Author Archive: Anne-Spooky

Journal d’une fan en tournée – 20

Independent Venue Week 2019 et Irlande

Concerts exceptionnels et festivals estivaux 2019

17 mai 2019, Natural History Museum, Londres

Et me revoilà à Londres ! Après avoir fait la queue à l’extérieur puis à l’intérieur du museum d’histoire naturelle, je suis bien installée à la barrière à mon endroit habituel.

Je n’ai donc malheureusement pas pu profiter de la galerie des dinosaures ni voir la Lune de près, mais je me rattraperai quand je reviendrai pour les Proms.

Pas de première partie (le fait qu’ils aient installé le matériel en 3/4 heures est déjà une prouesse), c’est donc directement Sound & Vision de Bowie qui lance les festivités, suivi de Call Of The Moon (le morceau caché sur The Race For Space).

J monte tout seul sur scène, sa nouvelle Fender blanche en main. Il jouera dessus les parties de la chorale du morceau The Race For Space, c’est très joli.

Arrivent ensuite Wriggles, JFabs et Mr B, pour la version remaniée de Sputnik. Suivra donc tout le reste de l’album avec les Brassy Gents Barney au trombone, son frère Seb à la trompette et Johngy au saxophone.

Troisième fois que j’entends Fire In The Cockpit live et je m’aperçois que JFabs joue du buggle et du clavier en même temps dessus. J’ai apprécié que personne n’applaudisse à la fin, espérons que ce soit pareil aux Proms.

Le groupe semblait tendu durant la partie The Race For Space et n’a semblé se détendre que lorsque les dernières notes de Korolev se sont faites entendre.

Go ! a mis le feu comme d’habitude, à tel point que de la poussière est tombée du plafond (ou plutôt du squelette de la baleine bleue accroché au dessus de nos têtes !).

C’était un plaisir aussi d’entendre White Star Liner et pleins de chansons de Every Valley ce soir également.

J a tapé la cymbale de Wriggles à la fin de Spitfire, que c’est bon de les voir s’amuser autant tous les trois.

JFabs, toujours aussi classe, a donné une baguette chacun aux deux gamins à côté de moi à la barrière et moi, je récupère sa setlist !

Rendez-vous en juillet au Pays de Galles pour célébrer Every Valley !

6 juillet 2019, Château de Caerphilly

Et me voici de retour au Pays de Galles pour une célébration de Every Valley ! (Ou peut-être un au-revoir…)

J’apprends dans la matinée que nous aurons bien You + Me ce soir, car même si Lisa Jên Brown est à Londres pour un concert, Georgia Ruth (déjà vue sur scène avec les Manics) prendra sa place.

Je ne suis pas la première dans la queue mais troisième ! Les agents de la sécurité nous laisseront utiliser les toilettes, merci bien ! Je vois les filles d’Haiku Salut arriver, ouais ! Et à 17h, c’est sans problème que j’arrive à mon endroit habituel à la barrière. Giles vient me dire bonjour directement dans le public, encore clairsemé car Boy Azooga ne jouent pas avant 2 heures !

En parlant d’eux, ils étaient très bons et très heureux d’être là ! Dommage que le on ait été si mauvais ! Il faut dire que cette cour intérieure de château était magnifique !

Je remarque que les Lampies et les roues de mine sont de retour, le concert commence donc par Every Valley, suivi de The Pit et de PWANC, c’est bien une célébration de Every Valley qui commence ! Le groupe est accompagné de cordes pour l’occasion.

Suivra une excellente version de Signal 30, puis bref retour à l’ère The Race For Space avec la version funky de Sputnik et la toujours excellente Korolev.

On revient à Every Valley avec ProgressThey Gave Me A Lamp avec Haiku Salut (je me répète, mais ça reste toujours un grand moment d’un concert de PSB), et Mother Of The Village, toujours aussi émouvante (sur laquelle la nouvelle basse de Fidelity Guitars fera son apparition).

Les chansons désormais habituelles de fin de set arrivent avec White Star LinerSpitfire (et sa fin excellente où JFabs fait signe à J de venir vers lui et Wriggles), All Out, toujours aussi bien reçue au Pays de Galles, The Other Side et Go!.

JFabs revient sur scène pour le rappel vêtu du maillot de foot gallois et d’un énooorme drapeau gallois. Cet espiègle prend son bugle pour entonner les premières notes de Calon Lân, que tout le public reprend en chœur, ce à quoi J répond “On va y passer toute la nuit comme ça !” le sourire aux lèvres. Le reste du groupe et Georgia Ruth tout de léopard vêtue arrivent pour une version différente mais tout aussi belle de You + Me.

Puis ce sont les incontournables Gagarin et Everest avec Georgia qui s’est glissée dans le deuxième costume d’astronaute !

Le Beaufort Male Choir monte sur scène pour l’émouvant Take Me Home, suivi de l’hymne national gallois. Nous restons là à les regarder et les Gallois derrière nous demandent pléthores de chansons mais au bout de 5/10 minutes, nous sommes mis poliment à la porte. Nous disons au revoir à la chorale et ces bons monsieurs nous souhaitent une bonne nuit et un bon retour (ah, l’hospitalité galloise !).

25 juillet 2019, BBC Proms, Royal Albert Hall, Londres

Oh wow, quelle soirée et que je suis fière du groupe (et de JFabs en particulier) !

J’avais acheté un siège, mais je voulais être debout à la barrière donc me voici à 7h du mat’ devant le Royal Albert Hall, je suis troisième derrière deux habitués des Proms. J’entends mon nom, ah bonjour Giles et Jack ! Je vais au box office, qui me reprend mon siège et je suis remboursée, cool !

À 21h30, nous reformons la queue par ordre de numéros et après quelques péripéties, je suis à la barrière devant le clavier de JFabs ! Ça tombe bien, pour souligner le fait qu’il ait fait un nouvel arrangement de l’album The Race For Space, je porte un t-shirt TEAM JFABS avec un bugle dessus 🙂

Il fait à peu près 72° dans le Royal Albert Hall en ce jour le plus chaud du monde, mais heureusement l’enfer va se transformer en paradis !

Alors ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais, mais je n’ai absolument pas du tout été déçue !

La chorale London Contemporary Voices (déjà aperçue à Brixton, et pour les fans d’Harry Potter comme moi, la BO de l’Enfant Maudit) et le Multi-Story Orchestra montent sur scène pour Call Of The Moon (le morceau caché de l’album) et The Race For Space où les applaudissements enregistrés font rapidement place aux réels quand le groupe monte sur scène à son tour.

Sputnik, version longue album commence, et là, oh bonheur, qu’est-ce que c’est beau ! Des sifflets accueillent la montée de Sputters, au grand dam des prouts-prouts des Proms.

Je m’amuse à regarder les caméras devant moi, qui ont des instructions très précises à suivre, mais je me rendais pas compte qu’elles m’ont bien aimée car j’apparais effectivement pas mal dans la retransmission sur la BBC !

Suit Gagarin et les Brassy Gents en mode étendu avec une nouvelle danse répétée le matin même vue sur les stories Instagram de Barney 🙂

Fire In The Cockpit était très sobre et j’aurais préféré que les gens n’applaudissent pas…

On repart d’un pas plus léger avec E.V.A. qui est un autre de mes arrangements préférés de la soirée, mention spéciale à la section percussion de l’orchestre  qui est tip-top !

Suivra une interlude d’ouverture à The Other Side tout en cordes staccato, vraiment bien, plus les Brassy Gents qui se joignent à l’orchestre à la fin !

(Désolée pour l’usage excessif des points d’exclamation, mais la soirée étant si extraordinaire, ça en vaut totalement le coup !)

J’étais un peu triste de l’absence de Smoke Fairies, mais la chorale a été parfaite sur Valentina.

Je me sentirai un peu seule sur Go!, ce qui me vaudra d’apparaître en gros plan à la télé, mais on verra quelques bras levés quand même.

Suivra Korolev, en version extraordinaire avec ce vibraphone de ouf !

J présente le groupe, remercie la BBC, Alys Jones des Proms, Richard Andrews qui met fin à sa carrière (et Mr B me fait signe de son identité cachée au sein du groupe – dont j’étais au courant évidemment !) et oublie JFabs ! Le groupe allait commencer Tomorrow mais Mr B a signalé l’oubli à J qui s’est excusé à profusions !

Le concert se finira donc sur Tomorrow et un coda de l’orchestre sans le groupe, qui reviendra pour saluer à la fin.

Giles me donne la setlist de JFabs, Mr B vient me faire un hug et je reste dehors à parler avec Chris l’Américain (et à me remettre de mes émotions). Vers 2h du matin, le groupe sort, Barney me dit qu’il adore mon t-shirt et qu’il est Team JFabs aussi, le portant dans ses bras ! Mr B tient absolument à nous prendre en photo !

30 août 2019, Moseley Festival

Je ne suis pas très festivals, mais quand PSB est en tête d’affiche d’un festival relativement petit situé à 20 minutes du centre-ville de Birmingham, bah j’y vais quand même, surtout que les occasions de voir le groupe cette années se rarifient.

Je m’installe à la barrière de la main stage, m’asseyant quand il n’y a personne qui joue.

J’ai raté une bonne partie des groupes, à cause de travaux en centre-ville de Birmingham, je commence donc avec Tunng, qui a un carillon fabriqué à partir de clés et pleins d’autres instruments bizarres, c’était sympa.

Suivra Edwyn Collins, superbe ! Cet homme est une inspiration de folie.

Je fais coucou à Mr B et Giles, déjà sur scène alors que les Zutons n’ont même pas commencé.

J’ai apprécié les Zutons une demi-heure, après quoi mes oreilles, fatiguées à cause de la musique constante, aient lâché…

Ce qui m’empêchera de profiter pleinement de PSB d’ailleurs. J semble très fatigué, c’est vrai qu’il a tenu une conférence à Leeds le matin même.

Trop de problèmes techniques et de son n’aideront pas. C’est dur de passer après les Proms…

JFabs était de retour câblé et portait son Apple Watch sur scène !

Cependant, tout n’était pas négatif ! J’étais très contente de réentendre Theme From PSB après tous ces concerts “à thème”, ainsi que Night Mail, pas entendue depuis longtemps.

Oh et revoir Toby à la trompette !

Les gens étaient heureux, donc je dois être un peu difficile maintenant…

6 septembre 2019, Festival of the Moon, Wakefield

Et voilà, le dernier concert de PSB de l’année et pour un moment… *pas pleurer, pas pleurer*

À l’instar du concert du museum d’histoire naturelle, les garçons ont joué l’intégralité de l’album The Race For Space sous la Lune de Luke Jerram (que je vais enfin pouvoir approcher suite à mes échecs à Londres).

Surprise, retour de l’ancien drum tech, Matt Davies (grâce à qui j’obtiendrai une setlist).

La première partie est assurée par Mayshe-Mayshe, intéressante avec ses loops et son sèche-cheveux (oui oui!), mais je n’ai pas réussi à rentrer dedans.

Mr B ce soir contrôlera ses deux écrans habituels plus celui de la salle, légèrement dissimulé par ceux-là. Call Of The Moon comme après le Sound & Vision de Bowie, ça démarre !

J monte seul pour The Race For Space puis le groupe l’accompagne pour la version funky de Sputnik.

Le groupe est très détendu ce soir, J se plante merveilleusement sur les samples de Theme From PSB lol

Nous sommes dans la ville des Cribs, JFabs, en grand fan, revient sur scène pour le rappel vêtu de l’un de leurs t-shirts.

J nous annonce que ce sera le dernier concert pour au moins six mois, c’est bien, vu que je m’attendais à une pause d’un an.

Nous ne les voyons pas après, tant pis !

Amersham Arms et tournée Bright Magic 2021

LA GRÈVE DES MINEURS BRITANNIQUES DE 1984-85

Thème principal de All Out

La grève des mineurs britanniques de 1984-1985 est un épisode important de l’histoire de l’industrie britannique, car son déroulement et son aboutissement ont modifié profondément la place des syndicats dans le paysage social et politique en Grande-Bretagne. La grève a duré de mars 1984 à mars 1985. Elle marquait l’opposition de l’Union nationale des mineurs (National Union of Mineworkers) au projet de la Commission nationale du charbon (National Coal Board), soutenu par le gouvernement de Margaret Thatcher, de fermer d’abord 20 mines de charbon déficitaires, puis d’autres par la suite.


Histoire

Grève imposée

Lorsqu’elle est déclenchée, la grève de 1984-1985 n’était soutenue que par 40 % des adhérents à l’Union nationale des mineurs (National Union of Mineworkers, ou NUM, puissant syndicat britannique), à l’époque moins revendicatifs que les dirigeants, notamment Arthur Scargill. Ce dernier refusait par principe une quelconque fermeture de puits déficitaires, réclamant des investissements publics.

La décision des dirigeants de déclarer la grève sans passer par un vote, la rendant ainsi illégale, s’explique par le fait, qu’au niveau national, la majorité des mineurs ne la souhaitait pas. Pourtant, la fermeture des mines de charbon signifiait la perte de plusieurs dizaines de milliers d’emplois, notamment dans la région du Yorkshire : faire voter les adhérents pour décider du lancement de la grève, alors que 40 % seulement la soutenaient, signifiait le renoncement à la grève et aurait été considéré comme une trahison par les mineurs du Yorkshire.


Stratégie du gouvernement Thatcher

Fermer des puits déficitaires était l’objectif du gouvernement, mais l’enjeu a été plus large. Pour Margaret Thatcher, il s’agissait, après avoir défait le “socialisme démocratique” dans les urnes, de battre le “socialisme non démocratique”, c’est-à-dire le syndicalisme.

Le gouvernement ayant anticipé les difficultés de la réforme du secteur minier avait pris des mesures pour prévenir les conséquences des grèves :

  • en prévision d’une pénurie en charbon, conséquence possible de la grève, le Premier ministre avait ordonné la constitution d’importants stocks, géographiquement proches des centrales électriques utilisant cette source d’énergie ;
  • une loi a été votée obligeant les syndicats à procéder à un vote de leurs adhérents à bulletins secrets pour le lancement d’une grève ;
  • les fermetures ont été annoncées en un moment de faible demande de charbon ;
  • un dispositif d’importation de charbon a été mis en place ;
  • des conducteurs non syndiqués ont été recrutés pour le transport.

Pour la grève elle-même, le gouvernement avait décidé :

  • de la réduction au maximum de l’emploi du charbon dans les centrales en se servant des ressources d’appoint comme le pétrole ;
  • du recours aux forces policières pour faire respecter la loi. Il s’agissait notamment d’empêcher la formation de piquets de grève (en bloquant par exemple les routes) mais aussi de faire face aux manifestations et d’escorter les non-grévistes vers leur lieu de travail, parfois même en fourgon blindé ; le conflit fera trois morts (deux grévistes, David Jones et Joe Green, sur des piquets de grève et un chauffeur de taxi, David Wilkie, tué par des grévistes alors qu’il transportait un non-gréviste) et 20 000 blessés ; 11 300 manifestants ont été arrêtés et plus de 200 traduits en justice;
  • de limiter les aides sociales aux familles des grévistes ;
  • du vote d’une loi empêchant les travailleurs non-mineurs de soutenir les grévistes mineurs et rendant nul le fait de faire des piquets de grève (non pas en les interdisant mais en obligeant les piquets à “se placer là où ils ne gênent le passage de personne”).

Position

Direction

La direction nationale a été soutenue tout le long du conflit par le gouvernement. Mme Thatcher craignait qu’elle ne décide un compromis trop avantageux pour le syndicat, qui aurait permis à Scargill d’éviter une défaite totale, voire de proclamer abusivement une victoire. Margaret Thatcher rapportera, dans ses Mémoires, qu’après quelques mois de grève, toutes les négociations devaient être couchées par écrit pour prévenir les intoxications opérées par le syndicat.


Autres syndicats et opposition

Le Parti travailliste a repris de nombreuses revendications des mineurs grévistes mais a désapprouvé l’extrémisme de Scargill. Le parti a essayé sur la fin de sauver la face du syndicat en incitant Mme Thatcher à négocier. Le conflit est resté essentiellement circonscrit aux mineurs.


Fin des communautés ouvrières

Indépendamment des aspects politiques ou économiques du démantèlement de l’industrie minière britannique, les protagonistes de cette grève luttaient aussi contre la fin des communautés ouvrières. La grève a été “le chant du cygne du mouvement ouvrier britannique”, selon le journaliste Owen Jones.


Fin du conflit

La grève a été l’une des plus longues de l’histoire du Royaume-Uni. Finalement, les grévistes sont retournés au travail en mars 1985 sans rien avoir obtenu, leurs pertes financières étant trop importantes. L’arrêt de la grève a marqué un succès symbolique pour le gouvernement de Margaret Thatcher.


Références culturelles

Films et télévision

Des cinéastes indépendants ont documenté la grève dont le comportement de la police, le rôle des femmes des mineurs et le rôle des médias. Le résultat a été les Miners’ Campaign Tapes.

Ken Loach a réalisé trois films sur la grève. Which Side Are You On ?, concentré sur la musique et la poésie a été réalisé pour le South Bank Show mais a été rejeté car il était trop partiel sur le plan politique pour une émission artistique. Après avoir remporté une récompense lors d’un festival du film italien, il a été diffusé sur Channel 4 le 9 janvier 1985. End of the Battle… Not the End of the War? (1985) suggérait que le parti conservateur avait projeté des tactiques pour battre la NUM dès le début des années 1970. The Arthur Legend, diffusé pour Dispatches sur Channel 4 en 1991, analysait les allégations d’inconvenance financières et les liens avec la Libye contre Arthur Scargill, et avançait que les déclarations faites par le Daily Mirror et le Cook Report étaient sans fondement.

Le film de 2000, Billy Elliot, situé en 1984, était basé autour des communautés minières de Easington Colliery et Seaham. Le père et le frère du personnage titulaire étaient des mineurs en grève. Plusieurs scènes dépeignent le chaos aux piquets de grève, les conflits entre les armées de la police et les mineurs en grève, ainsi que la honte associée avec le franchissement des piquets de grève. Il montrait l’extrême pauvreté associé à la grève et la rigueur et le désespoir de ne pas avoir de charbon pour l’hiver. Le film a été adapté en comédie musicale par Elton John.

Le film de 1996, les Virtuoses, se passait 10 ans après la grève à l’époque où de nombreux puits de mine ont fermé avant la privatisation de British Coal. Le film se réfère à la grève et une partie du dialogue fait contraster la résistance en 1984 contre la résignation avec laquelle la majeure partie des mineurs ont répondu aux fermetures de puits au début des années 1990. Il se passe dans la ville fictive de Grimley, déguisement mince de l’ancien village minier durement touché de Grimethorpe, où une partie du film a été tourné.

L’épisode “The Strike” de Comic Strip Presents (1988) dépeint le désarroi en hausse d’un scénariste gallois idéaliste tandis que son scénario sans concessions sur la grève est mutilé par un producteur hollywoodien en un thriller d’action. Le film parodie les films d’Hollywood en exagérant la grève et changeant la plupart des faits historiques importants. Il a remporté une Rose d’Or au festival de Montreux.

L’épisode “1984” de la série de téléfilms de la BBC de 1996 Our Friends in the North tourne autour de la grève, et des scènes de conflits entre la police et les grévistes ont été recréées utilisant de nombreux hommes qui avaient participé à de véritables événements du côté des mineurs. En 2005, BBC One a diffusé le drame Faith, écrit par William Ivory. Une grande partie des scènes sociales ont été tournées dans l’ancienne ville minière de Thorne, près de Doncaster. Il regardait la grève de la perspective d’à la fois la police et les mineurs.

Le film britannique The Big Man montre Liam Neeson en mineur écossais au chômage depuis la grève. Son personnage a été mis sur liste noire car il avait frappé un officier de police et passé six mois en prison par conséquent.

Le film de 2014 Pride, réalisé par Matthew Warchus, est adapté de la véritable histoire d’un groupe d’activistes LGBT qui ont levé des fonds pour aider et soutenir les familles d’un village minier gallois.


Littérature

Le roman de David Peace, GB84, se passe durant la grève.

Le roman de Val McDermid, Sans laisser de traces (2008) possède une intrigue située durant la grève. De multiples critiques ont acclamé le livre pour son exploration de ses répercussions sociales et émotionnelles.

Kay Sutcliffe, femme d’un mineur en grève à Aylesham, a écrit le poème “Coal not Dole”, qui est devenu populaire au sein des groupes Women Against Pit Closures de par le pays et a plus tard été adapté en chanson par Norma Waterson.

Le roman en vers Hope Now de A.L. Richards, publié en 2013 par Landfex Press, se passe dans les Vallées du Sud du Pays de Galles et se fonde sur des événements qui sont arrivés durant la grève.


Arts plastiques

En 2001, l’artiste visuel britannique Jeremy Deller a travaillé avec des sociétés historiques des acteurs spécialistes en reconstitution historiques, et des personnes qui ont participé aux conflits violents de 1984 entre les grévistes tenant les piquets de grève et la police pour reconstituer la Bataille de Orgreave. Un documentaire sur la reconstruction a été produit par Deller et le réalisateur Mike Figgis et diffusé à la télévision britannique ; et Deller a publié un livre intitulé The English Civil War Part II documentant à la fois le projet et les événements historiques sur lesquels il a enquêté.

Le 5 mars 2010, jour du 25ème anniversaire de la grève, une fresque de l’artiste visuel Dan Savage a été dévoilée au Civic Centre de Sunderland. Commissionnée par le conseil municipal de la ville, Savage a travaillé avec l’association des mineurs de Durham pour créer une fenêtre commémorative de grande échelle, qui comprend des images et des symboles de la grève et de l’héritage minier du Nord Est. En août 1984, le photographe Keith Pattison a été commissionné par l’agence des artistes de Sunderland pour photographier la grève à Easington Colliery pendant un mois. Il y est resté par intermittence en mars 1985, photographiant de derrière les lignes une communauté qui se mobilisait contre l’implacable opposition. 25 ans plus tard, le 6 mai 2010, jour d’élection, Pattison a emmené David Peace à Easington pour interviewer trois personnes qui ont été prises par les événements de la grève. Une sélection des photos avec les interviews a été publiée dans un livre – No Redemption (Flambard Press).


Musique

La grève est le sujet de chansons de nombreux groupes dont les Manic Street Preachers (A Design For Life et 1985, extrait de l’album Lifeblood), Pulp (Last Day of the Miners’ Strike), Funeral for a Friend (History), ainsi que la cassette de chansons pro NUM de Ewan MacColl, Daddy, What Did You Do In The Strike?. Sting a enregistré une chanson à propos de la grève intitulée We Work the Black Seam pour son premier album solo, The Dream of the Blue Turtles, en 1985. La version de Whise Side Are You On? de Billy Bragg résumait le sentiment de trahison des grévistes de l’indifférence perçue des éléments plus larges de la société britannique. Bragg a sensibilisé par sa musique et sa déception du gouvernement Thatcher.

Le son de la grève des mineurs apparaît au début de la chanson des Smiths Last Night I Dreamt That Somebody Loved Me (1987). Cependant, cette version n’apparaît seulement sur l’album Strangeways, Here We Come et non sur la version single qui est apparue sur d’autres compilations depuis.

Tout au long de la grève, le groupe Test Dept, originaire du sud de Londres, a voyagé à bord de son “bus de lutte” vers le Yorkshire, Durham, Northumberland, Paddington et Glasgow. Ils ont filmé des images de la grève dans une ville et les diffusaient lors du concert suivant, où ils rencontraient des mineurs, rejoignaient des piquets de grève et levaient des fonds. Des chansons de la South Wales Striking Miners’ Choir et des discours du mineur du Kent Alan Sutcliffe sont inclus sur leur album de 1985, Shoulder to Shoulder.

Chris Cutler, Tim Hodgkinson et Lindsay Cooper de Henry Cow, avec Robert Wyatt et le poète Adrian Mitchell ont enregistré The Last Nightingale en octobre 1984 pour lever des fonds pour les grévistes et leurs familles.

Red Hill Mining Town de U2 parle de la rupture des relations durant la grève.

L’histoire de Radio K.A.O.S., l’album de 1987 de Roger Waters, fait plusieurs références à la grève et à ses répercussions.

La grève a vu le renouveau de chansons folk traditionnelles à propos de l’exploitation du charbon. Dick Gaughan a sorti un mélange d’anciennes et de nouvelles chansons sur son LP True and Bold. Une ancienne chanson folk du Northumbria, Blackleg Miner, a gagné de l’attention quand Steeleye Span l’a enregistrée en 1970 et a été jouée pour montrer le soutien à la NUM et intimider les casseurs de grève.

Source : Wikipedia en français et en anglais

The Guardian | 17 juin 2017

Public Service Broadcasting : “Nous voulions faire quelque chose sur un plan plus humain”

Le nouvel album du groupe, Every Valley, chronique la destruction de l’industrie charbonnière galloise et comment son héritage résonne toujours en ces temps changeants.

C’est le soir des élections générales dans l’institut des mineurs de Ebbw Vale et quatre Anglais racontent aux Gallois le passé du Pays de Galles. Ils portent des cravates, plutôt vaillamment, devant des choristes qui descendent des pintes et des rockeurs du coin qui portent des t-shirts de tournée des années 1970. Au-dessus de la scène, les écrans passent des images de mineurs du milieu du XXème siècle, les yeux brillant comme l’anthracite, une cigarette pendant aux lèvres. “La démarche fière et arrogante des seigneurs du front de taille”, vibre la voix de Richard Burton dans les haut-parleurs, “à regarder les snobs d’un œil hostile”. Ces mineurs ressemblent à des rock stars, bien plus que Public Service Broadcasting, qui fait marcher la machine ce soir.

Entre 2013 et 2015, Public Service Broadcasting a travaillé un sillon fertile dans le paysage pop avec deux albums samplant d’anciens films d’information sur de l’électronica recouverte de guitare : les aventures de Boy’s Own sur l’espace, les Spitfires et la seconde guerre mondiale. Ils reviennent avec un disque très différent : Every Valley. Chroniquant la montée et la chute de l’industrie charbonnière du Pays de Galles, il a été enregistré dans l’institut de Ebbw Vale, situé dans l’une des régions les plus défavorisées d’un pays prévue d’osciller plus près des Tories ce soir. L’année dernière, les gens ici ont énormément voté pour quitter l’UE.

Le concert de ce soir a été réservé bien avant que ces élections aient été annoncées et le leader J. Willgoose, Esq. (ses collègues JF Abraham et Wrigglesworth ont des pseudonymes similaires tout droit sortis de la base de la RAF à Molesworth) est assis dans un local de conseil à l’étage, sans nœud papillon pour l’instant, paraissant nerveux. “On va se prendre une volée totale, je pense”.

Il parle du parti travailliste, le Labour. Every Valley est un projet né de son intérêt renouvelé pour la politique et une société qui, selon lui, étouffe l’opportunité et le potentiel chez les gens ordinaires. “Cette expression horrible, restez dans votre voie… ce disque peste contre ça et se souvient du désir de s’améliorer qui est venu de communautés qui se sont unies autour d’une seule industrie, quand il y avait plus d’engagement politique et l’idée de venir de la classe ouvrière ne voulait pas dire que tu ne pouvais pas apprécier l’art ou la poésie”.

Willgoose a d’abord eu l’idée de Every Valley avant The Race For Space de 2015, voulant s’éloigner de “gros sujets épiques… et faire quelque chose sur un plan plus humain”. Les thèmes de l’album ne concernent pas que le Pays de Galles, non plus, il ajoute – son titre est délibérément universel.

Malgré de “vagues liens” au pays grâce à une grand-mère à moitié galloise, Willgoose a été sur ses gardes à propos de ce projet étant un Londonien qui apporte son grain de sel. Il a enregistré des interviews avec des anciens mineurs via la NUM à Potypridd et examiné des montages d’audio et de films à la South Wales Miners’ Library de l’université de Swansea. “Je m’attendais à être vu avec des regardes de côté suspects, constamment, dit-il. Mais ce n’est pas arrivé une seule fois. Tout le monde a été accueillant et ouvert, me soutenant… et faisant les mêmes blagues sur le Brexit que nous à Londres”. Il y a une histoire encore ici, on sent, qui a besoin d’être racontée de nouveau.

Every Valley raconte cette histoire très inclusivement. Les femmes sont le sujet du touchant They Gave Me A Lamp (“Si on pouvait faire que les femmes s’intéressent à un truc, si on pouvait les impliquer dans une chose, on pouvait les voir sous cet autre jour”, dit la voix d’une femme du coin, Margaret Donovan). You + Me est un duo bilingue avec Lisa Jên Brown de 9Bach, pour aborder “l’histoire des Anglais qui ont été absolument immondes quant à la langue galloise”, explique Willgoose. James Dean Bradfield transforme le poème Gwalia Deserta XXXVI de Idris Davies en la chanson rock Turn No More, tandis que le Beaufort Mal Choir chante Take Me Home.

Le risque de romantiser le passé pend lourdement au dessus de ce disque, mais des morceaux comme The Pit ramènent les choses sur Terre, détaillant le “mètre” d’espace de travail et les 26 degrés de chaleur. Ainsi que le refrain de Progress (“Je crois au progrès”), double sens mélancolique capturé parfaitement par Tracyanne Campbell de Camera Obscura. Willgoose ne voulait pas imposer de message politique plus fort dans la musique, parce que “c’est bien plus fort si tu laisses de l’ambiguïté – si tu es trop honnête, le fait que ton message soit correct n’a plus d’importance”.

Il préférerait que les échos du passé dans ce disque nous aident à penser au présent, comme la manière dont la destruction des syndicats dans les années 1980 possède un héritage dans les conditions de travail d’aujourd’hui. Après la majorité Tory de 2015, et le vote sur le Brexit de l’année dernière, ce projet se ressent encore plus vital. “Le voir devenir plus pertinent, tandis que plus de dominos tombent… il semblait important de se mettre au travail”, dit-il.

Une demi-heure avant le début du concert, l’institut vibre. Wayne Thomas et Ron Stoate de la NUM sont là, Willgoose les a interviewés pour l’album ; des hommes solides vêtus de polos qui ont survécu à la grève des mineurs, ils sont toujours juvéniles aujourd’hui, ce qui propulse le passé dans le présent. Stoate pense que le disque est “vraiment bon – les chansons sur les mines avant ceci étaient solennelles et parlaient de la poussière et de mourir dans ton lit d’hôpital”. Thomas est d’accord. “Pour un jeune homme de venir de l’extérieur et de vraiment connaître les gens et reconstituer l’histoire – il y a une véritable sincérité ici”.

Les deux hommes croient que les gens des vallées ont été trompés par les hommes politiques ces récentes années. “Le vote pour quitter l’union européenne, c’était ce sacré bus. 350 000 £ au NHS – tant de personnes ont voté pour ça”, peste Stoate. “Et quant à l’immigration ! Les gens qui font, Ces sacrés Polonais qui viennent ici en nous volant nos emplois. En bas dans les mines, on travaillait tout le temps avec des Polonais. Des Lithuaniens, des Lettons, tous !” Wayne acquiesce de la tête. “Localement, nationalement, internationalement, il y a eu une destruction de cette connaissance, ces souvenirs”. Puis il hausse les épaules. “On ne peut qu’espérer que les choses vont s’améliorer”.

Public Service Broadcasting montent sur scène à 20h30. Le concert est entraînant et émouvant, des hommes adultes les larmes aux yeux devant des publicités de campagne de recrutement pour le National Coal Board dans les années 1960, ainsi que des chansons sur la conquête de l’Everest et le premier voyage en orbite de la Lune – toute la nuit, on voit des hommes transportés dans leur enfance, à pleine voix.

Sept heures plus tard, Blaenau Gwent réélit son député travailliste, Nick Smith, avec 58% des votes, et le candidat Ukip chute de la deuxième à la quatrième place. Willgoose passe la nuit dans un Premier Inn du coin, choqué, les paroles d’un fan qui a grandi près de Ebbw Vale lui résonnant encore dans les oreilles. “Il a dit que le concert était une sensation étrange, comme avoir un groupe qui lui parle directement… et si on a contribué à ce qu’on entende la voix de personnes, d’une manière minuscule, alors c’est génial”. Et que pense-t-il des résultats des élections ? “C’est totalement le foutoir, mais peut-être que c’est le début d’une nouvelle génération qui trouve sa voix, se rendant compte qu’elle a la chance de faire bouger les choses”.

Every Valley sort le 7 juillet sur PIAS Recordings

Jude Rogers

Traduction : 9 juin 2019

Journal d’une fan en tournée – 19

Tournée européenne novembre 2018

Independent Venue Week 2019 et Irlande

28 janvier 2019, The New Adelphi Club, Hull

Peu avant les dates irlandaises annoncées depuis longtemps qui me posaient un problème logistique puisque je ne prends pas l’avion, voilà que le groupe est annoncé pour la Independent Venue Week, deux soirs dans des salles de 200 personnes, le kif !

Il fait très, très froid quand j’arrive pour faire la queue. Giles me salue, étonné, parce qu’il ne pensait pas que je viendrai, juste demain. J me dira bonjour après le soundcheck et les autres ne me verront pas lol.

Je rentre et effectivement, c’est petit ! Et il fait très chaud, je finirai en nage et Wriggles tweetera le lendemain une photo d’un mur trempé de sueur (hmmm sexy !).

C’était probablement l’un des meilleurs concerts de PSB que je n’ai jamais vu !

Mais tout d’abord, la première partie, Kitty VR, petite blonde et sa guitare. Comment dire que mon esprit était loin mais elle était sympa quand même.

Quant aux garçons, eh bien, J me semblait pas bien clair d’esprit et ils ont dû recommencer Progress parce qu’il riait trop et s’est gouré !

À la fin de The Other Side, JFabs s’est mis à débrancher son clavier en faisant signe à Jack de l’enlever (j’ai pu voir qu’il y avait des morceaux de velcro qui tenaient le-dit clavier à son pied). Devant mon air d’étonnement, J me fait signe qu’il n’a aucune idée de ce qu’il se passe ! (En fait, il voulait plus de place pour les derniers morceaux, étant donné qu’il n’utilise pas son clavier dessus).

Le concert s’est fini par J buvant de la bière sur scène et Wriggles complètement débraillé à cause de la chaleur.

J’étais tellement près de la scène que j’ai failli me faire assommer par un cosmonaute ou une basse volante lol.

Je n’ai malheureusement pas pu les voir après le concert.

29 janvier 2019, The Trades Club, Hebden Bridge

Direction le Yorkshire de l’Ouest, où le temps vire au glacial et la neige s’annonce, poussant des personnes à revendre leurs billets à la dernière minute.

Alors que je suis dans la cour du pub où je séjourne, je vois JFabs par la fenêtre (moment comique où on se pointe du doigt mutuellement en même temps). Je rentre donc dans le pub et je lui cause avec Wriggles qui était là aussi (quand je vous dis que je ne le fais vraiment pas exprès de leur tomber dessus !).

Je rejoins ensuite mon amie Helen pour manger et “faire la queue” (c’est à dire rester où on est bien au chaud).

Après la folie de la veille, c’était une affaire plus “sérieuse” ce soir mais c’était très bien quand même !

Jack me donne la setlist trempée (d’humidité ? de gin tonic ?) de JFabs en riant.

Je croise Wriggles dehors alors que je cherche Helen qui a mes affaires dans sa voiture. C’est glacial dehors et ça glisse un peu.

En première partie, on a eu le droit à Inland Taipan, encore une femme et sa guitare seule avec une mauvaise acoustique, donc j’étais plutôt contente que ça s’arrête !

31 janvier 2019, Olympia Theatre, Dublin

Après une journée de repos passée à stresser pour atteindre Manchester à temps malgré la neige bien installée pour mon train pour Holyhead dans le Nord du Pays de Galles (oh bonjour Bangor !) où j’ai pris le ferry pour un peu plus de trois heures, me voici à Dublin et en Irlande pour la première fois !

Je retrouve Chris et Paddy et apprenons que les 200 premières personnes à arriver en orchestre reçoivent un bracelet pour la première fosse au plus près de la scène. Nous sommes bien sûr à notre endroit habituel.

Que cette salle est magnifique et les lumières sont belles ! Je me défoule donc sur les photos, surtout que Mr B et les Brassy Gents sont de retour.

JFabs, ayant bien plus de place, est bien sûr complètement déchaîné et se balade partout.

Signal 30 en rappel est une surprise très bien accueillie et cette version est quasiment aussi excellente qu’à Blackwood !

En première partie, nous avons l’Irlandais Ryan Vail, qui, ma foi, était excellent !

J’arrive à récupérer, en plus de la setlist, une baguette de JFabs, qui a roulé vers le bord de la scène pendant All Out.

1er février 2019, Limelight, Belfast

En moins de deux heures de car, nous voici dans la ville natale du Titanic !

Ryan Vail assure encore une fois la première partie et on sent qu’il a des fans présents dans la salle.

La salle est plus petite qu’hier et les lumières moins belles donc j’abandonne les photos sauf quelques unes sur C-Q-D que j’entends en live pour la première fois. C’est très bizarre d’applaudir après.

J’avais promis de ne pas pleurer, sachant que ces concerts étaient les derniers avant le quatrième album et une pause bien méritée, mais dès que J annonce ça, je fonds en larmes !

À la fin du concert, Mr B vient me faire un hug et on n’arrivera pas à les capter après. Dommage ! Prochain rendez-vous au muséum d’histoire naturelle de Londres le 17 mai pour une représentation de The Race For Space !

Avant de prendre le ferry de nuit pour Liverpool, je prends le temps de visiter Titanic Belfast car je ne sais quand je reviendrai !

Concerts exceptionnels et festivals estivaux 2019

Journal d’une fan en tournée – 18

Tournée galloise et Royal Albert Hall

Tournée européenne novembre 2018

4 novembre 2018, Kavka, Anvers

Après une journée de travail où j’aurais pu voir le groupe lors d’un festival, me voici à nouveau sur la route pour la tournée européenne du groupe qui commence à Anvers.

Je croise le groupe qui débarque lors de mon arrivée à l’hôtel, timing parfait et hilarité de Wriggles.

La salle est petite et… vide, quel choc après le Royal Albert Hall complet en quelques minutes ! Je rencontre quelques Français intrigués par ma dévotion au groupe lol.

Bleak assure la première partie ce soir et ils sont pas mal.

Le concert commence sur The Unsinkable Ship et c’est très agréable de l’entendre en live pour la première fois ! White Star Liner devait suivre mais des problèmes techniques réglés par Jack ont poussé le groupe à la jouer plus tard.

C’était sympa de ré-entendre The Now Generation et sa batterie de ouf à la fin.

Sinon rien d’extraordinaire, étant donné que le public belge n’est pas très démonstratif.

Merci au groupe pour sa gentillesse encore une fois après le concert. Je demande à JFabs une photo car je me suis rendue compte que je n’en avais pas avec lui et Giles la photobombe !

Je dis à J que je vais voir CHVRCHES le lendemain à Bruxelles et il me répond que Will, qui s’occupe du merch depuis Bangor, y va aussi !

6 novembre 2018, Melkweg, Amsterdam

Et me revoilà à Amsterdam près d’un an après leur dernier passage dans la même salle. Pour ceux intéressés, CHVRCHES étaient super.

Le groupe de première partie, Moon Moon Moon, contrairement à l’année passée, était très bien.

Pays-Bas obligent, ils jouent Elf, Part 2, raison principale pour laquelle je me rends (ou j’essaie de me rendre) à tous les concerts néerlandais.

Comme d’habitude à Amsterdam, le public est très bon (je soupçonne un nombre élevé de Britanniques présents) et Giles sort le costume de cosmonaute sur Gagarin !

Malheureusement, comme l’année dernière, il y a une soirée club donc le groupe ne peut apparaître au merch pour discuter et signer des trucs. JFabs viendra quand même me parler brièvement. Je fais connaissance de Will en lui parlant de CHVRCHES et il me donne un t-shirt invendable car troué.

21 novembre 2018, Bogen F, Zürich

Une soirée qui me reviendra cher (vive la Suisse !).

Premier retour en Suisse depuis mes concerts de Depeche Mode en 2014.

J’arrive tôt à la salle pour repérer les lieux et tombe sur Wriggles et James qui font du skateboard, ils me font coucou.

Après un passage à l’hôtel, je reviens faire la queue. Les portes sont vitrées, donc on voit tout ce qu’il se passe à l’intérieur (oh une peau de batterie signée !), la salle est petite, j’aime bien. Le personnel me laisse entrer en avance car il fait froid, merci !

La première partie est assurée par Albert Man, anglais vivant en Suisse. Il s’agit de juste lui et son clavier, c’est pas mal.

JFabs, à cause du manque de place sur scène, aura son clavier disposé de côté et il se cognera dans un projo et le pied de micro de J.

J a décidément pris de l’assurance sur scène et finit Spitfire depuis le concert de Bangor à taper sur la batterie de Wriggles avec une baguette, sa guitare ou ce qu’il trouve chez JFabs.

On parle un peu après le concert en leur disant que j’aurai des trucs à leur donner au concert de Paris la semaine suivante puis je rentre à l’hôtel régler mon problème de train retour (suite à de mauvaises informations, je finirai par acheter un nouveau ticket…).

26 novembre 2018, Backstage by the Mill, Paris

Dernier concert pour moi sur cette tournée européenne, quoi de mieux de le faire à la maison !

J’arrive quasiment en même temps que le groupe, je donne mes cartes et cadeaux de Noël pour eux à Giles et après s’être geler le popotin un bon moment dehors, on décide de rentrer et du coup, on entend le soundcheck !

C’est probablement le meilleur concert de toutes les fois où je les ai vus à Paris et la réaction du public a été fantastique !

Je ne sais pas si c’est la crise des Gilets Jaunes qui a fait mais la réaction à All Out a été folle !

J a aussi beaucoup parlé français au cours du concert, finissant par “Vive la France et vive l’Europe !” (il est farouchement contre le Brexit).

Je me retourne pour dire bonjour à une amie, mais on me tape sur l’épaule, oh c’est Wriggles ! Il voulait me remercier pour sa carte et son cadeau.

J’ai longuement parlé avec JFabs, finissant par un hug. Il m’apprend qu’ils vont jouer en Chine pour le nouvel an.

Je crois vite fait J qui me remercie aussi et je leur dis à l’année prochaine !

Independent Venue Week 2019 et Irlande

Journal d’une fan en tournée – 17

Tournée britannique avril 2018

Tournée galloise et Royal Albert Hall

25 octobre 2018, Pontio Arts Centre, Bangor

Après avoir annoncé une date exceptionnelle au Royal Albert Hall où j’étais triste que ce ne soit pas mon 100ème concert du groupe, voilà qu’ils annoncent une mini-tournée au Pays de Galles pour dire au-revoir à Every Valley ! Mon 100ème concert aura donc lieu à… Blackwood, ville natale des Manics !

Mais tout d’abord direction Bangor dans le Nord du Pays de Galles pour ma première visite de cette région. Et direction le centre culturel Pontio où je retrouve Chris qui fera toutes les dates avec moi en bon Gallois natif.

Nous sommes bien accueillis par les employés, qui nous invitent même à échanger nos e-tickets pour de vrais billets cartonnés.

L’entrée se fait sans problème dans le calme et nous nous retrouvons dans un petit théâtre où les sièges ont été retirés. Les salles de cette tournée font environ 500 places, l’occasion de voir de près nos petits Anglais préférés !

La première partie ce soir sera assurée par Dead Method. J’avais bien aimé l’écoute sur Spotify, mais sur scène, j’aime moyen. C’est peut-être dû au fait que le chanteur était malade. Pour cette tournée, nous aurons droit à uniquement des groupes ou artistes locaux en première partie, belle initiative !

Je suis un peu déçue au départ par l’absence de Mr B, mais finalement, ces dates ont permis aux trois musiciens de se consolider en tant que groupe.

Enfin, pas tout de suite, car cette date de Bangor s’est passée après une petite pause, donc c’était un peu “bancal” mais très bien quand même. JFabs me dira par la suite du concert qu’il aime bien quand c’est comme ça, pour éviter de tomber dans la monotonie.

Parlons de lui justement, en plus d’être encore plus survolté que sur les dates précédentes, monsieur arbore désormais un anneau à l’oreille gauche !

Pays de Galles oblige, la setlist est très orientée vers l’album Every Valley, à mon grand plaisir, même si la chanson éponyme ne s’y trouve pas car Mr B n’est pas là.

Première surprise, le retour de Sputnik, déjà rejouée lors des festivals estivaux, mais en version plus courte et funky, j’aime beaucoup !

Deuxième surprise, premier pogo lors d’un concert de PSB ! Ce qui a bien fait rire les garçons !

All Out, comme d’habitude au Pays de Galles, est super et comme nous sommes dans sa région, Lisa Jên Brown vient accompagner J sur le duo You + Me, J toujours meilleur chanteur et toujours plus à l’aise sur scène.

Nous parlerons longuement avec eux après le concert. Je n’oserai pas approcher Lisa car je vois qu’elle est en famille. Nous parlerons évidemment de mon futur 100ème concert et ils n’en reviennent toujours pas ! La sécurité nous demandera gentiment de partir au bout d’un moment.

26 octobre 2018, Pontardawe Arts Centre

Direction les vallées du Sud du Pays de Galles pour le reste de cette mini-tournée. Très long voyage aujourd’hui qui commence assez bien en première classe pour une heure puis une sorte de RER amélioré sur-bondé pour les 3 ou 4 heures à suivre.

C’est fatiguée et tendue que j’arrive à Swansea, où Chris viendra me chercher en voiture pour aller en banlieue à Pontardawe (oui, oui, ce nom est prononçable !) et un autre centre culturel, bien que plus petit cette fois.

C’est sous une pluie battante que nous arrivons. Après un petit repas bien accueilli, nos noms sont cochés très à l’avance sur la liste et nous pouvons nous déplacer à notre guise. Encore une fois, les Gallois ont démontré qu’ils avaient le meilleur sens d’hospitalité au monde.

La salle ce soir est très jolie et effectivement plus petite que la veille et en lieu de Dead Method qui ont fait faux bond pour cause de maladie du chanteur, c’est Teddy Hunter qui se charge de faire la première partie.

Jeune étudiante (également légèrement malade ! Vu le temps, pas étonnant !) seule au clavier, c’était un très joli moment. J’aime aussi son collier réalisé à partir d’une cuillère.

Quant aux garçons, quel concert exceptionnel ! Bien meilleur que la veille malgré l’absence de Signal 30, J et Wriggles sont bien plus près de nous et JFabs a été libéré (délivréééé, nan pas cette chanson !) et Jack peut enfin arrêter de lui courir derrière pour décoincer son câble de basse.

C’est avec un grand sourire qu’on leur parle après (et que je prête mes Sharpies à tout le monde). J me dit qu’il aura quelque chose à me donne le lendemain, ooooh !

27 octobre 2018, Miners Institute, Blackwood

Et voilà, 5 ans et un mois après les avoir découverts en première partie des Manics, j’atteins mon 100ème concert de PSB, qui plus est, dans la ville natale des Manics, Blackwood !

Aujourd’hui, pas de problème de transport puisque je n’ai qu’une petite heure de train entre Swansea et Newport, en première classe en prime !

Chris viendra me chercher en voiture et nous arrivons tôt pour que je puisse visiter les environs du Miners Institue, et que nous allions manger.

Il fait extrêmement froid et l’attente aujourd’hui à l’extérieur n’est pas franchement très agréable. Je reste seule sous le porche de l’institut en attendant que Chris vérifie s’il a le droit de se garer à l’endroit où il était et je vois un petit gars râblé en bonnet passer… Tiens, mais je le connais, nan ? Et là, moment ampoule qui s’allume au-dessus de la tête, c’est James Dean Bradfield ! Je fais des signes comme une idiote à Chris et Paddy (Irlandais qui fera toutes les dates comme nous) mais ils ne comprennent pas.

En première partie ce soir (et demain), il s’agit de Perfect Body, quintette quelque peu disparate mais intéressant. La chanteuse semble être une poupée de porcelaine gothique avec une voix très éthérée. Un des guitaristes, qui chantera sur quelques morceaux, ressemble à un croisement entre Lou Reed et un professeur fou. Le bassiste, qui restera de côté tout le long du set, paraît être le fan parfait de Echo & The Bunnymen.

Sinon excellent concert de PSB ce soir (je ne sais pas si c’est le fait que ce soit mon 100ème ou l’excellent public, ou un mélange des deux), avec la meilleure version de Signal 30 que je n’ai jamais entendue !

James arrive donc pour le rappel et sort un “No other fucking band in the world has played as many gigs in Wales as PSB” avec sa délicatesse naturelle (il reste le mec le plus cool au monde).

J’arrive à le capter dans la salle après le concert et lui fait signer ma setlist en lui disant que c’est mon 100ème concert de PSB. Il me demande mon nom et me sort “Ah oui, je t’ai signé une carte !” (Euh, merci pour le spoiler, mais je t’aime quand même !).

La sécurité nous jettera rapidement dehors mais on avait repéré l’entrée des artistes derrière le bâtiment. On recroise JDB qui nous donne l’adresse du meilleur fish’n’chips du coin.

On voit un J en chemise remonter la côte quelque chose à la main. Il me donne d’abord une carte, qui ira avec celle de Chris et de Sofi, la péruvienne installée au Pays de Galles, ainsi qu’un exemplaire de leur EP One dédicacé ! Je lance un “oh putain !” en français dans le texte et je lui fais un hug (oui, oui, j’ai réussi cet exploit !). Les autres accompagnés des Brassy Gents sortent aussi, j’en profite pour faire signer la setlist par tout le monde.

Ayant écouté enfin les versions studio de White Star Liner EP qui est sorti la veille, je demande à JFabs si c’est normal que l’intro de The Unsinkable Ship ressemble fortement à Pilot de Professor Penguin. Je vois son visage s’illuminer de fierté et il me dit que, effectivement, J lui a demandé une intro similaire. Nous les laissons car les pauvres sont en chemises par des températures proches du négatif.

Dans la voiture, j’ouvre la carte et je me rends compte que toute l’équipe technique l’a signée aussi, comme ils sont adorables ! Je rigolerai pendant au moins cinq minutes quand je m’aperçois que Wriggles a rajouté la mention “Hundred” après “EP One” sur la pochette. Étant donné qu’il se revend aujourd’hui entre 150 et 200 £, c’est un très beau cadeau qu’ils m’ont fait !

28 octobre 2018, Riverfront Theatre, Newport

Aujourd’hui, pas de problème de transport puisque je dors à Newport. J’en profite pour récupérer une bonne partie du sommeil accumulé ces derniers jours. De plus, c’est un concert assis et numéroté, donc pas de queue à faire.

On arrive assez tôt avec Chris pour boire un coup et récupérer nos tickets. Arrive Luke, un autre Informer qui habite dans la ville, qui me remet une autre carte pour mon 100ème concert la veille ! C’est apparemment très gallois d’offrir des cartes pour toutes les occasions.

On pensait être au premier rang, mais c’est bien deux autres rangs qu’on voit devant bien que nous ayons beaucoup de place pour les jambes. Ah, qu’est-ce que je déteste les concerts assis !

C’est Perfect Body qui fait la première partie comme hier soir. Je les apprécie comme la veille.

J’aime beaucoup la basse sur Mother Of The Village, qui est bien haute dans le mix ce soir.

À la fin de The Other Side, on arrive à lever toute la salle avec JFabs. Ce dernier passera devant nous durant Go!, ah super merci ! Grâce à la place devant nous, on a la possibilité de faire la danse complète sur Gagarin, ça c’est top aussi.

J’arrive à obtenir une setlist à la fin en courant vers la scène, mais on ne verra pas le groupe après.

29 octobre 2018, Muni Arts Centre, Pontypridd

Dernière date de cette mini-tournée. Aujourd’hui une petite demi-heure de train jusqu’à Cardiff, où je dors. Chris me conduira jusqu’à Pontypridd où le temps ne s’est toujours pas réchauffé.

L’équipe galloise nous fait rentrer au chaud et c’est presque sans problème que nous arrivons à la barrière.

Des mecs déjà bourrés cherchent à nous pousser pour atteindre le bar, euh non, c’est par là !

Ce soir, c’est Head Noise qui feront la première partie. J’avais beaucoup aimé sur Spotify mais je les ai adorés sur scène ! Déjà, ils installent pleins de boîtes en carton maquillées en objets et on kiffe déjà mais leur set était très drôle et la musique excellente. Ils nous ont envoyé les boîtes en carton à la fin de leur set.

Sinon quel plaisir de retrouver les garçons de près après la débâcle de la veille ! Surtout avec Signal 30 dans la setlist !

On n’aura pas l’occasion de les voir après mais on rencontrera Head Noise qui signera nos boîtes. Belle fin de cette mini-tournée galloise avant quelques jours de repos et le Royal Albert Hall.

1er novembre 2018, Royal Albert Hall, Londres

Après quelques jours à Londres, dont un aux studios Harry Potter avec d’autres Informers, nous voici en route pour le Royal Bertie ! Le temps est à la pluie, mais heureusement que nous sommes abrités pour faire la queue.

Après avoir croisé Neil de Smoke Fairies en route pour l’anniversaire d’un neveu et fait un hug à Mr B, c’est dans le calme que nous atteignons la barrière, qui est très proche de la scène.

Shaun Gordon, photographe de la pochette du live à Brixton, vient nous dire bonjour et m’offre un tirage dédicacé d’une photo prise pendant Go! ce soir-là !

La première partie ce soir est assurée par Tracyanne & Dany, ce qui laisse présager que Tracyanne viendra accompagner les garçons sur Progress. Je les ai mieux appréciés que je ne le pensais donc agréable moment surtout que nous reconnaissons Sean Read, alias “Saxy” aux claviers et saxophone. Il joue en effet pour les Manics de temps en temps.

Le groupe s’installe, je remarque que Mr B a effectivement placé des écrans de manière que tout le monde puisse voir les visuels, y compris les personnes assis derrière la scène. Je devine les pupitres des cordes et oh, Sputters est là !

Le concert commence donc sur l’enchaînement Every Valley et The Pit que j’apprécie beaucoup, mais finalement je vais beaucoup rire au cours de cette soirée !

J annonce Traycanne pour Progress et on attend mais elle n’arrive pas. Il l’annonce à nouveau et toujours rien (Giles n’avait pas bien fait son boulot, shocking !). Elle finira par arriver dans l’hilarité générale. J’aime beaucoup Progress sur scène et j’avoue qu’avec elle, c’est vraiment bien.

Suit They Gave Me A Lamp pour laquelle Haiku Salut arriveront de l’autre côté présenté par J. Elles me saluent, c’est vrai qu’on avait pas mal parlé lors de leurs concerts à Londres (auquel J a assisté) et Brighton. Je me répète mais cette chanson est toujours un moment magnifique sur scène.

JFabs arrive à faire lever pratiquement tout le monde qui a un siège pour Go! et survolté comme jamais, il monte dans les Stalls et deux gars l’embrassent en haut (il m’expliquera après le concert de Paris que c’étaient des amis d’enfance à lui) !

Lisa Jên Brown revient pour le rappel et You + Me, suivra donc Gagarin où la version étendue des Brassy Gents dévoilera de petits blousons à sequins dorés cachés sous leurs vestes. Une véritable surprise pour le groupe qui a réussi, en bons professionnels, à continuer à jouer. Puis la soirée s’est conclue sur Everest et l’apparition du premier Wriggles aux claviers !

Viendra ensuite le Beaufort Male Choir pour le deuxième rappel, le toujours aussi émouvant Take Me Home.

On me donne une setlist et un bracelet pour l’after où le Beaufort Male Choir poursuit le concert. Je discute avec tout le monde et je fais signer ma setlist par le groupe et Lisa avant qu’elle ne disparaisse. JFabs me confesse qu’effectivement, il a eu peur lors de ses acrobaties à Hammersmith. On est mis à la porte par la sécu vers 2 heures du matin, allez que 3 jours avant le prochain concert !

Tournée européenne novembre 2018

PSB aux Proms !

Quelques mois après avoir rempli le Royal Albert Hall, les voici de retour pour les Proms le 25 juillet prochain !

Le groupe jouera l’intégralité de l’album The Race For Space ainsi que Korolev accompagné par le Multi-Story Orchestra avec un tout nouvel arrangement orchestral réalisé par JF Abraham lui-même.

Les billets seront en vente ce samedi 11 mai. Plus d’informations ici.

THE DEEP

Disponible sur :

Description :

Sur cette adaptation du Songe d’automne de Archibald Joyce par J, Eva Hart, l’une des rescapées les plus connues du Titanic, rend hommage aux victimes.

Paroles :

Fifteen hundred and thirteen people died unnecessarily
They shouldn’t have died
If there had been enough lifeboats, they wouldn’t have died
And I entirely endorse what Dr. Ballard said
His actual words were
“It is quiet and peaceful and a fitting place for the remains of this greatest of sea tragedies to rest”
“May it forever remain that way and may God bless these now-found souls”


Les abysses

Mille cinq cent treize personnes sont mortes inutilement
Elles n’auraient pas dû mourir
S’il y avait eu assez de canots de sauvetage, elles ne seraient pas mortes
Et je soutiens complètement ce que le Dr Ballard a dit
Ses mots exacts étaient
“C’est calme et paisible et un lieu approprié au repos des vestiges de cette grande tragédie navale”
“Qu’il reste ainsi à jamais et que Dieu bénisse ces âmes nouvellement découvertes”

C-Q-D

Disponible sur :

Description :

C-Q-D était l’un des premiers appels de détresse établis pour la radio, avant l’adoption du SOS. Si on écoute bien, on reconnaît le signal dans le motif rythmique : toute la chanson épelle C-Q-D à n’en plus finir, dans une sorte de parallèle lugubre à la manière dont l’opérateur radio à bord du Titanic a répété l’appel de détresse tandis que le bateau coulait.

Paroles :

I should probably dream about her tonight
Haven’t had a nightmare
You’d think I’m too old for that but you’d be amazed
You lie in bed at night and the whole thing comes round again


C-Q-D

Je devrais probablement en rêver cette nuit
Je n’ai pas fait de cauchemar
On penserait que je suis trop vieux pour ça mais vous serez étonné
Tu es au lit la nuit et tout revient encore et encore

THE UNSINKABLE SHIP

Disponible sur :

Description :

La construction du paquebot “insubmersible”, un chantier sans précédent !

Paroles :

When I was a wee boy growing up in Belfast
My father was working in the shipyard
And he kept telling me about this great ship that he was having to build
One Sunday he took me down to the shipyard
And he told me to look up

It was a huge piece of steel
It seemed to reach the sky, it was so high
And there seemed to be no end of it, it was so long
In Belfast we called it, “The Unsinkable Ship”

We called it “The Unsinkable Ship”


L’insubmersible

Quand j’étais petiot à Belfast
Mon père travaillait sur le chantier naval
Et il n’arrêtait pas de me parler de ce grand paquebot qu’il devait construire
Un dimanche, il m’a emmené sur le chantier naval
Et il m’a dit de lever les yeux

C’était un énorme morceau d’acier
Il semblait toucher le ciel, il était tellement haut
Et on aurait dit qu’il n’avait pas de fin, il était tellement long
À Belfast, on l’appelait “l’Insubmersible”

On l’appelait “l’Insubmersible”