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Journal d’une fan en tournée – 19

Tournée européenne novembre 2018

Independent Venue Week 2019 et Irlande

28 janvier 2019, The New Adelphi Club, Hull

Peu avant les dates irlandaises annoncées depuis longtemps qui me posaient un problème logistique puisque je ne prends pas l’avion, voilà que le groupe est annoncé pour la Independent Venue Week, deux soirs dans des salles de 200 personnes, le kif !

Il fait très, très froid quand j’arrive pour faire la queue. Giles me salue, étonné, parce qu’il ne pensait pas que je viendrai, juste demain. J me dira bonjour après le soundcheck et les autres ne me verront pas lol.

Je rentre et effectivement, c’est petit ! Et il fait très chaud, je finirai en nage et Wriggles tweetera le lendemain une photo d’un mur trempé de sueur (hmmm sexy !).

C’était probablement l’un des meilleurs concerts de PSB que je n’ai jamais vu !

Mais tout d’abord, la première partie, Kitty VR, petite blonde et sa guitare. Comment dire que mon esprit était loin mais elle était sympa quand même.

Quant aux garçons, eh bien, J me semblait pas bien clair d’esprit et ils ont dû recommencer Progress parce qu’il riait trop et s’est gouré !

À la fin de The Other Side, JFabs s’est mis à débrancher son clavier en faisant signe à Jack de l’enlever (j’ai pu voir qu’il y avait des morceaux de velcro qui tenaient le-dit clavier à son pied). Devant mon air d’étonnement, J me fait signe qu’il n’a aucune idée de ce qu’il se passe ! (En fait, il voulait plus de place pour les derniers morceaux, étant donné qu’il n’utilise pas son clavier dessus).

Le concert s’est fini par J buvant de la bière sur scène et Wriggles complètement débraillé à cause de la chaleur.

J’étais tellement près de la scène que j’ai failli me faire assommer par un cosmonaute ou une basse volante lol.

Je n’ai malheureusement pas pu les voir après le concert.

29 janvier 2019, The Trades Club, Hebden Bridge

Direction le Yorkshire de l’Ouest, où le temps vire au glacial et la neige s’annonce, poussant des personnes à revendre leurs billets à la dernière minute.

Alors que je suis dans la cour du pub où je séjourne, je vois JFabs par la fenêtre (moment comique où on se pointe du doigt mutuellement en même temps). Je rentre donc dans le pub et je lui cause avec Wriggles qui était là aussi (quand je vous dis que je ne le fais vraiment pas exprès de leur tomber dessus !).

Je rejoins ensuite mon amie Helen pour manger et “faire la queue” (c’est à dire rester où on est bien au chaud).

Après la folie de la veille, c’était une affaire plus “sérieuse” ce soir mais c’était très bien quand même !

Jack me donne la setlist trempée (d’humidité ? de gin tonic ?) de JFabs en riant.

Je croise Wriggles dehors alors que je cherche Helen qui a mes affaires dans sa voiture. C’est glacial dehors et ça glisse un peu.

En première partie, on a eu le droit à Inland Taipan, encore une femme et sa guitare seule avec une mauvaise acoustique, donc j’étais plutôt contente que ça s’arrête !

31 janvier 2019, Olympia Theatre, Dublin

Après une journée de repos passée à stresser pour atteindre Manchester à temps malgré la neige bien installée pour mon train pour Holyhead dans le Nord du Pays de Galles (oh bonjour Bangor !) où j’ai pris le ferry pour un peu plus de trois heures, me voici à Dublin et en Irlande pour la première fois !

Je retrouve Chris et Paddy et apprenons que les 200 premières personnes à arriver en orchestre reçoivent un bracelet pour la première fosse au plus près de la scène. Nous sommes bien sûr à notre endroit habituel.

Que cette salle est magnifique et les lumières sont belles ! Je me défoule donc sur les photos, surtout que Mr B et les Brassy Gents sont de retour.

JFabs, ayant bien plus de place, est bien sûr complètement déchaîné et se balade partout.

Signal 30 en rappel est une surprise très bien accueillie et cette version est quasiment aussi excellente qu’à Blackwood !

En première partie, nous avons l’Irlandais Ryan Vail, qui, ma foi, était excellent !

J’arrive à récupérer, en plus de la setlist, une baguette de JFabs, qui a roulé vers le bord de la scène pendant All Out.

1er février 2019, Limelight, Belfast

En moins de deux heures de car, nous voici dans la ville natale du Titanic !

Ryan Vail assure encore une fois la première partie et on sent qu’il a des fans présents dans la salle.

La salle est plus petite qu’hier et les lumières moins belles donc j’abandonne les photos sauf quelques unes sur C-Q-D que j’entends en live pour la première fois. C’est très bizarre d’applaudir après.

J’avais promis de ne pas pleurer, sachant que ces concerts étaient les derniers avant le quatrième album et une pause bien méritée, mais dès que J annonce ça, je fonds en larmes !

À la fin du concert, Mr B vient me faire un hug et on n’arrivera pas à les capter après. Dommage ! Prochain rendez-vous au muséum d’histoire naturelle de Londres le 17 mai pour une représentation de The Race For Space !

Avant de prendre le ferry de nuit pour Liverpool, je prends le temps de visiter Titanic Belfast car je ne sais quand je reviendrai !

Concerts exceptionnels et festivals estivaux 2019

Journal d’une fan en tournée – 6

Tournée européenne mai/juin 2015

Été/automne 2015

7 juillet 2015, BFI Southbank, Londres

Connaissant le rapport qu’entretient le groupe avec le BFI, cette soirée promettait d’être spéciale et géniale et nous n’avons pas été déçus !

Malgré que ce soit un concert assis et numéroté, j’arrive assez tôt pour récupérer mon ticket et visiter un peu les lieux, n’ayant jamais eu le plaisir de me rendre dans ce lieu.

Je croise un Dan tout souriant, j’entends les notes de Tomorrow et Giles vient me dire bonjour comme d’habitude. Il me sort “Ça fait longtemps !” – “Trois semaines” – “C’est tout ? On t’a manqué ?” Euh…

Je m’installe pour me rendre compte que la plupart des sièges du premier et deuxième rang sont vides, quelle déception pour les fans qui cherchaient désespérément une place !

Malheureusement, pas de Mr B ni de Sputters ce soir car nous nous concentrons sur le grand écran du NFT1.

La setlist se concentre bien évidemment sur les morceaux qui samplent les films fournis par le BFI.

Avant le concert, nous avons le droit à une session de Q&A d’une dizaine de minutes avec J. Willgoose, Esq.

En ce jour de 10ème anniversaire des attentats de Londres, la chanson London Can Take It prend un autre sens toujours d’actualité malheureusement. Everest se finit et tandis que nous nous préparons à partir, nous voyons les garçons remonter sur scène pour un rappel avec Signal 30, une grande première pour moi !

Pour la petite anecdote, la sangle de basse de JFA a lâché durant ce morceau poussant Dan à monter sur scène pour l’aider à la remettre, le pauvre jouait de la basse un genou en l’air.

J’obtiens une setlist grâce à Dan encore une fois et je la fais signer par Willgoose qui ajoute Signal 30 (je vois au passage que Tomorrow remplaçait If War Should Come). je vous épargne mon grand moment de solitude et de honte au moment du passage de main vers JFA et Wriggles débarque juste à temps. Nous nous lançons dans une discussion sur les flyers de la tournée de novembre et quand je leur dis que je fais toutes les dates, Wriggles sort l’idée du “Anne-Sophie’s bus” (euh, oui, avec chauffeur ? Je n’ai pas le permis). JFA me demande quand ils me revoient alors je dis au London Craft Beer Festival, mais j’apprends que ce sera “juste” un DJ set de Willgoose, bon bah au Freedom Festival de Hull alors ! Deux mois sans les voir, de la torture…

5 septembre 2015, Freedom Festival, Hull

J’ai survécu, mais juste à peine 😉

J’arrive devant la Yellow Bus Stage vers 17h et m’installe dans l’une des chaises de plage après avoir inspecté la distance entre la barrière et la scène (c’est loin !). Je commence à lire jusqu’à ce qu’une voix familière me dise bonjour, c’était Willgoose en repérage 🙂

Après un très bon groupe et un groupe moins intéressant, mais sur lequel dansait/mimait une jeune fille, nous pouvons enfin nous approcher de la barrière ! (Nous = une bonne partie du groupe Facebook).

À peine arrivée sur la barrière que Mr B vient me dire bonjour, c’est vrai que ça faisait longtemps (4 mois…)

La setlist est plus que correcte, étant donné que c’est un festival et que c’est gratuit. Les lumières sont très jolies, même si la bande de LED sous eux était un peu gênante.

Le groupe paraît vraiment en forme et revoir Sputters, eh beh, ça faisait du bien ! J. se plante encore sur ses samples de couleurs sur ROYGBIV, mais ce n’est pas grave ! Un nouveau trompettiste, Rob, les accompagne avec les déjà connus Barnaby au trombone et Toby à la trompette ; il porte, à la différence de ses camarades, un nœud pap’ !

Mr B, gentil comme il est, fait un parcours du combattant pour nous donner du “chatterton gratuit” (comprendre des setlists), et les Ws le rejoignent pour nous causer, plus particulièrement aux enfants présents (étant donné que leurs concerts sont souvent interdits aux moins de 14/16 ans, c’est leurs rares occasions de les voir).

Je leur dis “À demain !” (ah, ça me manquait aussi !) et je repars à l’hôtel.

6 septembre 2015, Together The People Festival, Brighton

Un peu stressée par le assez long trajet entre Hull et Brighton car le festival ouvre ses portes à midi et je n’y serai pas avant 15h, 15h30…

Contrairement à la veille, il fait assez chaud, et c’est trempée que j’arrive à l’hôtel. Il est donc finalement 15h30 quand je ressors de l’hôtel pour aller de l’autre côté de la route dans le Preston Park où a lieu le festival.

J’ai l’impression d’entendre mon prénom… (“Mais non Ann’So, personne ne te connait ici !”) En fait, c’était bien le cas et je retrouve un Mr B en short qui me courait après :p On papote un peu, je lui dis que je ne peux malheureusement pas faire The Good Life Experience car trop cher (c’est dommage, ça aurait été mes 35 ans !), il me répond que lui non plus n’y sera pas.

On s’approche de la grille, il m’explique que lui peut rentrer mais me montre l’endroit de l’entrée principale ^^

Je recommence à stresser de peur de ne pouvoir être au premier rang pour PSB, mais j’ai deux bonnes heures devant moi pour y arriver…

Je rentre, c’est Roots Manuva qui se produit sur la scène principale, il y a beaucoup de monde. Je sors mes talents de ninja, et hop, deuxième rang. Le groupe finit et oh, plus personne sur la barrière, je m’installe.

Suivra Lucy Rose que je connaissais uniquement de son duo avec les Manics que j’ai bien aimée ! (Très belle complicité avec ses fans !) et puis enfin mes chouchous !

Giles me regarde l’air de dire “Mais qu’est-ce que tu fous là !?” et Willgoose me fait coucou, ainsi qu’à une jolie petite rousse à mes côtés. Son papa m’explique qu’ils les ont rencontrés au stand de Resident Records plus tôt dans l’après-midi. Il s’avère qu’il est aussi fan des Manics !

Concert en plein jour signifie pas d’écran, mais Sputters est là ! Mr B laisse un petit mot à Willgoose sur son iBook, ça le fera bien marrer quand il remontra sur scène, mystère !

Set d’une heure de festival classique et la bonne humeur continue quand Willgoose présente Mr B qui montre ses faux écrans comme un présentateur météo !

Je récupère une setlist grâce à Giles et je fais un bref tour du festival, fête foraine, stands de nourriture (dont du vegan, j’ai pu manger !), stand d’artisanat. J’écoute vaguement le reste du line up et je rentre. Reste encore un festival avant la tournée britannique de novembre (que je fais en entier bien évidemment ! – “Good !” selon Mr B).

10 octobre 2016, Rockaway Beach, Bognor Regis

Encore une grande première pour moi, je fais un festival en entier ! Rockaway Beach, première édition de ce festival, se déroule dans un resort de vacances balnéaire à l’Ouest de Brighton, plus exactement à Bognor Regis.

Après avoir longuement hésité à y aller (il fallait obligatoirement y rester en entier, car ils ne vendaient que des packages 3 nuits/3 jours), le line-up extraordinaire m’y a poussé finalement et je ne regrette pas !

C’est au bout d’un long voyage Eurostar + train (1h45 depuis Londres) que je trouve enfin l’entrée de Butlins (le nom du resort). Un très gentil monsieur âgé me donne le chemin à suivre jusqu’à mon hôtel, le Shoreline, sur le thème des bateaux et de la mer (le bâtiment en lui-même est un bateau d’ailleurs). Je traverse donc une grande partie du resort et je fais une courte queue à la réception.

La réceptionniste qui m’accueille est fort agréable (en fait, j’ai trouvé tous les employés adorables) et s’extasie en voyant que je viens de France ! Rapide présentation et hop bracelet accroché, je fille découvrir ma chambre et m’installer, hâte de voir cette fameuse vue partielle sur la Manche promise sur ma confirmation et là, la surprise, la vue est MA-GNI-FIQUE !

Après m’être changée et avoir fait quelques courses, je regarde le programme et je vois que le premier groupe va bientôt commencer sur la Reds Stage (où jouera PSB le lendemain), je décide donc de faire du repérage 😉

Salle assez intime (600 personnes) et pas de barrière, cool ! Le groupe, The John Knox Sex Club, monte sur scène. Je ne les connais pas mais ce que j’entends me charme, je reste (et j’ai bien fait, le chanteur – au doux accent glaswégien – fait des hugs à tout le monde :P).

Je fais ensuite une pause au Burger King, histoire de manger chaud et pas cher.

Je veux voir Errors (qui ont remixé Go!), je prends donc la direction de la grande salle (1500 personnes), la Centre Stage (une troisième est érigée sous le Skyline Pavillion, cœur du resort). Je m’installe au premier rang pour Emma Pollock, que je ne connais pas non plus (c’est juste une ancienne membre des Delgados, Ann’So l’inculte !). Elle est très marrante et… écossaise aussi ! (Ce sera le thème du festival pour moi je crois.)

Je me décale légèrement sur la gauche pour les autres Écossais de Errors qui sont absolument géniaux sur scène !

Je finis la soirée avec Echo & The Bunnymen, que je n’ai pu malheureusement pas bien appréciés vu ma fatigue avançant avec le concert.

Deuxième jour (le plus important car PSB jouaient !) : Je commence la journée tranquille par une grosse matinée bien méritée après la fatigue de la veille avant de m’installer devant la scène du Skyline pour Jennie Vee. Je connais son nom car elle est fan des Manics (elle a même fait leur première partie sur la tournée nord-américaine de The Holy Bible) et son guitariste me suit sur Instagram (normal !). Je n’avais pas encore eu l’occasion d’écouter et j’ai beaucoup aimé son set, du coup, je suis allée leur parler à la fin, et le courant est plutôt bien passé, elle est tout simplement adorable. Et comme c’était le Hug A Drummer Day, j’en ai fait deux à son incroyable batteuse !

Je retourne à l’hôtel me reposer puis je croise quelques Informers (comprendre fans de PSB) au Spar.

Je me rends à la Reds Stage dès sa réouverture et me positionne pour Miaux Miaoux, que j’avais bien aimé sur Spotify. Et là, j’entends mon nom, oh Mr B, Wriggles, Giles, Peter (qui s’occupe des visuels avec Mr B) et le nouveau guitar tech sont là. J’en profite pour donner à Mr B le porte clé Sputters que j’ai enfin réussi à faire. Il lui plaît et me fait la bise (en bonne Française, j’en demande une deuxième), ils disparaissent en coulisses.

Miaoux Miaoux, bah ma foi, c’était bien bon, avec une bonne partie du public qui dansait. À la fin de leur set, on commence à s’avancer pour s’assurer une place au premier rang car Ghostpoet, qui passe après, attire pas mal de monde. Je ne connaissais que de nom mais là aussi, j’ai passé un bon moment.

Arrive ensuite la raison première de mon déplacement, mes petits Anglais 🙂 Hélas, tout ne se passera pas comme sur des roulettes. Mr B allume Sputters et là, le côté diva de la machine refait surface comme à Glasgow. On dit à Mr B de lui faire un hug, ce qu’il fait lol mais ça n’aide pas. Il sort alors mon porte-clé de sa poche et imite son grand frère, à mon grand fou rire.

Puis on attend, on attend, on attend, Willgoose fait la tête, on lui demande qu’est-ce qui ne va pas, il nous dit qu’ils ont du mal à brancher 20 câbles dans les bons trous.

C’est finalement avec une heure de retard et un “sorry” que Sputnik retentit enfin. Très bonne setlist mélangeant toutes les époques du groupe, je chipoterais sur l’absence de Elf Part 2 mais bon, je pense qu’ils avaient eu leur comptant de problèmes techniques pour la soirée. Le groupe remonte sur scène pour le rappel et donc Gagarin et là surprise, aux côtés du familier Johnny au saxo, c’est bien JFabs qui s’avance avec une trompette (oui oui, c’est bien une trompette cette fois-ci !) et qui… danse ?! OH-MY-GOD ! C’était juste excellent !

À la fin, je récupère une setlist grâce au petit guitar tech dont je ne sais toujours pas le nom (mise à jour 2016 : c’est Joe) et je m’aperçois que même l’imprimante avait des problèmes techniques. Mr B viendra nous parler brièvement après me disant que “mon” Sputters était bien plus fiable que le sien et se rappelant notre discussion à Brighton, me souhaite un bon anniversaire !

Je ne verrai pas les autres et je rentre me coucher un peu déçue d’avoir raté Johnny Marr.

Le troisième jour sera une journée relax, n’ayant personne en particulier à voir. Je prends un bon petit-déjeuner dans le diner en face de l’hôtel, je pars me balader sur la place, laissant une petite dédicace à PSB et je me dirige vers la scène du Skyline où je vois des cuivres sur scène, je me prends une petite limonade bien accueillie vu qu’il fait bien chaud au soleil.

Je regarde donc Big Hogg, de Glasgow, eh oui, le thème continue ! Ce groupe est très bizarre, le guitariste semble sortir tout droit des années 1970 américaines, la chanteuse est habillée comme une working girl des années 1980 et joue de la clarinette et il y a une trompette et un trombone. La chanteuse parle de “Public Service Broadcast” et je m’énerve sur Twitter. Je me balade un peu encore et je me fais une pizza avant d’aller voir Young Fathers pour découvrir, et j’ai vraiment bien aimé ! Allez, zou, on rentre, il faut refaire la valise avant de partir à 8h le lendemain ! Un long mois à attendre avant la tournée…

Tournée d’hiver 2015/2016 + concert au Science Museum de Londres