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Journal d’une fan en tournée – 16

Première partie de Editors

Tournée britannique avril 2018

5 avril 2018, New Theatre, Oxford

Ah enfin le début de la tournée britannique ! Pour raisons professionnelles, je n’ai pas pu faire toutes les dates, ainsi ma tournée s’arrêtera à Édimbourg 9 jours plus tard.

Tout d’abord Oxford. Après avoir affronté les RER en grève, l’évacuation du hall d’embarquement de l’Eurostar, couru à l’hôtel à Londres puis à la gare de Paddington pour prendre le train pour Oxford, me voici de retour dans cette ville universitaire, affamée.

“Heureusement”, le concert est assis et numéroté ce soir donc j’ai le temps d’aller me prendre une bonne pizza avant. Malheureusement, suite à un problème technique sur le site web du théâtre, je n’ai pas réussi à avoir de place au premier rang de l’orchestre, je me suis donc consolée avec le premier rang du Circle, le premier balcon.

Ma foi, je ne suis pas si mal que ça, en plein milieu, avec donc une excellente vue sur la scène (et le premier rang de l’orchestre quasiment vide…). Je suis quand même un peu frustrée d’être aussi “loin”. J’aperçois Rob Derring au passage.

La première partie sur cette tournée est assurée par Jane Weaver, que j’avais découverte sur BBC 6Music durant la tournée d’octobre. J’avais adoré son single The Architect mais l’écoute de l’album m’avait moins enthousiasmée, cependant, j’avoue qu’en live j’ai adoré !

Suivent mes chouchous. Après le film d’information anti-portable et le désormais culte Sound And Vision de David Bowie, J rentre seul sur scène pour Every Valley sur laquelle les Lampies de Mr B descendent et s’allument une par une, avant que le reste du groupe et les Brassy Gents ne le rejoignent. “Gents” ? Oh mais c’est une Brassy Lady au trombone, elle dépote bien et semble parfaitement bien à l’aise avec le groupe. Nous parlerons donc de Brassy Folks pour cette tournée.

Le début de la setlist ne change pas donc, les trois premiers morceaux de l’album Every Valley sont suivis par Theme From PSB. Puis petit changement avec Night Mail revenu bien plus tôt dans le set.

Petit retour sur l’ère The Race For Space avec la génialissime Korolev et E.V.A. et Valentina. Puis gros retour en arrière avec ROYGBIV qui sera joué très souvent sur cette tournée 🙂

De ce nouveau point de vue, j’ai pu m’apercevoir de comment JFabs est quasiment au même niveau que J sur scène, ça fait plaisir.

Le reste de la setlist reste classique, avec les deux premiers singles extraits de Every Valley suivis de Spitfire (sur lequel Jack ou Giles sautillait sur le côté de la scène), The Other Side et Go! (sur laquelle je pense que JFabs m’a pointée avec sa basse). En parlant de JFabs, il était vraiment déchaîné, et ça ne se calmera pas au fur et à mesure des dates !

All Out passe désormais dans le rappel, avec une dédicace à Orgreave et une mention aux t-shirts qu’ils vendent à leurs profits.

Puis c’est les habituelles Gagarin et Everest qui referment le set. J’avais beaucoup d’appréhension mais c’était une excellente soirée pour commencer la tournée.

Mr B vient m’apporter personnellement une setlist au merch donc on parle brièvement et puis je parle aussi avec Jane Weaver, qui est très sympa !

6 avril 2018, O2 Academy, Bournemouth

Premier aléa de la tournée, j’ai tellement perdu de temps à attendre que ma chambre d’hôtel soit prête que je n’ai pas pu visiter la ville natale d’Alex James. Sur le chemin vers la salle, je tombe sur Wriggles, Jack, James et Tom qui vont manger. La salle est cachée entre deux magasins et grâce à l’O2 Priority, je suis la première à rentrer.

Après la semi-frustration de la veille, quel plaisir de retrouver la barrière ! En plus la salle de ce soir est magnifique !

Jane Weaver jouera le même set que la veille (ainsi que sur le reste de la tournée), mais elle changera de tenue chaque soir. En lui disant après le concert combien je les aime, elle me dira que c’est une amie à elle qui les conçoit.

JFabs est décidément on fire et taquin avec Mr B, j’adore !

La setlist est légèrement modifiée comme on a l’habitude avec les garçons, avec le retour de la devenue trop rare Signal 30 et de The Now Generation (Wriggles toujours aussi magnifique dessus) à la place de E.V.A. et Valentina.

J a complètement foiré les samples de Theme From PSB et ROYGBIV et la version de Go! de ce soir est probablement la plus forte que je n’ai entendue, oh et les lumières de la batterie de Wriggles sont de retour aussi !

C’était un grand moment de la tournée et l’une de mes dates préférées.

7 avril 2018, Dome, Brighton

Malgré des logistiques un peu compliquées (les hôtels de Brighton étant extrêmement chers ce soir-là et des travaux sur la voie ferrée entre Londres et Brighton rendant le trajet retour impossible), j’ai réussi à assister à ce concert !

Encore une autre salle magnifique, située à côté du Pavilion. Je retire mon ticket sans problème et j’attend toute seule un petit moment avant que des amis et autres visages connus n’apparaissent. Le groupe passe et me salue.

J’arrive à mon endroit habituel sans problème. Jane Weaver est superbe comme les autres soirs. Et là, c’est la catastrophe, une migraine d’enfer se déclenche et me rend photophobe pendant tout le concert de PSB (en sachant que leurs lumières sont très brillantes et puissantes, c’est l’horreur).

Signal 30 a encore une fois disparu, ainsi que The Now Generation, au profit du retour de Valentina et Lit Up, au grand bonheur des fans de cette dernière.

Les filles de Haiku Salut viendront accompagner les garçons sur They Gave Me A Lamp, toujours un grand moment au grand complet sur scène.

Heureusement, mon triptan pour soigner ma migraine a fonctionné de suite, c’est donc la tête légère que je me dirige vers Margate…

8 avril 2018, Dreamland Hall-by-the-Sea, Margate

Étant donné que J faisait un DJ set dans l’après-midi, j’arrive tôt en ville et j’en profite pour manger dans la boutique où aura lieu le DJ set (oui ils vendent des disques, de la nourriture, coupent les cheveux, donnent des cours de yoga et accessoirement acceptent les chiens !). Ils ne servent que des plats veggies ou vegans, c’est génial !

Je n’ose pas m’approcher de J pour laisser la place aux autres quelques fans présents, mais il viendra s’incruster à ma table de toute manière pour discuter à la fin.

Il fait très froid à Margate (qui l’aurait cru en bord de mer !), ainsi faire la queue devient très laborieux, cependant suite à un changement de salle, mon hôtel est tout à côté.

J’avais des doutes sur une salle au cœur d’un parc d’attractions (les garçons en auront bien profité, avec Wriggles qui montera sur scène avec son bracelet !) mais elle était vraiment sympa avec une barrière proche d’une scène plutôt basse.

Aucun invité ce soir, mais JFabs toujours aussi déchaîné !

Les Lampies nous ont fait un Sputters, dans le sens où celles qui descendaient n’étaient pas celles éclairées, mais c’est bien la seule fois où j’ai vu cela.

J s’est bien amusé sur Theme From PSB, changeant quelques samples et sons.

Étant donné que c’était leur premier concert en tête d’affiche dans le Kent, ils nous ont enchaîné trois morceaux de The Warm Room EPIf War Should ComeLondon Can Take It et Spitfire. J’aime beaucoup ces variations de setlist.

Encore une de mes dates préférées sur cette tournée. Directin Cambridge pour une journée de repos avant le retour au Corn Exchange le surlendemain.

10 avril 2018, Corn Exchange, Cambridge

Que d’excellents souvenirs dans cette salle (voir la tournée The Race For Space), je suis impatiente d’y retourner, surtout que mon amie russe Mia sera là, ainsi que Tami, à l’endroit même où je l’ai rencontrée en vrai pour la première fois.

Et encore un excellent concert. J nous expliquera que cette salle est l’endroit où les Brassy Gents auront dévoilé la danse de Gagarin pour la première fois.

En parlant d’eux, petit changement, Emma et Johngy sont partis sur la tournée de Bastille, alors ils sont remplacés par Iain et un petit nouveau, Jamie (ce dernier aura du mal avec la dite danse mais il s’améliorera par la suite).

Première sortie pour une de mes chansons préférées sur cette tournée, je parle bien sûr de Elf, Part 2, qui est enchaînée avec ROYGBIV, bien !

JFabs m’envoie un sourire à la fin avant de sortir de scène 🙂

11 avril 2018, Brangwyn Hall, Swansea

Je m’attendais à une soirée émouvante après Cardiff en octobre dernier, mais certainement pas à pleurer les larmes de mon corps !

La salle est magnifique, mais elle ne permet pas l’accrochage de beaucoup de Lampies, peu importe il y en a assez pour que ça soit bien.

Merci à Gary le photographe, qui nous a bien fait rien durant Theme From PSB en dansant dans la fosse à photographes. J’aperçois également pendant cette chanson la longue robe typique de Lisa Jên Brown (qui s’avère être aussi une amie de Jane Weaver), donc je devine que You + Me sera dans le set, je prépare les mouchoirs.

Haiku Salut sont là pour toujours une grande version de They Gave Me A Lamp. À la fin, les deux micros sont remplacés par un plus hait, Lisa monte enfin sur scène, dans une magnifique robe avec des planètes dessus.

J’arrive à ne pas pleurer, enfin presque, mais là, ils enchaînent sur Mother Of The Village et là c’est fini…

Signal 30 est toujours absente, mais on ne peut pas tout avoir hein…

Pays de Galles oblige et comme indiqué sur leur site web (en prime, j’étais tombée sur eux en arrivant à la salle), le Beaufort Male Choir interprète Take Me Home à la fin, je dois bien avoir un coin de mouchoir sec, hein ?

12 avril 2018, Olympia, Liverpool

La salle cachée au fin fond de la périphérie de Liverpool, au bout de 30 minutes de marche, après avoir croisé les Haiku Salut, j’arrive enfin dans le quartier miteux où se trouve la salle.

Tout le groupe, l’équipe et Lisa Jên Brown (Liverpool est très proche du Nord du Pays de Galles, d’où elle vient, donc ce n’est pas vraiment une surprise), sortent pour aller manger et me disent bonjour.

La salle est étonnamment magnifique, ancien théâtre et cirque d’hiver, le son est le meilleur jamais entendu.

Et voilà, je râlais mais ce soir, on a bien le droit au retour de Signal 30, woo hoo !

You + Me suivra They Gave Me A Lamp comme la veille, Lisa toujours dans sa splendide robe. J’arrive à ne pas pleurer cette fois-ci. À la fin de la chanson, elle reste sur scène… “On va expérimenter quelque chose, on a l’autorisation de Tracyanne”. C’est donc bien Progress avec la voix de Lisa à quoi on a le droit ce soir !

Tami et d’autres Informers avaient organisé une setlist signée pour notre ami Blake et c’est Mr B qui vient lui remettre en personne 🙂

13 avril 2018, De Montfort Hall, Leicester

Le grand jour, en effet, ce sont les 36 ans de J aujourd’hui !

Après avoir passé ma journée à voyager et chercher une carte, une banderole et ses cadeaux (le nouvel album des Manics en vinyle blanc et leur dernier 45 tours en vinyle bleu), j’arrive épuisée à la salle pour retirer mon ticket.

Comme la guichetière me demande ce que je vais faire, je lui dis que je vais faire la queue, elle me dit ainsi qu’à Chris (qui a rejoint la tournée depuis Swansea) de nous installer dans les fauteuils et d’utiliser les toilettes si besoin.

La sécurité viendra nous mettre les bracelets et leur chef nous fera entrer en premier dans la salle, quelle gentillesse !

Là encore la salle est splendide et c’est un bonheur d’en profiter seuls quelques instants.

Côté setlist, il y a le retour de The Now Generation et de Lit Up, avec Wriggles toujours très impressionnant dessus.

Ce sera la dernière prestation de Haiku Salut sur cette tournée.

Après Gagarin, JFabs s’approche du sampleur de J et lance un petit speech réalisé pour son anniversaire, Peter accroche un ballon à son pied de micro et les cosmonautes un gâteau avant de s’agenouiller pour qu’il souffle ses bougies. On le sent très ému. Tout le monde entonne “Happy Birthday” et je sors ma banderole (que je jetterai à Jack à la fin).

14 avril 2018, Usher Hall, Édinbourg

Dernière date pour moi, qui a failli être ruinée par un abruti, mais oublions ça.

Quel plaisir tout d’abord de revenir en Écosse, et surtout la magnifique ville d’Édimbourg et le Usher Hall, scène de très bons souvenirs 1 an et 2 jours plus tôt.

Setlist un peu “banale” mais je prends tout de toute manière car on se sait jamais, mais ce sentiment est peut-être dû au fait que ce soit ma dernière date, qu’il n’y ait pas d’invité, ni mes morceaux super préférés, mais c’était quand même un excellent concert pour clore encore une super tournée.

James, l’ingénieur du son, me dira que J a été enchanté par mes cadeaux, je fais un hug à Rob le trompettiste, pour qui c’est la dernière date aussi.

Jane Weaver a vendu tout son stock de CD et vinyl, tant pis j’achèterai sur internet !

21 juin 2018, Fête de la musique, Petit Palais, Paris

Après les annonces surprises du Royal Albert Hall et de la mini-tournée galloise, autre annonce surprise : les garçons jouent gratuitement au Petit Palais pour la Fête de la musique !

J’arrive tôt, grève du RER oblige, et je repère la scène dans la galerie sud. Je devine que le groupe vient juste d’arriver étant donné qu’ils sont en train de s’installer.

Je fais le tour du musée, et je croise JFabs accompagné des Brassy Gents (à savoir Iain au trombone, Seb à la trompette et Jamie au saxophone). JFabs me fait coucou et je suis ravie de voir que les Brassy Gents vont faire leurs débuts outre-manche !

Je ressors faire la queue et je me rends compte que peu de gens sont là pour le groupe mais plutôt pour la nouvelle exposition, tant pis, place assurée devant mes chéris !

Ils sont en plein soundcheck à l’ouverture des portes, donc bonus de People Will Always Need Coal et They Gave Me A Lamp ! Je me rends compte que c’est Wriggles numéro 1 qui remplace James !

Le groupe attirera quand même foule avec une bonne petite setlist de festival, malgré le fait que l’écran ne servira à rien vu qu’on ne voyait rien, ce qui a fait rire J. Ce dernier a fait des efforts pour s’exprimer dans la langue de Molière pour abandonner rapidement !

Petite soirée bien agréable en résumé, ce qui a permis de couper l’attente jusqu’en octobre, surtout à la maison !

Tournée galloise et Royal Albert Hall

Journal d’une fan en tournée – 6

Tournée européenne mai/juin 2015

Été/automne 2015

7 juillet 2015, BFI Southbank, Londres

Connaissant le rapport qu’entretient le groupe avec le BFI, cette soirée promettait d’être spéciale et géniale et nous n’avons pas été déçus !

Malgré que ce soit un concert assis et numéroté, j’arrive assez tôt pour récupérer mon ticket et visiter un peu les lieux, n’ayant jamais eu le plaisir de me rendre dans ce lieu.

Je croise un Dan tout souriant, j’entends les notes de Tomorrow et Giles vient me dire bonjour comme d’habitude. Il me sort “Ça fait longtemps !” – “Trois semaines” – “C’est tout ? On t’a manqué ?” Euh…

Je m’installe pour me rendre compte que la plupart des sièges du premier et deuxième rang sont vides, quelle déception pour les fans qui cherchaient désespérément une place !

Malheureusement, pas de Mr B ni de Sputters ce soir car nous nous concentrons sur le grand écran du NFT1.

La setlist se concentre bien évidemment sur les morceaux qui samplent les films fournis par le BFI.

Avant le concert, nous avons le droit à une session de Q&A d’une dizaine de minutes avec J. Willgoose, Esq.

En ce jour de 10ème anniversaire des attentats de Londres, la chanson London Can Take It prend un autre sens toujours d’actualité malheureusement. Everest se finit et tandis que nous nous préparons à partir, nous voyons les garçons remonter sur scène pour un rappel avec Signal 30, une grande première pour moi !

Pour la petite anecdote, la sangle de basse de JFA a lâché durant ce morceau poussant Dan à monter sur scène pour l’aider à la remettre, le pauvre jouait de la basse un genou en l’air.

J’obtiens une setlist grâce à Dan encore une fois et je la fais signer par Willgoose qui ajoute Signal 30 (je vois au passage que Tomorrow remplaçait If War Should Come). je vous épargne mon grand moment de solitude et de honte au moment du passage de main vers JFA et Wriggles débarque juste à temps. Nous nous lançons dans une discussion sur les flyers de la tournée de novembre et quand je leur dis que je fais toutes les dates, Wriggles sort l’idée du “Anne-Sophie’s bus” (euh, oui, avec chauffeur ? Je n’ai pas le permis). JFA me demande quand ils me revoient alors je dis au London Craft Beer Festival, mais j’apprends que ce sera “juste” un DJ set de Willgoose, bon bah au Freedom Festival de Hull alors ! Deux mois sans les voir, de la torture…

5 septembre 2015, Freedom Festival, Hull

J’ai survécu, mais juste à peine 😉

J’arrive devant la Yellow Bus Stage vers 17h et m’installe dans l’une des chaises de plage après avoir inspecté la distance entre la barrière et la scène (c’est loin !). Je commence à lire jusqu’à ce qu’une voix familière me dise bonjour, c’était Willgoose en repérage 🙂

Après un très bon groupe et un groupe moins intéressant, mais sur lequel dansait/mimait une jeune fille, nous pouvons enfin nous approcher de la barrière ! (Nous = une bonne partie du groupe Facebook).

À peine arrivée sur la barrière que Mr B vient me dire bonjour, c’est vrai que ça faisait longtemps (4 mois…)

La setlist est plus que correcte, étant donné que c’est un festival et que c’est gratuit. Les lumières sont très jolies, même si la bande de LED sous eux était un peu gênante.

Le groupe paraît vraiment en forme et revoir Sputters, eh beh, ça faisait du bien ! J. se plante encore sur ses samples de couleurs sur ROYGBIV, mais ce n’est pas grave ! Un nouveau trompettiste, Rob, les accompagne avec les déjà connus Barnaby au trombone et Toby à la trompette ; il porte, à la différence de ses camarades, un nœud pap’ !

Mr B, gentil comme il est, fait un parcours du combattant pour nous donner du “chatterton gratuit” (comprendre des setlists), et les Ws le rejoignent pour nous causer, plus particulièrement aux enfants présents (étant donné que leurs concerts sont souvent interdits aux moins de 14/16 ans, c’est leurs rares occasions de les voir).

Je leur dis “À demain !” (ah, ça me manquait aussi !) et je repars à l’hôtel.

6 septembre 2015, Together The People Festival, Brighton

Un peu stressée par le assez long trajet entre Hull et Brighton car le festival ouvre ses portes à midi et je n’y serai pas avant 15h, 15h30…

Contrairement à la veille, il fait assez chaud, et c’est trempée que j’arrive à l’hôtel. Il est donc finalement 15h30 quand je ressors de l’hôtel pour aller de l’autre côté de la route dans le Preston Park où a lieu le festival.

J’ai l’impression d’entendre mon prénom… (“Mais non Ann’So, personne ne te connait ici !”) En fait, c’était bien le cas et je retrouve un Mr B en short qui me courait après :p On papote un peu, je lui dis que je ne peux malheureusement pas faire The Good Life Experience car trop cher (c’est dommage, ça aurait été mes 35 ans !), il me répond que lui non plus n’y sera pas.

On s’approche de la grille, il m’explique que lui peut rentrer mais me montre l’endroit de l’entrée principale ^^

Je recommence à stresser de peur de ne pouvoir être au premier rang pour PSB, mais j’ai deux bonnes heures devant moi pour y arriver…

Je rentre, c’est Roots Manuva qui se produit sur la scène principale, il y a beaucoup de monde. Je sors mes talents de ninja, et hop, deuxième rang. Le groupe finit et oh, plus personne sur la barrière, je m’installe.

Suivra Lucy Rose que je connaissais uniquement de son duo avec les Manics que j’ai bien aimée ! (Très belle complicité avec ses fans !) et puis enfin mes chouchous !

Giles me regarde l’air de dire “Mais qu’est-ce que tu fous là !?” et Willgoose me fait coucou, ainsi qu’à une jolie petite rousse à mes côtés. Son papa m’explique qu’ils les ont rencontrés au stand de Resident Records plus tôt dans l’après-midi. Il s’avère qu’il est aussi fan des Manics !

Concert en plein jour signifie pas d’écran, mais Sputters est là ! Mr B laisse un petit mot à Willgoose sur son iBook, ça le fera bien marrer quand il remontra sur scène, mystère !

Set d’une heure de festival classique et la bonne humeur continue quand Willgoose présente Mr B qui montre ses faux écrans comme un présentateur météo !

Je récupère une setlist grâce à Giles et je fais un bref tour du festival, fête foraine, stands de nourriture (dont du vegan, j’ai pu manger !), stand d’artisanat. J’écoute vaguement le reste du line up et je rentre. Reste encore un festival avant la tournée britannique de novembre (que je fais en entier bien évidemment ! – “Good !” selon Mr B).

10 octobre 2016, Rockaway Beach, Bognor Regis

Encore une grande première pour moi, je fais un festival en entier ! Rockaway Beach, première édition de ce festival, se déroule dans un resort de vacances balnéaire à l’Ouest de Brighton, plus exactement à Bognor Regis.

Après avoir longuement hésité à y aller (il fallait obligatoirement y rester en entier, car ils ne vendaient que des packages 3 nuits/3 jours), le line-up extraordinaire m’y a poussé finalement et je ne regrette pas !

C’est au bout d’un long voyage Eurostar + train (1h45 depuis Londres) que je trouve enfin l’entrée de Butlins (le nom du resort). Un très gentil monsieur âgé me donne le chemin à suivre jusqu’à mon hôtel, le Shoreline, sur le thème des bateaux et de la mer (le bâtiment en lui-même est un bateau d’ailleurs). Je traverse donc une grande partie du resort et je fais une courte queue à la réception.

La réceptionniste qui m’accueille est fort agréable (en fait, j’ai trouvé tous les employés adorables) et s’extasie en voyant que je viens de France ! Rapide présentation et hop bracelet accroché, je fille découvrir ma chambre et m’installer, hâte de voir cette fameuse vue partielle sur la Manche promise sur ma confirmation et là, la surprise, la vue est MA-GNI-FIQUE !

Après m’être changée et avoir fait quelques courses, je regarde le programme et je vois que le premier groupe va bientôt commencer sur la Reds Stage (où jouera PSB le lendemain), je décide donc de faire du repérage 😉

Salle assez intime (600 personnes) et pas de barrière, cool ! Le groupe, The John Knox Sex Club, monte sur scène. Je ne les connais pas mais ce que j’entends me charme, je reste (et j’ai bien fait, le chanteur – au doux accent glaswégien – fait des hugs à tout le monde :P).

Je fais ensuite une pause au Burger King, histoire de manger chaud et pas cher.

Je veux voir Errors (qui ont remixé Go!), je prends donc la direction de la grande salle (1500 personnes), la Centre Stage (une troisième est érigée sous le Skyline Pavillion, cœur du resort). Je m’installe au premier rang pour Emma Pollock, que je ne connais pas non plus (c’est juste une ancienne membre des Delgados, Ann’So l’inculte !). Elle est très marrante et… écossaise aussi ! (Ce sera le thème du festival pour moi je crois.)

Je me décale légèrement sur la gauche pour les autres Écossais de Errors qui sont absolument géniaux sur scène !

Je finis la soirée avec Echo & The Bunnymen, que je n’ai pu malheureusement pas bien appréciés vu ma fatigue avançant avec le concert.

Deuxième jour (le plus important car PSB jouaient !) : Je commence la journée tranquille par une grosse matinée bien méritée après la fatigue de la veille avant de m’installer devant la scène du Skyline pour Jennie Vee. Je connais son nom car elle est fan des Manics (elle a même fait leur première partie sur la tournée nord-américaine de The Holy Bible) et son guitariste me suit sur Instagram (normal !). Je n’avais pas encore eu l’occasion d’écouter et j’ai beaucoup aimé son set, du coup, je suis allée leur parler à la fin, et le courant est plutôt bien passé, elle est tout simplement adorable. Et comme c’était le Hug A Drummer Day, j’en ai fait deux à son incroyable batteuse !

Je retourne à l’hôtel me reposer puis je croise quelques Informers (comprendre fans de PSB) au Spar.

Je me rends à la Reds Stage dès sa réouverture et me positionne pour Miaux Miaoux, que j’avais bien aimé sur Spotify. Et là, j’entends mon nom, oh Mr B, Wriggles, Giles, Peter (qui s’occupe des visuels avec Mr B) et le nouveau guitar tech sont là. J’en profite pour donner à Mr B le porte clé Sputters que j’ai enfin réussi à faire. Il lui plaît et me fait la bise (en bonne Française, j’en demande une deuxième), ils disparaissent en coulisses.

Miaoux Miaoux, bah ma foi, c’était bien bon, avec une bonne partie du public qui dansait. À la fin de leur set, on commence à s’avancer pour s’assurer une place au premier rang car Ghostpoet, qui passe après, attire pas mal de monde. Je ne connaissais que de nom mais là aussi, j’ai passé un bon moment.

Arrive ensuite la raison première de mon déplacement, mes petits Anglais 🙂 Hélas, tout ne se passera pas comme sur des roulettes. Mr B allume Sputters et là, le côté diva de la machine refait surface comme à Glasgow. On dit à Mr B de lui faire un hug, ce qu’il fait lol mais ça n’aide pas. Il sort alors mon porte-clé de sa poche et imite son grand frère, à mon grand fou rire.

Puis on attend, on attend, on attend, Willgoose fait la tête, on lui demande qu’est-ce qui ne va pas, il nous dit qu’ils ont du mal à brancher 20 câbles dans les bons trous.

C’est finalement avec une heure de retard et un “sorry” que Sputnik retentit enfin. Très bonne setlist mélangeant toutes les époques du groupe, je chipoterais sur l’absence de Elf Part 2 mais bon, je pense qu’ils avaient eu leur comptant de problèmes techniques pour la soirée. Le groupe remonte sur scène pour le rappel et donc Gagarin et là surprise, aux côtés du familier Johnny au saxo, c’est bien JFabs qui s’avance avec une trompette (oui oui, c’est bien une trompette cette fois-ci !) et qui… danse ?! OH-MY-GOD ! C’était juste excellent !

À la fin, je récupère une setlist grâce au petit guitar tech dont je ne sais toujours pas le nom (mise à jour 2016 : c’est Joe) et je m’aperçois que même l’imprimante avait des problèmes techniques. Mr B viendra nous parler brièvement après me disant que “mon” Sputters était bien plus fiable que le sien et se rappelant notre discussion à Brighton, me souhaite un bon anniversaire !

Je ne verrai pas les autres et je rentre me coucher un peu déçue d’avoir raté Johnny Marr.

Le troisième jour sera une journée relax, n’ayant personne en particulier à voir. Je prends un bon petit-déjeuner dans le diner en face de l’hôtel, je pars me balader sur la place, laissant une petite dédicace à PSB et je me dirige vers la scène du Skyline où je vois des cuivres sur scène, je me prends une petite limonade bien accueillie vu qu’il fait bien chaud au soleil.

Je regarde donc Big Hogg, de Glasgow, eh oui, le thème continue ! Ce groupe est très bizarre, le guitariste semble sortir tout droit des années 1970 américaines, la chanteuse est habillée comme une working girl des années 1980 et joue de la clarinette et il y a une trompette et un trombone. La chanteuse parle de “Public Service Broadcast” et je m’énerve sur Twitter. Je me balade un peu encore et je me fais une pizza avant d’aller voir Young Fathers pour découvrir, et j’ai vraiment bien aimé ! Allez, zou, on rentre, il faut refaire la valise avant de partir à 8h le lendemain ! Un long mois à attendre avant la tournée…

Tournée d’hiver 2015/2016 + concert au Science Museum de Londres