Lieux

OGILVIE COLLIERY

Mentionné dans Go To The Road

1920 – 1975

Ogilvie Colliery était la dernière grande mine à être ouverte par la Powell Duffryn Steam Coal Company. Creusée à Deri en 1920, la mine a eu une vie relativement courte comparée aux autres mines galloises.

En 1969, la mine a connu des problèmes et a reçu de plus en plus de pression pour fermer. Les problèmes ont été aggravés quand, en 1971, un feu sous-terrain a causé la fermeture de l’un des fronts de taille de la mine.

Peu avant la fermeture de la mine en 1975, la BBC l’a utilisée pour tourner Above Us The Earth. Les fans de science-fiction en auront également vu des bouts, qui ont été utilisés durant le tournage d’un épisode de Doctor Who.

Source : http://www.minersadvice.co.uk/wales_ogilvie.htm

COSMODROME DE BAÏKONOUR

Mentionné sur Korolev

Le cosmodrome de Baïkonour (en russe : Космодром Байконур ; en kazakh : Байқоңыр Космодромы), créé en 1956, est une base de lancement russe situé au centre du Kazakhstan, à proximité de la ville de Baïkonour. Le site, situé dans une région de steppe au climat extrême mais disposant d’un embranchement sur la ligne de chemin de fer Moscou – Tachkent, a été choisi en 1955 pour implanter un centre de lancement destiné à la mise au point des missiles balistiques intercontinentaux R‑7 Semiorka de l’Union soviétique. Lorsque l’activité spatiale soviétique s’est développée sous l’impulsion des équipes de Korolev qui avaient mis au point le missile, le centre de Baïkonour a été choisi pour placer en orbite les premiers satellites artificiels puis le premier homme dans l’espace.

Depuis cette époque, Baïkonour est le centre de lancement le plus actif de la planète. Une quinzaine de tirs ont lieu tous les ans, en particulier les vols habités russes et les lancements à destination de l’orbite géostationnaire. Le site, qui s’étend sur 6 717 km², dispose d’installations de fabrication de carburant, de plusieurs bâtiments d’assemblage de lanceurs et de préparation des satellites et des vaisseaux. Le cosmodrome abrite des pas de tir opérationnels pour les lanceurs Soyouz, Proton, la version terrestre de la Zenit, Dnepr et Tsyklon ainsi que de nombreux pas de tir désaffectés témoins de l’ensemble de l’histoire spatiale soviétique et russe. C’est également jusqu’à récemment un important site de tests pour les missiles balistiques intercontinentaux : 1 195 missiles et 1 230 lanceurs porteurs d’une charge utile avaient été tirés depuis Baïkonour au 1er janvier 2005.

L’éclatement de l’Union soviétique en 1991 a placé la base en territoire kazakh et la Russie paie un loyer relativement élevé au gouvernement de ce pays, source de conflits latents. Le gouvernement russe envisage depuis cette époque de développer les autres centres de lancement dont elle dispose mais elle n’a jusqu’à présent opéré réellement aucun transfert de ses activités même si le premier pas de tir de son nouveau lanceur Angara est en cours de construction sur la base de lancement de Plessetsk. L’activité du cosmodrome de Baïkonour a entraîné la création d’une ville adjacente qui a successivement reçu les noms de Zarya, Leninskiy, Leninsk et Zvezdograd avant de prendre en 1995 celui de Baïkonour.

Il sera remplacé par le cosmodrome de Vostochny dès sa mise en activité vers 2016 et situé dans l’oblast d’Amour, une région relativement libre de l’est de la Russie.

Baïkonour est implantée dans l’oblys de Kyzylorda au milieu de la steppe kazakhe dans une région au climat continental marqué par des étés torrides avec des maximums de 50°C parfois accompagnés de tempêtes de sable et des hivers glaciaux avec des températures atteignant −32°C accompagnés de forts vents. La base est située sur la rive droite (nord-est) du fleuve Syr-Daria et à 200 kilomètres à l’est de la mer d’Aral. Elle dispose d’un embranchement sur la ligne de chemin de fer Moscou – Tachkent qui se situe près de la station de Tioura-Tam aujourd’hui gare de la ville de Baïkonour née avec le cosmodrome.

Les premiers missiles soviétiques dont la portée ne dépasse pas 1 000 à 1 500 km sont lancés depuis la base de Kapoustine Iar. En 1954, le développement du missile balistique intercontinental R‑7 Semiorka dont la portée dépasse les 10 000 km entraîne la nécessité de disposer d’une nouvelle base de lancement. Pour répondre aux besoins de la nouvelle fusée qui doit retomber dans les eaux qui bordent le Kamtchatka, la nouvelle base de lancement ne doit pas comporter de reliefs marqués sur plusieurs centaines de kilomètres dans l’axe de lancement afin de permettre un pilotage par radio et les deux premiers étages doivent pouvoir retomber dans des zones inhabitées. Après une étude menée par une mission gouvernementale, le site de Tioura-Tam, qui se trouve au Kazakhstan, république intégrée dans l’Union soviétique, est choisi parmi quatre autres sites. Situé au milieu d’une zone désertique, il répond parfaitement aux contraintes imposées par les communications radio ; par ailleurs il est longé par une ligne de chemin de fer qui le relie aux principaux centres industriels du pays. Les seules habitations aux alentours se trouvent à la station de chemin de fer de Tioura-Tam où vivent une poignée de personnes attachées au fonctionnement de la ligne ferroviaire. Un embranchement sur la ligne principale s’enfonce dans la steppe et dessert une ancienne mine. La ville la plus proche est à plus de 100 km. Malgré les énormes problèmes de logistique soulevés par un endroit aussi désolé, la création de la base de lancement sur ce site, baptisé Base de lancement pour la recherche scientifique n°5 (en russe : Nauchno-issledovatelskï ispytatelnï poligon 5 ou NIIP-5), est approuvée au conseil des ministres de l’Union soviétique le 12 février 1955. Les premiers constructeurs arrivent sur le site au printemps 1955 et une agglomération commence à se former le long des berges du Syr-Daria ; celle-ci d’abord baptisée Site n°10 (Desyataya ploshchadka) prend ensuite le nom de Zarïa avant d’être rebaptisée Leninsk le 28 janvier 1958. Dès juin 1955 le site accueille 3 000 constructeurs et le nombre des résidents passe à 10 000 fin 1960. Les conditions de vie sont très dures pour les soldats (la construction est confiée à l’Armée) qui dorment dans des tentes ou des voitures de chemin de fer reconverties. L’eau est rare car celle du fleuve n’est pas potable. Les mieux lotis sont logés dans des baraques préfabriquées ou des huttes en bois. Mais la priorité est donnée à la construction du site de lancement du missile R-7 (site n°1) dont le premier tir doit intervenir en 1957 et aux installations permettant son assemblage et sa préparation (site n°2) éloigné d’un kilomètre et demi. Tous deux se trouvent à une trentaine de kilomètres de la nouvelle agglomération. En 1957 un aéroport est inauguré et permet d’offrir une variante au déplacement en train.

Le premier lancement depuis Baïkonour a lieu le 15 mai 1957 avec le tir du premier missile intercontinental, la R-7 Semiorka. Le même type de fusée sera utilisé pour lancer cinq mois plus tard le premier satellite artificiel Spoutnik 1. Le pas de tir n°1 est également utilisé en 1961 pour le lancement de la fusée abritant Youri Gagarine, premier homme placé en orbite dans l’espace. À cette occasion le cosmodrome est officiellement baptisé Baïkonour pour répondre aux besoins de la presse qui souhaite connaître l’endroit d’où est partie la fusée à l’origine de cet événement planétaire. Dans l’espoir de tromper les puissances étrangères, les autorités soviétiques décident de lui donner le nom d’une petite ville minière située en réalité à plus de 320 km au nord-est. Cette décision est approuvée par le conseil des constructeurs réunissant les principaux concepteurs de la fusée dont Korolev. Le pas de tir n°1 est par la suite reconstruit ou rénové à plusieurs reprises notamment après l’accident en 1962 d’une fusée Vostok victime d’une perte d’un accélérateur d’appoint 1,5 seconde après le décollage ainsi qu’en 1983 après l’explosion au décollage de la fusée portant le vaisseau Soyouz T10A dont l’équipage est sauvé par la tour de sauvetage.

Au cours des années 1960 la base connaît une croissance rapide avec la multiplication des lancements qui utilisent de nouveaux types de lanceurs nécessitant la construction de nouveaux complexes dédiés. L’activité de test des missiles balistiques est tout aussi importante et entraîne elle-même la construction de silos et de sites de préparation.

Un deuxième complexe de lancement pour la R‑7 Semiorka et ses dérivés comprenant un pas de tir et des installations d’assemblage est édifié entre décembre 1958 et août 1960 sur le modèle du premier complexe. À la même époque le constructeur Yanguel fait édifier un troisième complexe de lancement pour tester son missile R‑16. Il comprend deux pas de tir, un bâtiment d’assemblage, un bâtiment de stockage d’ogives nucléaires et trois silos. Lors de la première tentative de tir de la R‑16 l’explosion du missile tue une centaine de personnes. Le pas de tir resté intact, après avoir servi à tester le missile, est reconverti en 1964 pour lancer des fusées Cosmos avant d’être désaffecté. Toujours en 1960, on édifie un complexe de lancement pour le missile balistique R‑9 développé par Korolev : celui-ci comprend cinq plates-formes de tir ainsi que trois silos. Un quatrième complexe est construit entre 1962 et 1963 pour le missile balistique UR‑200 de Tchelomeï. En 1966 les installations sont modifiées pour permettre le tir du lanceur Tsyklon. Un des deux pas de tir est endommagé en 1990 et n’est pas réparé par la suite. Entre 1962 et 1963 est également édifié le complexe de lancement dédié aux missiles balistiques R‑36 de Yanguel. Celui-ci comprend deux plates-formes de tir et une vingtaine de silos dont 18 comportent des missiles opérationnels porteurs d’une arme atomique orbitale entre 1969 et 1973. Un autre complexe de lancement est construit pour la version R-36M comportant 9 silos. À compter de 1999 une version à usage civil, baptisée Dnepr, de ce missile est commercialisée et lancée depuis ce site. Entre 1964 et 1965 Tchelomeï fait édifier un complexe dédié au missile balistique UR‑100 qui comprend deux plates-formes de lancement. Quatorze silos contenant des missiles dérivés de l’UR‑100 (SS‑11 puis SS‑19) sont opérationnels sur la base dans les années 1970 et 1980. Le lanceur Rokot est développé entre 1987 et 1990 à partir de la dernière version du missile et est tiré à plusieurs reprises depuis ce complexe. Le neuvième complexe de lancement est édifié à compter de 1963 pour tirer le missile UR‑500 de Tchelomeï. Un complexe d’assemblage et deux plates-formes de tir sont achevés en 1965. Le lanceur mi-lourd Proton dérivé de l’UR‑500 est tiré pour la première fois en 1967 et continue sa carrière aujourd’hui. Deux autres plates-formes de lancement sont construites pour ce lanceur entre 1971 et 1976. Un dixième complexe de lancement est édifié dans les années 1970 pour tester des missiles balistiques de Yanguel. La construction d’un nouveau complexe dédié à la fusée géante lunaire N-1 est réalisée entre 1964 et 1969. Deux plates-formes de lancement et un bâtiment d’assemblage de très grande taille sont édifiés. Les quatre lancements de la N‑1 entre 1969 et 1972 sont des échecs et le complexe est abandonné. Il est réactivé et reconverti entre 1978 et 1988 pour le lanceur Energia porteur de la navette spatiale Bourane qui effectue un vol unique en 1988. Depuis le bâtiment (dénommé 112) est réutilisé pour la préparation des satellites. Entre 1978 et 1983 un complexe de lancement est édifié non loin des anciens pas de tir de la R-16 pour la fusée Zenit qui a été mise au point sur la base d’un accélérateur d’appoint d’Energia. En 1990 un des deux pas de tir est détruit par l’explosion au lancement d’une Zenit. L’autre pas de tir est réactivé en 2005 pour lancer la Zenit 3SLB commercialisée par la société Sea Launch. Le 25 juin 1966 le général de Gaulle devient le premier dirigeant occidental à visiter la base. Il assiste au tir de deux missiles R-16 et d’une fusée Cosmos. Par ailleurs un lancement a été annoncé pour le 6 février 2013 d’une fusée Soyouz avec, à bord, six satellites Globalstar.

À la suite de l’effondrement de l’Union soviétique, le Kazakhstan, autrefois république intégrée dans le pays, devient indépendant. La Fédération de Russie, qui a repris l’essentiel des installations de lancement et de l’activité spatiale de l’ex-URSS, ne dispose pas de base de lancement sur son territoire permettant le lancement de charges importantes en orbite géostationnaire. Par ailleurs un déménagement des activités spatiales de Baïkonour nécessiterait de reconstruire un très grand nombre d’installations pour les lanceurs qui n’étaient tirés jusque-là que de Baïkonour. Les nouveaux dirigeants russes décident de continuer à utiliser le cosmodrome de Baïkonour sous autorité kazakhe, et en 1994, les deux pays signent un contrat portant sur la location d’un espace de plus de 6 700 km² . Les lancements de missions habitées et de satellites géostationnaires russes continuent à être réalisés depuis le cosmodrome de Baïkonour.

En 1997, le président Boris Eltsine inaugure le cosmodrome de Svobodny en Sibérie orientale dans la région de l’Oblast d’Amour, sur la base d’anciennes installations militaires, et dont la latitude (51° 42) autorise des lancements vers l’orbite géostationnaire. Mais par manque de moyens financiers, la Russie ne parvient pas à construire des pas de tir permettant l’envoi de charges importantes et elle reste donc tributaire du Kazakhstan.

En 1999, deux fusées russes Proton qui utilisent des ergols particulièrement toxiques sont victimes de défaillance et s’écrasent en territoire kazakh. Ces accidents amènent le Kazakhstan à réexaminer le “contrat de location” de Baïkonour, et exiger une taxe supplémentaire sur les lancements commerciaux. Du côté russe, cette nouvelle exigence a pour conséquence d’accroître la volonté de se rendre indépendant du Kazakhstan. La Russie annonce alors son intention de délocaliser la quasi-totalité des activités de lancement de Baïkonour vers le cosmodrome de Plessetsk. Début 2002 Alexandre Kosovan, alors ministre de la Défense, confirme cet engagement pour l’horizon 2005. Mais dans les faits, seules les quelques activités spatiales militaires restantes sont réellement transférées à Plesetsk.

En outre, les instances gouvernementales russes, dont les forces spatiales de la Fédération de Russie, n’ont plus le monopole des décisions face aux industriels russes comme étrangers. Qu’il s’agisse de l’entreprise russo-européenne Starsem qui commercialise la fusée Soyouz, ou la firme russo-américaine International Launch Services qui possède le lanceur Proton 3, la manne financière fournie par le secteur privé contribue largement à maintenir le cosmodrome de Baïkonour opérationnel. La coentreprise Sea Launch envisage quant à elle d’ouvrir un service de lancement terrestre baptisé “Land-Launch” à partir de Baïkonour.

Le gouvernement russe a signé le 9 janvier 2004 un nouvel accord avec le Kazakhstan fixant le statut de Baïkonour, prolongeant la location du site jusqu’en 2050 et accroissant considérablement le rôle du Kazakhstan dans la gestion du site : les Kazakhs ont notamment insisté sur la nécessité de développer des lanceurs plus respectueux de l’environnement. Astana collaborera avec Moscou pour le développement du futur lanceur “Baïterek” qui sera une fusée Angara modifiée, réutilisable (prévenant ainsi la retombée des boosters sur le pays) et utilisant un combustible moins polluant. Par ailleurs, le Kazakhstan affiche désormais des ambitions spatiales, prévoyant de se doter de ses propres satellites de télécommunications.

La base a une superficie de 6 717 km² et s’étend sur 75 km du nord au sud et sur 90 km de l’est à l’ouest. Les installations spatiales sont regroupées en trois sous-ensembles qui portent chacune le nom du responsable de bureau d’études qui a été à l’origine de sa création :

  • La région centrale (zone Korolev) regroupe les premières installations qui ont permis le lancement du missile balistique intercontinental R-7 Semiorka puis des lanceurs dérivés de celui-ci qui a placé en orbite le premier satellite artificiel et le premier homme dans l’espace. C’est encore de là que partent les fusées Soyouz descendantes de la R‑7 qui vont notamment ravitailler la Station spatiale internationale et relever les équipages. C’est également dans cette zone qu’ont été construits les pas de tir de la fusée lunaire géante N‑1 et du lanceur Energia porteur de la navette spatiale Bourane. Cette zone comprenant également des pas de tir pour le missile R‑9 conçu par les équipes de Korolev avant d’être complètement dédié au spatial.
  • La partie orientale de la base dite flanc droit (zone Yanguel) regroupe les complexes de lancement des missiles et lanceurs développés par ce constructeur. Le premier pas de tir a été construit pour tester le missile balistique R‑16 et ses différentes déclinaisons. Les premiers tests du lanceur Cosmos‑1 ont été effectués là. Enfin tous les tirs de la Zenit 2 ont été effectués dans cette zone.
  • La partie occidentale de la base dite flanc gauche (zone Tchelomeï) regroupe les complexes de lancement des missiles et lanceurs développés par ce constructeur dont les missiles UR‑200, plusieurs générations de missiles UR‑100 et les différentes versions de la fusée Proton.

La base comprenait en 1990 notamment une installation de production d’oxygène et d’azote capable de produire 300 tonnes d’ergols cryogéniques par jour, trois installations de ravitaillement en ergols, une centrale électrique, deux aéroports et 470 km de voies ferrées. Baïkonour comprend également de nombreuses installations de lancement de missiles balistiques. Depuis sa création en 1955 jusqu’à l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, Baïkonour a joué un rôle central dans les tests de missiles balistiques à ergols liquides. La base était d’ailleurs placée sous la direction du ministère de la Défense jusqu’en 1995.

La quasi-totalité des lancements russes sont effectués soit de Baïkonour soit du cosmodrome de Plessetsk. Ces deux bases sont complémentaires : Plessetsk est idéalement placée pour des lancements sur orbites très inclinées du fait de sa haute latitude (62° 8 nord, proche du cercle polaire arctique), Baïkonour, plus proche de l’équateur, permet d’atteindre plus facilement l’orbite géostationnaire, ou d’autres orbites peu inclinées comme celle de la Station spatiale internationale. La base de Baïkonour est principalement utilisée pour les lancements civils russes ou internationaux, sa position en plein territoire kazakh ne favorisant guère son emploi à des fins militaires russes. Au 1er janvier 2005, 1 195 missiles et 1 230 lanceurs porteurs d’une charge utile ont été tirés depuis Baïkonour.

Lorsque l’activité spatiale était à son pic au cosmodrome de Baïkonour au milieu des années 1980, la ville édifiée à proximité du cosmodrome comptait environ 100 000 personnes. Lorsque l’activité spatiale s’est effondrée à la suite de l’éclatement de l’Union soviétique en 1991, l’agglomération s’est transformée en une ville fantôme rendue invivable par la disparition des services les plus basiques tels que la distribution de l’eau. La reprise en partie liée à l’ouverture à l’international des activités spatiales russes ainsi que l’injection de fonds par le gouvernement russe ont permis de restaurer une certaine activité et qualité de vie. En 1995 le gouvernement kazakh a accepté de céder aux autorités russes locales la gestion de la ville. Celle-ci a été rebaptisée Baïkonour comme l’agglomération située à 300 km de là dont le nom avait été retenu pour le cosmodrome.

Le 24 octobre 1960, un prototype de fusée (R-16) a explosé sur l’aire de lancement, provoquant la mort de nombreux ingénieurs et techniciens soviétiques. Connu sous le nom de catastrophe de Nedelin, cet accident a porté un coup au programme de missile balistique intercontinental soviétique. Un mémorial a été érigé à Baïkonour et les techniciens de l’Agence spatiale fédérale russe s’y recueillent avant chaque lancement.

Baïkonour signifie en kazakh “la riche ou la belle steppe“, “l’endroit où pousse l’absinthe”, “la richesse brune”…

Source : Wikipédia France

CENTRE SPATIAL LYNDON B. JOHNSON

Mentionné sur The Other Side

Le Centre spatial Lyndon B. Johnson (Lyndon B. Johnson Space Center, ou JSC) est le centre de l’agence spatiale américaine de la NASA affecté aux missions spatiales habitées. Il est situé à Houston au Texas. Depuis sa création en 1962 le centre assure l’entraînement des astronautes et la gestion des missions habitées après leur lancement. Le centre est ainsi responsable du contrôle en vol de la navette spatiale américaine et de la station spatiale internationale.

L’établissement White Sands Test Facility (WSTF) au Nouveau-Mexique, affecté aux tests des moteurs-fusées, est placé sous la responsabilité du JSC. Le JSC emploie environ 18 000 personnes dont plus de 3 000 sont salariés de la NASA.

Le centre de contrôle du JSC (en anglais Mission Control Center ou MCC) coordonne et surveille tous les vols spatiaux habités de la NASA. Le centre dispose de deux salles de contrôle : la première, avec environ vingt contrôleurs de vol, assure le contrôle de tous les vols de la navette spatiale et dans la seconde une douzaine de personnes assurent le suivi de toutes les activités à bord de la station spatiale internationale.

Dans chaque pièce, une vingtaine de consoles toutes reliées à un opérateur peuvent assurer le suivi d’un vol spatial. Les différentes consoles situées dans une salle de contrôle possèdent chacune une fonction et chacune des consoles peut permettre une opération. Les consoles s’identifient à leurs initiales qui sont inscrites sur les moniteurs. Pour permettre de communiquer facilement entre opérateurs chaque console a un indicatif d’appel que les contrôleurs emploient couramment lors d’une mission.

Il y a environ cinquante personnes sur une équipe, trois équipes se succèdent sur les postes toutes les neuf heures. D’autres personnes soutiennent la mission au cas où il y aurait un problème particulier. Chaque équipe a un directeur de vol et un CAPCOM (Capsule Communicator).

Les principaux opérateurs assurant le suivi d’une mission sont :

  1. Le directeur de vol (Flight Director) : chef de l’équipe de contrôle, il est responsable de toutes les opérations, de toutes les décisions qui sont prises pour mener à bien une mission.
  2. Le Cap Com (Capsule Communicator) : il assure le contact entre le contrôle de vol et les astronautes lors des missions habitées. Poste nécessairement occupé par un astronaute et souvent faisant partie lui-même de l’équipage de remplacement, le CAPCOM est théoriquement le seul lien vocal direct entre l’équipage et le sol. Il est considéré comme étant le plus apte à communiquer les informations nécessaires à l’équipage en tenant compte de la situation réelle à bord et du ressenti des astronautes.
  3. Le directeur des opérations (Mission Operation Directorate) : lien de la salle de commande de vol entre les opérateurs et subordonne les directeurs de la NASA et de mission.
  4. L’officier des affaires publiques (Publics Affairs Officer) : il fournit de nombreuses informations de vol, du déroulement de la mission à la presse et aux médias.
  5. L’officier des activités en vol (Flight Activities Officer) : il dresse la liste de contrôle, les procédures et les programmes d’orientation de la navette dans l’espace.

Des centaines d’astronautes s’entraînent dans le centre de formation qui est doté de nombreuses installations telles que l’immense piscine de 23,5 millions de litres simulant un environnement d’impesanteur ou encore des simulateurs spatiaux.

Source : Wikipédia France

CENTRE SPATIAL KENNEDY

Mentionné sur Fire In The Cockpit

Le centre spatial Kennedy (John F. Kennedy Space Center ou KSC) est un complexe de lancement spatial américain créé en 1959 et relevant de la NASA. Il est situé sur la census-designated place de Merritt Island dans les comtés de Brevard (sur une grande partie de sa superficie) et de Volusia en Floride.

En 1964, la zone prend le nom “Cap Kennedy” et retrouve son nom “Cape Canaveral” en 1973.

Cependant, la proximité de la base de lancement de Cap Canaveral (officiellement Cape Canaveral Air Force Station), située justement au cap homonyme et qui servit aux premières missions spatiales américaines explique pourquoi l’expression “Cap Canaveral” désigne aussi pour la plupart des gens le Centre spatial Kennedy, alors qu’il s’agit en réalité de deux structures différentes séparées par la lagune de Banana River.

Dans les années 1960, les deux superpuissances de l’époque, les États-Unis et L’Union soviétique s’affrontent indirectement dans le cadre de la guerre froide. Les succès de l’astronautique soviétique poussent le président américain John F. Kennedy à lancer en 1961 son pays dans un programme spatial particulièrement ambitieux, le programme Apollo. L’objectif assigné à la NASA , est l’envoi d’hommes sur la Lune d’ici la fin de la décennie. L’agence spatiale américaine doit concevoir un lanceur géant, la fusée Saturn V. Aucune installation existante ne permet d’assembler et lancer cet engin de 3 000 tonnes et 110 mètres de haut. La NASA met en construction en 1963 une nouvelle base de lancement entièrement dédiée au lancement des Saturn V sur l’île Meritt en Floride. Le nouveau centre jouxte la Cape Canaveral appartenant à l’Armée de l’Air américaine d’où sont parties, jusqu’alors, toutes les missions habitées et les sondes spatiales de l’agence spatiale.

Le centre effectue la qualification de la fusée assemblée (“all up”) et contrôle les opérations sur le lanceur jusqu’à son décollage. Il emploie en 1965 environ 20 000 personnes. Au cœur du centre spatial, le complexe de lancement 39 comporte deux aires de lancement et un immense bâtiment d’assemblage, le VAB (hauteur 140 mètres), dans lequel plusieurs fusées Saturn V peuvent être préparées en parallèle. Plusieurs plates-formes de lancement mobiles permettent de transporter la fusée Saturn assemblée jusqu’au site de lancement. Le premier lancement depuis le nouveau terrain est celui d’Apollo 4 en 1967. Treize Saturn V sont lancés dans le cadre du programme Apollo entre 1967 et 1972. Suivent un vol Saturn V pour la mise en orbite de la station spatiale Skylab en 1973, trois lancements de Saturn IB pour l’envoi des équipages de la station et enfin en 1975 le lancement de la Saturn IB pour la mission Apollo-Soyouz.

L’arrêt du programme Apollo est décidé en 1970. Durant 2 ans le sort futur de la base de lancement reste en suspens car aucun engin spatial en développement n’a l’usage de ces installations désormais surdimensionnées. Finalement en 1972 le programme de la navette spatiale américaine est lancée et la NASA décide d’adapter les installations de la base pour son lancement. Le premier vol de la navette spatiale a lieu en 1981. Le dernier vol a lieu en 2011 car la NASA a décidé de retirer du service cet engin spatial pas assez fiable et dont le coût de lancement s’est révélé finalement prohibitif.

Si les tirs se font toujours vers l’est, la localisation géographique du centre est choisie pour limiter les risques en cas d’échec d’un lancement. En effet, la Floride est une vaste péninsule, bordée à l’ouest par le golfe du Mexique et à l’est par l’océan Atlantique.

Les zones de préparation et les aires de lancement du cap Canaveral sont réparties entre le centre spatial Kennedy et la base de lancement de Cap Canaveral gérée par l’armée, mais d’où sont lancées une partie des satellites et sondes spatiales de la NASA, ainsi que des satellites à des fins civiles.

Elle possède la plus grande construction (tour) roulante au monde dans le complexe n°37 (115 mètres de haut et 3 547 tonnes d’acier), ainsi que le plus grand bâtiment au monde à un seul étage, le Vehicle Assembly Building (VAB).

La salle de contrôle des lancements s’y trouve également et prend en charge les lancements effectués depuis le complexe de lancement 39.

Depuis 1966, les touristes peuvent accéder au Kennedy Space Center Visitor Complex où on retrace l’exploration spatiale. Ce complexe touristique est exploité depuis 1995 par la société Delaware North, en étroite collaboration avec la NASA.

Dans la partie principale se trouve le Rocket Garden où sont exposés tous les types de fusées mis en œuvre par la NASA ainsi que des reconstitutions des capsules spatiales Apollo, Gemini et Mercury.

Il y a aussi une salle de cinéma où on peut visionner un film réalisé par Tom Hanks, retraçant l’exploration spatiale. On peut également visiter une maquette de navette grandeur nature et une réplique du centre de contrôle des missions Apollo.

Des cars permettent de faire une visite du centre. L’itinéraire typique passe par une route longeant le bâtiment d’assemblage des véhicules (VAB) et le chemin qu’empruntent les navettes spatiales pour aller jusqu’à leur pas de tir. Il passe ensuite par une plate-forme d’où l’on peut admirer les pas de tir avec une vue particulière sur le site de lancement de la navette (pas 39 A et 39B).

L’étape suivante est la visite d’une maquette de la Station spatiale internationale et de l’atelier de préparation des modules de la station. La dernière étape est la visite du centre Apollo où se trouve une fusée Saturn V couchée sur le flanc dans un immense hangar.

La navette spatiale Atlantis (Orbital Vehicle-104 ou OV-104) est exposée au Centre depuis le 29 juin 2013.

Source : Wikipédia France

ÉVACUATION DE DUNKERQUE

Mentionnée sur Waltz For George

L’évacuation de Dunkerque, communément appelé le miracle de Dunkerque, ou sous le nom de code Opération Dynamo par les Britanniques, a été l’évacuation des soldats alliés des plages et du port de Dunkerque, en France, entre le 26 mai et les premières heures du 3 juin 1940, parce que les troupes britanniques, françaises et belges ont été coupées de leurs arrières par l’armée allemande pendant la bataille de Dunkerque durant la Seconde Guerre mondiale. L’évacuation a été ordonnée le 26 mai. Dans un discours à la Chambre des communes, Winston Churchill a qualifié les événements en France de “désastre militaire colossal”, disant que “la racine, le noyau et le cerveau de l’armée britannique” avait été bloqués à Dunkerque et semblait sur le point de périr ou d’être capturés. Dans son discours “We Shall Fight on the Beaches” (“Nous nous battrons sur les plages”) du 4 juin, il a salué les secours comme un “miracle de la délivrance”.

Le premier jour, seulement 7 011 hommes ont été évacués, mais au neuvième jour, un total de 338 226 soldats (198 229 Britanniques et 139 997 Français) avaient été sauvés par une flotte de 850 bateaux assemblée à la hâte. Beaucoup de soldats ont pu s’embarquer à partir de la digue de protection du port sur 42 destroyers britanniques et autres grands navires, tandis que d’autres avaient à patauger des plages vers les navires, attendant pendant des heures de monter à bord, de l’eau jusqu’aux épaules. Des milliers ont été transportés depuis les plages vers les plus grands navires, par les fameux “petits navires de Dunkerque”, une flottille hétéroclite d’environ 700 bateaux de la marine marchande, de la flotte de pêche, de la flotte de plaisance et des canots de la Royal National Lifeboat Institution, le plus petit était le bateau de pêche opérant sur la Tamise de 4,6 m de long. il se trouve maintenant à l’Imperial War Museum. Les équipages civils ont été appelés au service au vu de l’urgence. Le “miracle des petits bateaux” reste au premier plan dans la mémoire populaire en Grande-Bretagne.

L’opération Dynamo tient son nom de la salle de la dynamo du quartier général naval situé sous le château de Douvres, qui contenait la dynamo qui alimentait le bâtiment en électricité pendant la guerre. C’est dans cette salle que le vice-amiral britannique Bertram Ramsay a planifié l’opération et informé Winston Churchill lors de son exécution.

En raison de la censure en temps de guerre et de la volonté de maintenir le moral de la nation, la pleine mesure du déroulement du “désastre” autour de Dunkerque n’a pas été médiatisée. Toutefois, la situation grave des troupes a conduit le roi George VI à appeler à une semaine sans précédent de prière. Partout dans le pays, les gens priaient le 26 mai pour une délivrance miraculeuse. L’archevêque de Canterbury a conduit les prières “pour nos soldats en situation de grand péril en France”. Des prières similaires ont été faites dans les synagogues et les églises à travers toute la Grande-Bretagne ce jour-là, ce qui confirme que le public soupçonnait la situation désespérée des troupes.

Les plans initiaux prévoyaient le sauvetage de 45 000 hommes du Corps expéditionnaire britannique (BEF) en deux jours, délai au bout duquel il était attendu que les troupes allemandes seraient en mesure de bloquer toute nouvelle évacuation. Seuls 25 000 hommes ont été sauvés pendant cette période, dont 7 000 le premier jour. Dix destroyers supplémentaires ont rejoint l’opération de sauvetage le 26 mai et ont tenté de participer en début de matinée, mais ont été incapables d’approcher suffisamment près des plages, bien que plusieurs milliers de soldats aient été secourus. Toutefois, le rythme de l’évacuation de la poche de Dunkerque, qui ne cessait de se rétrécir, croissait régulièrement.

Le 29 mai, 47 000 soldats britanniques ont été sauvés malgré la première attaque aérienne massive de la Luftwaffe dans la soirée. Le lendemain, 54 000 hommes supplémentaires ont embarqué, dont les premiers soldats français. 68 000 hommes et le commandant de la BEF, lord Gort, ont évacué le 31 mai. 64 000 soldats alliés supplémentaires sont partis le 1er juin, avant que les attaques aériennes n’empêchent l’évacuation de jour de se poursuivre. L’arrière-garde britannique a quitté la France dans la nuit du 2 juin, avec 60 000 soldats français. Un contingent de 26 000 soldats français supplémentaires ont été extraits pendant la nuit suivante avant l’achèvement de l’opération.

Deux divisions françaises sont restées en arrière pour protéger l’évacuation. Bien qu’elles aient stoppé l’avance allemande, elles ont bientôt été capturées. Le reste de l’arrière-garde, essentiellement française, s’est rendu le 3 juin 1940. Le lendemain, la BBC a rapporté que “le major-général Harold Alexander [le commandant de l’arrière-garde] a inspecté les rivages de Dunkerque depuis un bateau, ce matin, pour s’assurer que personne n’avait été laissé derrière avant de prendre le dernier bateau pour la Grande-Bretagne”.

La plupart des “petits navires” étaient des bateaux de pêche et des bateaux de plaisance privés, mais les navires de commerce ont également contribué à l’opération, y compris un certain nombre de navires venant de très loin (île de Man et Glasgow). Guidés par les embarcations de la marine à travers la Manche, depuis l’estuaire de la Tamise et Douvres, ces petits navires ont été en mesure de beaucoup plus s’approcher de la plage et ont fait la navette entre le rivage et les destroyers, embarquant les troupes qui faisaient la queue dans l’eau (certains attendaient de l’eau jusqu’aux épaules pendant des heures pour embarquer sur des navires plus grands). Des milliers de soldats ont également été rapatriés à bord de petits navires en Grande-Bretagne.

Trente-neuf bateaux côtiers néerlandais qui avaient échappé à l’occupation des Pays-Bas par les Allemands le 10 mai, ont été invités par le bureau maritime néerlandais à Londres à se joindre à l’opération de sauvetage. Les bateaux côtiers néerlandais ont été capable de s’approcher très près des plages grâce à leur fond plat et ont sauvé 22 698 hommes pour la perte de sept bateaux.

Dix-neuf canots de sauvetage de la Royal National Lifeboat Institution (RNLI) ont fait route vers Dunkerque. Ceux rattaché aux postes de sauvetage de Ramsgate et de Margate ont été conduits directement en France par leurs équipes de bénévoles habituels, mais les autres ont navigué jusqu’à Douvres, où ils ont été réquisitionnés par la Royal Navy, qui a fourni les équipages. Quelques équipages de la RNLI sont restés à Douvres pour mettre en place un atelier de réparation et ravitaillement en carburant pour les petits navires. Le canot de sauvetage, The Viscountess Wakefield, a été perdu après qu’il eut atteint la plage de Dunkerque. Le Jane Holland a été perforé lors d’un éperonnage par un torpilleur, et son moteur est tombé en panne après avoir été mitraillé par un avion. Il a été abandonné, mais plus tard, retrouvé à la dérive, remorqué jusqu’à Douvres et réparé. Il est retourné au service actif le 5 avril 1941.

Faisaient partie de cette flottille de canots de sauvetage :

  • The Cyril and Lilian Bishop (Numéro officiel de la RNLI 740), un canot auto redressable de 10,82 mètres basé à Hastings.
  • Jane Holland, douze mètres, un canot auto redressable d’Eastbourne.
  • The Michael Stevens (ON 838) un 46 pieds (14 m) de la classe Watson basé à Lowestoft.
  • The Viscountess Wakefield (ON 783) de 41 pieds (12 m) de la classe Watson de Hythe dans le Kent.
  • Thomas Kirk Wright (ON 811) un 32 pieds (9,8 m) de la classe Surf de Poole.
  • Un canot sans nom (ON 826), un 35 pied (10,7 m) un canot auto redressable nouvellement construit. Il a été réparé et remis au service actif en 1941 à Cadgwith avec le nom de Guide of Dunkirk.
  • Mary Scott. Lancé en 1925, longueur 14,17 m, disposant d’un mât de 3,89 m, et d’un tirant d’eau d’un mètre. À Southwold, le Mary Scott a été remorqué jusqu’à Dunkerque par le bateau à aubes Empress of India, avec deux autres petits bateaux. À eux trois, ils ont transporté 160 hommes jusqu’à leur vaisseau-mère, et ont fait un voyage avec cinquante hommes à bord jusqu’à un autre navire de transport. Il a été abandonné sur la plage, récupéré et remis en service par la RNLI de Southwold.
  • Dowager. Lancé en 1933, comme le Rosa Woodd et le Phyllis Lunn. 12,5 m de long, doté d’un mât haut de 3,56 m, et disposant d’un tirant d’eau de 0,91 m. Basé à Shoreham, Il a fait trois voyages entre Douvres et Dunkerque.
  • Stenoa. Mis à la mer en 1929, comme le Cecil and Lilian Philpott. Longueur 13,87 m, doté d’un mât haut de 3,81 m, et disposant d’un tirant d’eau de 1,37 m. Il a sauvé 51 personnes de la plage de Dunkerque. Puis est retourné au service dans la RNLI à Newhaven.

Malgré le succès de l’opération, tous les équipements lourds et les véhicules ont dû être abandonnés. 2 472 canons, près de 65 000 véhicules et 20 000 motocyclettes ont été laissés en France. 377 000 t d’approvisionnement, plus de 68 000 t de munitions et 147 000 t de carburant ont également été abandonnées. 35 000 soldats, pour l’essentiel français, ont été capturés dans la poche de Dunkerque.

Six destroyers britanniques et trois français ont été coulés, avec neuf grands bateaux. En outre, 19 destroyers ont été endommagés. Plus de 200 bâtiments alliés ont été coulés, et autant ont été endommagés.

Les pertes les plus importantes de la Royal Navy, dans l’opération, ont été de six destroyers :

  • HMS Grafton, coulé par le U-62 le 29 mai ;
  • HMS Grenade, coulé par une attaque aérienne au large de la jetée Est de Dunkerque le 29 mai ;
  • HMS Wakeful, coulé par une torpille du Schnellboot (E-boot) S-30 le 29 mai ;
  • HMS Basilisk, Havant et Keith, coulés par une attaque aérienne au large des plages, le 1er juin.

La marine française a perdu trois destroyers :

  • le Bourrasque, par une mine au large de Nieuport le 30 mai ;
  • le Sirocco, coulé par les Schnellboote S-23 et S-26 le 31 mai ;
  • le Foudroyant, coulé par une attaque aérienne au large des plages, le 1er juin.

La Royal Navy a revendiqué avoir détruit 35 appareils de la Luftwaffe grâce aux tirs depuis ses navires durant la période du 27 mai au 1er juin, et avoir endommagé 21 autres aéronefs.

Winston Churchill a révélé dans ses écrits sur la Seconde Guerre mondiale que la Royal Air Force (RAF) avait joué un rôle majeur dans la protection des troupes en retraite contre la Luftwaffe. Churchill a également écrit que le sable des plages avait amorti les explosions des bombes allemandes.

Entre le 26 mai et le 4 juin, la RAF a enregistré un total de 4822 sorties au-dessus de Dunkerque, perdant un peu plus de 100 avions dans les combats. Heureusement pour le BEF, le mauvais temps a cloué au sol la Luftwaffe pendant la plupart de l’opération contribuant ainsi à réduire les pertes.

La RAF a revendiqué la destruction de 262 appareils de la Luftwaffe au-dessus de Dunkerque. La RAF a perdu 177 avions entre le 26 mai et le 3 juin, tandis que la Luftwaffe a perdu 240 avions pendant la même période. Les pertes de chasseurs d’unités basées en France et en Grande-Bretagne du 10 mai au 4 juin se sont élevées à 432, tandis que le total des pertes de la RAF, toutes causes confondues pendant les mois de mai et juin ont été de 959 appareils, dont 477 chasseurs. Cependant, la plupart des duels aériens ont eu lieu loin des plages et des troupes en retraite ont largement ignoré cette aide vitale. En conséquence, de nombreux soldats britanniques ont accusé amèrement les aviateurs de n’avoir rien fait pour les aider.

Avant que l’opération ne soit achevée, le pronostic avait été sombre, avec Winston Churchill qui prévenait la Chambre des communes à s’attendre “des nouvelles dures et lourdes”. Par la suite, Churchill fait mention à l’issue de cette opération comme un “miracle”, et la presse britannique a présenté l’évacuation comme une “catastrophe qui a basculé vers le triomphe”, succès tel, que Churchill a dû rappeler au pays, dans un discours à la Chambre des communes le 4 juin, que “nous devons être très prudents de ne pas attribuer à cette délivrance les attributs d’une victoire. Les guerres ne se gagnent pas avec des évacuations”. Néanmoins, les exhortations à “l’esprit de Dunkerque”, une expression utilisée pour décrire la tendance de l’opinion publique britannique à se rassembler et à surmonter les moments d’adversité, sont toujours présentes dans l’inconscient britannique aujourd’hui.

Le sauvetage des troupes britanniques à Dunkerque a fourni une impulsion psychologique au moral britannique, pour l’ensemble du pays cela a été considéré comme une grande victoire. Alors que l’armée britannique avait perdu une grande partie de ses équipements et de ses véhicules en France, elle avait sauvé la plupart de ses soldats et a pu les affecter à la défense de la Grande-Bretagne. Une fois la menace d’invasion passée, ils ont été transférés outremer, au Moyen-Orient et sur d’autres théâtres. Ils ont également formé le noyau de l’armée qui est retournée en France en 1944.

Les forces terrestres allemandes aurait pu pousser leur attaque contre le corps expéditionnaire britannique (BEF) et ses alliés, en particulier après avoir conquis les ports de Calais et Boulogne. Pendant des années, on a supposé qu’Adolf Hitler avait ordonné à l’armée allemande d’arrêter l’attaque pour favoriser les bombardements par la Luftwaffe. Toutefois, selon le journal de guerre officiel du Groupe d’armées A, le Generalfeldmarshall Gerd von Rundstedt – le chef d’état-major général, préoccupé par la vulnérabilité de ses flancs et l’approvisionnement de ses troupes en pointe, a ordonné l’arrêt. Hitler aurait simplement validé l’ordre quelques heures plus tard. Cette accalmie a donné aux Alliés quelques jours pour évacuer par voie maritime.

Plusieurs hauts commandants allemands, par exemple, les généraux Erich von Manstein et Heinz Guderian, ainsi que l’amiral Karl Dönitz, ont considéré l’incapacité du haut commandement allemand à ordonner un assaut rapide sur Dunkerque pour éliminer le BEF comme l’une des principales erreurs que les Allemands aient faite sur le front occidental durant la Seconde Guerre mondiale.

Plus de 100 000 soldats français évacués ont été transférés vers des camps dans différents lieux dans le sud-ouest de l’Angleterre où ils ont été hébergés temporairement, avant d’être rapidement rapatriés. Les navires britanniques ont transporté les troupes françaises à Brest, Cherbourg et vers d’autres ports de la Normandie et de la Bretagne, bien que seulement environ la moitié des troupes rapatriées ait été déployées contre les Allemands avant l’armistice. Pour beaucoup de soldats français, l’évacuation de Dunkerque n’était pas un salut, mais ne représentait qu’un délai de quelques semaines avant d’être fait prisonniers par l’armée allemande après leur retour en France.

En France, la préférence perçue de la Royal Navy pour évacuer les forces britanniques au détriment des Français a conduit à un certain ressentiment. L’amiral français François Darlan avait à l’origine ordonné que les forces britanniques devraient avoir la préférence, mais Churchill était intervenu, lors d’une réunion 31 mai à Paris, pour ordonner que l’on procède de façon égale pour les deux troupes et pour que les Britanniques forment l’arrière-garde. Les 35 000 soldats de l’arrière-garde ont été pour l’essentiel français. Ils ont été capturés après que l’évacuation ait eû été prolongée d’une journée et a permis d’embarquer 26 175 Français en Grande-Bretagne le 4 juin.

Pour sept soldats qui se sont échappés de Dunkerque, un homme a été fait prisonnier de guerre. La majorité de ces prisonniers ont été envoyés par des marches forcées en Allemagne. Des prisonniers ont rapporté le traitement brutal subi de la part de leurs gardiens, dont les coups, la faim, et les assassinats. En particulier, les prisonniers britanniques se plaignaient que les prisonniers français reçoivent un traitement préférentiel. Une autre plainte majeure était que les gardes allemands renversaient les seaux d’eau qui avaient été laissés au bord de la route par des civils français. Beaucoup de prisonniers ont été conduits vers la ville de Trèves, au bout de 20 jours de marche. D’autres ont été conduits jusqu’à l’Escaut et ont été envoyés par barge vers la Ruhr. Les prisonniers étaient ensuite envoyés par train dans les différents camps de prisonniers de guerre en Allemagne. La majorité (ceux en dessous du grade de caporal), ont travaillé par la suite pour l’industrie allemande et l’agriculture pendant cinq ans.

Les pertes très importantes de matériel militaire abandonné à Dunkerque ont renforcé la dépendance financière du gouvernement britannique envers les États-Unis.

La Croix de saint Georges arborée à la proue d’un bateau est connue comme le pavillon de Dunkerque et est seulement arboré par les bateaux civils de toutes tailles qui ont pris part à l’opération de sauvetage de Dunkerque en 1940. Les seuls autres navires autorisés à arborer ce drapeau à la proue sont ceux avec un amiral de la flotte à bord.

Source : Wikipédia France

BATAILLE DES FLANDRES

Mentionnée sur Waltz For George

La première bataille d’Ypres, aussi connue sous le nom de bataille des Flandres, a été la dernière bataille majeure de la première année de la Première Guerre mondiale qui a eu lieu à Ypres en Belgique (1914). Elle marque, avec la bataille de l’Yser, la fin de ce que l’on a nommé la course à la mer.

Pour les opérations de 1914 de l’armée française, la bataille de l’Yser et la bataille d’Ypres font partie de la première bataille des Flandres.

Le général Erich von Lindemann, chef d’état-major général, a progressivement renforcé les IVème et VIème armées allemandes autour de la ville d’Ypres, tenue par les britanniques, afin de pouvoir gagner les ports de Calais et Boulogne. Sur place, les Allemands jouissent d’une supériorité numérique de 6 contre 1 et disposent de plus d’artillerie moyenne et lourde que les alliés. Mais les Belges et les franco-anglais installent des tranchées. Celles-ci sont, en de nombreux endroits, remplacées par des remblais constitués de sacs de terre, car il n’est pas possible, partout de creuser la terre, étant donné que l’état-major belge est parvenu à faire ouvrir les vannes des digues qui protègent de la mer cette région de polders. Aussi, l’eau inonde-t-elle le théâtre des opérations, plus bas presque partout, que le niveau de la mer. De plus, les Belges complètent leur système défensif en se servant du remblai d’une ligne de chemin de fer surplombant la plaine. Les Allemands, obligés d’attaquer des troupes retranchées, sont handicapés par l’inondation qui, en plusieurs points, recouvre le sol de plus d’un mètre, ce qui va jouer un rôle important dans la suite des opérations.

Malgré la dégradation du temps et le renforcement des défenses allemandes, les Français et les Britanniques lancent une offensive générale depuis la mer du Nord jusqu’à Verdun. Ils pensent, à juste titre, qu’ils sont en supériorité numérique par rapport aux Allemands qui ont dépêché beaucoup de soldats vers le front Est où la résistance russe s’est révélée plus forte que prévu. Mais la bravoure des soldats allemands et l’efficacité de leurs défenses retranchées contraignent les franco-anglais à arrêter leur effort le 14 décembre.

  • 4 décembre – Enlèvement de la Maison du Passeur et prise de Weidendreft (1 km Nord-Ouest de Langemarck) par la 11ème DI.
  • 17 décembre – Prise du cabaret Korteker (20ème CA).
  • 28 décembre – Prise de Saint-Georges.

Deux têtes de pont sont établies sur la rive droite de l’Yser.

À Noël, les soldats du front occidental étaient épuisés et choqués par l’étendue des pertes qu’ils avaient subies depuis le mois d’août. L’ambiance était morose dans les tranchées et les cantonnements de l’arrière. Mais, au petit matin du 25 décembre, les Britanniques qui tenaient les tranchées autour de la ville belge d’Ypres ont entendu des chants de Noël provenant des positions ennemies, puis ont découvert que des sapins de Noël étaient placés le long des tranchées allemandes. Lentement, des groupes de soldats allemands sont sortis de leurs tranchées et se sont avancés jusqu’au milieu du no man’s land, où ils ont appelé les Britanniques à venir les rejoindre. Les deux camps se sont rencontrés au milieu d’un paysage dévasté par les obus, ont échangé des cadeaux, discuté et joué au football.

Ce genre de trêve était courant là où les troupes britanniques et allemandes se faisaient face, et la fraternisation s’est poursuivie encore par endroits pendant une semaine jusqu’à ce que les autorités militaires y ait mis un frein. Il n’y a eu cependant pas de trêve dans le secteur où les Français et les Allemands s’affrontaient.

La première bataille d’Ypres est un succès pour les Alliés, mais son coût est terrible. Les deux camps s’affairent maintenant à consolider leurs positions en aménageant un système de tranchées qui courront bientôt de la mer du Nord à la frontière suisse.

La Première Guerre mondiale ne dure que depuis six mois et l’étendue des pertes humaines est sans précédent dans l’Histoire. Rien que sur le front occidental, les Français, les Belges et les Britanniques ont perdu plus d’un million d’hommes, dont une grande majorité de Français. Les Allemands comptent environ 675 000 soldats tués, blessés ou disparus au combat.

Sur le front Est, les pertes humaines des deux camps sont encore plus lourdes. Quelque 275 000 Allemands y ont été tués, blessés ou fait prisonniers. Le chiffre atteint un million pour les Austro-Hongrois et 1,8 million pour les Russes. Dans les Balkans, les Austro-Hongrois comptent 225 000 soldats tués, blessés, ou faits prisonniers, tandis que les pertes humaines s’élèvent à 170 000 hommes pour la Serbie.

Source : Wikipédia France

BEACHY HEAD

Mentionné sur Spitfire

Beachy Head, en français : cap Béveziers, est un promontoire de craie sur la côte sud de l’Angleterre, près de la ville d’Eastbourne (comté de l’East Sussex), immédiatement à l’est des Seven Sisters, Sussex. Sa falaise est la plus haute falaise côtière de craie en Grande-Bretagne, s’élevant à 162 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le promontoire offre des vues sur la côte du sud-est, allant du promontoire de Dungeness à l’est à Selsey Bill à l’ouest. Sa hauteur en a aussi fait un des sites de suicide les plus connus au monde.

La craie de Beachy Head a été formée au Crétacé, il y a 65 à 100 millions d’années, quand la région était encore sous les eaux. Elle a été soulevée durant le Cénozoïque. À la fin de la dernière ère glaciaire, le niveau de l’eau est remonté, formant la Manche et taillant dans la craie les spectaculaires falaises qui forment une partie des côtes du Sussex.

Le ressac marin a participé à l’érosion des falaises autour de Beachy Head, où se produisent souvent de petites chutes de pierres. Les chutes importantes sont plus rares. Une telle chute a eu lieu en 2001, à l’occasion d’un hiver très pluvieux : l’eau s’était infiltrée dans les fissures puis, sous l’action du gel, les a élargies jusqu’à faire s’effondrer une partie du bord de la falaise dans la mer.

Le nom Beachy Head est attesté sous la forme “Beauchef” en 1274 et “Beaucheif” en 1317, devenant “Beachy Head” aux environs de 1724. Ce nom est donc sans rapport avec la plage (beach), mais consiste en une corruption du nom français du promontoire, Béveziers.

La ville d’Eastbourne achète en 1929, pour la somme de 100 000 livres sterling, 16 km² de terres entourant Beachy Head en vue de les préserver de toute urbanisation.

La proéminence que constitue Beachy Head en a fait un point de repère pour les marins naviguant dans la Manche.

Les cendres du célèbre philosophe allemand Friedrich Engels, l’un des pères du communisme, ont été dispersées à sa demande dans la Manche depuis le sommet de la falaise de Beachy Head.

Le promontoire a longtemps constitué un danger pour la navigation. Un premier phare, le phare de Belle Tout, est construit en 1831 sur le promontoire immédiatement à l’ouest de Beachy Head, puis mis en fonctionnement en 1834.

Cependant la lumière de ce phare restait insuffisante pour dissiper brumes ou nuages trop bas. Un second phare, aux rayures rouges et blanches, est construit au pied même de Beachy Head, d’une hauteur de 43 mètres, et mis en fonctionnement en octobre 1902. Il est administré pendant plus de quatre-vingts ans par trois gardiens de phare, chargés d’assurer le bon fonctionnement de la lumière visible jusqu’à 26 kilomètres (mais 8 kilomètres seulement depuis septembre 2010). Le phare a été entièrement automatisé en 1983.

Le troisième jour de la bataille de Portland (1653, durant la Première Guerre anglo-néerlandaise) a lieu au large de Beachy Head.

La bataille du cap Béveziers (nom français de Beachy Head) a lieu en 1690 pendant la guerre de la Ligue d’Augsbourg ou guerre de Neuf ans.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Royal Air Force a établi un relais radio sur Beachy Head pour améliorer les communications avec l’aviation. En 1942, des signaux interceptés à Beachy Head sont identifiés comme des transmissions TV provenant de la tour Eiffel. Les Allemands avaient réactivé l’émetteur de télévision d’avant-guerre pour installer un service de télévision franco-allemand pour les hôpitaux militaires et les personnalités de la région parisienne. La Royal Air Force surveille ces programmes dans l’espoir (déçu) d’intercepter des informations sensibles.

Pendant la guerre froide, une importante station radar est installée à Beachy Head dans un bunker enterré, en fonctionnement de 1953 à 1957.

La falaise de Beachy Head apparaît dans la séquence d’ouverture de Tuer n’est pas jouer, film de la série James Bond sorti en 1987. L’espion, joué par Timothy Dalton, est éjecté d’une Jeep qui tombe du haut de la falaise. La scène est censée se passer à Gibraltar. Beachy Head est également le titre d’un morceau du groupe Veronica Falls.

Beachy Head est le cadre de deux vidéo-clips du groupe anglais The Cure, Just Like Heaven (1987) et Close to Me (1985). La falaise apparaît également dans la séquence de fin du film Quadrophenia de The Who, dans un épisode de la série britannique Le Prisonnier, ainsi que dans un épisode de la série britannique Chapeau melon et bottes de cuir (saison 6, Miroirs).

Source : Wikipédia France