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Journal d’une fan en tournée – 13

Festivals 2017

Tournée britannique octobre 2017

13 octobre 2017, Great Hall, Cardiff

Dieu seul sait ce que cette tournée me réservait quand j’ai décidé de faire toutes les dates, comme j’ai été gâtée !

Premier arrêt, Cardiff, où j’ai retrouvé avec plaisir mon ami Chris, et les deux fans des Manics, Jess, de Bristol, et Mia, de St Pétersbourg.

Après avoir parlé avec Flick, du merch, et Rob, un des Brassy Gents à la trompette, la sécurité nous guide vers l’entée où nous ferons la queue, avec la vue sur le tour bus de 16 places. J’apprendrai par la suite qu’en plus de leur petite remorque pour les instruments, ils ont désormais un camion Fly by Nite pour le design scénique.

On croise J qui a mal au crâne et nous dit qu’il vient d’avoir James Dean Bradfield au téléphone mais qu’il est trop malade pour venir.

Nous nous installons bien évidemment au premier rang au milieu. Andrew MacColl me reconnaît, me dit bonjour et s’en va. Palace, le groupe de première partie pour cette tournée, monte sur scène. Ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, en prime ils ne sont pas très charismatiques, mais je fais avec et j’applaudis poliment.

On observe la scène et apercevons quelques lampes et des objets bizarres qui s’avéreront être des caméras. Juste avant que mes garçons ne montent sur scène, Andrew me donne le CD promo de Turn No More, un sticker et un badge, oh la la !

Une version audio plus sobre de Geoffrey Went Too Far passe, puis Sound And Vision de David Bowie retentit, et le silence et le noir complet envahit la salle.

J monte seul avec sa guitare et commence les premières notes de Every Valley. Une des nombreuses lampes de mineurs créées par Mr B s’allume et descend, puis une autre, une troisième et une quatrième. Le reste du groupe, ainsi que les Brassy Gents rejoint J. Sans un mot, le groupe enchaîne sur The Pit avec toutes les lampes allumées, et les roues qui tournent. Theme From PSB et The Now Generation, retravaillées, possèdent de magnifiques lumières de la part de Francis Clegg. Sur Korolev, je me rend compte que les Brassy Gents ne sont plus sur câble mais par radio, leur donnant une liberté de mouvement.

Sur People Will Always Need Coal, je suis éblouie dans tous les sens du terme par les Lampes qui dansent littéralement devant nous.

Turn No More sera jouée donc sans JDBn et paraît bancale, mais n’oublions pas que c’est la première fois qu’ils la jouent sur scène !

Après Everest, le groupe descend de scène et s’installe sur le côté, laissant la scène au Beaufort Male Choir et ses très nombreux membres pour une version très émouvante de Take Me Home. Toute la salle ou presque est en pleurs, puis le public, Pays de Galles oblige, entonne son hymne national (que je reconnais en tant que bonne fan des Manics).

J’essaie de me contenir, mais dès que je tourne les yeux vers Jess, nous éclatons toutes les deux en larmes ! Bon Dieu, ce n’est que la première date ! Le père de J vient me dire bonjour et s’amuse de voir dans quel état me rend le groupe de son fils.

Je croise le tour manager extraordinaire, Giles, et managers, ravis de me voir et que je fasse la tournée entière.

On reste à discuter entre fans et JFabs et les Brassy Gents se mêlent à la conversation jusqu’à 1h du matin, je vais être fraîche pour le prochain concert !

14 octobre 2017, UEA, Norwich

Après un très très long voyage suite à des travaux sur la ligne Cardiff-Londres, j’arrive chez mon ami David, qui m’héberge gentiment ce soir.

Après une visite de son TARDIS et ses trois Daleks géants, nous partons vers l’université de Norwich, où se trouve la salle.

On arrive en plein soundcheck, où j’entends Elf Part 2 et Go To The Road, deux de mes préférées ! La première peu jouée à cause de sa difficulté et la deuxième, pas encore jouée (j’avoue que j’avais dit au groupe que c’était ma préférée de l’album et que j’aimerais bien l’entendre sur scène).

Comme d’habitude, je me suis trompée de porte, et au moment où je retrouve mon amie Tami et son mari, il y a trois personnes dans la file mais je m’inquiète pour rien car je pourrai me mettre à mon endroit habituel sans problème.

Ce soir, la première rangée de Lampies sont directement au-dessus du premier rang du public, déjà un changement par rapport à la veille.

Parlons des écrans ! Ceux déjà vus à Exeter feront effectivement la tournée avec des petits frères accrochés sur les côtés de la scène, 2 à Cardiff et ce soir 4 (d’où l’intérêt de faire une tournée entière, on peut observer tous ces petits détails).

Contrairement à la veille où j’essayais désespérément de tout voir en même temps, aujourd’hui j’ai essayé de me concentrer un peu plus.

Enfin, j’aurais essayé. À cause de la fatigue (j’aurais dormi 3 heures), je me suis endormie trois fois durant la demi-heure de Palace (ils ont joué exactement les mêmes chansons que la veille avec les mêmes mouvements).

Les visuels sur Go To The Road sont vraiment biens, mais Mr B les améliorera au cours de la tournée en y ajoutant des petits trucs ça et là. C’était très marrant de voir les Lampies descendant au-dessus de nous, même si je devais avoir l’air bête à les regarder !

Autre nouveauté sur la tournée (ça commence à faire beaucoup !) avec les nouvelles caméras qui tournent à 360° sur elles-mêmes, ils nous filment pendant Go! maintenant ! (Je suis donc apparue sur les écrans pratiquement tous les soirs…).

Gagarin reste toujours un grand moment de bordel organisé avec les Brassy Gents changeant leur danse tous les soirs et ce soir Giles, qui porte toujours le costume de cosmonaute, s’amuse à faire des pompes sur scène.

Trajet oblige, nous repartons sans attendre, de toute manière, le tour bus est inaccessible.

16 octobre 2017, Academy, Manchester

Les concerts à Manchester sont toujours très bons même si toujours un peu brut de pomme et ce soir ne déroge pas à la règle, c’était encore une belle soirée.

Après un jour de repos bien nécessaire, je retrouve dans la queue mon amie Helen et je fais la connaissance de deux Informers, Blake et Craig. Je retrouve également un ancien technicien lumière de concert déjà croisé à Liverpool et à l’Albert Hall.

En m’installant à mon endroit habituel, je vois encore quelques petits changements au design scénique, principalement les Lampies qui seront devant nous cette fois-ci.

Peu de changements dans la setlist ce soir, à part le retour de The Now Generation depuis Cardiff et l’arrivée de E.V.A..

C’est l’anniversaire du guitar tech Jack ce soir donc tout le groupe rejoint par les Brassy Gents et le public lui entonne un “Happy Birthday” bien mérité.

Ayant remarqué qu’il avait installé un pedal board au milieu de la scène, je m’attendais à un invité spécial en la personne de James Dean Bradfield, mais en fait ce sera Haiku Salut qui viendra rejoindre les garçons sur une magnifique version de They Gave Me A Lamp avec la tête dans les Lampies. Quel moment magique !

Sur Gagarin, un deuxième cosmonaute vient rejoindre Giles ! Après inspection, les tatouages répondent à ma question, il s’agit de Tom.

17 octobre 2017, Boilershop, Newcastle

Direction le grand Nord de l’Angleterre où il fait toujours aussi froid qu’en août dernier. Après avoir retrouvé le co-admin des Informers, Simon, dans la queue, je retrouve d’autres Informers à la barrière, ça fait toujours plaisir.

La scène ce soir est la plus petite de la tournée, résultat, une seule roue sur le côté gauche, pas d’écrans supplémentaires, pas de projecteurs au milieu entre les écrans et seulement 5 Lampies posées à terre.

Côté setlist, on notera l’arrivée de ROYGBIV que j’aime énormément sur scène donc je suis ravie.

J me semble un peu “lit up” et rigole beaucoup avec Jack 😉

Durant Gagarin, étant donné la taille de la scène, seul Giles apparaît mais par la suite, j’ai vu Tom dansant dans l’escalier sur le côté !

18 octobre 2017, Barrowlands, Glasgow

Même si le temps était glacial, l’ambiance à l’intérieur d’une de mes salles préférées au monde ne l’était sûrement pas !

Ayant encore oublié que les Écossais n’avaient pas pour habitude de faire la queue, je me retrouve quelques heures dans le froid quand j’entends “Bonjour, ça va ?” en français dans le texte, le groupe en Andrew MacColl partent dîner !

Après quelques cafouillages au scan de mon ticket, je monte les escaliers du Barrowlands à toute vitesse et je me retrouve à ma place habituelle à la barrière et… oh ils l’ont changée ! L’ancienne était très haute et rembourrée, la nouvelle est dans la norme.

Comme d’habitude, les concerts en Écosse ne déçoivent jamais et encore moins dans cette salle. Ça crie de partout, l’ambiance est chaude !

J dédicace They Gave Me A Lamp comme il l’a fait sur quasiment les autres dates à la bibliothèque des mineurs de Swansea qui l’a beaucoup aidé dans ses recherches pour Every Valley et là le fan des Manics (n’oublions pas que PSB a fait la première partie des Manics dans cette même salle en 2013 – j’y étais) qu’est J a sorti un magnifique “Librairies gave us power !”.

Go! commence et je sens qu’un truc est bizarre, effectivement, ils sont complètement décalés, je suis complètement perdue mais apparemment personne ou presque ne l’a remarqué.

Le groupe remonte sur scène pour le rappel et je vois une ombre en kilt sauter en l’air, JFabs ? Non, c’est Mr B ! (J’apprendrai par la suite qu’il est à moitié écossais).

Au cours de Gagarin, Giles et Tom descendent dans la fosse à photographes et nous font des high 5 ! Un grand merci à Andrew d’avoir immortalisé ce moment !

19 octobre 2017, O2 Academy, Leeds

Quel temps de chien m’accueille dans la ville natale de Wriggles ! En arrivant dans ma chambre, je m’aperçois que j’ai une Lampy aussi 😉 J’attends que le temps se calme pour aller chercher des provisions, ce qui n’arrivera pas donc j’enfile bien ma capuche sur la tête et je fonce tête baissée vers le centre commercial à côté. En baissant ma capuche, j’entends du français, oh salut les garçons (quand je vous dis que je ne le fais pas exprès de tomber sur eux tout le temps !).

Je retrouve Chris devant la salle, ainsi que Björn, venu de Suède et d’autres Informers, dont Helen et sa mère, septuagénaire !

La petite nouveauté dans la setlist ce soir est If War Should Come, toujours aussi poignante.

Sur Gagarin, je m’aperçois qu’il y a une femme dans un des costumes d’astronaute. J la décrira comme celle qui a envahit la scène du Brudenell Social Club en 2013, c’est donc la sœur de Wriggles ! D’ailleurs Tom aura dû venir la chercher pour qu’elle rentre backstage lol.

Avec Chris, on reste à parler jusqu’à 1h du matin avec la sécurité et on croisera Wriggles, Barney et Toby qui s’inquiètent pour moi et les longs trajets sur cette tournée, comme c’est mignon ! Wriggles me demandera comment j’ai trouvé la version de Go! de la veille à Glasgow… “Euh, j’étais perdue !” “Oui j’ai vu ça !” Les garçons sont un peu inquiets pour le lendemain, vu que c’est un concert assis, on verra bien ! On verra aussi Mr B qui allait se coucher avec un film.

20 octobre 2017, Arts Centre, Warwick

Direction Kinckley avec Björn pour retrouver Amelia après le travail afin qu’elle nous emmène sur le campus universitaire de Warwick près de Coventry où a lieu le concert ce soir. Nous avons la chance d’avoir tous des places au premier rang, car oui ce soir, c’est assis et numéroté ! On en profite pour y aller relax et dîner !

Afin de faire rire le groupe, Amelia nous a acheté du popcorn, alors une fois le sérieux de Every Valley et The Pit passé, nous en profitons sur Theme From PSB pour ouvrir les paquets et ça n’a pas raté, JFabs est mort de rire !

Côté setlist, nous avons le droit ce soir à la trop rare désormais ROYGBIV. Haiku Salut font leur deuxième apparition sur cette tournée et je me fais repérer en lançant le clappement de mains.

On finira le concert debout depuis Go!, au grand bonheur de JFabs.

On ne tarde pas, une heure de route nous attend jusqu’à Nottingham, car je suis accueillie par sa famille pour les trois prochaines nuits.

21 octobre 2017, Rock City, Nottingham

Un concert debout, youpi ! Dans la continuité de la crasse de la salle (on ne peut pas faire un pas sans que son pied reste collé par terre avec les effluves de bière), ce soir sera particulièrement remuant, voire “violent” (on reste à un concert de PSB, hein !).

Tandis que Chris, Björn et moi faisons la queue dans les escaliers (couverts, ouais !) du Rock City, nous croisons les filles de Haiku Salut qui nous reconnaissent et entament la discussion, elles sont vraiment sympa !

Côté setlist, rien de bien particulier mais au moment de Theme From PSB, ça commence à chauffer derrière nous et on est plusieurs à se retourner pour vérifier ce qui se passe et ce n’est pas passé inaperçu auprès du groupe car j’apprendrai par la suite que JFabs s’est rapproché du bord de la scène pour jeter un œil.

Ce dernier passera d’ailleurs un long moment sur la barrière pendant Go! lol et durant Gagarin ce sera deux filles de Haiku Salut qui seront dans les costumes pendant que la troisième filmera !

Nous partons vite fait après le concert pour récupérer la voiture au parking mais on est interpellés à coups de grands battements de bras par un très enthousiaste Mr B qui nous parlera un bon moment.

23 octobre 2017, Colston Hall, Bristol

Waou, quelle soirée spéciale !

Je rejoins Chris à la salle qui se trouve en fait dans un complexe culturel donc la queue est au sec, youpi ! Je mange une pizza et on écoute le soundcheck, euh… attend, on dirait la guitare de James Dean Bradfield ? Euh mais c’est sa voix en vrai, oh mais il est vraiment là ! C’est dans un état d’exaltation que nous accueillons Jess qui est naturellement dans le même état que nous.

En rentrant dans la salle, on s’aperçoit que ce soir, il y a 6 écrans supplémentaires !

Puis on voit Jack installer le matériel pour Haiku Salut et deux autres pédales pour James, ainsi qu’un papier sur le retour son. Je devine que ce sont les paroles de Turn No More.

Durant Sound & Vision, on voit une porte s’ouvrir cassant l’obscurité et on hurle tous “la porte !” (il s’agissait en fait de James et des filles de Haiku Salut qui allaient s’asseoir au balcon !).

Après un retour fort apprécié de Signal 30 dans la setlist, on apprécie comme c’est maintenant devenu une habitude l’apparition de Haiku Salut durant The Gave Me A Lamp, mais toujours pas de James Dean Bradfield…

Puis le rappel et JDB arrivent ! Très pro, il ne dira rien et c’est une version bien meilleure que celle de Cardiff que les garçons ont joué.

Tom me donne gentiment les paroles de Turn No More, en plus de ma setlist habituelle.

24 octobre 2017, Pyramids, Portsmouth

La journée de la malédiction, mon train est en retard, je me perds entre la gare et l’hôtel (pour changer !) et je rate le groupe en dédicace (mais je mangerai une délicieuse pie à l’anglaise, végétarienne bien sûr !).

On retrouve Philip devant la salle qui empeste le chlore de la piscine voisine (je rentrerai d’ailleurs trempée tellement cette salle est un chaudron !).

La malédiction se poursuit avec un technicien qui au lieu de faire attention tire un câble et patatras, une des nouvelles caméras est cassée !

Concert quelque peu banal pour moi, mais les autres qui n’ont pas fait la tournée ont adoré, tant mieux (il reste quand même en dernière place de mon classement, je ne sais pas si c’est à cause de la fatigue ou le sentiment de fin de tournée qui approche, enfin bref).

La petite surprise reviendra à Flick qui portera un des costumes durant Gagarin.

25 octobre 2017, De La Warr Pavilion, Bexhill

Après encore moultes péripéties dans les trains, j’arrive enfin dans la ville de la côte sud anglaise Bexhill, avec le luxe de dormir en face de la salle, le chef d’œuvre art déco De La Warr Pavilion.

Il faut que je passe par une brasserie pour récupérer la clé de ma chambre, au passage je croise JFabs en train de manger avec des amis qui me dit bonjour (quand je vous dis que je le fais pas exprès !). La propriétaire du B&B me demande si c’est un ami que je vais rejoindre alors je lui explique qu’il fait partie du groupe qui joue ce soir et que je suis en tournée. La chambre est magnifique au passage (et la télé a Netflix !).

Je retrouve Chris dans le complexe culturel qu’est le Pavilion, j’adore (les toilettes sont propres et gratuits !).

Quelques instants avant l’ouverture des portes, on apprend qu’on doit échanger nos e-tickets, heureusement il n’y a qu’un personne derrière nous. D’ailleurs, à l’ouverture des portes, il n’y aura que nous trois à la barrière pendant un moment.

Le chanteur de Palace nous reconnaît désormais et ponctue sa prestation de coucou et de sourires…

Quant aux garçons, un peu comme la veille, bon concert mais sans plus, pas de chanson particulière, pas d’invité.

On croise Rob après le concert qui ramène en voiture JFabs et d’autres Brassy Gents sur Londres.

26 octobre 2017, Hammersmith Apollo, Londres

(Ou peu importe comment vous appelez cette salle.)

Et voilà, c’est déjà la fin…

Ne pouvant pas encore prendre possession de ma chambre d’hôtel, je décide de passer devant la salle pour repérer le chemin. Il y a des jeunes dans des sacs de couchage… ah, ce sont des fans de Harry Styles, qui joue trois jours plus tard !

Je prends une photo de la devanture avec le nom du groupe et je tombe sur un J ébouriffé qui a eu la même idée que moi. Nous parlons un peu et je vais manger avant de retourner à l’hôtel et revenir rejoindre Chris dans la queue.

Beaucoup d’Informers nous retrouvent par la suite. J passera nous distribuer des bracelets pour nous donner accès à l’after après le concert et passera dans la queue jusqu’à épuisement des 50 bracelets, quel amour !

On parvient à nos places à la barrière qui me paraît bien plus petite qu’en 2005 quand j’étais venue voir les Manics…

La caméra cassée à Portsmouth a été remplacée par une autre, tous les écrans sont là (un lâchera au début du concert et j’apprendrai par la suite de Mr B qu’il aura été réparé par un gars qui est allé jusqu’à arracher les câbles avec les dents pour s’assurer qu’il remarche !).

Londres oblige, les Brassy Gents sont au complet dès Every Valley et The Pit.

Première surprise à la fin de People Will Always Need Coal, un groupe de fanfare apparaît sur scène. À regarder de plus près, ils sont bien jeunes. Effectivement, il s’agit des élèves de Wriggles !

JFabs sera complètement déchaîné ce soir ! Sur Go!, il jette sa basse par terre, saute sur la barrière et clappe des mains avec nous pour finir par manquer de se casser la tronche en remontant (“Tu m’as fait peur !” – “Mais nan, la sécu m’aurait récupérer !” Mais nan !).

Pour le rappel, le groupe remonte sur scène avec Lisa Jên Brown, oh, c’est You + Me et je ne sais pourquoi, j’éclate en larmes pendant la partie de J. Je sais que les garçons voient très bien ce qui se passe dans le public donc je baisse la tête mais je sais que je suis grillée. Gagarin a été en mode bipolaire pour moi après. Les confettis de Brixton sont revenus nous recouvrir encore une fois sur Everest.

On savait que le Beaufort Male Choir était de passage dans la capitale et que certains Informers les avaient vus et entendus dans un pub voisin, donc ce n’était pas une surprise si le groupe est descendu de scène pour s’asseoir sur la barrière pendant Take Me Home. Mr B me fera un hug énorme en me voyant – encore – en larmes et me donnera sa setlist.

En montant à l’étage pour l’after, on est accueillis par la chorale à nouveau, longuement applaudie par les gens au balcon quelques minutes auparavant lors de leur passage dans la fosse vers le bar.

Quel after ! Quel plaisir de tous leur parler et surprise, de croiser Michael Sheen ! Quelle magnifique tournée pour un magnifique album !

Tournée européenne novembre 2017

The News | 24 avril 2015

Public Service Broadcasting ne cessent de regarder vers les étoiles dans la Course à l’Espace

La course à l’espace a marqué une période hors pair d’exploration et d’avance technologique pour l’humanité

Mais curieusement tout semble plutôt désuet et l’époque est saupoudrée de nostalgie.

Cependant Public Service Broadcasting ont jeté un œil frais aux 15 années de 1957 à 1972, utilisant des images d’archives et les combinent avec une musique de pointe.

Comme le leader de PSB, J Willgoose, Esq, le dit : “C’est incroyable quand tu penses que c’était il y a plus de 40 ans. On a mis des gens sur la lune et on s’est arrêtés. Ce n’est pas souvent qu’on revient en arrière d’une réussite technologique et ça n’a pas été revisité.

“L’opportunisme politique est resté je suppose. On a besoin des bonnes circonstances historiques qui ont nourri cette période incroyable, quand ils avaient la raison et l’excuse de dépenser l’argent sur ce genre d’efforts.

“Je pense que c’est un exemple intéressant de la manière dont l’humanité s’est poussée en avant – la manière dont cette poussée créative peut sortir de quelque chose conçu pour la destruction”.

The Race For Space nous emmène du lancement de Spoutnik 1 à l’hommage “Afrobeat avec des balalaïkas” au premier homme dans l’espace, Gagarine, le désastre d’Apollo 1, et finalement l’alunissage.

Après le succès du premier album de 2013, Inform-Educate-Entertain, J dit qu’il avait déjà une idée d’où il voulait aller après : “J’ai pensé que ce serait un EP ou un mini-album, je n’ai jamais pensé que ce serait un album complet mais quand j’ai commencé à travailler dessus, c’est devenu huit morceaux assez rapidement et après c’était un album”.

L’album a été dévoilé au National Space Centre de Leicester en février.

“Le spectacle sur scène est un peu une évolution plutôt qu’un révolution – on a un peu plus de fioritures spéciales, explique J. On a construit notre propre Spoutnik à LED, et on a tout un tas d’autres effets visuels. On a également un troisième membre qui nous a rejoint sur scène, JF Abraham, qui joue un peu de cuivre, des claviers et des percussions. C’est un son plus gros et un spectacle plus impliqué sur le plan musical”.

La première partie est assurée par les Smoke Fairies de Chichester, qui apparaissent sur l’hommage de The Race For Space à la première femme dans l’espace, Valentina Tereshkova. “La manière dont elles l’ont fait, elles ont été assez courageuses”, dit J de leur contribution. “Ce serait terrifiant pour moi d’aller dans un studio faire ce qu’elles ont fait.

“Elles ont définitivement poussé la chanson dans une direction qu’elle n’aurait pris autrement”.

Ils jouent au Pyramids Centre ce soir, ouverture des portes à 19h. Billets à 19.25 £.

Traduction : 27 mars 2017

Journal d’une fan en tournée – 9

Tournée européenne mars/avril 2016

Retrouvailles avec les Manics et saison estivale 2016

28 mai 2016, Liberty Stadium, Swansea

Eurgh, un stade, tout ce que j’aime mais l’affiche trop attirante : PSB, SFA, MSP, que des acronymes à trois lettres !

Les garçons jouant à 17h45, les faux écrans sont là, mais Mr B utilisera les écrans sur les côtés de la scène. Le même Mr B qui me repère direct et me dit bonjour, tandis que je devrai faire signe à Gilles qui me cherchait !

Sentiment très bizarre quand je m’aperçois que JFabs est en béquille et qu’ils ne jouent pas Sputnik ! Mékécekecékecebinz ? Sputters est pourtant là mais c’est bien London Can Take It qui retentait… J semble tendu et nerveux et se vautre dans Signal 30.

Sputters s’élèvera enfin sur Korolev où les cuivres montent sur scène. Mon voisin et ami guitariste trouvera Valentina très jolie et la foule commence à bouger sur SpitfireThe Other Side ne fonctionne pas vraiment en plein jour, mais la danse des cuivres sur Gagarin sera appréciée.

Je demande une setlist et Giles qui finit enfin par m’entendre me fait signe qu’il n’y en a plus, mais vient jusqu’à la barrière cinq minutes plus tard m’en apporter une 🙂

J’ai beaucoup aimé SFA pour ma première fois et bien sûr mes biens aimés Manics, malgré un public pourri et une pluie torrentielle.

Prochain rendez-vous, le Bluedot Festival en passant par la Silent Disco de lancement de l’album de Remixes.

22 juillet 2016, Bluedot Festival, Jodrell Bank

Après un petit passage au Science Museum pour la soirée de lancement de l’album de remixes un mois avant (où JFabs m’a demandé s’il pouvait m’appeler “Anne-So” lol), me voici repartie sur la route des festivals.

Le festival geek par excellence situé à Jodrell Bank où se trouve le plus grand télescope d’Europe, celui qui a pu capter les signaux de Spoutnik et qui servira de toile de fond pour le clip de Sputnik. Cependant mes attentes se sont vues récompensées par quelques déceptions.

Premièrement, j’avais une crève d’enfer (oui, oui, y’a que moi pour tomber malade en plein été !), j’ai failli rater mon bus de Manchester car je ne trouvais pas la rue et on s’est retrouvés, comme énormément d’autres festivaliers, dans un bouchon énorme alors qu’on pouvait voir le télescope. La plupart d’entre nous finissons à pieds. Je me retrouve dans la queue weekend avant de trouver celle plus courte pour les tickets journaliers. Heureusement que J avait posté l’horaire à laquelle ils jouaient car il fallait acheter un programme à 10£ pour avoir les horaires de passage des groupes.

C’est 45 minutes après l’ouverture des portes que j’arrive à la Lovell Stage, où les garçons joueront 1h30 après. Il y a beaucoup de monde pour le professeur Brian Cox et compagnie mais la ninja en moi arrive au deuxième rang et ensuite j’arrive à avoir la barrière pour PSB, woo !

D’autres Informers sont là mais on est un peu éparpillés.

Mr B me voit, me fait coucou, alerte les autres et tout le monde me fait coucou 🙂

40 minutes de set obligent, pas de Sputnik 🙁 mais une magnifique chemise estivale pour Wriggles. Les garçons seront très bien accueillis et les gens se plaindront même qu’ils auraient pu jouer plus longtemps.

Matt, toujours aussi serviable, me donnera une setlist.

Comme promis sur Twitter, ils viendront tous à la barrière et je me retrouve avec les signatures de tout le monde, y compris les Brassy Gents ! (Mention spéciale à J et JFabs pour leur “Vive la France!”).

Je ne peux pas trop leur parler étant donné l’état de ma voix, j’espère me rattraper bientôt…

28 août 2016, Victorious Festival, Portsmouth

Après deux heures de car depuis Londres, me voici à Portsmouth et j’arrive à me placer comme il faut à la barrière de cet énorme festival (maman j’ai peur !). Il est 10h du matin, les garçons jouent à 19h, ça va être fun !

Les hostilités commencent à 11h30 avec Marley Blandford, petit gars du coin, soutenu par beaucoup de proches. Ses choristes ont des voix impressionnantes !

Suivront ensuite The Slow Readers Club, dont une poignée de fans étaient à la barrière. Un coup d’œil au guitariste et sa guitare et je suis amoureuse ! Le mini-soundcheck confirmera cette impression, j’adore ce groupe ! Si vous aimez Editors, ce groupe est pour vous.

Changement d’ambiance et de public pour Will Young… Euh, par respect pour ses fans, je m’abstiendrai de commentaire.

Suivront The Beautiful Secret, dont c’est le premier concert. La chanteuse à la voix très impressionnantes sait communiquer son enthousiasme, mais je ne suis pas fan de rock FM.

Ah Space ! J’avais oublié combien je les aimais ! Très bon moment dont une partie passée avec des poupées gonflables lol.

Puis arrivent Eliza and the Bear. Certes ces garçons sont très enthousiastes mais ce n’est pas vraiment ma tasse de thé.

Giles passe devant moi, je l’appelle, on discute brièvement et il repart à la tâche.

Milky Chance, la revanche… Bah ça ne passe toujours pas !

Enfin les garçons s’installent, au grand complet avec Mr B. 45 minutes obligent, Sputnik est sucré et ils démarrent sur Theme From PSB mais avec Sputters qui s’élève. L’humour marche toujours et j’ai l’impression qu’ils se sont fait de nouveaux fans 🙂

Je demande 2 setlists à Giles, qui m’en donne 3 😀

Prochain rendez-vous, Ramsbottom Festival.

16 septembre 2016, Ramsbottom Festival

Voir les garçons en tête d’affiche d’un petit festival trois jours avant mon anniversaire ? Je dis oui !

Helen, qui m’héberge, Gavin et moi, arrivons une bonne heure et demie avant l’ouverture des portes, ce qui nous permet de nous garer gratuitement sur le parking de la gare. Nous nous promenons un peu en ville et croisons Giles, James et et Jack, oops !

Nous sommes parmi les tous premiers à entrer dans l’enceinte du festival, c’est à dire un club de cricket et c’est vraiment petit ! Je m’installe sur la barrière de la scène principale où il n’y a personne, étant donné que le premier groupe sur cette scène commencera dans une demi-heure, mais je vois les garçons manger leur barbecue (ils ont même mis des photos sur Instagram). Le temps se fait long et… ça caille ! C’est frigorifiée que je regarde, amusée, Julian Cope.

Mr B me dira bonjour et je vois qu’il a froid aussi, mais c’est sans compter sur le pouvoir du barbecue, les garçons étaient extraordinaires ce soir-là, mention particulière à JFabs qui est venu jusqu’à faire de la basse sur les amplis devant la scène et J qui va jusqu’à Wriggles à plusieurs occasions et se vautre dans pleins de trucs (hmmm, t’es bourré Choupinou ?).

Tête d’affiche veut dire 1h10 de set et donc… retour de Sputnik, ouais ! (Malgré un bug dans les samples, dû à la technologie). Et puis aussi retour de ROYGBIV, bon dieu que je l’aime et Night Mail. Arrivé à Korolev, me voici en t-shirt ! Version magnifique de The Other Side sous le clair de pleine Lune…

Grâce au gentil monsieur de la sécurité avec qui j’avais parlé dans l’après-midi, j’obtiens une setlist.

Je dis au-revoir à Mr B, qui m’interpelle une setlist à la main, “Tu as eu une setlist ?” C’est trop mignon !

Ce groupe prouve que même au bout de la 56ème fois, ils continueront toujours à m’étonner 🙂

Concerts spéciaux fin 2016/début 2017