Bataille des Flandres

Mentionnée sur Waltz For George

La première bataille d’Ypres, aussi connue sous le nom de bataille des Flandres, a été la dernière bataille majeure de la première année de la Première Guerre mondiale qui a eu lieu à Ypres en Belgique (1914). Elle marque, avec la bataille de l’Yser, la fin de ce que l’on a nommé la course à la mer.

Pour les opérations de 1914 de l’armée française, la bataille de l’Yser et la bataille d’Ypres font partie de la première bataille des Flandres.

Le général Erich von Lindemann, chef d’état-major général, a progressivement renforcé les IVème et VIème armées allemandes autour de la ville d’Ypres, tenue par les britanniques, afin de pouvoir gagner les ports de Calais et Boulogne. Sur place, les Allemands jouissent d’une supériorité numérique de 6 contre 1 et disposent de plus d’artillerie moyenne et lourde que les alliés. Mais les Belges et les franco-anglais installent des tranchées. Celles-ci sont, en de nombreux endroits, remplacées par des remblais constitués de sacs de terre, car il n’est pas possible, partout de creuser la terre, étant donné que l’état-major belge est parvenu à faire ouvrir les vannes des digues qui protègent de la mer cette région de polders. Aussi, l’eau inonde-t-elle le théâtre des opérations, plus bas presque partout, que le niveau de la mer. De plus, les Belges complètent leur système défensif en se servant du remblai d’une ligne de chemin de fer surplombant la plaine. Les Allemands, obligés d’attaquer des troupes retranchées, sont handicapés par l’inondation qui, en plusieurs points, recouvre le sol de plus d’un mètre, ce qui va jouer un rôle important dans la suite des opérations.

Malgré la dégradation du temps et le renforcement des défenses allemandes, les Français et les Britanniques lancent une offensive générale depuis la mer du Nord jusqu’à Verdun. Ils pensent, à juste titre, qu’ils sont en supériorité numérique par rapport aux Allemands qui ont dépêché beaucoup de soldats vers le front Est où la résistance russe s’est révélée plus forte que prévu. Mais la bravoure des soldats allemands et l’efficacité de leurs défenses retranchées contraignent les franco-anglais à arrêter leur effort le 14 décembre.

  • 4 décembre – Enlèvement de la Maison du Passeur et prise de Weidendreft (1 km Nord-Ouest de Langemarck) par la 11ème DI.
  • 17 décembre – Prise du cabaret Korteker (20ème CA).
  • 28 décembre – Prise de Saint-Georges.

Deux têtes de pont sont établies sur la rive droite de l’Yser.

À Noël, les soldats du front occidental étaient épuisés et choqués par l’étendue des pertes qu’ils avaient subies depuis le mois d’août. L’ambiance était morose dans les tranchées et les cantonnements de l’arrière. Mais, au petit matin du 25 décembre, les Britanniques qui tenaient les tranchées autour de la ville belge d’Ypres ont entendu des chants de Noël provenant des positions ennemies, puis ont découvert que des sapins de Noël étaient placés le long des tranchées allemandes. Lentement, des groupes de soldats allemands sont sortis de leurs tranchées et se sont avancés jusqu’au milieu du no man’s land, où ils ont appelé les Britanniques à venir les rejoindre. Les deux camps se sont rencontrés au milieu d’un paysage dévasté par les obus, ont échangé des cadeaux, discuté et joué au football.

Ce genre de trêve était courant là où les troupes britanniques et allemandes se faisaient face, et la fraternisation s’est poursuivie encore par endroits pendant une semaine jusqu’à ce que les autorités militaires y ait mis un frein. Il n’y a eu cependant pas de trêve dans le secteur où les Français et les Allemands s’affrontaient.

La première bataille d’Ypres est un succès pour les Alliés, mais son coût est terrible. Les deux camps s’affairent maintenant à consolider leurs positions en aménageant un système de tranchées qui courront bientôt de la mer du Nord à la frontière suisse.

La Première Guerre mondiale ne dure que depuis six mois et l’étendue des pertes humaines est sans précédent dans l’Histoire. Rien que sur le front occidental, les Français, les Belges et les Britanniques ont perdu plus d’un million d’hommes, dont une grande majorité de Français. Les Allemands comptent environ 675 000 soldats tués, blessés ou disparus au combat.

Sur le front Est, les pertes humaines des deux camps sont encore plus lourdes. Quelque 275 000 Allemands y ont été tués, blessés ou fait prisonniers. Le chiffre atteint un million pour les Austro-Hongrois et 1,8 million pour les Russes. Dans les Balkans, les Austro-Hongrois comptent 225 000 soldats tués, blessés, ou faits prisonniers, tandis que les pertes humaines s’élèvent à 170 000 hommes pour la Serbie.

Source : Wikipédia France

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