Tag Archive: 2015

Wales Online – 27 novembre 2015

Public Service Broadcasting remplissent leurs devoirs avec un génie entraînant
4/5

Pour les non-initiés, Public Service Broadcasting peuvent apparaître un peu comme une énigme.

Ce n’est certainement pas votre groupe habituel, dans le sens où ils n’ont pas de chanteur à vrai dire, préférant utiliser une combinaison bizarre de vieilles images de films d’actualité, des films d’information publique, comme le suggère leur nom, plus tout un tas de bizarrerie geek, le tout mélangé pour mettre en valeur un méli-mélo technologique et électronique assez divers.

Se composant des curieusement nommés J. Willgoose, Esq. à la guitare et aux claviers et de Wrigglesworth à la batterie, ce duo basé à Londres a créé un son et un look assez uniques qui sont à la fois innovants et inspirants avec leur fusion d’ancien et du très nouveau.

C’était un régal de voir un banjo et un bugle aux côtés d’une collection de claviers et c’était ce contraste et ce mélange éclectique qui éblouissait et étonnait à la fois.

Assistés et soutenus par la section de cuivres occasionnelle et le talentueux JF Abraham à la basse, aux claviers, aux percussions et au susmentionné bugle ainsi que Mr B en charge des visuels tout aussi impressionnants d’un âge principalement révolu, donnant à la soirée un côté années 1950 désuet.

Avec la seule interaction verbale entre le groupe et le public étant une voix générée par ordinateur samplée à la Stephen Hawking déclenchée par un pad, le groupe a certainement mis en valeur son image mais de manière ironique.

Leur apparence d’intello s’avérant trompeuse tandis qu’ils se mettent à créer un mélange goûteux de funk entraînant et d’électronica pop.

De leur intro décontractée en un Sputnik pulsatif, c’était des choses assez passionnées jouées dans une bonne humeur qui a ravi la foule compacte, avec Go! extrait de leur dernier album The Race For Space gardant la vitesse et le public sautant.

Cependant, c’était Everest, vers la fin, avec des images saisissantes en noir et blanc de Hillary et Tenzing accompagnant parfaitement la grande musique qui a fourni le clou de la soirée et de manière véritablement novatrice, un drapeau fermement placé sur un pic musical.

Tony Woolway

Traduction : 8 février 2017

Uncut | mars 2015

PUBLIC SERVICE BROADCASTING The Race For Space
Test Card Recordings 7/10

Le duo vêtu de velours côtelé abandonne le kitsch et regarde vers les cieux

Si le dernier album de Public Service Broadcasting a créé des collages musicaux à la Avalanches, mélangeant des samples de films d’information publique avec des banjos et des rythmes, le deuxième LP du duo londonien est un effort plus focalisé, se concentrant sur les aventures de l’homme dans l’espace. Ce n’est pas une nouveauté rétro-kitsch mais un hommage saisissant à une période extraordinaire de l’histoire, la plupart tiré de l’archive BFI et filtré dans de l’électronica style Jean-Michel Jarre (Sputnik), de la soul funk des années 1970 (Gagarin) et, sur Valentina, hymne à la première femme dans l’espace, du post-rock. Riche et évocateur, The Race For Space est le son de deux jeunes hommes contemplant les cieux en rêvant.

Fiona Sturges

Traduction : 28 janvier 2016

South Wales Argus | 27 novembre 2015

Public Service Broadcasting – Cardiff University

Il était approprié que Public Service Broadcasting aient choisi de faire leur retour gallois à l’université de Cardiff jeudi dernier.

La musique qui a pour but de donner des leçons du passé via la dextérité moderne a été chaleureusement accueillie par le public – tapageur dans leur révérence – du groupe conceptuel.

Le duo londonien a lancé sa tournée britannique, tronquée pour raisons personnelles, avec style – apportant ses transmission audio-visuelles typiques à la capitale galloise.

Constitué du multi-instrumentaliste J. Willgoose, Esq. et du batteur/percussionniste Wrigglesworth, une cavalcade musicale de genres différents s’en est ensuit – ainsi que des thèmes.

Leur album le plus récent, The Race For Space, couvre tout naturellement l’ascension de l’humanité vers les étoiles mais le duo n’a pas peur de pousser les frontières du temps ainsi que de l’espace.

Les moments historiques apparaissaient au premier plan des performances, de la livraison du courrier par trains à vapeur au flegme montré par la Grande-Bretagne durant le Blitz en passant par les courses d’endurance de patinage de vitesse aux Pays-Bas.

Ce qui est le plus plaisant chez cette cacophonie de lumières et de sons, c’est la variété présente dans la performance – une fusion de synthés, banjos et images d’archives avec la base batterie/guitare de la musique moderne.

Le duo, qui ressemble à deux professeurs d’histoire retrouvés abandonnés dans le département musique de toute école secondaire, est une force sur laquelle compter pour les aventures ouvertes à sa musique.

Steven Prince

Traduction : 15 novembre 2016

eGigs.co.uk | 30 novembre 2015

Public Service Broadcasting (PSB) ont commencé à transmettre en 2010 en tant que collaboration entre J. Willgoose, Esq (Samples, guitare) et Wrigglesworth (Batterie). Ce qu’ils ont concocté, c’était un mélange homogène de funk et d’électronica entrecoupé de samples vocaux de films d’information publique et autres diffusions historiques. Ils se sont formellement présentés en 2013 avec l’arrivée du premier album Inform-Educate-Entertain. La question était, pourraient-ils entretenir cette approche unique à la musique et l’écriture ? Ou s’avérerait-elle être un intérêt éphémère à la girouette ? La sortie de leur second album The Race For Space (2015) a prouvé que le duo était assez preste pour consolider et construire sur ce qu’ils avaient déjà atteint. Après une saison festivalière chargée, ce soir ils reviennent à Cardiff au début de leur première grande tournée en tête d’affiche.

La courte animation qui passe à l’écran juste avant le début du concert est un coup de génie. Elle parle en gros des horreurs qui arrivent à un personnage fictif que tout le monde fuit en conséquence de son comportement anti-social à filmer un concert entier sur son téléphone. Son décès éventuel est accueilli par une vague d’applaudissements.

Tandis que PSB montent sur scène, à moins que je ne sache plus compter, le duo a doublé. Sans doute pour affronter les challenges de la reproduction des complexités de leurs enregistrements dans un environnement live. Il est inutile de dire qu’ils ont tous le look de l’emploi dans une sorte de chic geek. Un Signal 30 exubérant est envoyé tôt dans le set prenant ainsi le public dans leurs mains. Comme quiconque ayant vu PSB live le saura, le groupe utilise de manière assez divertissante des samples vocaux comme plaisanterie entre les chansons. Nous avons tout d’un “hello Cardiff” à beaucoup de “simmer down” (“du calme !”) qui est livré pour plaisanter. Comme on pouvait s’y attendre, et tandis que le set progresse, nous entendons des extraits de leur dernier album. Tous sont chaleureusement accueillis, du sombre Sputnik à l’électrisant Go qui pousse le public à chanter en chœur. La vitesse s’accélère encore plus avec un effréné Spitfire, c’est à des moments comme celui-ci qu’ils semblent intouchables. Je ne sais pas si c’est intentionnel, mais c’est le multi-instrumentaliste J J Adams qui vole la vedette avec sa prestation sociable paraissant aimer (et savourer) chaque moment.

Comme c’est la coutume pour la plupart des groupes live, après une courte intervalle, nous accueillons à nouveau PSB sur scène pour un rappel. Aussi ordinaires que sont les rappels, celui-ci semble être un geste  très approprié de la part du groupe pour tout le soutien que les fans leur ont donné ce soir. Les rangs de PSB gonflent à nouveau alors qu’ils sont rejoints par une section de cuivres de 3 hommes pour gonfler à bloc Gagarin où je me retrouve brusquement au milieu de ce que je pourrais au mieux décrire comme une fête funkadélique. C’est un moment simplement joyeux, et pour en rajouter à l’exubérance sur scène se trouve un astronaute dansant avec des pas de ouf ! Il est clair que moi, le public et PSB sommes tous sur la même fréquence. Ce qui est également apparent, c’est que Public Service Broadcasting existent dans un univers de possibilités infinies, et j’ai hâte d’en explorer chacune.

Kevin Pick

Traduction : 26 décembre 2016