6 octobre 1892), frère de Charles Tennyson Turner, est l’un des poètes britanniques les plus célèbres de l’époque victorienne.

Nombre de ses vers sont fondés sur des thèmes classiques ou mythologiques, comme In Memoriam, écrit en l’honneur de son meilleur ami Arthur Hallam, un jeune poète et un camarade à Trinity College fiancé à la sœur de Tennyson, et qui est mort tragiquement d’une hémorragie cérébrale à l’âge de 22 ans.

L’un des plus célèbres ouvrages de Tennyson est Les Idylles du Roi (1885), une série de poèmes narratifs fondés entièrement sur le roi Arthur et la légende arthurienne et influencés, dans ses thèmes, par les premiers récits de Sir Thomas Malory sur ce roi légendaire. L’œuvre a été dédiée au prince Albert, l’époux de la reine Victoria. Durant sa carrière, Lord Tennyson a fait des tentatives d’écriture dramatique, mais ses pièces n’ont pas eu de succès.


Vie

Jeunesse

Il est né à Somersby, dans le Lincolnshire, fils d’un recteur. Son père s’est brouillé avec sa famille et a été déshérité ; il s’est mis à boire plus que de raison et est devenu instable. Tennyson et deux de ses frères plus âgés se sont mis à écrire de la poésie ; et un recueil de poèmes collectif a été publié localement, alors qu’Alfred n’était âgé que de dix-sept ans. L’un de ses frères, Charles Tennyson Turner, épousera plus tard Louisa Sellwood, jeune sœur de la future épouse d’Alfred ; l’autre était Frederick Tennyson. Étudiant à la grammar school (équivalent de notre lycée) de Louth, dans le Lincolnshire, puis au Trinity College de Cambridge (1828), où il est entré dans une société secrète appelée les Cambridge Apostles et a rencontré son ami Arthur Hallam, Alfred Tennyson a publié son premier recueil de poèmes personnels, Poèmes surtout lyriques en 1830. Claribel et Mariana, qui ont pris plus tard leur place parmi les poèmes les plus célèbres de Tennyson, étaient inclus dans ce volume. Bien que décriés par les critiques comme trop sentimentaux, ses vers sont devenus bientôt populaires et ont attiré sur Tennyson l’attention des plus célèbres auteurs de l’époque, notamment Samuel Taylor Coleridge.

Au printemps 1831, le père de Tennyson est mort, forçant celui-ci à quitter Cambridge avant l’obtention de son diplôme. Il est retourné au rectorat, où il a été autorisé à vivre six autres années, et a pris la charge de sa mère et de ses nombreux enfants. Son ami Hallam est venu s’installer chez lui pendant l’été et s’est fiancé avec la sœur de Tennyson, Emilia.


Poète

En 1833, Tennyson a publié son deuxième livre de poésie, qui contenait son poème le plus connu, La Lady de Shalott, l’histoire d’une princesse qui ne peut voir le monde, hormis à travers le reflet d’un miroir. Comme Sir Lancelot se dirige vers la tour où elle doit demeurer, elle lui apparaît, et la malédiction touche à son terme ; elle meurt après être montée sur un petit bateau et descend la rivière vers Camelot, son nom écrit sur la poupe du bateau. Le volume a reçu un mauvais accueil de la critique, qui a découragé tellement Tennyson qu’il n’a plus publié pendant les dix années suivantes, bien qu’il ait continué à écrire.

La même année, son ami Arthur Henry Hallam a été victime d’une hémorragie cérébrale pendant des vacances à Vienne et est mort. La nouvelle a anéanti Alfred, mais lui a inspiré une myriade de poèmes, comptant les vers les plus purs du monde. Peu après cependant, la mort d’Hallam a engendré pour Tennyson une décennie de silence poétique.

Autorisés à résider dans le rectorat pendant six ans, Tennyson et sa famille se sont installés dans l’Essex. Un investissement imprudent dans une entreprise de découpe de bois ecclésiastique l’a conduit à la perte d’une part importante de son argent, ce qui doit être l’une des raisons pour lesquelles Tennyson se serait marié si tard.

En 1842, tandis qu’il vivait modestement à Londres, Tennyson a publié deux volumes de Poèmes, le premier incluant des textes déjà publiés et le second étant composé entièrement de nouveaux poèmes. Ils ont connu un succès immédiat. La Princesse, qui sortit en 1847, est également devenu très populaire.


Poète lauréat

En 1850, Tennyson a atteint le sommet de sa carrière, succédant à William Wordsworth comme poète lauréat. La même année, il a écrit son chef-d’œuvre, In Memoriam A.H.H., dédié à Arthur Hallam, et s’est marié avec Emily Sellwood (1813-1896), qu’il connaissait depuis l’enfance, dans le village de Shiplake. Ils ont eu deux fils, Hallam – baptisé en souvenir de son ami – et Lionel.

Il a occupé la charge de poète lauréat de 1850 jusqu’à sa mort, composant sur commande des vers médiocres, notamment un poème complimentant Alexandra de Danemark à l’occasion de sa venue en Grande-Bretagne et de son prochain mariage avec le futur roi Édouard VII. En 1854, Tennyson a écrit l’un de ses textes les plus connus, La Charge de la brigade légère, un poème dramatique rendant hommage aux cavaliers britanniques entraînés dans une charge insensée le 25 octobre 1854, durant la guerre de Crimée. Parmi les autres poèmes qu’il a composé en tant que poète lauréat, on peut distinguer une Ode à la mort du duc de Wellington et une Ode chantée à l’ouverture de l’Exposition universelle.

Vers la fin de sa vie, Tennyson a révélé que ses opinions religieuses défiaient également les conventions, portant plutôt vers l’agnosticisme et le panthéisme.

La reine Victoria était une grande admiratrice de Tennyson, et l’a nommé en 1884 Baron Tennyson de Aldworth dans le comté du Sussex et de Freshwater dans l’Île de Wight. Titulaire du poste de poète lauréat en 1850, il a été le premier poète anglais élevé à la Pairie. Homme passionné et d’une nature bizarre, il n’a jamais été réellement à l’aise dans sa position de pair ; il n’a accepté la pairie, paraît-il, que pour assurer l’avenir de son fils Hallam.

Il existe des enregistrements de Lord Tennyson déclamant sa propre poésie, réalisés par Thomas Edison, mais ils sont d’une qualité assez médiocre.

Tennyson a continué à écrire jusqu’à plus de 80 ans et est mort le 6 octobre 1892, âgé de 83 ans. Il a été enterré dans le coin des poètes à l’abbaye de Westminster. Son fils Hallam Tennyson, qui lui a succédé comme second Baron Tennyson, a écrit une biographie de son père en 1897, et a été le second gouverneur-général de l’Australie.

Jean-Paul Sartre dira de lui : “Cet écrivain anglais – dont je n’ai pas lu une seule ligne – avait vécu, selon des rapports dignes de foi, conformément à mes prêches : il avait écrit et il ne lui était jamais rien arrivé. Je disais au Castor avec rage : Je ne voudrais tout de même pas avoir la vie de Tennyson”.


Inspiration

Son célèbre The Charge of the Light Brigade, à propos de la charge de la brigade légère, un épisode de la guerre de Crimée, a inspiré le groupe Iron Maiden quand il a composé la chanson The Trooper. La chanteuse Loreena McKennit a quant à elle repris le texte du poème The Lady of Shalott pour le morceau éponyme.

Source : Wikipedia

DER RHYTHMUS DER MASCHINEN

Disponible sur :

Description :

“Le rythme des machines”, Blixa Bargeld de Einstürzende Neubauten et des Bad Seeds pose un monologue robotique sur une bande sonore industrielle à souhait rappelant Metropolis mélangé à des samples du “film sonore” Wochenende avec un joli rappel à Progress.

Paroles :

Machines will do the heavy work
Men will supervise the machines

Machines will do the heavy work
Men will supervise the machines

Die Stadt ist die Maschine
Ingenieure
In der riesigen Maschine
Formen den neuen Mensch
Endverstärker
Ausschlag links
Ausschlag rechts
Signalingenieure
Lassen frei den neuen Mensch

Es wird gebaut
Die Überstadt
Über-überstadt
Die Überstadt


Le rythme des machines

Les machines feront le dur labeur
Les hommes superviseront les machines
Les machines feront le dur labeur
Les hommes superviseront les machines

La ville est la machine
Les ingénieurs
Dans la gigantesque machine
Façonnent le nouvel Homme
Amplificateur de puissance
Réponse à gauche
Réponse à droite
Les ingénieurs du traitement du signal
Libèrent le nouvel Homme

Elle se construit
La Überstadt
La Über-überstadt
La Überstadt

WOCHENENDE

Samplé sur Der Sumpf (Sinfonie der Großstad), Im Licht et Der Rhythmus der Maschinen

Wochenende (en anglais : Weekend) est un film “sans images” réalisé par Walter Ruttmann en 1930, dont la particularité est de n’utiliser que la bande son d’une pellicule cinématographique.


Film sans images

Le film est susceptible d’être projeté (et il l’a été à diverses occasions, notamment à Berlin en mai 1930, puis lors du Deuxième congrès du film indépendant de Bruxelles) dans une salle de cinéma habituelle, une forme de “cinéma pour l’oreille”, ou bien d’être considéré comme une œuvre sonore à part entière (diffusée par exemple par voie radiophonique, comme cela a été le cas en juin 1930, ou bien encore plus récemment, en 1994, où le “film” a été édité sous forme de mini CD). L’utilisation d’une pellicule cinéma permet notamment d’atteindre une durée de onze minutes et trente secondes, ce qui était impossible avec les disques de l’époque.


Synopsis

Le film tente de représenter le déroulement du week-end dans la semaine d’un travailleur par une succession de collages sonores. La représentation de l’univers du travail (conversations téléphoniques simulées, récitation d’un texte par un enfant à l’école, lecture d’un courrier par un chef d’entreprise, bruits mécaniques) est suivie de sons évoquant davantage la détente et le week-end (sifflotements, chants de chœurs, d’enfants joyeux, d’animaux, heure marquée par des cloches, miaulement de chat, débouchage d’une bouteille, etc.).


Commentaires

Dans son livre Musiques expérimentales, le musicien et critique Philippe Robert présente Wochenende comme une anticipation remarquable de ce qui sera plus tard dénommé la musique concrète. En effet, en précurseur de certaines réflexions sur les objets sonores, qui seront menées par Pierre Schaeffer une vingtaine d’années plus tard, Ruttmann isole certains éléments (bruits) de la vie quotidienne pour réaliser une œuvre sonore organisée et cohérente, affranchie de ses causes physiques.


Divers

Le film était considéré comme perdu jusqu’à ce qu’une copie soit retrouvée à New York en 1978.


Vidéo

Source : Wikipedia

Dernière ligne droite avant Bright Magic !

Avant la sortie vendredi de l’album, le groupe a hier soir donné une live session chez Steve Lamacq sur BBC Radio 6 Music, accompagnés de la chanteuse EERA, ils ont interprété les deux singles People, Let’s Dance et Blue Heaven, suivis d’un inédit de l’album, et l’autre chanson sur laquelle EERA a posé sa voix, Gib mir das Licht, sur laquelle est apparu le saxophoniste des Brassy Gents, Rittipo. La session s’est fini par Lichtspiel III: Symphonie Diagonale et le classique de The Race For Space, The Other Side. Vous pouvez la réécouter ici (à partir de 2 heures 32 environ).

Aujourd’hui, le groupe a également dévoilé le dernier morceau avant la sortie complète de l’album, il s’agit de Der Rhythmus der Maschinen, qui comprend un featuring de Blixa Bargeld, vétéran de Einstürzende Neubauten et des Bad Seeds. Vous pouvez l’écouter sur toutes les plateformes de streaming habituelles.

Selon J. Willgoose, Esq., “C’est une sorte de réinterprétation des quelques premières minutes du film de science fiction visionnaire créé à Berlin de Fritz Lang, Metropolis, utilisant des samples du film audio de Ruttmann, Wochenende (1930) appliqués sur une bande sonore lourde et industrielle. Blixa Bargeld prononce un monologue à moitié parlé vers la fin à propos de la ville en tant que machine – c’est un peu fou (toute la chanson l’est) mais je l’aime bien. La chanson parle de l’influence plus physique et industrielle sur la ville, que ce soit le chemin de fer ou l’industrie lourde et la production industrielle qui l’a vu prospérer à la fin du XIXème et au début du XXème siècle.

Voici le clip réalisé par Jordan Martin de Double Vision :

“Utilisant les Archives Prelinger, nous nous sommes procurés des images de cette période. Vous y verrez des choses extraites de Symphonie d’une grande ville de Ruttmann et de Master Hands de la Jam Handy Organisation. Un montage vraiment marrant, créant une énergie qui pousse le morceau vers l’avant, employant des images d’énormes machines complexes de la révolution industrielle”.

Le groupe jouera également son unique showcase annoncé pour l’instant à Pryzm en grande banlieue de Londres, à Kingston, en partenariat avec le disquaire Banquet Records, lundi prochain, le 27 septembre. Les billets sont disponibles ici si vous avez la chance de pouvoir y aller.

Banquet propose également des CD et vinyles noirs signés personnellement par le groupe ici. Quant à Rough Trade et Resident Music, disquaires respectivement à Londres et Brighton, ils proposent les vinyles oranges marbrés de noir avec des photos dédicacées par le groupe ici et ici.

Malheureusement, suite à des problèmes techniques, la sortie de l’édition deluxe (vinyle blanc, CD, CD bonus de démos, livret de photos exclusives par Andrew MacColl) est retardée au 6 octobre.

Et pour finir, le groupe tiendra une Twitter’s Listening Party pour l’album dimanche 26 septembre à 13h heure française. Le principe ? À l’heure dite, appuyez sur lecture sur le lecteur musical de votre choix (platine vinyle, lecteur CD, plateformes de streaming, MP3, etc.) et suivez le hashtag #timstwitterlisteningparty pour lire ce que le groupe a à dire à propos de chaque morceau (si c’est du même niveau que les quatre précédentes, ce sera excellent !).

A WONDERFUL HOPE | Paroles

Disponible sur :

Description :

Morceau éponyme de l’album du projet parallèle de J. Willgoose, Esq., Late Night Final. Il comprend un sample d’un article de formation extrait de la bibliothèque Watchtower des Témoins de Jéhovah.

Paroles :

When you consider the future
Do you think that things are likely to improve
Become worse
Or stay the same?
I feel that things will improve
That’s a wonderful hope
A wonderful hope

When you consider the future
Do you think that things are likely to improve
Become worse
Or stay the same?
I feel that things will improve
That’s a wonderful hope
A wonderful hope

A wonderful hope

A wonderful hope

A wonderful hope

When you consider thе future
Do you think that things are likely to improvе
I feel that things will improve
That’s a wonderful hope

A wonderful hope

A wonderful hope


Un merveilleux espoir

Quand vous considérez l’avenir
Pensez-vous qu’il y a des chances que les choses s’améliorent
S’empirent
Ou restent pareilles ?
Je pense que les choses vont s’améliorer
C’est un merveilleux espoir
Un merveilleux espoir

Quand vous considérez l’avenir
Pensez-vous qu’il y a des chances que les choses s’améliorent
S’empirent
Ou restent pareilles ?
Je pense que les choses vont s’améliorer
C’est un merveilleux espoir
Un merveilleux espoir

Un merveilleux espoir

Un merveilleux espoir

Un merveilleux espoir

Quand vous considérez l’avenir
Pensez-vous qu’il y a des chances que les choses s’améliorent
Je pense que les choses vont s’améliorer
C’est un merveilleux espoir

Un merveilleux espoir

Un merveilleux espoir

A WONDERFUL HOPE | Album

Date de sortie : 11 décembre 2020

Formats : CD, vinyle noir standard, vinyle jaune édition limitée, téléchargement

Morceaux :

  1. Thank You
  2. A Wonderful Hope
  3. The Human Touch
  4. Slow Release

Late Night final est le projet parallèle de J. Willgoose, Esq. de Public Service Broadcasting.

En tant qu’une des nombreuses conséquences de la pandémie de 2020 et du confinement qui s’en est ensuit, Willgoose s’est retrouvé avec du temps à tuer. Avec les sessions d’enregistrement du quatrième album de PSB retardées, et tout le matériel du groupe bloqué dans un autre pays, il a bricolé avec de vieux synthés, des séquenceurs et des pédales et s’est mis à créer quelque chose de nouveau. Conçus à l’origine comme une expérience en musique ambiante, les enregistrements se sont développés en quelque chose de plus excessif culminant en un nouveau corps entier d’œuvre sous la forme d’un LP 4 pistes sous le pseudonyme Late Night Final.

Avec des clins d’œil à des artistes comme Vangelis, Tangerine Dream, l’album précurseur de KLF chill Out et des artistes contemporains comme Amulets et Kelly Lee Owens, Late Night Final conserve l’oreille espiègle pour une mélodie de Public Service Broadcasting qui traverse discrètement le paysage sonore cérébral d’une beauté immersive du disque.

Nic Finch a créé des vidéos hypnotiques pour chacun des morceaux de l’album. Thank You tire son nom de l’unique sample présent dessus, celui de la pédale d’effet Chase Bliss’ Blooper.

A Wonderful Hope comprend le seul véritable long sample de l’album, à savoir celui d’une cassette de formation des Témoins de Jéhovah.

The Human Touch, premier extrait de l’album à avoir été dévoilé, inclut la voix de Teddy Hunter.

Quant au dernier morceau, Slow Release, beaucoup plus calme que les autres, il met en valeur les enregistrements de terrain que Willgoose a fait près de chez lui dans le Sud de Londres.

BRIGHT MAGIC

Date de sortie : 24 septembre 2021

Formats : CD, vinyle noir standard, vinyle marbré orange/noire édition limitée, vinyle blanc édition très limitée avec CD, CD de démos et livre de photos exclusif, téléchargement

Morceaux :

  1. Der Sumpf (Sinfonie der Großstadt) | Instrumentale
  2. Im Licht | Instrumentale
  3. Der Rhythmus der Maschinen (featuring Blixa Bargeld)
  4. People, Let’s Dance (featuring EERA)
  5. Blue Heaven (featuring Andreya Casablanca)
  6. Gib mir das Licht (featuring EERA)
  7. The Visitor
  8. Lichtspiel I: Opus
  9. Lichtspiel II: Schwarz Weiss Grau
  10. Lichtspiel III: Symphonie Diagonale | Instrumentale
  11. Ich und die Stadt (featuring Nina Hoss)

Album en trois parties (“Building A City / Building A Myth / Bright Magic”), le quatrième album de Public Service Broadcasting est leur projet le plus ambitieux à ce jour, vous emmenant au cœur de la capitale de facto de l’Europe, la métropole culturelle et politique qu’est la Hauptstadt de la République Fédérale d’Allemagne – Berlin.

Bien que l’utilisation par PSB des sons électroniques et le rock à guitare déferlant restent familier, Bright Magic utilise les samples, et la langue anglaise, avec parcimonie. Il diffère de leurs albums précédents à bien d’autres égards : moins linéaire et narratif, à la place c’est un portrait impressionniste d’une ville à partir de rien. Un moment en quelque sorte eurêka est arrivé en novembre 2018 quand Willgoose a entendu l’œuvre sur pellicule radicale berlinois Wochenende (en anglais : Weekend), qui est samplée sur trois morceaux de Bright Magic. Créée en 1928, l’œuvre présentait une évocation sonore de la ville grâce à une succession de collages sonores, de paroles, d’enregistrements de terrain et de musique. Décide à intégrer ces fragments longtemps perdus à des sources sonores nouvellement manipulées, il s’est mis à créer son propre Wochenende, drame narratif pour les oreilles qui décode et réalise les rêves de Berlin qu’il s’était construit dans son esprit.

J. Willgoose, Esq. a dit : “J’ai commencé à avoir une impression quant à où le titre de Bright Magic voulait m’emmener, vers des idées d’illumination et d’inspiration, d’électricité et d’éclairs de lumières et de couleurs et de sons (un code couleurs finira par être attribué à tous les morceaux). Je l’ai envoyé au reste du groupe, et j’ai dit, Je sais que ça va changer, mais on verra comment la ville va colorier ça”.

“Faire cela semblait inévitable, en quelque sorte”, songe-t-il. “Dans ma tête, cela ronronnait et pulsait depuis longtemps, avant même Every Valley – cet endroit fascinant, contrariant, séduisant. Je savais que l’album allait parler de la ville, et de son histoire et de ses mythes, et que j’allais m’y installer. Alors c’est une histoire assez personnelle. C’est devenu un album à propos de s’installer à Berlin pour écrire un album à propos de personnes qui s’installent à Berlin pour écrire un album…”.

Willgoose s’est installé à Berlin entre avril 2019 et janvier 2020. Combinant l’archéologie sonore et la flânerie du psychogéographe, une poursuite de l’énergie de la ville a impliqué Willgoose à marcher dans la Leipzigstrasse, site du premier lampadaire électrique de la ville, utilisant un récepteur électromagnétique à large bande des Soma Labotaries de Moscou. “J’ai remonté et descendu la rue en enregistrant des courants électriques et des interférences”, explique-t-il en riant. “On peut entendre quelques-uns de ces petits bourdonnements de fréquence, ces clics et impulsions sur Im Licht (chanson inspirée en partie par les fabricants novateurs d’ampoules AEG et Siemens). C’est ce que j’essayais de faire au sens plus large, je suppose – capture ces toutes petites impulsions qu’on ressent quand on marche dans une ville”.

Il a écrit et enregistré dans le célèbre complexe d’enregistrement de Kreuzberg, Hansa Tonstudio. Cela a rapproché plusieurs références musicales inévitables : le triumvirat classique des années 1980 de Depeche Mode, Achtung Baby de U2 et, surtout, “Heroes” et Low de Bowie. “Toute la forme et la structure du disque est beaucoup redevable à Low, déclare Willgoose. En effet, sur le morceau qui évoque Warszawa, The Visitor – dont la couleur désignée est l’orange particulier de la pochette de l’album – était prévu à la base un sample de Bowie réfléchissant, selon Willgoose, sur “la manière dont il se voyait comme vaisseau qui synthétisait et réfractait d’autres influences, et qui présentait des influences avant-gardistes au mainstream. On a essayé d’absorber une partie de cet esprit”.

Aux côtés de EERA, qu’on entend sur le premier extrait de l’album, les autres voix invitées sur l’album incluent Blixa Bargeld, vétérant des Bad Seeds et de Einstürzende Neubauten, qui devient la voix de l’industrie berlinoise sur la robotique Der Rhythmus der Maschinen. Andreya Casablanca du groupe garage de Berlin, Gurr, remplace Marlene Dietrich sur Blue Heaven, hymne d’auto-détermination.

Disque très pro-européen, Bright Magic ne parle finalement pas que d’une ville, mais de tous les centres d’interaction humaine et de communauté qui permettent le libre-échange et l’hybridation des idées.


“Berlin est une ville de mythe, de légende, et de manipulation délibérée de l’histoire”

— Alexandra Richie, Faust’s Metropolis

On retrouve des mythes partout à Berlin : ceux de la création de la ville, ses habitants, son histoire à la fois dans les bons et mauvais moments. Faire la différence entre les images qu’elle choisit de présenter d’elle-même et son histoire souvent sans intérêt peut exiger un effort conscient. C’est à la fois une ville qui a été au cœur d’empires, de conflits et de superpuissances pan-continentales, “fondée” en 1237 et retenue à divers moments comme l’incarnation de valeurs germaniques d’une sorte ou d’une autre, et, également, une ville qui a émergé de façon quelconque des marais et marécages environnants (brl en slave) et qui porte toujours de nombreux noms de lieux dérivés du slave qui reflètent sa véritable genèse. Berlin et sa population ont été utilisées, maltraitées, pratiquement complètement détruites ; témoins de moments immensément créatifs et d’une partie des heures les plus sombres de l’histoire de l’humanité. Pour la majeure partie des cent dernières années, elle a semblé être une force quasi magnétique, attirant les gens de tout le continent et au-delà – des papillons de nuit vers une flamme, comme le dit Ich bin von Kopf bis Fuss de Marlene Dietrich.

D’un point de vue personnel, Berlin m’a toujours captivé, et je me suis installé dans la ville pour commencer à écrire ce disque en 2019. En essayant de répondre à l’inévitable question “Pourquoi Berlin ?”, je me suis rendu compte que j’avais créé une version de la ville qui était la mienne, en partie fiction, réalité et illusion. Comme l’écrit Rory MacLean dans son fantastique livre Berlin: Imagine A City :

Toutes nos histoires – personnelles, collectives – deviennent des reconstructions imaginatives, les histoires en perpétuel changement vers lesquelles nous nous tournons pour comprendre la course chaotique de nouveaux événements.

Je suis d’accord sur le fait que, effectivement, nous construisons et reconstruisons avec imagination les lieux qui nous fascinent. Ernst Bloch a écrit que “tous ne sont pas présents dans le même temps présent” ; j’affirmerais de manière similaire que tous ne sont pas présents au même endroit. Nous choisissons des aspects de l’histoire d’un lieu ou de son peuple qui nous captive. Nous construisons nos propres cartes, déformant la géographie d’une ville par notre perception et notre expérience, tout comme la Naked City de Guy Debord. Nous approuvons les histoires d’un lieu de triomphe et de souffrance, d’inspiration et de lutte, d’héroïsme et de mal. Berlin ne manque pas de matière dans ces domaines.

Le titre de ce disque m’est venu avant toute musique ou n’importe quoi, ce qui est inhabituel, pour l’un de nos albums. Heitere Magie (“Magic lumineuse”) de Alfred Döblin est sorti dans une nouvelle traduction en anglais (Bright Magic and other stories) ; le nom m’a immédiatement saisi, et ne voulait me quitter. J’ai éliminé les idées de chanson les plus évidentes à propos de la Stasi, du Mur, du Pont aérien, des Nazis et je me suis forcé à la place à me tourner vers l’illumination, l’inspiration et de l’imagination. Berlin ne manque pas non plus de matière dans aucun de ces domaines.

La ville en est arrivée à agir comme un prisme pour moi, réfractant mes intérêts et ma recherche au travers sa construction unique, les angles irréguliers de son histoire séparant le “rayon blanc inspirant” de créativité de Kandinsky en des centaines de couleurs et de nuances. La couleur est devenue une telle partie importante du disques – je n’ai pas de synesthésie, mais l’écriture de cet album doit être le moment où je m’y suis rapproché le plus. Tandis que chaque chanson venait à l’esprit, un concert éclairé de la même façon était sous les feux de la rampe (sans mauvais jeu de mots) dans mon imagination, les verts et les bruns de Der Sumpf (le marais) cédant la place à l’éclair d’un blanc éblouissant de Im Licht (Dans la lumière), se transformant en nuances grises dorées teintées de Metropolis de Der Rhythmus der Maschinen (le Rythme des machines) et continuant ainsi de suite tout au long du disque.

Bright Magic est structuré en trois parties et quelque dans ma tête. La première partie du disque parle de la construction de la ville, sur le plan à la fois métaphorique et littéral. Sur Der Sumpf, les sons glauques et les chants d’oiseaux de l’île aux paons cèdent la place à un thème récurrent inspiré par la musique composée par Meisel pour Berlin, symphonie d’une grande ville de Ruttmann. De là, un saut soudain et brusque à la 2001 vers le début du XXème siècle et une explosion de lumière et son (sound and vision, si vous voulez), étant donné que Im Licht rappelle l’exploration éponyme qui n’économisait aucun lumen en octobre 1928 et la période où les Berlinois nommaient leur ville la “Ville de lumière”. Siemens et AEG tenaient deux brevets différents de l’ampoule et fabriquaient la majeure partie de la réserve de l’Europe ; mais la modeste ampoule a également servi, depuis son début, comme peut-être l’image la plus puissante d’imagination et d’étincelle créative. La ville comme catalyseur, toile – un éclair éblouissant d’inspiration et d’illumination simultanées.

Les sons contemporains de Berlin au temps de la République de Weimar, comme on peut l’entendre sur Wochenende de Ruttmann, composent la bande sonore de Der Rhythmus der Maschinen, combinaison à la fois d’un examen plus littéral des forces qui ont fait la ville et du film de science-fiction visionnaire que Fritz Lang a réalisé à Berlin, Metropolis. La prolifération du chemin de fer et des industries lourdes de toutes sortes à la fin du XIXème siècle “a placé Berlin au cœur de l’Europe” (Richie), et le train en particulier continue d’être à la fois une machine performante merveilleusement prosaïque et un stimulus créatif à la puissance unique. Comme l’écrivain Samuel Lublinski l’a dit, “nos locomotives qui avancent dans un nuage de vapeur, nos machines agitées qui martèlent, notre prouesse technique et notre science – c’est là où nous trouvons la vérité”.

Les gens construisent un endroit autant que briques, acier et mortier, cependant, et ce qui dresse le décor pour la deuxième partie de l’album, qui se focalise sur certains mythes qui ont formé mon interprétation de la ville. La scène des clubs de Berlin et l’énergie, la possibilité et la permissibilité qu’elle représente (People, Let’s Dance) est une telle partie clé de son identité que lui rendre hommage (via People Are People de Depeche Mode) semblait quasiment obligatoire. Marlene Dietrich (Blue Heaven), maîtresse du mythe qui s’est fait tout seul et forte tête unique, réussit à incarner l’air séducteur, androgyne et rebelle de Berlin, son identité seulement visible au travers les primes jumeaux de la ville et de sa personnalité déterminée. Anita Berber (Gib mir das LichtDonne-moi la lumière) est peut-être le symbole parfait de la République de Weimar, baignée à jamais dans la lueur rouge du portrait de Otto Dix. Son charme a malheureusement été vaincu par un mélange enivrant de cocaïne, morphine, alcool et opium ; son mythe pratiquement évaporé, le symbole ultime, comme l’écrit Richie, de la dissolution du “rêve chatoyant” de la République de Weimar.

Et je n’aurais pas fait ce disque sans écouter Low de Bowie (The Visitor) à l’âge impressionnable de 23 ans. S’il n’y a jamais eu de maître du mythe autodidacte et autoperpétué, c’était Bowie ; il avait même compris que le mythe avait besoin d’une actualisation constante, et dans certains cas, d’une modification radicale afin que l’artiste puisse le contrôler et y survivre. Combinant son talent auto-proclamé pour “synthétiser [la pensée originale] dans la société, ou la culture… Réfracter ses choses” avec l’atmosphère puissante de Berlin dans les années 1970 aurait redéfini les deux entités de manières profondes et durables. Peu importe la fabrication de mythes de la vérité (ou pas) de son inspiration pour “Heroes”, ou le fait que la majeure partie de sa trilogie berlinoise ait été écrite et enregistrée en Suisse et en France – lui et la ville sont liés à jamais.

L’ombre de la face B de Low plane énormément au-dessus de la troisième partie de l’album, dans laquelle la magie lumineuse du début du cinéma abstrait et expressionniste novateur – la majeure partie produit, ou dévoilé, à Berlin – est sur le devant de la scène. La tournée européenne à la fin de l’année 2018 nous a amenés à Berlin à, convenablement, un rare jour de repos. Armé seulement du titre Bright Magic et d’un sens de la curiosité, je suis allé à l’exposition du Novembergruppe à la Galerie berlinoise. La seconde où j’ai vu ces magnifiques films expressionnistes décrits comme de la “musique pour les yeux”, de la “peinture avec le temps” et du “rythme optique”, j’ai eu mon propre moment ampoule au-dessus de la tête et quasiment toute la deuxième moitié de l’album s’est mis en place. Les films de Ruttmann, Moholy-Nagy et Eggeling y sont référencés, mais la prolifération de l’idée du Lichtspiel (littéralement : jeu de lumière) était telle que de nombreux autres auraient pu être rajoutés.

Ruttmann était un véritable pionnier, au travers ses techniques cinématographiques remarquables utilisées à la fois dans son œuvre réaliste et expressionniste, et sa production du premier film de “collage audio” au monde, Wochenende, pour la radio berlinoise à la fin des années 1920. À la différence de toutes les autres personnalités pré-seconde guerre monde qui apparaissent sur cet album, dont une grande partie a quitté ou a été expulsées d’Allemagne par la menace imminente du national-socialisme (Moholy-Nagy, Tucholsky, Dietrich et Döblin sont tous partis pour faire face à leur propre forme unique d’exil, aux côtés de pratiquement tout le mouvement Bauhaus), Ruttmann restera et – au grand dommage de sa réputation personnelle – travaillera avec Riefenstahl sur le Triomphe de la volonté. Cela semble être un triste tournant à l’ironie noire qu’un membre du Novembergruppe, un pionnier d’exactement la sorte d’art osé et expressionniste que Goebbels aurait sans aucun doute inclus dans son exposition sur l’Art Dégénéré, ait pu se permettre de devenir un collaborateur. Il n’a pas été seul dans cela, malheureusement, et nous ne pouvons qu’espérer que, si nous avions été dans les mêmes circonstances, nous aurions été assez courageux pour résister.

Bien que Ruttmann soit mort durant la guerre, son art du début continue de vivre et, j’avancerais, n’a rien perdu de sa puissance, de sa beauté et de son originalité. Comme Orwell l’a écrit (à propos de Dali) : “L’un n’invalide pas ni, d’une certaine manière, nuit à l’autre”.

Lichtspiel: Schwarz Weiss Grau (Jeu de lumière : noir-blanc-gris) de Moholy-Nagy, qui utilise beaucoup son invention personnelle du Modulateur espace-lumière, est le deuxième film traité ici. La lumière du film chatoyante, réfléchissante et en changement continu est conçue pour être réfléchie dans la musique, tout comme le côté lugubre et plaintif de Symphonie Diagonale de Eggeling est la troisième œuvre. Tous les trois films sont des œuvres remarquables et révolutionnaires qui incarnent pour moi l’idée de la magie lumineuse.

Ich und die Stadt (littéralement “Moi et la ville”) est la partie “et quelque” à la fin de l’album et plus une réflexion personnelle à la fin de mon séjour à Berlin. Les paroles sont tirées d’un poème de Kurt Tucholsky Augen in der Großstadt (“Les yeux dans la ville”). Tucholsky – dont les œuvres, je pense, sont ma découverte préférée de tout ce processus – écrit avec un mélange d’humour berlinois désabusé et une véritable intensité alors qu’il décrit les rencontres accidentelles que la ville dans la ville a produit, évoquant une série d’images et de liens devant nos yeux avant que, en un éclair, tout est “vorbei, verweht, nie wieder” (“fini, disparu, plus jamais”). C’était à peu près la même chose lors de mon moment passé en Allemagne – des collisions et des interactions aléatoires, des éclairs d’inspiration qui vont et qui viennent apparemment en un instant.

Le titre du morceau vient de l’étonnant tableau éponyme qu’a peint Ludwig Meidner en 1913, fusion glorieuse, tapageuse et terrifiante de la ville et du protagoniste qui m’a particulièrement touché, étant donné la nature de l’album que j’essayais d’écrire. Comme Tobias Rüther l’écrit avec justesse à propos du tableau dans son livre sur Bowie et Berlin, “la ville est le moyen”. Selon moi, c’est la même chose avec cet album.

Les lumières se sont éteintes à Berlin à de nombreuses reprises au cours de sa vie turbulente, plongeant la ville, sa population est – durant la seconde guerre mondiale – la majeure partie du monde dans une obscurité insondable. De nombreuses de ces histoires sont racontées ailleurs, de manière plus complète et apparemment plus respectueuse que je n’espèrerais atteindre avec notre musique. Ce disque ne parle pas de ces périodes sombres, comme ce n’était pas ce que la ville représente pour moi de manière la plus puissante et séduisante. Il parle des moments où Berlin a projeté sa magie lumineuse et enflammé dans des esprits créatifs, attirés du monde entier, des idées, de l’énergie et de l’inspiration.

Mon allemand n’est pas génial mais il y a une phrase qui s’est formée plus parfaitement dans ma tête en allemand qu’en anglais : ich kann nicht eine Geschichte über Berlin schreiben ; ich muss meine Geschichte über Berlin schreiben (je ne peux écrire une histoire de Berlin ; je dois écrire la mienne).

Ce disque est mon histoire de Berlin.

J. Willgoose, Esq.
Mars 2021, Londres

Blue Heaven < Discographie

Nouvel extrait de Bright Magic en écoute !

À un peu plus de trois semaines avant la sortie de Bright Magic, le groupe nous propose un troisième extrait radicalement différent des deux premiers singles déjà sortis.

Il s’agit du titre Lichtspiel III: Symphonie Diagonale, basé sur le fim Symphonie Diagonale de Viking Eggeling, qui a été dévoilé à Berlin en 1925 dans le cadre de l’exposition avant-gardiste Dear Absolute Film.

Selon J, “Tous ces films (les trois morceaux Lichtspiel que nous avons écrits pour l’album) sont des œuvres remarquables et révolutionnaires qui incarnent pour moi l’idée de la magie lumineuse, mais je pense que Symphonie Diagonale de Viking Eggeling est mon préféré des trois. Le morceau est une douce plainte au piano et au synthé pour refléter ce que je voyais comme un film lugubre et élégiaque. Le son est grandement influencé par Vangelis – les motifs et la lumière de l’œuvre d’Eggeling me rappelle les incroyables décors de Blade Runner (par exemple le célèbre balcon de Frank Lloyd Wright et les néons) et il y a vraiment un fil rouge qui va du Metropolis de Fritz Lang au film de Ridley Scott”.

J a ré-édité le film de Eggeling comme clip du morceau (par ailleurs, nous savons désormais d’où provient le nouveau logo du groupe) :