Tag Archive: Inform – Educate – Entertain

MOJO | May 2013


PUBLIC SERVICE BROADCASTING ****

Inform – Educate – Entertain Test Card. CD/LP

History-rocking London duo raid the archives.

When playing live, Public Service Broadcasting have a computer to make stage announcements; but rather than a cold robot voice, it’s a simulated Received Pronunciation radio presenter that tells the crowd they’re looking good. Such is the group’s Reithian, time-slipped world, which mainman J. Willgoose envisaged when hopped up on BFI Public information films. Overlaying adrenalised post-rock and electronics with sampled dialogue from movies of the ’30s to the ’50s may sound like a dry premise, but there is a strange and gripping transport to be had in these imaginative flights concerning climbing Mount Everest, the Luftwaffe-bashing Spitfire and, in the Kraftwerk-in-a-garden-shed banjo clap-along ROYGBIV, the glories of science (are PSB driven by bygone but benign, pipe-smoking idea of manliness that seems so out dated it’s become avant-garde?). File admiringly next to British Sea Power and the Hauntologist tendency.

Ian Harrison

Deux autres Twitter Listening Parties !

Le dimanche 13 décembre dernier, nous avons été gâtés d’une double double de Willgoose ! En effet, nous avons eu le droit à la Twitter Listening Party pour Inform – Educate – Entertain, en replay ici, suivie par celle pour l’album solo de Willgoose sous le nom de Late Night Final, A Wonderful Hope, sorti quelques jours auparavant, en replay ici.

Je vous recommande également la lecture du dernier numéro de Electronic Sounds qui contient une interview avec Willgoose dans laquelle il parle vaguement du quatrième album de PSB en plus de A Wonderful Hope.

INFORM – EDUCATE – ENTERTAIN | Paroles

Disponible sur :

Description :

Motto de la BBC, écrit par John Reith. Ce morceau est en fait le patchwork de toutes les chansons de l’album, tel un manifeste. Il se conclut par les célèbres signaux horaires de Greenwich, nommés “pips”, diffusés par la BBC à l’heure juste, toutes les heures.

Paroles :

Out of the past and into your future comes this news
And the news is Public Service Broadcasting
A bright new era dawning
The vivid, pulsating miracle that gives substance to shadow
Who knows what miracles are yet to come?
It’s tiring always stretching up for something that is just out of reach, but I’ll get it
After all, what I want isn’t as easy as all that
Two very small men cutting steps in the roof of the world
Public Service Broadcasting
They say something about the spirit of our own time
Something that will still be worth saying a hundred years hence
Trains from Bristol, Cardiff, Manchester, Stoke, Liverpool and Birmingham bring a thousand bags of mail to the north
I tried to warn you now
It’s the end this time
I’m sorry; I was telling people to shut up talking
What I mean to say is
There’s nothing between us and heaven
Nothing at all

C’mon, I’ll give you a real ride
Here we go again
I believe in this world to come, I think it’s gonna be a pretty good world
Public Service Broadcasting


Informer – Éduquer – Divertir

Du passé et dans l’avenir vient cette nouveauté
Et cette nouveauté, c’est Public Service Broadcasting
Une toute nouvelle époque à venir
Le miracle vif et pulsatif qui donne de la substance à l’ombre
Qui sait quels miracles doivent encore se passer ?
C’est fatiguant de s’allonger pour quelque chose qui est juste hors de portée, mais j’y arriverai
Après tout, ce que je veux n’est pas aussi facile que cela
Deux petits hommes creusant des marches dans le toit du monde
Public Service Broadcasting
Ils disent quelque chose sur l’esprit de notre époque
Quelque chose qui sera toujours d’actualité d’ici cent ans
Des trains de Bristol, Cardiff, Manchester, Stoke, Liverpool et Birmingham apportent des milliers de sacs postaux dans le Nord
J’ai essayé de t’avertir, tu sais
C’est la fin cette fois
Chuis désolé, je disais aux gens de se la fermer
Ce que je veux dire, c’est ça :
Il n’y a rien entre nous et les cieux
Il n’y a rien du tout

Allez, tu vas voir où je vais t’emmener
Allez, on repart
Je crois en ce monde à venir, je pense que ce sera un très beau
Public Service Broadcasting

INFORM – EDUCATE – ENTERTAIN THE DVD

Date de sortie : 4 novembre 2013

Formats : DVD Promo, DVD

La version DVD du premier album contient bien évidemment tous les clips réalisés pour chaque morceau diffusés derrière le groupe sur scène. Un commentaire fourni par le maître du jeu, J. Willgoose, Esq. s’avère très intéressant même sans sous-titres (anglais ou autres). Un petit exemple ici avec Spitfire :

Les bonus incluent On The Road With PSB où nous rejoignons le groupe lors de l’une de leurs journées les plus chargées de leur été 2013, tout d’abord en première partie de New Order à Macclesfield suivie d’une apparition au festival Beat-Herder où ils ont eu une grosse panne. Nos deux compères en viennent aussi quasiment aux mains quand il s’agit de déterminer leur station service préférée ! (Ah, cet humour anglais…)

An Audience With PSB At The BFI combine un reportage sur le BFI qui a fourni tous les films d’information au groupe et une interview de Willgoose par Jonny Ensall de Time Out où il explique qu’en fait, c’est Matt Smith qui lui a volé son look !

PSB Live At Village Underground compile des images captées lors de leur date londonienne le 27 mai 2013 et les versions live entières de Night Mail et de Everest.

Enfin sont également inclus les clips officiels de Theme From PSB et de Signal 30.

Night Mail < DiscographieElfstedentocht (Parts 1 & 2)

INFORM – EDUCATE – ENTERTAIN | Album

Date de sortie : 6 mai 2013

Formats : CD Promo, CD digipak, CD jewel case, 33 tours, Téléchargement, Édition limitée CD + DVD (marchés italien et allemand)

Morceaux :

Le premier album tant attendu après moultes retransmissions live et singles tient son nom du motto du public service britannique (l’équivalent de notre ORTF) “Informer, éduquer, divertir”. Il a atteint la 21ème place des charts albums britanniques. Alors qu’à première vue, ce ne serait être un album concept comme l’a été le EP The War Room, il s’agit bien d’un selon J. Willgoose, Esq., “le concept, c’est nous”. L’album est une compilation de morceaux plus ou moins anciens, certains datant même d’avant le EP. L’album s’ouvre sur le titre éponyme, qui s’avère être un medley musical de l’album. Suit un échappé du EP The War RoomSpitfire, dont on a déjà bien parlé, donc je vous renvoie là-bas pour plus d’information. Theme From PSB, comme son nom l’indique, raconte l’histoire du Public Service Broadcasting. Basé sur le banjo, c’est un des plus anciens morceaux du groupe, ici retravaillé. Morceau très estival, il fonctionne très bien en festivals. Signal 30 parle de sécurité routière et du film éducatif du même nom. Je vous invite à consulter l’article consacré au single pour en savoir plus. Night Mail sample le film documentaire du même nom de 1936 à propos d’un train postal du London, Midland and cottish Railway (LMS) de Londres en Écosse. Plus d’informations concernant ce film se trouvent dans l’article consacré au single. Qomolangman est le nom tibétain du Mont Everest et celui d’une réserve protégée qui correspond à la partie septentrionale de son massif. On comprendra plus aisément que ce morceau reprend des thèmes du morceau Everest avec des cuivres dessus. C’est la seule instrumentale de l’album et sert de pause sur la version CD de l’album (sur le 33 tours, elle clôt la face A. La face B commence par ROYGBIV, dont on a déjà parlé ici, à propos de l’arrivée de la couleur à la télévision. Ce morceau est une tentative d’écrire un morceau aussi coloré que possible, dixit J. Willgoose, Esq. The Now Generation, ensuite, est le morceau le plus superficiel de l’album, puisqu’il parle de mode. “Notre ode au velours côtelé”, hommage à leur style vestimentaire si important (il suffit de regarder le nom de ce site). Arrive après le morceau le plus ancien de l’album, et le deuxième morceau que Willgoose ait écrit sous le nom de Public Service Broadcasting. Je vous renvoie à l’article du single ROYGBIV pour plus d’informations. Everest, le morceau préféré de Willgoose sur l’album, vient de sa volonté d’écrire un morceau plus optimiste après le EP The War Room sur la deuxième guerre mondiale. L’album se conclut sur Late Night Final, très morose puisqu’il parle de la mort, mais c’est un très beau morceau, joué trop rarement sur scène. (Je vous recommande la vidéo captée à XOYO le 27 novembre 2012 – soirée de lancement du single Everest – avec des membres de Professor Penguin aux cuivres et à la basse. Si ce bassiste vous dit quelque chose, c’est qu’il ressemble fortement à un certain JF Abraham 😉 ). J. Willgoose, Esq., n’aimant pas le saxophone, s’étonne de la présence de celui de Wrigglesworth mais ne regrette rien. Cet album un peu fourre-tout en apparence était une bonne introduction au groupe et son concept.

Signal 30 < DiscographieTheme From PSB

MOJO | mai 2013

PUBLIC SERVICE BROADCASTING ****
Inform – Educate – Entertain Test Card. CD/LP

Le duo londonien qui secoue l’histoire font une descente dans les archives

Quand ils jouent live, Public Service Broadcasting ont un ordinateur pour faire des annonces sur scène ; mais à la place d’une voix robotique froide, c’est un présentateur simulé en Received Pronounciation qui dit au public qu’ils sont beaux. Tel est le monde reithien hors du temps du groupe, que le leader, J. Willgoose, a envisagé quand il a sauté sur les films d’information publiques du BFI. Recouvrir du post-rock et de l’électro adrénalisés de dialogues samplés de films des années 1930 à 1950 pourrait sembler être une prémisse sèche, mais il y a un transport étrange et saisissant à avoir dans ces voyages imaginatifs concernant grimper le Mont Everest, le Spitfire qui a massacré la Luftwaffe et, dans le morceau de Kraftwerk dans la cabane du jardin au banjo entraînant, ROYGBIV, les gloires de la science (est-ce que PSB sont poussés par une idée passée mais chaleureuse qui fume la pipe que la virilité semble si démodée qu’elle en est devenue avant-gardiste ?). À ranger avec admiration à côté de British Sea Power et la tendance hantologiste.

Ian Harrison

Traduction – 2 août 2015