Films

PEOPLE WILL ALWAYS NEED COAL | Film

Samplé sur People Will Always Need Coal

Description :

Cette publicité de recrutement à l’exubérance outrageuse pour les mineurs du Pays de Galles du Sud est un régal inattendu. Dans un argumentaire de vente conçu pour surpasser les films de recrutement contemporains pour l’armée, la publicité promet un monde non-stop de glamour macho, de loisirs (Du Rock’n’Roll ! Du ski ! Des armes ! Du squash !), de la romance et du sexe. Et il y a une chanson aussi : “Hey there, miner / Living life the way you want / C’mon now, miner / There’s money – lots of money and security”. Le film semble date de 1975 environ ; moins d’une décennie plus tard, cette promesse assurée de sécurité sonnera creux.

Bien que le film ait été certainement sponsorisé par le National Coal Board, il semble improbable qu’il ait été réalisé par le service cinéma interne du NCB – qui aurait ou pas pris une approche moins exagérée, mais aurait sûrement préféré utiliser au moins quelques images émouvantes, plutôt que juste un montage de plans fixes animés par des coupures rapides et un travail de rostre dynamique.

Source : http://player.bfi.org.uk/free/film/watch-people-will-always-need-coal-1975-online

MODERN WALES

Samplé sur The PitPeople Will Always Need Coal et Progress

 Description :

Film de 1958 de Peter Hopkinson.

Le dragon se lève dans cet hymne émouvant au renouveau industriel du Pays de Galles. De ses racines pastorales à ses avancées contemporaines dans l’énergie atomique en passant par l’expansion industrielle dans le charbon, le fer et l’acier, les prouesses industrielles du Pays de Galles deviennent un symbole du succès de la Grande-Bretagne. Ce film fait partie de la centaine sponsorisés par le Central Office Of Information pour promouvoir la Grande-Bretagne à l’étranger et encourager le commerce international dans l’après-guerre.

L’entre-deux guerres a vu un vif déclin dans l’économie galloise et à la fin de la seconde guerre mondiale, son commerce d’exportation autrefois prospère était moribond. Mais comme le montre ce film, en élargissant sa base pour incorporer des industries plus légères – en commençant par la formation du Treforest Industrial Estate près de Pontypridd, et l’expansion dans les produits pétrochimiques à Milford Haven – le peuple du Pays de Galles, “à la fois pratique et imaginatif, poétique et obstiné”, peut à nouveau apprécier la prospérité.

Source : player.bfi.org.uk/film/watch-modern-wales-1958/

DICK CAVETT SHOW

Samplé sur Every Valley

La voix reconnaissable entre toutes de Richard Burton est extraite de l’émission télévisée Dick Cavett Show diffusée en juillet 1980.

Émission en entier :

Extrait sur l’héritage minier de Burton :

EVERY VALLEY | Film

Samplé sur Every Valley, The Pit et Take Me Home

Description :

Travail, transports et divertissements dans les vallées minières du Sud du Pays de Galles, montrant les opportunités accrues de travail et de loisirs apportées aux communautés minières par les bus et les trains.

Every Valley s’ouvre sur des cheminées crachant de la vapeur à l’aube, et se referme sur des scènes similaires de nuit. Entre les deux, il résume la vie quotidienne des vallées du Sud du Pays de Galles : alternant des images picturales de l’industrie, de la ville et des champs avec des scènes bien présentées des habitants individuels, et des passages légèrement plus vagues capturant la vie de communauté affluente au travail et durant les loisirs. Le son accompagnant ces plans (filmés sans son) provient de l’interaction entre un commentaire en vers libre élégiaque, mais efficacement écrit, avec de la musique extraite du Messie de Handel (que l’on finit par voir comme émanant d’une chorale locale).

Le film exprime une idéologie subtilement différente de celle de la National Coal Board Unit (en tant que société de production interne d’une société d’État, l’opposé de l’unité de production de Every Valley, British Transport Film). Le charbon est au cœur émotionnel des vallées, mais de plus en plus supplanté, sur le plan économique, par diverses industries légères. Subtilement cousu dans cette image brodée se trouve le système de transport nationalisé qui relie les vallées. Nous voyons des bateaux, des trains, des voies ferrées et, tout le long, des flottes de bus. Ce n’est que dans un film de British Transport Film que des plans banals de cars qui roulent dans la ville et les rues rurales acquièrent une qualité épique véritablement passionnée sans pourtant paraître ridicule. Également caractéristique de BTF est l’optimisme du film pour le progrès, souligné par les sentiments doux-amers du passage du temps.

Le talentueux réalisateur de Every Valley, Michael Clarke, incarne la génération sous-estimée de cinéastes qui ont produit des œuvres compétentes et parfois inspirées pour des unités comme BTF de la fin des années 1940 à la fin des années 1970. La narration du film a été écrite par Norman Prouting, autre pilier du documentaire moins connu mais prolifique, qui a beaucoup écrit et réalisé pour BTF, et effectivement pour le NCB. Sorti la même année que les films célébrés du troisième programme Free Cinema, Every Valley caractérise le meilleur du cinéma documentaire non “Free”. La production glorifiée de Lindsay Anderson et ses cohortes roulait parfois en roue libre jusqu’à la négligence, suggérant un désordre authentique derrière la surface propre des années 1950. Every Valley est solidement orchestré, richement mélodieux, méticuleusement professionnel, engagé pour l’avancée et le respect pour l’histoire. Il est imprégné de sentiment romantique pour l’harmonie musicale et sociale (“mineurs et choristes, amants et seuls de la même manière”).

Nous n’avons pas besoin de partager cette vision du monde pour le trouver très émouvant. Et contrairement à la rhétorique de Free Cinema, les documentaires “de l’establishment” étaient capables d’être frais et tendres. Cinquante ans plus tard, les débats critiques d’autrefois ont passé et Every Valley peut être apprécié comme l’un des films les plus agréables du catalogue à la richesse embarrassante de BTF.

Patrick Russell

Source : http://www.screenonline.org.uk/film/id/1283510/index.html

Sample de Every Valley à 50 secondes, ceux de The Pit à environ 6 min celui de Take Me Home à 13 min 55.

NEW POWER IN THEIR HANDS

Samplé sur The Pit et Progress

Description :

La révolution des méthodes de travail du front de taille amenée par les techniques de chargement propulsées par la mécanique.

 

C’est un film simple mais efficace racontant l’histoire de la mécanisation des mines et des développements technologiques de l’industrie du charbon après la seconde guerre mondiale. L’industrie avait souffert de beaucoup de critiques après la guerre et la nationalisation. Il y avait une pénurie de main d’œuvre, de technologie et d’investissement, et un besoin urgent de charbon pour la puissance et l’industrie. Le rue hiver de 1947 avait aggravé la pénurie de charbon et on a eu besoin urgemment de projets pour avoir plus de charbon grâce au programme à long terme et l’amélioration technologique. En 1947, environ un tiers des mines fonctionnaient avec de la technologie ancienne. Douze ans plus tard, la situation s’était grandement améliorée. Soit en achetant des machines spéciales de l’étranger, en adaptant ses propres machines et en s’embarquant dans un programme de formation et de développement, l’industrie, en 1958, faisait face à un surplus de charbon.

La narration, écrite par l’agent des films du National Coal Board, Donald Alexander, et faite par le chanteur folk Ewan McColl, est efficace et pertinente. Les critiques de l’industrie minière, telle que la poussière dans le charbon et des morceaux trop gros ou trop petits (les usagers domestiques voulaient des gros, les centrales électriques des petits) sont abordées. Bien qu’aujourd’hui le charbon a peu d’utilisateurs domestiques, durant les années 1950, c’était dans bien des foyers la seule source de chauffage et de cuisson, et une industrie vitale à la nation ; les critiques devaient être prises au sérieux.

 

Expliquer des idées complexes de manière simple était la caractéristique principale des productions NCB, et la narration claire de New Power In Their Hands est aidée par un montage efficace du pilier de NCB, Kitty Wood. Les scènes d’ouverture posent la question “Connaissez-vous ce mineur ?”, servant à personnaliser le film ; à la fin, le public a une même compréhension du travail de mineur et comment il est rendu plus efficace par la technologie. Dans l’ensemble, c’est une œuvre efficace de propagande industrielle exposant les grandes lignes des problèmes et des améliorations au sein de l’industrie minière, point de vue partagée par le périodique Film User, qui l’a évalué comme “Excellent”.

Simon Baker

Source : screenonline.org.uk/film/id/474567

KING COAL

Utilisé dans les visuels live de Progress

Description :

King Coal (le roi charbon) est réveillé de son royaume sous-terrain pour voir les usines et foyers de la Grande-Bretagne qui font appel pour avoir plus de charbon. Il s’assure qu’ils en aient.

Sorti un an après le lancement en 1947 du National Coal Board, ce court film d’animation fonctionne comme film de recrutement et œuvre générale de propagande pour l’industrie minière. Le personnage de comptine de “Old King Cole” devient King Coal, qui est réveillé des profondeurs de la terre par le cri pour du combustible pour les foyers et les usines. Une fois à la surface, il enjambe fièrement le cœur de la Grande-Bretagne pour agir comme un guide pour l’industrie. Le film passe habilement de ses débuts de fantaisie à des environnements plus réalistes, avec “les trois violonistes” se transformant en mineurs. Il y a une poussée directionnelle quasi-constante de la gauche vers la droite dans la deuxième moitié du film, donnant une impression de mouvement et de progrès. Les gens avancent dans les mines à pied ou sur des machines, et puis sont récompensés par leur liberté, représentée par des loisirs comme le jardinage et le football, plutôt que la fortune.

 

Le film a été produit par Jules Pinschewer, qui même en 1948 avait presque 40 ans d’expérience de production de tels films d’animation de propagande. Après avoir rempli des brevets de “panneaux d’affichage vivants” à la fois à Berlin et Londres en 1910, Pinschewer a monté sa propre société de production en Allemagne en 1911. Tout en réalisant ses propres films, il a bâti sa réputation en recrutant les services d’animateurs visionnaires tels que Lotte Reiniger et Walther Ruthmann. Les origines juives de Pinschewer et sa réputation avant-gardiste l’ont poussé à quitter l’Allemagne durant la montée au pouvoir de Hitler et il s’est installé à Berne, devenant citoyen suisse en 1948. La branche britannique de sa société a été établie en 1946 et a produit d’autres films pour le gouvernement britannique sur les économies nationales, tels que Willie Does His Stuff (1948).

King Coal marque l’héritage européen de Pinschewer par ses forts motifs artistiques : l’utilisation fréquente de silhouettes ; les cercles concentriques récurrents ; et le mélange de matériaux dans la coloration, de forts blocs d’encre à des nuances de pastel, rendus très joliment en Technicolor.

 

Jez Stewart

Source : screenonline.org.uk/film/id/1370013

PLAN FOR COAL

Samplé sur The PitProgress et Der Rhythmus der Maschinen

Description :

Explication du plan national du National Coal Board pour la reconstruction et la réorganisation.

Le contrôle du gouvernement des mines de charbon durant la seconde guerre mondiale a été consolidé en 1947 quand le National Coal Board a repris l’industrie du charbon nouvellement nationalisée. En 1950, le gouvernement travailliste a fait paraître une publication intitulée Plan For Coal, proposant les 15 années de développement à venir de l’industrie. Deux ans plus tard, un film du même nom offrait une présentation plus acceptable du document pour la consommation publique.

 

Tandis que la nationalisation du charbon était un remaniement de l’industrie du charbon durant la guerre, ce documentaire, Plan For Coal, est une modification du film de propagande du temps de la guerre. Les appels à la fierté et l’industrie nationales, qui invoquaient auparavant l’unité du temps de la guerre, résonnent ici dans la cause du soutien de la reconstruction et “notre avenir comme grande puissance”.

En 1952, une administration conservatrice était aux commandes et les complications de la gestion des besoins énergétiques de la nation devenaient de plus en plus apparentes. Bien que le nouveau gouvernement n’ait pas tenté de revenir sur la nationalisation, il était motivé à promouvoir la compétition libre entre l’électricité, le gaz et le combustible solide avec une politique de combustible national. Ces complications sont absentes du film, qui se concentre sur le charbon comme la “richesse d’une nation”.

Le principal objectif du programme pour le charbon était d’accroître la production domestique mais, comme les généraux combattant lors de la dernière guerre, le programme de l’industrie britannique du charbon n’a pas réussi à refléter les réalités émergentes de l’utilisation mondiale de l’énergie. L’ouverture du pétrole venu d’Arabie saoudite, avec l’achèvement de l’oléoduc trans-arabe en 1950, a grandement augmenté l’approvisionnement du pétrole en Europe – produit que le film admet “offrir un challenge au charbon lui-même”. En fait, la consommation du charbon au Royaume-Uni allait chuter, dans un déclin reflété par la consommation accrue de son alternative importée moins chère.

James Piers Taylor

Source : screenonline.org.uk/film/id/1371094

WHAT A LIFE

Samplé sur Late Night Final

Description :

“No use, is it / I tell you, things have never been as bad as this” est extrait d’un film d’information publique de 1949 intitulé What A Life. Bien que réalisé par le gouvernement, c’est une comédie sur combien la vie est terrible durant le rationnement – l’homme et son ami essaient de se noyer – avec la chute qui est que ce n’est pas si mal alors souris !

Source : Genius Lyrics

NIGHT MAIL | Film

Samplé sur Night Mail

Description :

Night Mail est un documentaire de 1936 à propos d’un train postal du London, Midland and Scottish Railway (LMS) de Londres en Écosse, produit par la GPO Film Unit. Le film se termine par un “commentaire en vers” par W.H. Auden, écrit pour des images existantes. Benjamin Britten a écrit la musique du film. Le film a été réalisé par Harry Watt et Basil Wright, et narré par John Grierson et Stuart Legg. Le cinéaste brésilien Alberto Cavalcanti a été l’ingénieur du son. La locomotive présente dans le film était la Royal Scot 6115 Scots Guardsman, construite en 1927. Le film est devenu un classique, souvent imité dans les publicités et les courts métrages modernes. Night Mail est considéré par beaucoup comme un chef d’œuvre du mouvement du film documentaire britannique.

Le film décrit la manière dont le courrier était distribué par train dans les années 1930, se centralisant sur le train Postal Special, train consacré uniquement au transport du courrier et aucun passager, voyageant sur la grande ligne de voie ferrée de la gare de Euston à Londres à Glasgow en Écosse et jusqu’à Aberdeen en passant par Édimbourg. Des plans externes incluent de nombreux du train lui-même passant au ralenti sur les rails, certains plans aériens intéressants, avec des plans intérieurs du fourgon de tri (tournés en fait en studio).

Comme récité dans le film, le rythme du poème imite les roues du train tandis qu’elles cliquètent sur les rails, commençant lentement mais prenant de la vitesse de manière à ce qu’au moment du pénultième couplet, le narrateur est à bout de souffle. Alors que le train ralentit vers sa destination, le dernier couplet est plus posé. Les vers d’ouverture sont “This is the Night Mail crossing the border / Bringing the cheque and the postal order” (“Voici le Night Mail qui passe la frontière / Apportant le chèque et le mandat-poste”). Les droits du film ont expiré après 50 ans, mais certaines sources déclarent que le poème de W.H. Auden demeure protégé par des droits d’auteur en tant qu’œuvre écrite. La musique a été publiée pour la première fois en 2002. La musique de Britten imaginait les sons réels du train et incorporait ces sons imaginaires dans sa musique. D’une durée de plus de quinze minutes, c’est l’une des bandes originales les élaborées de Britten.

Selon la biographie de Grierson par Forsyth Hardy, “Auden a écrit le couplet à tâtons. Il a dû être coupé pour se conformer aux visuels, édité par R.Q. McNaughton, travaillant avec Cavalcanti et Wright. De nombreux vers ont été jetés, terminant en fragments froissés dans la poubelle. Certaines images verbales de Auden – les collines écossaises arrondies “bombées comme des chevaux massacrés” – étaient trop fortes pour le film, mais ce qui a été conservé a fait de Night Mail autant un film sur la solitude et la camaraderie que la collecte et la livraison de lettres. C’était cette différence qui en a fait une œuvre d’art. Night Mail était véritablement un effort de collaboration. Stuart Legg a récité le couplet, synchronisé, avec la musique de Britten, sur le rythme des roues du train. Gierson lui-même a prononcé le passage culminant touchant : “And none will hear the postman’s knock without a quickening of the heart, for who can bear to feel himself forgotten ?” (“Et personne n’entendra le facteur qui frappe à la porte sans que son cœur ne s’accélère, car qui peut supporter se sentir oublié ?”.

L’importance de Night Mail est due à une combinaison de son succès esthétique, commercial et nostalgique. Contrairement aux sorties précédentes du GPO, Night Mail a récolté de la reconnaissance critique et de la distribution commerciale via les Associated British Distributors (ABFD). Night Mail était également le premier film du GPO construit sur une structure narrative, technique critiquement influente dans les développements de la réalisation de documentaire. Le film a été admiré par beaucoup de critiques contemporains ainsi que par des universitaires actuels et demeure populaire au sein du public britannique. Les écoliers mémorisent souvent Night Mail de Auden, et le film est régulièrement parodié dans les publicités et les sketchs. Il a même inspiré une suite en 1986 : Night Mail II, qui raconte l’histoire du système de livraison du courrier contemporain, avec un poème narratif de Blake Morrison.

Plus généralement, le personnel du GPO et de Night Mail a contribué au développement du documentaire de par le monde. Grierson, en particulier, a été le pionnier non seulement d’une théorie hautement influente du film de “réalité”, mais a développé des structures de financement, de production et de distribution qui persistent à ce jour. Il a défendu le soutien de l’État pour le documentaire tout en avançant les mérites civiques du film d’éducation. Night Mail, l’un des premiers succès commerciaux du GPO, a servi de “preuve de concept” que ses méthodes et ses buts pouvaient avoir un succès public. Le mélange du film de but social et de forme esthétique le positionne comme film archétype du mouvement du film documentaire britannique. Pour ces raisons, le film est un élément de base du film d’éducation dans le monde.

Night Mail a été produit pour un budget modeste de 2000 £ avec une petite équipe. Basil Wright a à l’origine exposé les grandes lignes du film, et a été crédité comme l’un de ses producteurs, mais le scénario a été lourdement retravaillé par Harry Watt. Bien que crédité à l’origine comme producteur, Watt est reconnu par beaucoup comme réalisateur du film. Alberto Cavalcanti était son ingénieur du son, bien qu’il ait travaillé en étroite collaboration avec Benjamin Britten pour créer et mixer le son, le dialogue et la musique. À cause de contraintes technologiques, la majeure partie du film a été enregistré sans son (y compris le dialogue) rajouté en post-production. Les personnages à l’écran étaient tous de vrais employés postaux, mais le dialogue a été écrit par Harry Watt et Basil Wright, inspirés par des conversations qu’ils ont entendues lorsqu’ils ont été envoyés avec les équipes du Night Mail.

Bien que Night Mail ait été capté en extérieur à différents endroits de la ligne du train Postal Special de la Royal Mail, l’intérieur du wagon de tri a été filmé sur un plateau dans le studio du GPO de Londres. On a instruit aux employés/acteurs de chanceler de chaque côté pour recréer le mouvement du train. Le tournage en extérieur a été très difficile et souvent dangereux. Tourné sur du film 35mm, chaque boîte ne permettait que deux minutes de tournage. Harry Watt a travaillé avec deux caméramen en même temps, Pat Jackson et soit Jonah Jones ou Chick Fowle, ce dernier crédité pour avoir capté plusieurs séquences dramatiques en se penchant du côté du train alors qu’il voyageait à grande vitesse.

Après avoir vu un montage préliminaire du film, Grierson, Wright et Cavalcanti ont décidé que Night Mail avait besoin d’une coda pour fournir à la fois une fin et mettre en valeur la majesté du système postal. W.H. Auden et Benjamin Britten venaient d’être rajoutés au registre du personnel du GPO, et il a été décidé qu’ils devraient écrire un commentaire poétique et de la musique pour une séquence finale. Au début contre l’idée, Watt a fini par rassembler des images nouvelles et d’archives supplémentaires pour finir la fameuse séquence de fin. Auden et Watt sont tous les deux passés par de nombreux brouillons pour tente de s’accorder au rythme du train en mouvement.

Night Mail a été grandement distribué une fois fini. La London, Midland and Scottish Railway Company qui conduisait le train était pressée d’aider sa création et sa sortie afin de capitaliser sur les possibilités promotionnelles du film. Le GPO a commissionné des posters, des projections spéciales, et d’autres opportunités de publicité douce, prenant l’avantage de l’image glamour et de la popularité des films de chemin de fer pour promouvoir Night Mail. La poussée a grandement fonctionné. À la différence de la plupart des autres films du GPO, qui étaient principalement projetés dans les écoles, les compagnies professionnelles et d’autres petites salles, Night Mail a été projeté dans des cinémas commerciaux comme bande annonce avant de longs métrages populaires. De pauvres contrats pour les courts métrages documentaires, cependant, a voulu que Night Mail n’ait pas réussi à faire de bénéfices significatifs, malgré sa grande audience.

Selon Betsy McLane (2012), Night Mail avance trois arguments primaires : tout d’abord, le système postal est complexe et doit fonctionner sous les auspices d’un gouvernement national afin de prospérer. Deuxièmement, le système postal est un modèle d’efficacité moderne, et troisièmement, les employés postaux sont industrieux, joviaux et professionnels. John Grierson a également articulé un désir de refléter “l’expression écossaise” et l’unité entre l’Angleterre et l’Écosse avec Night Mail. Plus généralement, Ian Aitken décrit la position de Grierson sur la fonction du documentaire comme “représentant interdépendance et l’évolution des relations sociales d’une manière dramatique et symbolique”. Il cite le portrait par Night Mail de l’importance pratique et symbolique du système postal via à la fois le réalisme humaniste et les images métaphoriques comme caractéristiques des idéaux de Grierson.

Le film utilise trois techniques opposées pour faire passer son sens. Tout d’abord, Night Mail dépeint les activités quotidiennes de l’équipe postale sur une échelle humaine, avec un langage familier et des vignettes naturalistes, comme siroter de la bière et se raconter des blagues. C’était l’approche préférée par Harry Watt qui avait été l’apprenti du cinéaste ethnographe Robert Flaherty. Deuxièmement, Night Mail utilise des techniques expressionnistes comme un fort contre-jour et la poésie lyrique de Auden pour faire passer la grande échelle de l’effort postal. Ces techniques ont été défendues par Basil Wright, adorateur du cinéma expérimental européen. Enfin, le film emploie occasionnellement la narration pour expliquer les merveilles particulières du système postal. L’exposition factuelle a été promue par John Grierson.

Night Mail bien que monté dans un style naturaliste, utilise néanmoins un puissant symbolisme lyrique. Le film expose les différences entre l’importance nationale du système postal, incarné par un voyage en train qui permet littéralement la communication d’un bout à l’autre du pays, avec les accents locaux et le comportement familier de ses équipes, démontrant qu’une grande nation est composée de ses régions et personnes humbles et essentielles. Night Mail renforce encore plus la force d’une unité nationale en juxtaposant des images de villes et de campagne, d’usines et de fermes. Le système ferroviaire technologiquement avancé, niché confortablement dans le paysage immuable, démontre que la modernité peut être britannique.

Le corps principal du film utilise une narration minimale, habituellement au présent et toujours soulignée par un son diégétique. Le commentaire secondaire sert à élaborer l’action à l’écran (“Les sacs sont fixés à la perche grâce à une pince à ressort”) ou revigore et étend le monde du film (“Six mille kilomètres par an. Cinq cent millions de lettres par an”.) Le gros de l’histoire est transmis par le dialogue et les images, cependant, laissant la poussée narrative dans les mains des travailleurs postaux.

La GPO Film Unit a été initiée par Sir Stephen Tallents quand il a été nommé premier Contrôleur des Relations Publiques du GPO en 1933. Auparavant directeur de l’Empire Marketing Board (EMB), Tallents est devenu un composant reconnu sur le plan national du pouvoir des médias de masse pour définir et promouvoir la “marque” de l’Empire britannique avec la publication en 1933 de son pamphlet The Projection of England. Quand le EMB, agence publicitaire de facto gouvernementale, s’est dissoute en 1933, Tallents a utilisé son influence pour sécuriser le transfert de l’EMB Film Unit sous contrôle du GPO. John Grierson a transitionné de la la tête de la EMB Film Unit à la tête de la GPO Film Unit, emmenant la majeure partie de son équipe, dont Basil Wright, Harry Watt et Alberto Cavalcanti.

À l’époque, le GPO employait pratiquement 250 000 personnes et contrôlait l’infrastructure des téléphones et des médias de Grande-Bretagne. Durant les années 1920 et 1930, le GPO a étendu ses efforts publicitaires pour vendre plus de téléphones et promouvoir de nouveaux services comme les renseignements. Tallents a utilisé sa position pour polir l’image publique du GPO via un effort de relooking énorme, dont un nouveau logo et des documentaires produits par la Film Unit. Par la suite, le GPO a dépensé plus dans la publicité que n’importe quelle autre entité gouvernementale de l’époque, avec une part importante de son budget allouée à la Film Unit. Bien qu’ostensiblement conçus pour éduquer le public à propos des services du GPO, comme avec le film de 1933, The Coming Of The Dial, les films du GPO étaient également grandement conçus pour repousser la privatisation et promouvoir une impression positive du Post Office et de ses employés.

Night Mail, en plus de servir de visage public d’un système postal moderne et fiable, avait également été créé pour booster le moral bas des employés postaux. Malgré une croissance des profits à la fin des années 1920, en 1936, les salaires réels étaient descendus de 3% pour les employés du GPO principalement ouvriers. Le Trade Disputes et le Trade Unions Act avait grandement réduit le pouvoir du syndicat postal, et la Grande Dépression a nourri une humeur générale de pessimisme de par le monde. Avec Night Mail, Watt, Wright, Grierson et d’autres artistes de la Film Unit d’esprit libéral se sont concentrés non seulement sur la toute dernière efficacité du système postal, mais sa dépendance à ses employés honnêtes et industrieux.

Malgré ses nombreux succès critiques, le budget relativement limité de la GPO Film Unit ainsi que les termes défavorables pour les courts métrages documentaires sous le Cinematograph Films Act de 1927, qui exigeait que les cinémas britanniques présentent un quota minimum de longs métrages britanniques, condamnant finalement la GPO Film Unit. Les films de l’unité ne pouvaient rivaliser avec les films commerciaux, et l’estimation sceptique par le Trésor de sa valeur. L’unité s’est dissoute en 1940 et s’est reformée sous le nom de Crown Film Unit sous la direction du ministère de l’information.

Le 14 mai 2014, le film a été l’un de ceux choisis pour être commémorés sur une planche de timbres de la Royal Mail représentant des films de la GPO Film Unit notables.

John Grierson et de nombreux autres membres proéminents de la GPO Film Unit ont continué leur travail dans le film documentaire à la fois au Royaume-Uni et à l’étranger. Grierson a par la suite été nommé “la personne la plus responsable pour le documentaire comme les orateurs anglais l’ont connu”. Night Mail lui-même est parfois considéré comme l’apothéose du travail collaborateur des géants des films du GPO, ode bien-aimé et pratiquement unique à la Royal Mail, le peuple britannique, et les possibilités créatives des films “d’actualité”.

Source : Wikipedia en anglais

SIGNAL 30 | Film

Samplé sur Signal 30

Description :

Il s’agit d’un film éducatif de 1959 réalisé par la Highway Safety Foundation (Fondation pour la sécurité des autoroutes) dans les environs de Mansfield. Le film, diffusé massivement aux lycéens de part et d’autre du pays dans les années 1960, a été produit par Richard Wayman et est narré par Wayne Byers. Il tient son nom du code radio utilisé par l’Ohio State Highway Patrol (Patrouille de sécurité des autoroutes de l’Ohio) pour parler d’un accident de la route fatal. Similaire à Red AsphaltSignal 30 comprend des images de voitures accidentées et de leurs occupants horriblement blessés et démembrés. Malgré sa nature horrible, le film a plus tard remporté le National Safety Council Award. Il a deux suites, intitulées Mechanized Death et Wheels of Tragedy, et a inspiré tout un genre de films éducatifs tout aussi gores.

Source : Wikipedia en anglais

Vidéo :