Journal d’une fan en tournée

Journal d’une fan en tournée – 5

Tournée britannique avril/mai 2015

Tournée européenne mai/juin 2015

15 mai 2015, Festival Les Nuits Sonores, Lyon

La tournée française commence par cette date isolée en pleine tournée italienne au festival les Nuits Sonores à Lyon.

Comme le nom l’indique, c’est un festival qui se passe de nuit, mais repousser PSB de minuit à 1h30 du matin, c’était de la torture (surtout que plus tard dans le mois, ils étaient également prévus à 1h30 à Nîmes, plus là-dessus plus tard).

J’arrive donc bien après l’ouverture des portes et je me dirige tout droit vers la Halle 3 où le premier groupe se produit déjà, il s’agit de Tomaga, une batteuse et un mec multi-instrumentaliste. C’est assez sympa et j’en profite pour me faufiler le plus proche de la scène pour me placer progressivement pour PSB.

Suivra Jessica93, durant lequel je m’énerverai un “tout petit” peu contre ses fans pas très polis mais je retrouve la barrière pour Future Of The Left que je découvre et j’ai bien aimé (malgré la “perturbation” visuelle de la préparation de PSB).

1h30, Sputnik se fait ressentir… Setlist de festival oblige, ils ne jouent que 45 minutes avec Gagarin balancé en troisième position et ça ne fonctionne pas trop je trouve.

Willgoose dédicace très solennellement ROYGBIV aux frères Lumière à un public pas très réceptif avant de se vautrer allègrement dans ses samples de couleurs, laissant le pauvre JFA se dépêtrer dans le rythme de sa cloche. J’éclate de rire, Willgoose me regarde et me fait signe de me calmer ! Wriggles est également pété de rire, mais ils arrivent très professionnellement à finir non seulement la chanson mais leur set.

45 minutes, c’est vraiment trop court, vivement Angers et la tournée française pour de vrais et longs sets…

26 mai 2015, Le Chabada, Angers

C’est parti pour six jours d’affilée à voir les garçons dans toute la France !

Premier arrêt : Angers et le Chabada.

Après avoir tourné en rond un petit moment, je trouve enfin l’entrée. Je suis un peu stressée parce que j’ai des cadeaux à donner au groupe avant le concert de peur de ne pouvoir rentrer dans la salle (oui oui, encore des Reims Roses, plus des Croquignolles et des bouchons de champagne en chocolat remplis de Marc de Champagne). Je repère le van du groupe, je suis au bon endroit !

Pas le temps de m’installer cinq minutes pour lire que Wriggles et JFA (accompagnés de James, leur ingé-son) me font coucou, j’en profite pour leur larguer mes biscuits, qu’ils ouvriront avec Willgoose. JFA me demande ce que je suis en train de lire, je réponds un livre sur la course à l’espace (comme c’est étrange !).

Quelques temps, je vois Willgoose sortir sans me faire un signe ou quoi que ce soit… Je suis mauvaise langue, c’est pour mieux me parler à son retour à la salle. Il me demande si je fais toutes les dates françaises (“Oui Monsieur !”) et fait la grimace par rapport aux trajets difficiles (il s’avérera un peu prémonitoire pour le coup) et me dit que j’aurais peu de compétition pour le premier rang car pour certaines dates (à savoir Clermont et Dijon) uniquement une vingtaine de places ont été vendues, mais il me remercie de la publicité que j’essaie de faire.

21h, ouverture des portes, pas grand monde (mais ça finira par se remplir un peu) et encore moins au premier rang. Ils s’obstinent à ne pas déplacer Gagarin à la fin ou en rappel, mais ce n’est pas grave, c’était un concert bien sympa quand même. Au moment de présenter “Angers”, Willgoose me regarde pour savoir s’il a bien “prononcé”. Mon pouce est en l’air, il est content.

Après le concert, je me rends vers le stand de merch où Giles me fait un accueil à la française avec les bises ! Willgoose arrive et je lui fais signer 3 45 tours colorés dont Go! qu’il n’a pas eu l’occasion de voir donc il fait comme chez lui et regarde le produit. J’ai le droit à des dédicaces de folie en français 🙂 Je fais la rencontre de Elo, qui a interviewé Willgoose plus tôt, voir ici.

Puis je rentre car la semaine va être chargée !

27 mai 2015, Petit Bain, Paris

Et me voici de retour à Paris ! La salle du jour semble intriguer les garçons, en effet, il s’agit de Petit Bain, une péniche !

J’arrive vers 18h et, oh surprise, je suis la première ! J’attendais ce concert plus que les autres car We Were Evergreen, déjà vus en première partie de PSB l’année dernière à Tooting, refont la première partie ce soir ! J’ai quelques inquiétudes car le concert clashe avec le retour de Ride à Paris (c’était à l’Olympia) mais le public était au rendez-vous et le groupe semble sincèrement content.

Gagarin est enfin remise à sa place en rappel et la magie opère ! Le concert en lui-même était vraiment bien avec un public réceptif qui blague avec le groupe.

We Were Evergreen étaient comme d’habitude super cools et leur reprise de Be Like You est géniale sur scène.

Après le concert Wriggles me dira qu’il a bien senti la péniche chalouper à la fin de Valentina. N’ayant rien ressenti, je lui demande s’il n’est pas bourré ! Je lui demande aussi s’il a trouvé les bouchons au Marc de Champagne forts, ce à quoi il répond qu’il ne les a pas vus ! Willgoose me confirmera par la suite que oui, ils sont forts !

J’essaie de faire de la pub pour ce site (si vous faites partie de ces personnes que j’ai “harcelées” sur la tournée, pardon et merci d’être passé !).

Je dis au groupe “à demain !” (ça commence à devenir une habitude !) et je ne tarde pas trop, mon train pour Clermont le lendemain part à 9h et je dois refaire ma valise…

28 mai 2015, La Petite Coopé, Clermont-Ferrand

Après 3h de train, un autre moine (voir mon voyage vers Newcastle) et un superbe accueil à l’hôtel, me voici devant la Petite Coopé, où une vingtaine de personnes sera là pour assister au concert de PSB.

Le groupe de première partie, Brabalan, est du coin et fête son premier concert. Bien que musicalement, ils ne m’ont pas très impressionnée (mais c’était sympa quand même, ne me méprenez pas !), mon souvenir restera le bermuda du chanteur avec des bananes dessus !

PSB feront la même setlist que la veille à Paris et malgré le fait que je me sois reculée un peu de la scène, j’ai eu l’impression de vivre un concert privé pour moi toute seule ! Ce que je raconte à Giles à la fin du concert.

Vu le peu de personnes présentes, Willgoose ne restera pas longtemps et je rentre tôt car il me faudra des forces pour affronter les deux prochains jours, qui sont des festivals !

29 mai 2015, Festival This Is Not A Love Song, Nîmes

J’appréhendais beaucoup cette journée car je n’avais pas un bon souvenir de Nîmes (j’y ai vu Depeche Mode aux Arènes en faisant la queue par 40° à l’ombre), de plus je ne suis pas du tout festival, mais qu’est-ce que je ne ferai pas pour PSB ?

Après un changement à Lyon et une rencontre surprise avec des Minions, une petite sieste, me voici à Paloma vers 21h, je me dirige directement vers le club où Public Service Broadcasting se produiront à 1h30 (oui oui !) car j’avais lu sur internet qu’il était difficile d’y rentrer. Sans blague ? J’ai dû faire près de 40 minutes de queue pour entrer, puis après avoir croisé le photographe Robert Gil qui nous a averti qu’il y avait de la place devant la scène, me voici au second rang après dix autres minutes !

Mikal Cronin était en plein set et étant donné le temps que j’ai mis à bien m’installer, je n’ai pas eu vraiment le temps de m’y intéresser (en fait, la hauteur de la scène m’inquiétait car je savais pertinemment que je n’allais pas bien voir Willgoose, et j’avais raison, vous verrez plus tard).

Le club se vidant complètement après, je m’installe au premier rang pour être certaine d’être bien placée pour PSB.

Kevin Morby suivra, renforcé par une bonne poignée de fans présents pour l’encourager. Ce n’est pas nécessairement ma tasse de thé mais ce n’est pas désagréable non plus.

Le club se vide à nouveau et pendant que le prochain groupe s’installe, Giles vient me faire un petit coucou pour voir si tout va bien 🙂

DBFC suivront et c’est ma surprise du festival, j’ai a-do-ré et j’espère bien les revoir rapidement. Si vous aimez Yan Wagner, bah vous allez aimer. C’est impossible de ne pas se déhancher là-dessus.

PSB finalement commencent à s’installer et que vois-je ? Une setlist ! Faudra que je pense à la demander… Oh, de l’agitation à ma droite, le pauvre Dom (lumières) a une poussée de rhume des foins, on va lui donner des anti-histaminiques.

Comme je le craignais, je vois très mal Willgoose à moins de me faire un torticollis, mais comme je suis un peu plus à gauche que d’habitude, je vais plus me concentrer sur l’écran, JFA et Wriggles.

La setlist différait légèrement car Elf Part 2 était revenue et je ne l’avais pas entendue depuis la tournée britannique et surtout London Can Take It pas entendue depuis Leicester !

Malheureusement, le public semble bien fatigué et je n’ai pas l’impression que cela accroche… Je récupère la setlist et je file prendre la navette pour le centre-ville. Je croise Giles sur le chemin et je lui dis à tout à l’heure étant donné qu’il est 2h30 bien passées.

La navette de 3h passera finalement à 3h20 et il sera 3h40 quand je rentrerai à l’hôtel, le temps d’une douche et de refaire la valise, il sera 4h30, or je dois me lever à 5h pour attraper mon premier TGV. Je décide de faire nuit blanche, yeah rock’n’roll (ou pas) !

30 mai 2015, Festival Les 3 Éléphants, Laval

C’est dans un état de décomposition avancée que j’arrive à Laval n’ayant pu dormir dans les TGV bondés. Je m’assoupis deux heures à l’hôtel avant de m’activer vers le festival Les 3 Éléphants. Il est moins d’une demi-heure avant l’ouverture des portes et peu de monde se presse aux portes.

Les portes ouvrent, je me dirige directement vers le Patio où PSB jouera en deuxième position (ouf !) après les Canadiens de Ought. Et qui vois-je sur le côté de la scène qui me fait coucou ? Je vous laisse deviner !

Mais tout d’abord Ought, que j’avais ratés la veille à Nîmes car ils jouaient tôt aussi. Ma foi, ils sont bons ces petits !

Suivent donc PSB et les petits jeunes ados à côté de moi me font rire quand ils sortent en voyant Willgoose : “C’est Matt Smith, c’est le Docteur !”.

La setlist sera basique pour un festival, mais dès le crescendo de Sputnik, je sens que le public adhère, sentiment confirmé sur Signal 30 et encore plus sur The Other Side, le bruit de la foule faisant limite peur !

Le groupe me dit à demain et je reste une petite heure avant d’aller me coucher car fatiguée !

31 mai 2015, Le Consortium, Dijon

Et voici la dernière date de la tournée française, un sentiment de nostalgie se fait ressentir…

C’est au Consortium de Dijon que le concert a lieu ce soir et l’endroit ne ressemble pas du tout à une salle de concert (mais en même temps, avec PSB, je commence à m’habituer aux endroits insolites !)

Le groupe de première partie ce soir, c’est Falabella, et c’est vachement bien !

Comme le déchargement des instruments se fait par le devant de la scène, je me recule pour laisser tout le monde travailler tranquille, puis un mec se met devant Willgoose et lui demande si cela ne le dérange pas s’il se met là, ce à quoi il répond “Vois ça avec Anne-Sophie derrière toi” (Oui, bonjour, c’est moi, je prends mon manteau et je me casse !).

La scène étant basse, très basse, j’observe un petit message laissé à JFA et j’éclate de rire :

Pas de surprise dans la setlist, c’est la même qu’à Paris. Après le concert, je refais de la pub pour le site (désolée !) et je fais signer la setlist de Nîmes ; il mettra un joli “Who needs sleep ?” dessus 😉 (Voir la photo ci-dessus.)

Et c’est la fin de leur Tour de France, on se donne rendez-vous à Amsterdam le 9 juin !

9 juin 2015, Sugar Factory, Amsterdam

Après une petite pause par Cardiff pour voir les Manics, je suis de retour sur la route pour PSB, au programme cette semaine, les Pays-Bas et Luxembourg, leur date belge n’ayant pu se faire. Je découvre également une nouvelle salle, la Sugar Factory, juste en face du Melkweg où j’ai vu les Manics il y a quelques années. Je crains encore une scène haute mais que nenni, c’est parfait ! Les lumières au plafond sont super sympa en prime.

Le groupe de première partie ce soir, c’est Money For Rope, des Australiens. Alors tandis qu’ils sont très amusants à voir visuellement, sur le plan sonore, c’est une catastrophe ! Vite, envoyez mes Anglais !

Pays-Bas obligent, Elf Part 2 revient dans la setlist, mais apparemment les gens réclament la Part 1 sur Twitter, ce à quoi Wriggles répondra que JFA a besoin de l’apprendre mais qui sait ? (À suivre !)

L’enthousiasme des personnes qui viennent voir Willgoose à la fin du concert fait vraiment plaisir à voir.

En sortant de la salle, on croise le groupe dont JFA portant fièrement un maillot de foot orange national, puis on les perd dans un coffee shop :p

10 juin 2015, De Effenaar, EindhovenEindhoven

Le voyage dans l’inconnu commence alors car je ne connaissais que la capitale néerlandaise. À peine 1h30 de train séparent Amsterdam de Eindhoven et mon hôtel et la salle se trouvent à cinq minutes à pieds de la gare.

30ème concert de Public Service Broadcasting oblige, je célèbre cela avant le concert et nous nous préparons à kidnapper le groupe après pour une vraie célébration 😉

J’arrive devant la salle et… je suis la première pour changer. Il y en a en fait deux, la petite, où joue le groupe ce soir, et la grande, où ils ont ouvert pour les Manics l’année dernière.

Le groupe de première partie, les Néerlandais de The Mysterons sont très sympa.

PSB s’installent et je vois une setlist faite à la main par Willgoose avec un smiley devant JFA, hmmm.

Elf Part 2 est toujours là et If War Should Come est remplacée par London Can Take It toujours très bien accueillie.

Les vibrations sont tellement fortes que le caisson supportant le projecteur bouge et Giles doit venir caler tout cela. Les vidéos en mode oblique : une première !

Après le concert, nous arrivons à traîner le groupe au pub pour célébrer (et vous aurez deviné que j’ai eu la fameuse setlist signée par Willgoose himself).

11 juin 2015, Hedon, Zwolle

Et me voici à nouveau seule pour repartir sur la route. Cette fois-ci, je dois prendre deux trains en changeant à Utrecht pour atteindre la destination du jour, Zwolle.

En plus d’un train en retard, il me faut 20 bonnes minutes à pieds pour rejoindre mon hôtel où je fais une bonne petite sieste avant de me préparer et de me rendre à la salle qui est fort heureusement à 2 minutes à peine de l’hôtel.

Deux personnes s’y trouvent déjà, il s’avère qu’une est une amie de la fan de Kaiser Chiefs rencontrée à Birmingham !

La salle est petite, vraiment petite, à tel point que la console de mixage se trouve à 1.50m, 2m de moi !

Le groupe de première partie est malheureusement le même qu’à Amsterdam mais j’ai un peu mieux apprécié cette fois, probablement car le son était meilleur et qu’ils avaient cette fois-ci deux vraies batteries.

La setlist de PSB sera la même que la veille, donc aucune surprise.

Il est temps de dire au-revoir au groupe pour une journée où eux iront à l’Agence Spatiale Européenne et moi j’irai faire un tour à Bruxelles d’où je rejoindrai le Luxembourg directement.

13 juin 2015, Kulturfabrik, Esch-sur-Alzette

Après ce petit jour de pause, me voici de retour au Luxembourg. D’ailleurs, la dernière fois que j’y étais, c’était pour les Manics avec PSB en première partie ! Ce soir, le concert se passe en banlieue à la Kulturfabrik, centre culturel rassemblant plusieurs bâtiments. J’arrive et je vois un attroupement de parents et d’enfants, pas de panique, il s’agit d’un événement privé.

Je trouve l’entrée de la salle de concert et j’attends et j’entends surtout le soundcheck ! Ils répètent Elf Part 1 ! Depuis le temps que les Néerlandais leur réclamaient, c’est aux Luxembourgeois (avec une poignée de Français et de Belges) qu’ils feront l’honneur de cette première (enfin, ils l’ont déjà jouée lors de leur tournée pour IEE, mais pas avec JFA).

La salle n’est pas beaucoup remplie (mention spéciale à la demoiselle au t-shirt “E.V.A. / The Other Side” de fabrication maison) mais l’enthousiasme est là.

Le seul point négatif est que Elf Part 2 et London Can Take It n’ont pas été jouées, mais on ne peut tout avoir… La chaleur de la salle pousse Giles à venir installer un ventilo devant le caisson de Willgoose.

Comme d’habitude, ce dernier signe des disques et parle avec les gens. Je leur dis un dernier “À demain !” avant de rentrer à l’hôtel à Luxembourg-Ville pour me reposer avant mes nombreuses heures de voyage le lendemain.

14 juin 2015, Vera, Groningen

Et voici venu le temps de la dernière date européenne dans le Nord des Pays-Bas, le pays où le G se prononce “Rrr”. Après un très long voyage depuis Luxembourg, me voilà dans l’hôtel qui fait face à la salle… Arrivée première dans la queue une heure avant l’ouverture des portes, c’est seule que j’entre dans la salle (je sais que ce n’était pas complet, mais quand même !). J’ai même le temps de parler à Giles avant de m’installer devant la scène.

La première partie est assurée ce soir par Dotlights, groupe d’une personne, le guitariste et bidouilleur électro Casper Rossing Hengelo. Ce n’est pas vilain ce qu’il fait mais les lumières bizarres et le fait de ne pas comprendre ce qu’il disait entre chaque chanson (je ne parle toujours pas le néerlandais) n’a pas aidé…

PSB montera sur scène avec le ventilo de la veille, qui me gênera un peu (on ne peut pas tout avoir). J’ai dû faire une contorsion pour applaudir JFA lors de sa présentation (oui, c’est très grave ! – surtout quand l’intéressé s’en aperçoit !). La setlist sera identique à celle de la veille, avec l’ajout de Elf Part 2, avoir les deux parties le même soir pour finir la tournée, c’était limite exceptionnel !

À la fin, comme d’habitude, je vais au stand de merch taper la discut avec Giles et on regarde avec stupéfaction les gens monter sur des chaises pour récupérer les posters créés par une artiste locale afin de les faire signer.

J. Willgoose arrive, signe quelques trucs mais tout cela va très vite étant donné le peu de monde présent. C’est après une petite discution qu’il me demande si j’ai eu un poster, “Non”, “Est-ce que tu en veux un ?” “Bah oui !” Le voilà alors parti en coulisses m’en chercher un tout neuf tout propre et je ne résiste pas à la tentation de lui demander de le signer.

J’embarque un Sharpie à Giles et je vais voir JFA et Wriggles pour qu’il fasse de même. J’en profite pour parler un peu avec l’adorable JFA (d’autant plus que son message sur le poster l’était !) de Blur et du concert au BFI le 7 juillet pour lequel j’ai trouvé un siège au premier rang. Je rends le Sharpie à Giles et je leur dis à bientôt (“que” trois semaines à attendre !).

De retour à l’hôtel, je trouve le site de l’artiste du poster où je découvre qu’ils m’ont font un beau cadeau car il est limité à 50 exemplaires et vaut 38€ !

Été/automne 2015

Journal d’une fan en tournée – 4

Lancement de The Race For Space au Centre Spatial National de Leicester

Tournée britannique avril/mai 2015

25 avril 2015, Corn Exchange, Cambridge

Ayant manqué les trois premières dates de la tournée, j’attendais avec impatience cette date afin de les revoir (c’est étonnant, non ?).

C’était également un moment important car j’avais décidé de leur annoncer l’existence de ce site via un message écrit sur un nœud papillon (idée d’une amie écossaise) mais finalement ce sera une simple carte avec des chemises avec un nœud pap’ et une cravate que je leur ai fait, ainsi qu’un Dingo en élastiques pour JFA (suivre ma private joke avec lui au cours de la première soirée de Leicester).

Une amie ayant été à Bristol m’a expliqué que c’était plus difficile de les rencontrer sur cette tournée car les salles étant plus grandes, il y a plus de monde. Cependant, ils veulent toujours rencontrer leurs fans, toujours bon signe !

J’arrive devant la salle vers 17h et je vois leur magnifique tour bus violet (leur vieux van pourri me manque quand même un peu). Quelques minutes plus tard, Wriggles passe et s’arrête me dire bonjour, j’en profite pour lui filer la carte (“C’est une annonce spéciale” – “Je vais attendre le retour de M. Willgoose alors” – il était reparti sur Londres pour une interview à la radio) et le Dingo. Il me dit que JFA va sûrement l’apprécier.

Et sans blague ! Quelques minutes plus tard, notification sur mon téléphone, “@PSB_JFA vous suit”, ah ouais ! Et puis un petit message avec la photo du Dingo pour me remercier (et ce n’est pas fini mais je reviendrai dessus plus tard).

On rentre dans la salle, je me place à mon endroit habituel au premier rang et attend Smoke Fairies, qui fera la première partie toute la tournée. J’avais bien apprécié ce que j’avais écouté sur Spotify et j’avais rencontré leur violoniste/multi-instrumentaliste sur LastFM (encore un fan des Manics !) Normalement, ce n’est pas trop le genre qui m’intéresse, mais Katherine et Jessica sont tellement hypnotisantes dans leurs robes chatoyantes et leur maîtrise vocale (elles ont des voix très différentes mais complémentaires) et Kaf est une excellente guitariste par-dessus le marché ! (J’apprends par la suite que c’est elles qui conduisent leur propre van, c’est bien les filles !)

En gros, j’ai passé un bon moment. Elles annoncent qu’elles seront au merch à la fin pour dire bonjour et donner un téléchargement gratuit, à suivre. À la fin de leur prestation, c’est Neil et Perry (leur “bassiste star du porno des années 70” dixit quelqu’un sur Facebook) qui enfilent leurs casquettes de roadie. Du pur DIY.

Les instruments et autres gadgets de PSB se mettent en place. Et je me rends compte que JFA est venu avec Dingo sur scène et le pose sur son clavier ! Willgoose me fait un petit coucou. Ils finissent de s’installer, le concert peut commencer. Ils diffusent un petit film d’information sur l’histoire d’un certain Ralph et d’un certain Geoffrey (dont je vous avais parlé ici).

Très bon concert pour le début de ma tournée, avec une bonne participation du public massive, en particulier sur Go! où ils ont beuglé avec élégance. Sputters est là dans toute sa splendeur avec encore des détails que je n’avais pas vus à Leicester. Les filles de Smoke Fairies reviennent sur scène pour Valentina qui sera très certainement un grand moment de la tournée.

Lors du rappel, le groupe revient avec des cravates argentées, et, dans le cas de Willgoose, un nœud pap’ argenté et la veste assortie. Trois joueurs de cuivre s’avancent, c’est parti pour Gagarin ! Et là, ils se mettent à danser, tout en restant sérieux sur leur visage, typiquement British… Everest sera dédié aux victimes du séisme au Népal.

J’achète le poster, les badges et un médiator, je croise Kaf, Jessica et Perry sans voir Neil et je rentre.

Belle surprise de retour dans ma chambre d’hôtel, Willgoose a posté une photo de ma carte sur Twitter en me remerciant en français et suite à mon tweet selon quoi j’avais beaucoup aimé Smoke Fairies, Neil ne manquera pas de me saluer la prochaine fois.

En me réveillant le lendemain matin, je me rend compte que @PSB_HQ me suit ! Oh la la, que va donner Sheffield ?

28 avril 2015, The Foundry, Sheffield

Après un détour pour une journée de travail, me voici repartie dans l’Eurostar et les trains anglais. J’ai même l’impression que Wriggles est dans le même train que moi au vu de la photo qu’il a instagramée.

Malgré une confusion sur le lieu du concert sur Twitter, je savais bien qu’il fallait se diriger vers l’université pour se rendre au concert.

J’arrive dans le bâtiment et un bon coup de vieux se fait ressentir, effectivement, cela fait dix ans que je n’ai pas remis les pieds dans une fac. J’entends Sputnik donc je suis au bon endroit, cependant, impossible de trouver la salle ! Au bout de deux tours en vain, je me rabats sur la boutique car la nourriture n’est vraiment pas chère !

Une fois le ventre plein, je trouve ENFIN la salle, mais je m’en vais rapidement car je suis déjà dedans. Je finis par comprendre où l’on fait la queue lorsque quelqu’un d’autre se renseigne.

Il s’avère qu’il travaille pour MusicGlue. Un quart d’heure avant l’ouverture des portes, les barrières sont mises en place, enfin ! Quelqu’un vient me dire bonjour, c’est un fan de Smoke Fairies qui me suit sur Twitter !

Le scan des tickets ne fonctionnant pas, je donne mon e-ticket et entre dans la salle, Dieu que c’est petit ! Je rencontre au passage sur la barrière un autre de mes followers sur Twitter, le monde est tout petit !

Concert identique à la dernière fois à Cambridge, je commence à reconnaître des chansons de Smoke Fairies. Dan, le gentil guitar tech de Willgoose, me donne la setlist étant donné que je n’en avais pas eu à Cambridge !

Après le concert, je me rends au merch voir si je croise Neil. Je vois les filles et Perry mais pas le très grand Neil, ni même de PSB. J’attends un peu et le voilà ! On parle de tout et de rien, mais beaucoup de musique et des Manics (le premier groupe qu’il ait vu live) et me dit que ce sera intéressant d’avoir mon avis sur les différents publics, je lui dis déjà que Cambridge était mieux que ce soir, peut-être parce que la salle ne s’y prêtait pas (la tonne de fumée n’arrangeant rien).

Willgoose s’excuse de nous interrompre (comme s’il avait besoin !) pour me remercier personnellement pour la carte et le site et s’excuser de ne pouvoir rester mais il a du boulot.

Perry vient nous rejoindre et je m’aperçois que lui et Neil sont vraiment complètement cinglés (à vrai dire, les photos sur Instagram le montraient déjà) et parlent de faire le soundcheck le lendemain en petite tenue et demandent mon avis : euh, comment dire…

Et là, Perry a l’idée fabuleuse de faire un selfie et voici que je me retrouve sur la timeline de pleins de fans !

Je leur dis au revoir au lendemain à Manchester et je rentre à l’hôtel.

29 avril 2015, The Ritz, Manchester

Et me voilà de retour dans la salle où je les ai vus pour la première fois !

Comme d’habitude, j’arrive devant la salle vers 17h, pour croiser Smoke Fairies qui arrivent ! Neil et Perry me font coucou de la main.

Et comme d’habituuuuude (Claude François, sors de ce corps !), je suis la première et je recroise Perry à mon entrée dans la salle. Le premier rang ne se remplira qu’avec PSB (chose très perturbante pour moi, étant habituée au rush à l’ouverture des portes et l’incertitude d’obtenir le Saint-Graal qu’est la barrière).

Encore un excellent concert de PSB, avec le retour de Elf Part 2, une de mes préférées (elle leur pose pas mal de problèmes sur scène apparemment, surtout que Willgoose l’a joue sur sa Jaguar, qui semblait ne plus bien fonctionner ces derniers temps).

Cette fois-ci, Giles ne dansera pas sur scène, mais passera au milieu des gens sur le balcon ! Après le concert, il prend la setlist de Wriggles et me fait coucou de l’autre côté de la scène pour me la donner !

Je me dirige ensuite comme d’habitude (non, je ne vous ferais pas deux fois de suite la blague de Claude François…) au merchandising pour trouver Kaf de Smoke Fairies en proie à un fou qui veut absolument “The Race For Space”. Elle essaie de lui faire comprendre qu’elle fait partie du groupe de première partie mais part se renseigner pour lui. Une fois débarrassée de lui, elle me regarde avec soulagement, surtout quand je lui dis que moi, je veux acheter son album. Je luis fais signer au passage. Je pars alors à la recherche de Jess (comprendre : je cours derrière elle en hurlant son nom) pour le lui faire signer à son tour. Je parle un peu avec elle et je rentre à l’hôtel (bien plus proche que la veille, ça fait du bien !).

30 avril 2015, Riverside, Newcastle

Peut-être la plus petite salle de cette tournée, ou du moins, l’une des plus petites.

Petite anecdote sur le chemin dans le train, un moine est venu s’asseoir à côté de moi, robe de bure et pieds bien puants, ça promettait… 😉

Mon Premier Inn se trouvant à deux pas de la salle, je me retrouve que très tardivement dans la queue pour finalement n’être que toute seule… Giles vient me dire bonjour en me faisant sursauter étant donné que j’admirais le paysage.

Les portes ouvrent et je suis seule à la barrière, longtemps, longtemps… Pendant ce temps, je me rends compte de la petitesse de la salle et de la scène, c’est sûr, ce soir pas de cuivres ou d’astronaute danseur… 🙁

Même setlist que la veille. Et Sputters ne peut pas monter très haut à cause du plafond bas (beaucoup de personnes se plaindront qu’ils n’auront rien vu).

Et sur Gagarin, j’entends quand même des cuivres live, mais kékécékecebinz ? Ah, ils sont sur le balcon, oh et Giles aussi !

Pas de setlist ce soir car de folles furieuses se précipitent et je les laisse faire 😉 (ce n’est pas comme si je faisais qu’une seule date…)

Je ne croise personne au merch, donc je me rhabille tranquillement quand les Ws arrivent, je leur dis que j’ai mal à la gorge, eux ont choppé la crève de la tournée (“tour cold” ou “tour flu” en anglais), oui, j’ai des discussions rock’n’roll avec eux ! Je rentre car le lendemain, le trajet sera un peu dur…

1er mai 2015, The Ironworks, Inverness

Ah l’Écosse, magnifique pays… Et je n’étais pas montée aussi haut de toute ma vie, enfin… il a fallu que j’y arrive, en effet, j’avais deux trains à prendre ce jour-là, dont le premier retardé, et dix minutes (transformée en 2 et demies) pour changer à la gare d’Édimbourg qui a une configuration un peu spéciale…

Enfin bref, après ces péripéties et un premier saignement de nez le matin à Newcastle, je suis finalement dans mon Premier Inn avec une magnifique vue.

J’arrive une demi-heure avant l’ouverture des portes et, surprise, je suis la première ! Un mec vient me voir en me disant “Tu étais là hier !” (oui, oui, et à bien d’autres dates…) Il s’avère qu’il bosse avec le groupe mais aucune idée de ce qu’il fait ! (C’est le chauffeur du tour bus en fait.)

La salle est bien grande et nous sommes bien loin de la scène…

Petit changement de setlist ce soir, London Can Take It refait son grand retour ! Avec toujours de très belles lumières de Dom.

J’arrive à avoir une setlist grâce à la gentillesse de Dan, même si le passage de main en main s’est fait de manière quelque peu acrobatique !

En arrivant au merch, on tombe sur Willgoose, Wriggles ET JFA, c’est la fête ! Je fais signer ma setlist et JFA en profite pour me remercier de vive voix pour le Dingo et m’expliquer qu’il aimerait bien le mettre sur son clavier tous les soirs, mais qu’il avait peur de le perdre (quel chou !).

Je rentre à l’hôtel pour m’apercevoir que Mr B a posté sur Twitter la même photo que moi ! Nous sommes donc dans le même hôtel semblerait-il… Et mon nez décide de saigner à nouveau, il est temps de se coucher, il faut se lever tôt le lendemain.

2 mai 2015, O2 ABC, Glasgow

8h du mat’, départ en car pour Glasgow ! Quatre heures à admirer les Highlands, expérience magnifique !

Mon hôtel se trouvant à deux pas de la salle, je passe devant pour y accéder. Le tour bus est déjà là, Dan me fait coucou au passage, normal…

Ma copine écossaise me rejoint à l’hôtel, nous sommes ensuite les premières dans la queue sous la pluie…

Après avoir gravi les tonnes d’escaliers jusqu’à la grande salle (une plus petite existe au premier étage où se déroulait d’ailleurs un autre concert), nous voici seules au premier rang. Neil et Perry, vêtus de jolis t-shirts PSB dansent en faisant les derniers réglages (il s’avérera qu’ils avaient bu toute la journée !).

Pas de surprise sur la setlist, mais Sputters décide de faire sa diva et tout un côté des LED ne fonctionne pas ! Et voici le pauvre Mr B à quatre pattes en train d’essayer de régler le problème… Finalement, il bidouillera pour que cela ne se voie pas trop.

Pas de setlist ce soir-là, étant donné le nombre de personnes qui en réclamait. Je dis au-revoir aux deux groupes pour quelques jours, en effet, je zappe les dates irlandaises pour travailler un peu et finir la tournée en beauté à Birmingham et Londres la semaine suivante.

6 mai 2015, The Institute, Birmingham

Et me voici de retour en Angleterre après un petit détour par la maison et deux jours de travail !

Je ne suis pas la première dans la queue ! (“juste” la deuxième) et à l’instar de Newcastle, la salle est toute petite (600 personnes de mémoire).

Je fête également ce soir-là mon 20ème concert du groupe 😀

The Now Generation refait surface dans la setlist, au détriment de Elf, part 2 (une de mes préférées, mais vous le savez déjà 😉 )

À la fin, Dan vient me voir, je pensais qu’il allait dire qu’il n’y a pas de setlist ce soir et qu’il allait m’en garder une du dernier concert de la tournée le lendemain à Londres et raté ! Le groupe m’invite carrément à leur after privée ! Je suis enfin présentée au batteur de Smoke Fairies et je leur dis que je serai à l’after le lendemain, ils semblent à peine étonnés.

C’est en hurlant “Oh my God !” que je rentre à l’hôtel…

7 mai 2015, The Roundhouse, Londres

Et voilà, c’est déjà fini ! Revenir à la Roundhouse sans faire la queue était aussi une expérience bizarre après avoir pratiquement dormi devant trois jours de suite pour les Manics. J’ai quand même eu un moment de stress quand j’ai appris que je ne pourrai retirer le bracelet d’accès à l’after qu’à 19h, heure d’ouverture des portes, mais finalement, j’ai réussi, grâce à mes amies, à me retrouver à ma place à la barrière !

Démonstration que ce sont vraiment de chics types, plus tôt dans l’après-midi, Willgoose et Wriggles sont sortis pour signer le plâtre de la fille d’un fan qui se trouvait donc dans un fauteuil roulant, c’était vraiment adorable de leur part.

Journée d’élections au Royaume-Uni oblige, Willgoose en profite pour faire une pique à Nigel Farrage avec son “No!” samplé caractéristique. Il remerciera également tous les gens de l’ombre qui travaillent pour eux et c’est la fin d’une setlist traditionnelle, à l’exception de deux surprises : tout d’abord un quatrième joueur de cuivre viendra sur scène pour Gagarin et Everest, il s’agit ni plus ni moins que le premier Wriggles au saxophone ! Et il n’y a pas que Giles qui endosse le costume de cosmonaute, il est rejoint par Jake !

Perry me retrouve à la fin du concert et me fait un hug écrasant. L’after se terminera vers 1h du matin quand on se fera jetés par la sécurité…

Je quitte Smoke Fairies avec un peu de tristesse, je m’étais bien attachée à eux, quant à PSB, je n’ai que 8 petits jours à attendre avant le début de ma tournée européenne…

Tournée européenne mai/juin 2015

Journal d’une fan en tournée – 3

Été / Automne 2014

Lancement de The Race For Space au Centre Spatial National de Leicester

26 février 2015, National Space Centre, Leicester

Ah que je l’attendais cette date ! Déjà parce que j’étais en “manque” du groupe (3 mois et demi, c’est long !) et qu’étant donné la beauté et l’excellence de The Race For Space, j’étais impatiente d’entendre comment il rendait en live, surtout dans un endroit aussi particulier que ce centre spatial.

J’arrive devant la “salle” (à défaut d’autre terme, il n’y a jamais eu de concert avant ici) vers 17h passées et oh, j’entends des bribes de soundcheck !

Pour changer, je suis la première 😉 Je fais le tour des lieux, la tour avec les fusées est magnifique, et s’allume au fur et à mesure que la nuit tombe.

À 19h, on nous laisse avancer jusqu’au portes, le tampon porte le nouveau logo du groupe, j’adore !

On rentre enfin à 19h30, pour être encore une fois bloqués à l’entrée, les gens vont au bar, d’autres au merchandise, je laisse mes affaires au vestiaire (gratuit !) et j’attends. Un quart d’heure plus tard, j’aperçois enfin la scène !

Je comptais visiter un peu le musée mais les gens s’attroupent très rapidement autour de la “barrière” donc je ne bouge plus. Beaucoup de gens font la queue pour le film diffusé au planétarium. Et oh, je vois un de leurs costumes d’astronaute accroché derrière la scène !

J’observe un peu le matériel, surtout qu’il y a désormais un troisième musicien sur scène, JF Abraham. Je vois donc des basses, un autre clavier, une trompette (nan, c’est un buggle !) et… une batterie secondaire ?

Pas de première partie, le temps se fait un peu long… Puis silence et le morceau “caché” de The Race For Space se fait entendre, ça y est !

Habituée à entendre London Can Take It ouvrir les sets, Sputnik m’a surprise, mais comme c’est l’une de mes préférées du nouvel album, je n’en suis que plus heureuse, surtout qu’elle rend très, très, très, très, bien en live. Des gens sifflent de contentement, mais que ce passe-t-il ? Oh, en lieu de leur antenne, un Spoutnik géant s’élève derrière JFA, comme il est joli ! C’est le généralissime Mr B qui l’a fait avec ses petites mains.

Le pauvre, ce soir, rencontrera pas mal de problèmes techniques après avoir fait tomber sa caméra et avec des écrans récalcitrants. Ce ne sera pas le seul d’ailleurs, le pauvre Willgoose suera à grosses gouttes pour faire fonctionner Elf Part 2 correctement et ils la recommenceront deux fois (personnellement, ça me fait plus d’une de mes préférées :p)

Très bonne nouvelle setlist avec du nouveau et de l’ancien qui se mélangent à merveille. Go! et la basse sublime de JFA est un grand moment et pas que pour moi : des gens crient “Go !” en rythme derrière moi ! The Other Side, déjà émouvante sur disque, l’est encore plus avec les magnifiques lumières de Dom où on se retrouve dans le noir au moment de la perte de signal et une sorte de levée de soleil quand le signal est retrouvé. Valentina et Tomorrow sont accompagné du “champ d’étoiles” de Mr B, de petites diodes disséminées un peu partout sur scène et au-dessus. Tomorrow que j’aimais moyennement sur disque est devenu une de mes préférées.

Au bout de plus d’une heure de concert, une petite pause s’impose et ils reviennent pour le rappel avec London Can Take It qui reprend ainsi un peu son statut d’ouverture de setlist. Un trio de cuivres monte sur scène, Gagarin ? Bingo ! Tout le monde danse, c’est la folie, et encore plus lorsque Giles, leur tour manager, monte sur scène, portant un de costumes d’astronaute du groupe ! (“Houston, on a un problème, tout part en vrille à Leicester !”) Puis l’inévitable “This is our last song” avec Everest.

J’attends un peu car j’avais vu qu’ils avaient enfin des setlists sur scène. Giles décolle celle de Willgoose et me la tend. Le mec à côté de moi essaie de l’attraper mais Giles lui explique fermement que c’est pour moi, wow !

Je retrouve des amis de Bristol et nous allons au merchandise pour la dédicace. Après une queue plus que civilisée (ça change des autres groupes !), je rencontre d’abord JFA qui me reconnaît quand je lui parle de Dingo (longue histoire sur Twitter en relation avec mon lieu de travail), “Oh, you’re my Disneyland Paris lady!” Eh oui ! Je lui dis qu’il est approuvé par moi (lol) et qu’il risque de me voir pas mal, ce à quoi il réplique qu’on lui a dit ça (oh merde !)

Je m’avance vers Willgoose, tout sourire, à qui je fais signer la setlist et l’album et il me fait un “Alors, on a écouté l’album avant tout le monde ?” Oops, désolée ! Mais il me pardonne parce que c’est moi 😀 Wriggles me voit alors et me demande si j’ai fait bon voyage (nor-mal, tout va bien) et je donne mon petit cadeau à Willgoose : un astronaute lampe USB et sa réaction première, c’est “Dommage, j’ai plus de port USB libre !” Oh ! Wriggles sort un “This is amazing !” et explique qu’il a un port de libre sur son pad, oh ! Je leur dis que j’ai une petite surprise pour eux demain (étant donné qu’ils ne fouillent pas les sacs à l’entrée, je pourrais leur faire) et je m’en vais. La suite demain !

27 février 2015, National Space Centre, Leicester

Et c’est reparti pour un tour ! Après la soirée exceptionnelle de la veille, je m’attendais à la même chose, d’autant plus qu’ils filmaient pour un DVD ! Je me suis donc mise sur mon 31 avec mon nœud papillon et mon badge Doctor Who 😉

Comme la veille, j’arrive la première et ils nous bloquent au fur et à mesure qu’on avance dans l’enceinte, mais cependant, petite surprise, les W&W’s (mieux que les M&M’s ! Oui, je sais, mes blagues ne s’améliorent toujours pas…) sortent habillés en astronautes ! Je prends bien sur la pose avec eux 😀

Comme la veille, je me mets directement derrière la barrière, mais ce soir, personne viendra se mettre devant (la veille, les places avaient été réservées pour une jeune fille en fauteuil ainsi qu’une femme enceinte).

La setlist sera la même que la veille, à une différence près, ils recommenceront Elf Part 2 qu’une fois. The Other Side sera dédiée à “Spock” suite au décès le jour-même de Leonard Nimoy.

Mais ce soir-là, je m’intéresse un peu plus au Spoutnik géant de Mr B car je me suis rendu compte sur les photos partagées de la veille qu’il possède des diodes et que le motif change selon les chansons, par exemple, on a pleins de couleurs sur ROYGBIV, l’antenne du logo sur Theme From PSB, des astronautes danseurs sur Gagarin et le Mont Everest sur le morceau du même nom.

À la fin, j’ai le droit à un “Thank you” dirigé vers moi et Willgoose me sourit et me lance son médiator ! (Bien sûr, avec mon élégance naturelle, je me vautre pour le ramasser – vous avez déjà essayé de trouver un médiator noir sur une moquette noire ?) JFA décolle sa setlist et la pose sur le bord de la scène, et hop, pour moi !

Après une queue encore plus civilisée que la veille (“Oh, tu as eu la setlist et le médiator, cool !” “Tu viens de France, wow !”), je parle enfin à Mr B pour le féliciter pour Sputters (surnom officiel de son Spoutnik j’apprends) et je lui parle de Anton Corbijn et de son travail avec Depeche Mode (“Who doesn’t love the Modes ?”), je fais signer ma setlist et mon CD au groupe et je dis à Willgoose, “Tu te rappelles que je t’ai dit que j’avais une surprise pour vous ce soir ?” Et là, je sors ma bouteille de champagne rose et là, “Oh, Anne-Sophie, you shouldn’t have!”, et là, je sors le paquet de Reims Roses, et là, le gourmand Wriggles sort “They’re excellent!”, se rue dessus et les met de côté ! Je remercie Willgoose pour le médiator, ce à quoi JFA demande innocemment, “Tu veux le mien ?” Un peu mon neveu ! Et le pauvre Wriggles qui s’excuse qu’il n’en a pas. J’ose lui demander une baguette, et il me dit que ça sera pour une prochaine fois 😉 (pour info, je l’ai ENFIN eue le 7 février 2016 à Leeds via son adorable drum tech Matt).

Allez, deux mois à attendre avant la tournée britannique…

Tournée britannique avril/mai 2015

Journal d’une fan en tournée – 1

Découverte en première partie des Manics

Étant donné que mes chroniques live s’avéraient plus être le récit de mes rencontres avec le groupe sur la route, autant les transformer en journal...

27 septembre 2013, The Ritz, Manchester

Là où tout a commencé… Grande fan des Manic Street Preachers qui n’a raté aucune tournée, voire aucun concert londonien des Gallois depuis 2002 (sauf une fois), j’avais accueilli l’annonce du nom de la première partie par un “Mécéki ?” avant de me jeter sur Spotify. Mes oreilles avaient bien aimé ce qu’elles avaient entendu, en particulier “le morceau qui ressemble à Joy Division” (c’est à dire Spitfire).

Mais rien n’aurait pu pressentir la soirée magique que j’allais vivre ce 27 septembre 2013 ! Premièrement, c’était ma première visite à Manchester (c’était un vendredi et ne pouvant poser de vacances, j’ai demandé un long weekend et j’ai donc pris l’Eurostar la veille, dormi – un peu – à Londres pour prendre le train pour Manchester le matin même du concert – fin de 3615 MyLife), deuxièmement, Sean Moore m’a annoncé après le concert celui du Bataclan en mai suivant (“Il se pourrait qu’on vienne à Paris en mai prochain”), à en croire que la campagne des fans français ait fonctionné et donc troisièmement, j’ai réellement découvert PSB (comprendre “Je suis tombée raide dingue – musicalement parlant, quoique… – de Willgoose, euh, du groupe”).

Déjà, rien que la mise en scène originale : batterie à gauche, écran vintage au milieu et un ordinateur portable et d’autres “bidules” à droite ; je me demande “Mékékecé ?”. Et là, ils montent sur scène. Enfin, toutes mes excuses à Wriggles, mais je n’ai vu que Willgoose ce soir-là (Ce nœud papillon ! Grande fan de Doctor Who, j’ai pensé immédiatement à “Bow ties are cool !” en le voyant), mais m’étant mise à mon habitude entre James et Nicky, j’étais pile poil devant lui de toute manière.

Je n’ai pas vraiment de souvenir des morceaux joués ce soir-là, à part Spitfire et Signal 30, que je confondais encore à ce moment, mais ce qui m’a vraiment frappé, c’est la dextérité de Willgoose, qui joue de tout ou presque, voire de deux choses en même temps (guitare et synthé sur la fin de Spitfire).

J’étais donc prête pour les revoir deux jours plus tard à Glasgow…

29 septembre 2013, The Barrowlands, Glasgow

Et voilà, deux jours après ma première visite de Manchester, me voici en Écosse pour la première fois, plus précisément Glasgow, la ville où on retrouve des Tardis dans la rue (oui, oui, Doctor Who me poursuit encore…)

À vrai dire, je ne me souviens pas plus plus du concert en lui-même que celui de deux jours auparavant. Je me souviens que j’étais très impatiente de revoir à la fois Public Service Broadcasting et les Manics en l’espace de deux jours (aimer autant la première partie que la tête d’affiche, c’est tellement rare qu’il faut prendre le temps d’apprécier le moment).

Ce soir-là, j’ai essayé de me détacher les yeux des mains de Willgoose pour m’intéresser aux films projetés derrière eux durant leur prestation.

Grande fan de Depeche Mode et Recoil (projet solo d’Alan Wilder, ex-Depeche Mode) – oui, je suis fan de beaucoup de choses – j’ai l’habitude de concerts agrémentés de visuels et donc, en gros, j’ai adoré ces vieux films en noir et blanc (eh bien, à l’exception de celui qui illustre ROYGBIV, ce serait un comble quand même !), à la fois effrayants, hypnotiques, drôles. Je vous conseille d’aller jeter un œil à leur chaîne YouTube si ce n’est pas déjà fait.

Même si à la fin de la soirée, je n’étais pas aussi accro que je ne le suis aujourd’hui, j’avais bien incrusté le nom du groupe dans mon esprit pour la suite…

2 avril 2014, La Flèche d’Or, Paris

Encore une soirée replie d’émotions ! Premièrement, j’étais ravie de les revoir en tête d’affiche après les premières parties des Manics, deuxièmement en France et troisièmement, dans une petite salle !

J’arrive devant la salle à 19h après le travail et… personne ! Un mec distribue des flyers, oh c’est pour les Manics au Bataclan, avec PSB en première partie ! Je tweete cela et bam, Willgoose (qui s’occupe du compte Twitter officiel du groupe) met mon tweet en favori ! (Le premier d’une trèèèèès longue lignée).

Je me poste au premier rang (comme d’habitude donc !) et la salle mettra très longtemps à se remplir (ce n’était pas complet à ma connaissance).

Le groupe de première partie, Dark Horses, était vraiment sympa, surtout pour une fan de BRMC comme moi (oui, oui, j’aime vraiment BEAUCOUP de choses !)

Puis arrivent PSB pour installer leur matos. Habillés en jogging, baskets et sans lunettes, je n’avais pratiquement pas reconnu Willgoose, qui commence à me parler en français quand je veux dégager mes affaires de son chemin ! Comme l’a dit une amie écossaise, “Le pauvre, il ne savait pas ce qu’il avait déclenché !”.

Concert très bien dans mes souvenirs, plus apprécié que les autres fois car je connaissais bien plus les chansons (j’ai bien fait chauffé Spotify entre temps). Par contre, il s’est terminé bien tard, et me levant très tôt le lendemain matin, je suis partie directement après le concert, ratant un RER et prenant le tout dernier.

Je décide de passer le temps en tweetant au groupe que j’avais aimé le concert, que je les revoyais au Bataclan avec les Manics et que j’avais raté mon RER. À ma grande surprise, il me répond en me remerciant et en s’excusant pour mon train ! Effectivement, il ne savait pas ce qu’il avait déclenché…

23 mai 2014, Le Bataclan, Paris

Voici un soir que j’attendais comme le Messie ! En effet, les Manics revenaient enfin en France après 15 ans, au cours d’une tournée où ils avaient repris Public Service Broadcasting en première partie.

Après une bonne matinée à poiroter sur le Boulevard Voltaire et un tour à East Side Burgers (si vous cherchez un fast food végétarien et végétalien, je le recommande vivement !) J’aperçois le duo londonien devant la salle, avec un Willgoose en short et t-shirt jaune canari (j’essaie toujours de me retirer cette abomination de ma tête !) Il me regarde, je crois qu’il m’a reconnue (l’avenir confirmera cette impression).

Je me place devant Willgoose par habitude (et parce que c’est mon endroit habituel pour les Manics après). Court set, première partie oblige, mais toujours aussi bon. Je pense que c’est également la première fois que j’ai entendu Elf Part 1 en live.

Les Manics, c’était très bien aussi, même si je pense que j’en attendais trop de ce concert français, le public n’était pas au top dans un Bataclan à moitié vide :/

Je récupère une baguette de Sean et je me dépêche de sortir pour intercepter mes Gallois préférés à leur montée dans le bus. En cours de route, je vois que PSB sont à leur stand merchandise (je note bien pour la prochaine fois, c’est à dire 4 jours plus tard).

Nicky est rapidement pris d’assaut, je parle très brièvement à Wayne (leur guitariste rythmique sur scène pour les non connaisseurs) puis évidemment aux trois milliards d’amis qui étaient là.

Je vois des boucles et un van, oh c’est PSB qui s’en vont alors je leur fais au revoir de la main et ils me répondent, bon signe pour la suite…

27 mai 2014, Ancienne Belgique, Bruxelles

Voilà, il fallait bien que cela arrive un jour, ma première vraie rencontre avec J. Willgoose, Esq. !

Et pourtant ce n’était pas gagné, n’ayant aperçu personne de la journée, impossible d’avoir un baromètre des groupes. Le concert était plutôt pas mal, les deux groupes confondus.

Je récupère la setlist de Nicky avec le chatterton léopard (cadeau à l’équipe de deux amies à moi) et je me dirige vers le merch de PSB… J’achète l’album à Giles, leur tour manager multi-fonctions et je me tourne vers Willgoose : “Bonjour, je suis Anne-Sophie de Twitter !” – “Je sais !” (Et merde !)

Je fais signer l’album (“Anne, c’est avec ou sans E ?” “Avec, et un tiret”. – oui, je tiens à mon tiret ! “Ça, je sais”. Ah !) où il écrit un “Merci beaucoup” en français dans le texte. Il voit ma setlist, “Oh, you’ve got a setlist!” et là je réfléchis qu’ils en ont pas sur scène, dommage…

Je leur dis que je les vois deux jours plus tard à Luxembourg en leur expliquant que la salle est toute petite, petite. Cela semble les inquiéter un peu. Je fais une photo avec Willgoose et je les libère. La suite au prochain concert !

29 mai 2014, Den Atelier, Luxembourg

Hmmm comment dire ? Grillée à vie avec le groupe ? Ouais, je pense que le terme est correct, je vous explique tout cela (et la raison du pourquoi je n’ai pas pris de photo).

Tout d’abord, compte tenu du fait que la salle, et donc par extension, la scène, est toute petite, Monsieur Willgoose doit passer dans la minuscule fosse à photographes pour atteindre son endroit sur scène, et ce, deux fois, puisqu’ils font leurs réglages eux-mêmes.

À son retour backstage, il me voit, sourit et me dit bonjour, à la grande surprise de mes amies (et moi aussi) ! Okay, tout va bien…

J’ai eu le droit à pleins de petits clins d’œil lors de leur prestation, genre “Are you looking forward to the Manic Street Preachers?” en me désignant avec mes amies pailletées et un “Thank you” dirigé vers moi à la fin.

Tout cela suivi d’un magnifique concert des Manics, qui faisaient leurs premiers pas au Luxembourg (eh oui !), et j’étais à la fois super contente et triste que la tournée se finisse.

Je retourne voir Public Service Broadcasting au merchandise pour faire signer mon 45 tours de Elfstedentocht (Parts 1 & 2). Et là, je les vois horrifiés me demandant où je l’avais trouvé, craignant que j’avais dépensé des milles et des cent sur eBay et compagnie. “À Paris !” Cette fois-ci, pas besoin d’épeler mon nom ou quoi que ce soit et j’ai même le droit à un “Incroyable ! – à bientôt !” et là, ils me disent qu’ils reviendront en Europe à la même période l’année prochaine. Rendez-vous pris (sauf que je les reverrai beaucoup plus tôt que cela !).

Été / Automne 2014