Author Archive: Anne-Spooky

Petite “pause” pour le groupe

Comme vous l’avez peut-être aperçu dans la liste des concerts à venir, le groupe a faire son dernier concert “normal” dans le cadre de la tournée de Every Valley et White Star Liner le mois dernier à Belfast afin de faire une petite pause pour enregistrer le quatrième album.

Je vais en profiter pour mettre à jour ce site, que je n’ai pu faire pour cause de concerts (je vous raconte tout dans mon journal très bientôt) et maladie (et accessoirement quelque chose qu’on appelle le travail).

Pour l’instant, nous n’aurons que trois occasions de les voir, à savoir à un festival en Allemagne, lors d’un concert exceptionnel (et complet en moins d’une heure) au musée d’histoire naturelle à Londres où ils joueront The Race For Space en entier et lors des festivités des 50 ans du premier pas sur la Lune à Goonhilly en Cornouailles où ils le joueront également.

WHITE STAR LINER

Disponible sur :

Description :

Le paquebot “insubmersible” met les voiles vers New York !

Paroles :

It was time to go
Tide was fast and pulled her great bulk away from the quay
And her own three engines and 55,000 horsepower could take over
A sixth of a mile long
Eleven stories high
She was the largest and most luxurious liner in the world

White Star Liner
White Star Liner
White Star Liner
White Star Liner

After her trials, she left Belfast dock for Southampton
To her passengers, she seemed more like a huge floating hotel than a ship

White Star Liner
White Star Liner
White Star Liner
White Star Liner

Then she set off for the open sea and New York
And as she sailed away, her builders had no doubt
That this was the start of a great career (start of a great career)


Navire de la White Star Line

Il était temps de partir
La marée était rapide et tirait son grand volume loin du quai
Et ses trois propres moteurs, et 55 000 chevaux pouvaient prendre le contrôle
D’un sixième d’un mille marin Une hauteur de dix étages
C’était le paquebot le plus grand et le plus luxueux au monde

Navire de la White Star Line
Navire de la White Star Line
Navire de la White Star Line
Navire de la White Star Line

Après ses essais, il a quitté le dock de Belfast pour Southampton
Pour ses passagers, il ressemblait plus à un gigantesque hôtel flottant qu’un navire

Navire de la White Star Line
Navire de la White Star Line
Navire de la White Star Line
Navire de la White Star Line

Puis il a pris la route pour le large et New York
Et tandis qu’il mettait les voiles, ses constructeurs n’avaient aucun doute
Que c’était le début d’une grande carrière (le début d’une grande carrière)

WHITE STAR LINER EP

Date de sortie : 26 octobre 2018

Formats : CD, Maxi 45 tours (sortie le 7 décembre 2018)

Morceaux :

  1. The Unsinkable Ship
  2. White Star Liner
  3. C-Q-D
  4. The Deep

Les morceaux, commissionnés par la BBC, ont été dévoilés en mai dernier sur la scène du festival BBC’s Biggest Weekend, à l’endroit même où le Titanic a été construit.

Le EP raconte l’histoire de la construction du paquebot et de sa rapide disparition tragique. Le groupe s’intéresse aux perspectives de ceux qui l’ont construit et navigué, tout en démontrant leur propre talent d’utilisation d’un mélange de musique et d’archives audio afin de fournir une nouvelle perspective sur des événements connus.

J. Willgoose, Esq. dit : “J’ai pensé que c’était un défi intéressant de raconter l’histoire de la construction du paquebot au sein de la fière histoire industrielle de Belfast, l’esprit d’optimisme de l’ère d’avant guerre qu’il représentait, et puis une description résumée et, j’espère, respectueuse d’à la fois le naufrage du navire (représenté par l’appel de détresse en morse répété, C – Q – D) et la découverte de l’épave en 1985”.

Les deux morceaux d’ouverture, The Unsinkable Ship et White Star Liner, font avancer le EP avec une énergie motorik, suivant minutieusement la construction et le lancement du paquebot. Tandis que le EP arrive à sa fin, la musique passe dans un état plus instable sur la puissant C – Q – D – l’indicatif en morse pour “À toutes les stations : appel de détresse” – avant de se refermer sur l’ambiance songeuse de The Deep, adaptation de Songe d’automne de Archibald Joyce, le morceau de musique que l’illustre historien du Titanic Walter Lord a conclu était probablement le dernier joué alors que le navire coulait. Couplé à la voix passionnée de la survivante Eva Hart, c’est une fin émouvante du EP, une qui est un hommage approprié à ceux qui ont construit le navire et ceux qui ont péri lors de son naufrage.

People Will Always Need Coal < DiscographiePeople, Let’s Dance

Les détails de White Star Liner

Nous en savons désormais plus sur le EP consacré à la construction du Titanic ainsi qu’à sa catastrophe. Il s’appellera White Star Liner et sortira le 26 octobre en CD et téléchargement. Un maxi 45 tours arrivera le 7 décembre.

Le titre éponyme est déjà disponible dans toutes les bonnes crèmeries digitales. Si vous ne l’avez pas encore écouté, cliquer ci-dessous !

Journal d’une fan en tournée – 16

Première partie de Editors

Tournée britannique avril 2018

5 avril 2018, New Theatre, Oxford

Ah enfin le début de la tournée britannique ! Pour raisons professionnelles, je n’ai pas pu faire toutes les dates, ainsi ma tournée s’arrêtera à Édimbourg 9 jours plus tard.

Tout d’abord Oxford. Après avoir affronté les RER en grève, l’évacuation du hall d’embarquement de l’Eurostar, couru à l’hôtel à Londres puis à la gare de Paddington pour prendre le train pour Oxford, me voici de retour dans cette ville universitaire, affamée.

“Heureusement”, le concert est assis et numéroté ce soir donc j’ai le temps d’aller me prendre une bonne pizza avant. Malheureusement, à la suite d’un problème technique sur le site web du théâtre, je n’ai pas réussi à avoir de place au premier rang de l’orchestre, je me suis donc consolée avec le premier rang du Circle, le premier balcon.

Ma foi, je ne suis pas si mal que ça, en plein milieu, avec donc une excellente vue sur la scène (et le premier rang de l’orchestre quasiment vide…). Je suis quand même un peu frustrée d’être aussi “loin”. J’aperçois Rob Derring au passage.

La première partie sur cette tournée est assurée par Jane Weaver, que j’avais découverte sur BBC 6Music durant la tournée d’octobre. J’avais adoré son single The Architect mais l’écoute de l’album m’avait moins enthousiasmée, cependant, j’avoue qu’en live j’ai adoré !

Suivent mes chouchous. Après le film d’information anti-portable et le désormais culte Sound And Vision de David Bowie, J rentre seul sur scène pour Every Valley sur laquelle les Lampies de Mr B descendent et s’allument une par une, avant que le reste du groupe et les Brassy Gents ne le rejoignent. “Gents” ? Oh mais c’est une Brassy Lady au trombone, elle dépote bien et semble parfaitement bien à l’aise avec le groupe. Nous parlerons donc de Brassy Folks pour cette tournée.

Le début de la setlist ne change pas donc, les trois premiers morceaux de l’album Every Valley sont suivis par Theme From PSB. Puis petit changement avec Night Mail revenu bien plus tôt dans le set.

Petit retour sur l’ère The Race For Space avec la génialissime Korolev et E.V.A. et Valentina. Puis gros retour en arrière avec ROYGBIV qui sera joué très souvent sur cette tournée 🙂

De ce nouveau point de vue, j’ai pu m’apercevoir de comment JFabs est quasiment au même niveau que J sur scène, ça fait plaisir.

Le reste de la setlist reste classique, avec les deux premiers singles extraits de Every Valley suivis de Spitfire (sur lequel Jack ou Giles sautillait sur le côté de la scène), The Other Side et Go! (sur laquelle je pense que JFabs m’a pointée avec sa basse). En parlant de JFabs, il était vraiment déchaîné, et ça ne se calmera pas au fur et à mesure des dates !

All Out passe désormais dans le rappel, avec une dédicace à Orgreave et une mention aux t-shirts qu’ils vendent à leurs profits.

Puis c’est les habituelles Gagarin et Everest qui referment le set. J’avais beaucoup d’appréhension mais c’était une excellente soirée pour commencer la tournée.

Mr B vient m’apporter personnellement une setlist au merch donc on parle brièvement et puis je parle aussi avec Jane Weaver, qui est très sympa !

6 avril 2018, O2 Academy, Bournemouth

Premier aléa de la tournée, j’ai tellement perdu de temps à attendre que ma chambre d’hôtel soit prête que je n’ai pas pu visiter la ville natale d’Alex James. Sur le chemin vers la salle, je tombe sur Wriggles, Jack, James et Tom qui vont manger. La salle est cachée entre deux magasins et grâce à l’O2 Priority, je suis la première à rentrer.

Après la semi-frustration de la veille, quel plaisir de retrouver la barrière ! En plus la salle de ce soir est magnifique !

Jane Weaver jouera le même set que la veille (ainsi que sur le reste de la tournée), mais elle changera de tenue chaque soir. En lui disant après le concert combien je les aime, elle me dira que c’est une amie à elle qui les conçoit.

JFabs est décidément on fire et taquin avec Mr B, j’adore !

La setlist est légèrement modifiée comme on a l’habitude avec les garçons, avec le retour de la devenue trop rare Signal 30 et de The Now Generation (Wriggles toujours aussi magnifique dessus) à la place de E.V.A. et Valentina.

J a complètement foiré les samples de Theme From PSB et ROYGBIV et la version de Go! de ce soir est probablement la plus forte que je n’ai entendue, oh et les lumières de la batterie de Wriggles sont de retour aussi !

C’était un grand moment de la tournée et l’une de mes dates préférées.

7 avril 2018, Dome, Brighton

Malgré des logistiques un peu compliquées (les hôtels de Brighton étant extrêmement chers ce soir-là et des travaux sur la voie ferrée entre Londres et Brighton rendant le trajet retour impossible), j’ai réussi à assister à ce concert !

Encore une autre salle magnifique, située à côté du Pavilion. Je retire mon ticket sans problème et j’attends toute seule un petit moment avant que des amis et autres visages connus n’apparaissent. Le groupe passe et me salue.

J’arrive à mon endroit habituel sans problème. Jane Weaver est superbe comme les autres soirs. Et là, c’est la catastrophe, une migraine d’enfer se déclenche et me rend photophobe pendant tout le concert de PSB (en sachant que leurs lumières sont très brillantes et puissantes, c’est l’horreur).

Signal 30 a encore une fois disparu, ainsi que The Now Generation, au profit du retour de Valentina et Lit Up, au grand bonheur des fans de cette dernière.

Les filles de Haiku Salut viendront accompagner les garçons sur They Gave Me A Lamp, toujours un grand moment au grand complet sur scène.

Heureusement, mon triptan pour soigner ma migraine a fonctionné tout de suite, c’est donc la tête légère que je me dirige vers Margate…

8 avril 2018, Dreamland Hall-by-the-Sea, Margate

Étant donné que J faisait un DJ set dans l’après-midi, j’arrive tôt en ville et j’en profite pour manger dans la boutique où aura lieu le DJ set (oui ils vendent des disques, de la nourriture, coupent les cheveux, donnent des cours de yoga et accessoirement acceptent les chiens !). Ils ne servent que des plats veggies ou vegans, c’est génial !

Je n’ose pas m’approcher de J pour laisser la place aux autres quelques fans présents, mais il viendra s’incruster à ma table de toute manière pour discuter à la fin.

Il fait très froid à Margate (qui l’aurait cru en bord de mer !), ainsi faire la queue devient très laborieux, cependant à la suite d’un changement de salle, mon hôtel est tout à côté.

J’avais des doutes sur une salle au cœur d’un parc d’attractions (les garçons en auront bien profité, avec Wriggles qui montera sur scène avec son bracelet !) mais elle était vraiment sympa avec une barrière proche d’une scène plutôt basse.

Aucun invité ce soir, mais JFabs toujours aussi déchaîné !

Les Lampies nous ont fait un Sputters, dans le sens où celles qui descendaient n’étaient pas celles éclairées, mais c’est bien la seule fois où j’ai vu cela.

J s’est bien amusé sur Theme From PSB, changeant quelques samples et sons.

Étant donné que c’était leur premier concert en tête d’affiche dans le Kent, ils nous ont enchaîné trois morceaux de The Warm Room EPIf War Should ComeLondon Can Take It et Spitfire. J’aime beaucoup ces variations de setlist.

Encore une de mes dates préférées sur cette tournée. Direction Cambridge pour une journée de repos avant le retour au Corn Exchange le surlendemain.

10 avril 2018, Corn Exchange, Cambridge

Que d’excellents souvenirs dans cette salle (voir la tournée The Race For Space), je suis impatiente d’y retourner, surtout que mon amie russe Mia sera là, ainsi que Tami, à l’endroit même où je l’ai rencontrée en vrai pour la première fois.

Et encore un excellent concert. J nous expliquera que cette salle est l’endroit où les Brassy Gents auront dévoilé la danse de Gagarin pour la première fois.

En parlant d’eux, petit changement, Emma et Johngy sont partis sur la tournée de Bastille, alors ils sont remplacés par Iain et un petit nouveau, Jamie (ce dernier aura du mal avec ladite danse mais il s’améliorera par la suite).

Première sortie pour une de mes chansons préférées sur cette tournée, je parle bien sûr de Elf, Part 2, qui est enchaînée avec ROYGBIV, bien !

JFabs m’envoie un sourire à la fin avant de sortir de scène 🙂

11 avril 2018, Brangwyn Hall, Swansea

Je m’attendais à une soirée émouvante après Cardiff en octobre dernier, mais certainement pas à pleurer les larmes de mon corps !

La salle est magnifique, mais elle ne permet pas l’accrochage de beaucoup de Lampies, peu importe il y en a assez pour que ça soit bien.

Merci à Gary le photographe, qui nous a bien fait rien durant Theme From PSB en dansant dans la fosse à photographes. J’aperçois également pendant cette chanson la longue robe typique de Lisa Jên Brown (qui s’avère être aussi une amie de Jane Weaver), donc je devine que You + Me sera dans le set, je prépare les mouchoirs.

Haiku Salut sont là pour toujours une grande version de They Gave Me A Lamp. À la fin, les deux micros sont remplacés par un plus hait, Lisa monte enfin sur scène, dans une magnifique robe avec des planètes dessus.

J’arrive à ne pas pleurer, enfin presque, mais là, ils enchaînent sur Mother Of The Village et là c’est fini…

Signal 30 est toujours absente, mais on ne peut pas tout avoir hein…

Pays de Galles oblige et comme indiqué sur leur site web (en prime, j’étais tombée sur eux en arrivant à la salle), le Beaufort Male Choir interprète Take Me Home à la fin, je dois bien avoir un coin de mouchoir sec, hein ?

12 avril 2018, Olympia, Liverpool

La salle cachée au fin fond de la périphérie de Liverpool, au bout de 30 minutes de marche, après avoir croisé les Haiku Salut, j’arrive enfin dans le quartier miteux où se trouve la salle.

Tout le groupe, l’équipe et Lisa Jên Brown (Liverpool est très proche du Nord du Pays de Galles, d’où elle vient, donc ce n’est pas vraiment une surprise), sortent pour aller manger et me disent bonjour.

La salle est étonnamment magnifique, ancien théâtre et cirque d’hiver, le son est le meilleur jamais entendu.

Et voilà, je râlais mais ce soir, on a bien le droit au retour de Signal 30, woo hoo !

You + Me suivra They Gave Me A Lamp comme la veille, Lisa toujours dans sa splendide robe. J’arrive à ne pas pleurer cette fois-ci. À la fin de la chanson, elle reste sur scène… “On va expérimenter quelque chose, on a l’autorisation de Tracyanne”. C’est donc bien Progress avec la voix de Lisa à quoi on a le droit ce soir !

Tami et d’autres Informers avaient organisé une setlist signée pour notre ami Blake et c’est Mr B qui vient lui remettre en personne 🙂

13 avril 2018, De Montfort Hall, Leicester

Le grand jour, en effet, ce sont les 36 ans de J aujourd’hui !

Après avoir passé ma journée à voyager et chercher une carte, une banderole et ses cadeaux (le nouvel album des Manics en vinyle blanc et leur dernier 45 tours en vinyle bleu), j’arrive épuisée à la salle pour retirer mon ticket.

Comme la guichetière me demande ce que je vais faire, je lui dis que je vais faire la queue, elle me dit ainsi qu’à Chris (qui a rejoint la tournée depuis Swansea) de nous installer dans les fauteuils et d’utiliser les toilettes si besoin.

La sécurité viendra nous mettre les bracelets et leur chef nous fera entrer en premier dans la salle, quelle gentillesse !

Là encore la salle est splendide et c’est un bonheur d’en profiter seuls quelques instants.

Côté setlist, il y a le retour de The Now Generation et de Lit Up, avec Wriggles toujours très impressionnant dessus.

Ce sera la dernière prestation de Haiku Salut sur cette tournée.

Après Gagarin, JFabs s’approche du sampleur de J et lance un petit speech réalisé pour son anniversaire, Peter accroche un ballon à son pied de micro et les cosmonautes un gâteau avant de s’agenouiller pour qu’il souffle ses bougies. On le sent très ému. Tout le monde entonne “Happy Birthday” et je sors ma banderole (que je jetterai à Jack à la fin).

14 avril 2018, Usher Hall, Édinbourg

Dernière date pour moi, qui a failli être ruinée par un abruti, mais oublions ça.

Quel plaisir tout d’abord de revenir en Écosse, et surtout la magnifique ville d’Édimbourg et le Usher Hall, scène de très bons souvenirs 1 an et 2 jours plus tôt.

Setlist un peu “banale” mais je prends tout de toute manière car on ne se sait jamais, mais ce sentiment est peut-être dû au fait que ce soit ma dernière date, qu’il n’y ait pas d’invité, ni mes morceaux super préférés, mais c’était quand même un excellent concert pour clore encore une super tournée.

James, l’ingénieur du son, me dira que J a été enchanté par mes cadeaux, je fais un hug à Rob le trompettiste, pour qui c’est la dernière date aussi.

Jane Weaver a vendu tout son stock de CD et vinyles, tant pis j’achèterai sur internet !

21 juin 2018, Fête de la musique, Petit Palais, Paris

Après les annonces surprises du Royal Albert Hall et de la mini-tournée galloise, autre annonce surprise : les garçons jouent gratuitement au Petit Palais pour la Fête de la musique !

J’arrive tôt, grève du RER oblige, et je repère la scène dans la galerie sud. Je devine que le groupe vient juste d’arriver étant donné qu’ils sont en train de s’installer.

Je fais le tour du musée, et je croise JFabs accompagné des Brassy Gents (à savoir Iain au trombone, Seb à la trompette et Jamie au saxophone). JFabs me fait coucou et je suis ravie de voir que les Brassy Gents vont faire leurs débuts outre-manche !

Je ressors faire la queue et je me rends compte que peu de gens sont là pour le groupe mais plutôt pour la nouvelle exposition, tant pis, place assurée devant mes chéris !

Ils sont en plein soundcheck à l’ouverture des portes, donc bonus de People Will Always Need Coal et They Gave Me A Lamp ! Je me rends compte que c’est Wriggles numéro 1 qui remplace James !

Le groupe attirera quand même foule avec une bonne petite setlist de festival, malgré le fait que l’écran ne servira à rien vu qu’on ne voyait rien, ce qui a fait rire J. Ce dernier a fait des efforts pour s’exprimer dans la langue de Molière pour abandonner rapidement !

Petite soirée bien agréable en résumé, ce qui a permis de couper l’attente jusqu’en octobre, surtout à la maison !

Tournée galloise et Royal Albert Hall

Journal d’une fan en tournée – 15

Tournée européenne novembre 2017

Première partie de Editors

16 mars 2018, La Condition Publique, Roubaix

Finalement l’attente sera réduite quand PSB ont été annoncés en février comme première partie de Editors sur une partie de leur tournée européenne, du 17 mars au 1er avril. Okay, j’adore Editors, quelle(s) date(s) puis-je faire ? Paris, oui, j’achète ! Strasbourg ? Nan, je travaille. Roubaix ? Ah non, ce n’est pas dans les dates…

Puis finalement oui ! Ah mais c’est complet ! Ah mais ils ont remis des tickets en vente ? Let’s Go !

Après une ouverture des portes dignes d’une foire d’empoigne, me voici au premier rang, au milieu.

La majeure partie de la scène prise par Editors, il ne reste pas grand-chose pour PSB, en prime un retard de deux heures à cause de l’Eurotunnel et l’absence de James fait que le son est pourri, les lumières sont quasi inexistantes et le groupe aussi d’ailleurs, J se retrouve très loin sur la droite, JFabs est bloqué entre Wriggles et l’écran, bref pas la meilleure introduction pour quelqu’un qui ne les connait pas, malgré une bonne setlist.

Editors, quant à eux, seront excellents, surtout que leur dernier album Violence est une tuerie !

Je ne verrai que Giles après le concert, les tour bus et vans n’étant pas accessibles. Rendez-vous la semaine prochaine à l’Olympia !

23 mars 2018, l’Olympia, Paris

Quand je me retrouve au premier rang après le désastre de l’ouverture des portes à l’Olympia, je n’y crois toujours pas, encore merci à la fabuleuse Oriane, grande fan d’Editors (qui en plus m’enverra plus tard une setlist signée surprise de PSB à Hambourg).

Flick a rejoint le groupe depuis sa tournée avec Stone Broken donc ils sont un peu plus relax.

Ils ont toujours aussi peu de place sur scène et des lumières atroces mais je commence à retrouver mon JFabs qui saute et tape des mains. Cependant, la setlist sera très courte !

Editors, fidèles à eux-mêmes, parfaits.

À la fin, je parle longuement avec J et Wriggles, qui signeront ma setlist (comment elle a survécu à Editors m’étonne). On parlera de la tournée britannique à venir (“Mince, déjà ? Va falloir qu’on vende plus de billets !”) et j’explique à pas mal de Français intéressés la discographie du groupe, ce à quoi Flick me dit, “C’est toi qu’ils doivent embaucher, pas moi !”). Allez encore un peu de patience avant de retrouver les Lampies…

Tournée britannique avril 2018

Journal d’une fan en tournée – 14

Tournée britannique octobre 2017

Tournée européenne novembre 2017

18 novembre 2017, Frannz, Berlin

Quelle catastrophe cette journée ! Après un horrible voyage de Paris à Berlin via Cologne à la suite de trains annulés et retardés, j’arrive à l’hôtel où on m’apprend que ma réservation a été annulée…

Un upgrade plus tard, je me change vite fait bien fait avant de passer entre les gouttes pour atteindre la salle, où je rejoins mon amie russe Mia.

Après des grands moments WTF où la sécurité nous prend en grippe parce qu’on ne parle pas très bien allemand, on retrouve notre place au centre du premier rang.

C’est sympa de les retrouver aussi proches même si tout le design scénique de Mr B me manque (c’est un peu moins sympa quand j’ai failli me prendre la basse de JFabs dans la tête !). En parlant de lui, nous avons le droit à un énorme sourire de sa part quand il nous a vues.

Côté setlist, mon 80ème concert de PSB était plutôt bien avec The Now Generation et Go To The Road qui n’ont pas quitté le set, avec d’anciens et de nouveaux classiques.

Un plaisir de les retrouver au merch également à la fin, et j’en profite pour faire signer ma setlist et le promo de Turn No More.

Juste une semaine à attendre avant de rejoindre cette tournée européenne jusqu’à la fin.

25 novembre 2017, Vera, Groningen

Quel plaisir d’être de retour dans cette ville et surtout cette salle 🙂 (Fallait juste que je passe l’épreuve du Thalys retardé et de la chambre d’hôtel congelée).

Nous avons une première partie ce soir, les Allemands de MMTH, très sympa malgré un look un peu douteux. Ils jouent un rock instrumental ma foi pas si affreux que ça.

Très contente aussi de revoir mon binôme Chris et son fils Owen, pour qui c’est le vrai premier concert de PSB après Bluedot l’année passée !

Pays Bas obligent, ils jouent Elf PArt 2, précédée d’une autre de mes préférées, Go To The Road, c’est tout benef’ !

Je fais signer ma setlist et Flick, la merch girl, n’arrive pas à retrouver les posters qu’elle nous avait mis de côté (comme d’habitude, un artiste local crée un poster original par concert). Le leader de MMTH les ramènera des backstages, sauvés !

Je quitte Chris avant de le retrouver l’année prochaine lors de la tournée britannique d’avril.

26 novembre 2017, Yuca, Cologne

Concert complet, ça fait plaisir. Il faut dire que la salle est peut-être la plus petite de la tournée, cependant ce concert restera mon préféré de cette tournée européenne.

Effectivement, en me plaçant à mon endroit habituel, je me rends compte que Wriggles est tout de suite à ma gauche, J à ma droite et JFabs directement dans ma tronche mais qu’est-ce que j’ai dansé comme une folle (mon dos me remerciera le lendemain et le reste de la tournée…), je finirai même par tomber sur la scène.

Le groupe était de très bonne humeur, J jouant avec moi après le concert quand il ne voulait pas me rendre mon Sharpie argenté. Lorsque mon ami Mark leur demande quand j’atteindrai mon 100ème concert, Wriggles répondera “À moins qu’elle ne se lasse de nous avant, bientôt” lol. Même l’ingé-son n’a pas été surpris quand je lui ai répondu que je faisais tout le reste de la tournée.

27 novembre 2017, Melkweg, Amsterdam

Après avoir fait la queue sous la pluie, je découvre la Oude Zaal du Melkweg, ne connaissant que le Max (la salle plus grande et plus récente) où j’avais vu les Manics en 2012 et je suis rassurée par la hauteur de la scène, relativement basse par rapport au Max ou au Paradiso.

Mais tout d’abord, la première partie, Bungalow, groupe néerlandais, ouvre les festivités. C’était correct jusqu’à ce que le chanteur, qui doit savoir qu’il n’est pas moche, commence à se toucher toutes les 3 secondes. J’abandonne.

Heureusement que mes petits Anglais arrivent rapidement pour effacer cette vision de ma tête ! Encore un excellent concert avec Elf Part 2 (Je vous ai déjà dit combien j’aime cette chanson ? :P) mais pas de Go To The Road, dommage !

Le rideau se referme alors que je n’ai pas eu ma setlist, heureusement Giles le soulèvera pour me la donner.

Comme il y a une soirée club, les garçons ne peuvent sortir au merch donc pas de signatures ce soir.

28 novembre 2017, Trix Club, Anvers

Premier concert en tête d’affiche en Belgique, enfin ! Le concert ayant été déplacé du Bar au Club à la suite de la demande, j’ai été un peu surprise de voir que Nordic Giants, la première partie de ce soir, jouera au Bar tandis que les instruments des garçons étaient déjà placés sur la scène du Club.

La fatigue et le dos toujours douloureux depuis Cologne, je m’assois sur la scène du Club pour écouter Nordic Giants de loin.

Côté setlist des garçons, c’était vraiment pas mal avec un If War Should Come devenu maintenant trop rare.

Côté public, nous sommes bien en Belgique, les gens ne bougent pas et restent les bras croisés mais ils ont adoré ! (J’ai dû rassurer J là-dessus, lui n’étant pas habitué).

Je me dirige avec mon amie Giulia vers le merch et on attend. Flick dit que comme il n’y a que nous deux, ils peuvent ne pas se mettre derrière les tables qui sont énormes car “il n’y a pas de risque”. Ce à quoi le toujours aussi taquin Wriggles sort un “Ah oui ?!”, je le regarde en fronçant les sourcils et il fait “Bah voilà !”. Il me tendra son Sharpie en disant “Tu connais ma signature maintenant !”.

Je parle avec JFabs de mon inquiétude pour Paris le lendemain car peu de places se sont vendues et WeClap en offrait. À suivre…

29 novembre 2017, Badaboum, Paris

Encore une soirée magnifique alors que rien ne le prédestinait !

En arrivant à la salle, je tombe sur Tom, le drum tech… “mais attend, tu bosses pas sur cette tournée, qu’est-ce que tu fous là ?” Il était venu au Badaboum la veille pour un autre concert, et donc naturellement, il est resté pour PSB ! Je croise les garçons qui partent dîner, pour certains en famille. Effectivement, beaucoup de membres de leur famille ont fait le déplacement pour cette dernière date européenne.

Pas de première partie ce soir, donc on attend un peu avant que le groupe ne monte sur scène.

Je suis étonnée par l’accueil que leur réserve le public parisien alors je m’amuse comme une folle !

À la fin, je parle longuement avec JFabs, qui dessinera une tour Eiffel et un drapeau français sur ma setlist. Je parle brièvement avec David le manager avant de me faire pousser par la sécu dehors. Mais ce n’était pas sans compter sur J, qui me rattrape au vol pour signer ma setlist et tea towel. Ça va être long d’attendre jusqu’à avril…

Première partie de Editors

Journal d’une fan en tournée – 13

Festivals 2017

Tournée britannique octobre 2017

13 octobre 2017, Great Hall, Cardiff

Dieu seul sait ce que cette tournée me réservait quand j’ai décidé de faire toutes les dates, comme j’ai été gâtée !

Premier arrêt, Cardiff, où j’ai retrouvé avec plaisir mon ami Chris, et les deux fans des Manics, Jess, de Bristol, et Mia, de St Pétersbourg.

Après avoir parlé avec Flick, du merch, et Rob, un des Brassy Gents à la trompette, la sécurité nous guide vers l’entrée où nous ferons la queue, avec la vue sur le tour bus de 16 places. J’apprendrai par la suite qu’en plus de leur petite remorque pour les instruments, ils ont désormais un camion Fly by Nite pour le design scénique.

On croise J qui a mal au crâne et nous dit qu’il vient d’avoir James Dean Bradfield au téléphone mais qu’il est trop malade pour venir.

Nous nous installons bien évidemment au premier rang au milieu. Andrew MacColl me reconnaît, me dit bonjour et s’en va. Palace, le groupe de première partie pour cette tournée, monte sur scène. Ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, en prime ils ne sont pas très charismatiques, mais je fais avec et j’applaudis poliment.

On observe la scène et apercevons quelques lampes et des objets bizarres qui s’avéreront être des caméras. Juste avant que mes garçons ne montent sur scène, Andrew me donne le CD promo de Turn No More, un sticker et un badge, oh la la !

Une version audio plus sobre de Geoffrey Went Too Far passe, puis Sound And Vision de David Bowie retentit, et le silence et le noir complet envahit la salle.

J monte seul avec sa guitare et commence les premières notes de Every Valley. Une des nombreuses lampes de mineurs créées par Mr B s’allume et descend, puis une autre, une troisième et une quatrième. Le reste du groupe, ainsi que les Brassy Gents rejoint J. Sans un mot, le groupe enchaîne sur The Pit avec toutes les lampes allumées, et les roues qui tournent. Theme From PSB et The Now Generation, retravaillées, possèdent de magnifiques lumières de la part de Francis Clegg. Sur Korolev, je me rends compte que les Brassy Gents ne sont plus sur câble mais par radio, leur donnant une liberté de mouvement.

Sur People Will Always Need Coal, je suis éblouie dans tous les sens du terme par les Lampes qui dansent littéralement devant nous.

Turn No More sera jouée donc sans JDB et paraît bancale, mais n’oublions pas que c’est la première fois qu’ils la jouent sur scène !

Après Everest, le groupe descend de scène et s’installe sur le côté, laissant la scène au Beaufort Male Choir et ses très nombreux membres pour une version très émouvante de Take Me Home. Toute la salle ou presque est en pleurs, puis le public, Pays de Galles oblige, entonne son hymne national (que je reconnais en tant que bonne fan des Manics).

J’essaie de me contenir, mais dès que je tourne les yeux vers Jess, nous éclatons toutes les deux en larmes ! Bon Dieu, ce n’est que la première date ! Le père de J vient me dire bonjour et s’amuse de voir dans quel état me rend le groupe de son fils.

Je croise le tour manager extraordinaire, Giles, et managers, ravis de me voir et que je fasse la tournée entière.

On reste à discuter entre fans et JFabs et les Brassy Gents se mêlent à la conversation jusqu’à 1h du matin, je vais être fraîche pour le prochain concert !

14 octobre 2017, UEA, Norwich

Après un très très long voyage suite à des travaux sur la ligne Cardiff-Londres, j’arrive chez mon ami David, qui m’héberge gentiment ce soir.

Après une visite de son TARDIS et ses trois Daleks géants, nous partons vers l’université de Norwich, où se trouve la salle.

On arrive en plein soundcheck, où j’entends Elf Part 2 et Go To The Road, deux de mes préférées ! La première peu jouée à cause de sa difficulté et la deuxième, pas encore jouée (j’avoue que j’avais dit au groupe que c’était ma préférée de l’album et que j’aimerais bien l’entendre sur scène).

Comme d’habitude, je me suis trompée de porte, et au moment où je retrouve mon amie Tami et son mari, il y a trois personnes dans la file mais je ne m’inquiète pour rien car je pourrai me mettre à mon endroit habituel sans problème.

Ce soir, la première rangée de Lampies est directement au-dessus du premier rang du public, déjà un changement par rapport à la veille.

Parlons des écrans ! Ceux déjà vus à Exeter feront effectivement la tournée avec des petits frères accrochés sur les côtés de la scène, 2 à Cardiff et ce soir 4 (d’où l’intérêt de faire une tournée entière, on peut observer tous ces détails).

Contrairement à la veille où j’essayais désespérément de tout voir en même temps, aujourd’hui j’ai essayé de me concentrer un peu plus.

Enfin, j’aurais essayé. À cause de la fatigue (j’aurais dormi 3 heures), je me suis endormie trois fois durant la demi-heure de Palace (ils ont joué exactement les mêmes chansons que la veille avec les mêmes mouvements).

Les visuels sur Go To The Road sont vraiment bien, mais Mr B les améliorera au cours de la tournée en y ajoutant des petits trucs çà et là. C’était très marrant de voir les Lampies descendant au-dessus de nous, même si je devais avoir l’air bête à les regarder !

Autre nouveauté sur la tournée (ça commence à faire beaucoup !) avec les nouvelles caméras qui tournent à 360° sur elles-mêmes, ils nous filment pendant Go! maintenant ! (Je suis donc apparue sur les écrans pratiquement tous les soirs…).

Gagarin reste toujours un grand moment de bordel organisé avec les Brassy Gents changeant leur danse tous les soirs et ce soir Giles, qui porte toujours le costume de cosmonaute, s’amuse à faire des pompes sur scène.

Trajet oblige, nous repartons sans attendre, de toute manière, le tour bus est inaccessible.

16 octobre 2017, Academy, Manchester

Les concerts à Manchester sont toujours très bons même si toujours un peu brut de pomme et ce soir ne déroge pas à la règle, c’était encore une belle soirée.

Après un jour de repos bien nécessaire, je retrouve dans la queue mon amie Helen et je fais la connaissance de deux Informers, Blake et Craig. Je retrouve également un ancien technicien lumière de concert déjà croisé à Liverpool et à l’Albert Hall.

En m’installant à mon endroit habituel, je vois encore quelques petits changements au design scénique, principalement les Lampies qui seront devant nous cette fois-ci.

Peu de changements dans la setlist ce soir, à part le retour de The Now Generation depuis Cardiff et l’arrivée de E.V.A..

C’est l’anniversaire du guitar tech Jack ce soir donc tout le groupe rejoint par les Brassy Gents et le public lui entonne un “Happy Birthday” bien mérité.

Ayant remarqué qu’il avait installé un pedal board au milieu de la scène, je m’attendais à un invité spécial en la personne de James Dean Bradfield, mais en fait ce sera Haiku Salut qui viendra rejoindre les garçons sur une magnifique version de They Gave Me A Lamp avec la tête dans les Lampies. Quel moment magique !

Sur Gagarin, un deuxième cosmonaute vient rejoindre Giles ! Après inspection, les tatouages répondent à ma question, il s’agit de Tom.

17 octobre 2017, Boilershop, Newcastle

Direction le grand Nord de l’Angleterre où il fait toujours aussi froid qu’en août dernier. Après avoir retrouvé le co-admin des Informers, Simon, dans la queue, je retrouve d’autres Informers à la barrière, ça fait toujours plaisir.

La scène ce soir est la plus petite de la tournée, résultat, une seule roue sur le côté gauche, pas d’écrans supplémentaires, pas de projecteurs au milieu entre les écrans et seulement 5 Lampies posées à terre.

Côté setlist, on notera l’arrivée de ROYGBIV que j’aime énormément sur scène donc je suis ravie.

J me semble un peu “lit up” et rigole beaucoup avec Jack 😉

Durant Gagarin, étant donné la taille de la scène, seul Giles apparaît mais par la suite, j’ai vu Tom dansant dans l’escalier sur le côté !

18 octobre 2017, Barrowlands, Glasgow

Même si le temps était glacial, l’ambiance à l’intérieur d’une de mes salles préférées au monde ne l’était sûrement pas !

Ayant encore oublié que les Écossais n’avaient pas pour habitude de faire la queue, je me retrouve quelques heures dans le froid quand j’entends “Bonjour, ça va ?” en français dans le texte, le groupe en Andrew MacColl partent dîner !

Après quelques cafouillages au scan de mon ticket, je monte les escaliers du Barrowlands à toute vitesse et je me retrouve à ma place habituelle à la barrière et… oh ils l’ont changée ! L’ancienne était très haute et rembourrée, la nouvelle est dans la norme.

Comme d’habitude, les concerts en Écosse ne déçoivent jamais et encore moins dans cette salle. Ça crie de partout, l’ambiance est chaude !

J dédicace They Gave Me A Lamp comme il l’a fait sur quasiment les autres dates à la bibliothèque des mineurs de Swansea qui l’a beaucoup aidé dans ses recherches pour Every Valley et là le fan des Manics (n’oublions pas que PSB a fait la première partie des Manics dans cette même salle en 2013 – j’y étais) qu’est J a sorti un magnifique “Librairies gave us power !”.

Go! commence et je sens qu’un truc est bizarre, effectivement, ils sont complètement décalés, je suis complètement perdue mais apparemment personne ou presque ne l’a remarqué.

Le groupe remonte sur scène pour le rappel et je vois une ombre en kilt sauter en l’air, JFabs ? Non, c’est Mr B ! (J’apprendrai par la suite qu’il est à moitié écossais).

Au cours de Gagarin, Giles et Tom descendent dans la fosse à photographes et nous font des high 5 ! Un grand merci à Andrew d’avoir immortalisé ce moment !

19 octobre 2017, O2 Academy, Leeds

Quel temps de chien m’accueille dans la ville natale de Wriggles ! En arrivant dans ma chambre, je m’aperçois que j’ai une Lampy aussi 😉 J’attends que le temps se calme pour aller chercher des provisions, ce qui n’arrivera pas donc j’enfile bien ma capuche sur la tête et je fonce tête baissée vers le centre commercial à côté. En baissant ma capuche, j’entends du français, oh salut les garçons (quand je vous dis que je ne le fais pas exprès de tomber sur eux tout le temps !).

Je retrouve Chris devant la salle, ainsi que Björn, venu de Suède et d’autres Informers, dont Helen et sa mère, septuagénaire !

La petite nouveauté dans la setlist ce soir est If War Should Come, toujours aussi poignante.

Sur Gagarin, je m’aperçois qu’il y a une femme dans un des costumes d’astronaute. J la décrira comme celle qui a envahi la scène du Brudenell Social Club en 2013, c’est donc la sœur de Wriggles ! D’ailleurs Tom aura dû venir la chercher pour qu’elle rentre backstage lol.

Avec Chris, on reste à parler jusqu’à 1h du matin avec la sécurité et on croisera Wriggles, Barney et Toby qui s’inquiètent pour moi et les longs trajets sur cette tournée, comme c’est mignon ! Wriggles me demandera comment j’ai trouvé la version de Go! de la veille à Glasgow… “Euh, j’étais perdue !” “Oui j’ai vu ça !” Les garçons sont un peu inquiets pour le lendemain, vu que c’est un concert assis, on verra bien ! On verra aussi Mr B qui allait se coucher avec un film.

20 octobre 2017, Arts Centre, Warwick

Direction Kinckley avec Björn pour retrouver Amelia après le travail afin qu’elle nous emmène sur le campus de Warwick près de Coventry où a lieu le concert ce soir. Nous avons la chance d’avoir tous des places au premier rang, car oui ce soir, c’est assis et numéroté ! On en profite pour y aller relax et dîner !

Afin de faire rire le groupe, Amelia nous a acheté du popcorn, alors une fois le sérieux de Every Valley et The Pit passé, nous en profitons sur Theme From PSB pour ouvrir les paquets et ça n’a pas raté, JFabs est mort de rire !

Côté setlist, nous avons le droit ce soir à la trop rare désormais ROYGBIV. Haiku Salut font leur deuxième apparition sur cette tournée et je me fais repérer en lançant le clappement de mains.

On finira le concert debout depuis Go!, au grand bonheur de JFabs.

On ne tarde pas, une heure de route nous attend jusqu’à Nottingham, car je suis accueillie par sa famille pour les trois prochaines nuits.

21 octobre 2017, Rock City, Nottingham

Un concert debout, youpi ! Dans la continuité de la crasse de la salle (on ne peut pas faire un pas sans que son pied reste collé par terre avec les effluves de bière), ce soir sera particulièrement remuant, voire “violent” (on reste à un concert de PSB, hein !).

Tandis que Chris, Björn et moi faisons la queue dans les escaliers (couverts, ouais !) du Rock City, nous croisons les filles de Haiku Salut qui nous reconnaissent et entament la discussion, elles sont vraiment sympas !

Côté setlist, rien de bien particulier mais au moment de Theme From PSB, ça commence à chauffer derrière nous et on est plusieurs à se retourner pour vérifier ce qui se passe et ce n’est pas passé inaperçu auprès du groupe car j’apprendrai par la suite que JFabs s’est rapproché du bord de la scène pour jeter un œil.

Ce dernier passera d’ailleurs un long moment sur la barrière pendant Go! lol et durant Gagarin ce sera deux filles de Haiku Salut qui seront dans les costumes pendant que la troisième filmera !

Nous partons vite fait après le concert pour récupérer la voiture au parking mais on est interpellés à coups de grands battements de bras par un très enthousiaste Mr B qui nous parlera un bon moment.

23 octobre 2017, Colston Hall, Bristol

Waou, quelle soirée spéciale !

Je rejoins Chris à la salle qui se trouve en fait dans un complexe culturel donc la queue est au sec, youpi ! Je mange une pizza et on écoute le soundcheck, euh… attend, on dirait la guitare de James Dean Bradfield ? Euh mais c’est sa voix en vrai, oh mais il est vraiment là ! C’est dans un état d’exaltation que nous accueillons Jess qui est naturellement dans le même état que nous.

En rentrant dans la salle, on s’aperçoit que ce soir, il y a 6 écrans supplémentaires !

Puis on voit Jack installer le matériel pour Haiku Salut et deux autres pédales pour James, ainsi qu’un papier sur le retour son. Je devine que ce sont les paroles de Turn No More.

Durant Sound & Vision, on voit une porte s’ouvrir cassant l’obscurité et on hurle tous “la porte !” (il s’agissait en fait de James et des filles de Haiku Salut qui allaient s’asseoir au balcon !).

Après un retour fort apprécié de Signal 30 dans la setlist, on apprécie comme c’est maintenant devenu une habitude l’apparition de Haiku Salut durant The Gave Me A Lamp, mais toujours pas de James Dean Bradfield…

Puis le rappel et JDB arrivent ! Très pro, il ne dira rien et c’est une version bien meilleure que celle de Cardiff que les garçons ont joué.

Tom me donne gentiment les paroles de Turn No More, en plus de ma setlist habituelle.

24 octobre 2017, Pyramids, Portsmouth

La journée de la malédiction, mon train est en retard, je me perds entre la gare et l’hôtel (pour changer !) et je rate le groupe en dédicace (mais je mangerai une délicieuse pie à l’anglaise, végétarienne bien sûr !).

On retrouve Philip devant la salle qui empeste le chlore de la piscine voisine (je rentrerai d’ailleurs trempée tellement cette salle est un chaudron !).

La malédiction se poursuit avec un technicien qui au lieu de faire attention tire un câble et patatras, une des nouvelles caméras est cassée !

Concert quelque peu banal pour moi, mais les autres qui n’ont pas fait la tournée ont adoré, tant mieux (il reste quand même en dernière place de mon classement, je ne sais pas si c’est à cause de la fatigue ou le sentiment de fin de tournée qui approche, enfin bref).

La petite surprise reviendra à Flick qui portera un des costumes durant Gagarin.

25 octobre 2017, De La Warr Pavilion, Bexhill

Après encore moultes péripéties dans les trains, j’arrive enfin dans la ville de la côte sud anglaise Bexhill, avec le luxe de dormir en face de la salle, le chef d’œuvre art déco De La Warr Pavilion.

Il faut que je passe par une brasserie pour récupérer la clé de ma chambre, au passage je croise JFabs en train de manger avec des amis qui me dit bonjour (quand je vous dis que je ne le fais pas exprès !). La propriétaire du B&B me demande si c’est un ami que je vais rejoindre alors je lui explique qu’il fait partie du groupe qui joue ce soir et que je suis en tournée. La chambre est magnifique au passage (et la télé a Netflix !).

Je retrouve Chris dans le complexe culturel qu’est le Pavilion, j’adore (les toilettes sont propres et gratuites !).

Quelques instants avant l’ouverture des portes, on apprend qu’on doit échanger nos e-tickets, heureusement il n’y a qu’une personne derrière nous. D’ailleurs, à l’ouverture des portes, il n’y aura que nous trois à la barrière pendant un moment.

Le chanteur de Palace nous reconnaît désormais et ponctue sa prestation de coucou et de sourires…

Quant aux garçons, un peu comme la veille, bon concert mais sans plus, pas de chanson particulière, pas d’invité.

On croise Rob après le concert qui ramène en voiture JFabs et d’autres Brassy Gents à Londres.

26 octobre 2017, Hammersmith Apollo, Londres

(Ou peu importe comment vous appelez cette salle.)

Et voilà, c’est déjà la fin…

Ne pouvant pas encore prendre possession de ma chambre d’hôtel, je décide de passer devant la salle pour repérer le chemin. Il y a des jeunes dans des sacs de couchage… ah, ce sont des fans de Harry Styles, qui joue trois jours plus tard !

Je prends une photo de la devanture avec le nom du groupe et je tombe sur un J ébouriffé qui a eu la même idée que moi. Nous parlons un peu et je vais manger avant de retourner à l’hôtel et revenir rejoindre Chris dans la queue.

Beaucoup d’Informers nous retrouvent par la suite. J passera nous distribuer des bracelets pour nous donner accès à l’after après le concert et passera dans la queue jusqu’à épuisement des 50 bracelets, quel amour !

On parvient à nos places à la barrière qui me paraît bien plus petite qu’en 2005 quand j’étais venue voir les Manics…

La caméra cassée à Portsmouth a été remplacée par une autre, tous les écrans sont là (un lâchera au début du concert et j’apprendrai par la suite de Mr B qu’il aura été réparé par un gars qui est allé jusqu’à arracher les câbles avec les dents pour s’assurer qu’il remarche !).

Londres oblige, les Brassy Gents sont au complet dès Every Valley et The Pit.

Première surprise à la fin de People Will Always Need Coal, un groupe de fanfare apparaît sur scène. À regarder de plus près, ils sont bien jeunes. Effectivement, il s’agit des élèves de Wriggles !

JFabs sera complètement déchaîné ce soir ! Sur Go!, il jette sa basse par terre, saute sur la barrière et clappe des mains avec nous pour finir par manquer de se casser la tronche en remontant (“Tu m’as fait peur !” – “Mais nan, la sécu m’aurait récupéré !” Mais nan !).

Pour le rappel, le groupe remonte sur scène avec Lisa Jên Brown, oh, c’est You + Me et je ne sais pourquoi, j’éclate en larmes pendant la partie de J. Je sais que les garçons voient très bien ce qui se passe dans le public donc je baisse la tête mais je sais que je suis grillée. Gagarin a été en mode bipolaire pour moi après. Les confettis de Brixton sont revenus nous recouvrir encore une fois sur Everest.

On savait que le Beaufort Male Choir était de passage dans la capitale et que certains Informers les avaient vus et entendus dans un pub voisin, donc ce n’était pas une surprise si le groupe est descendu de scène pour s’asseoir sur la barrière pendant Take Me Home. Mr B me fera un hug énorme en me voyant – encore – en larmes et me donnera sa setlist.

En montant à l’étage pour l’after, on est accueillis par la chorale à nouveau, longuement applaudie par les gens au balcon quelques minutes auparavant lors de leur passage dans la fosse vers le bar.

Quel after ! Quel plaisir de tous leur parler et surprise, de croiser Michael Sheen ! Quelle magnifique tournée pour un magnifique album !

Tournée européenne novembre 2017

TAKE ME HOME

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Description :

Morceau de clôture de Every ValleyTake Me Home est composé d’un dernier sample et d’une interprétation a cappella du Beaufort Male Choir, inspiré par le film All Out, où ce morceau ouvre le film.

Les chorales d’hommes sont l’une des caractéristiques du Sud du Pays de Galles. Les chorales combinent la tradition de la région du méthodisme évangélique qui chante des hymnes avec les groupes populaires qui s’organisaient autour des mines de charbon.

Paroles :

The sun set in the west over South Wales
And mine and steelworks and factory spilled out their people to the evening and leisure
As the people of the valleys Colliers and Choristers Lovers and Lonely alike
Sang out aloud with life

I remember the face of my father
As we walked back home from the mine
He laughed and he’d say
“That’s one more day And it’s good to feel the sun shine”
I remember my mother was smiling
As I set out to make my own way
She seemed to know that I had to go
But I’d come back home one day

Take me home To my family
Take me home To my friends
Take me home
Where my heart lies
And let me, let me sing again

Take me home
Let me sing again
Take me home


Ramène moi à la maison

Le soleil s’est couché à l’Ouest au-dessus du Sud du Pays de Galles
Et la mine, l’aciérie et l’usine ont rendu leurs ouvriers au soir et aux loisirs
Tandis que le peuple des vallées Mineurs et choristes Amants et célibataires
Chantant fort la vie de la même manière

Je me souviens du visage de mon père
Alors que nous rentrions à la maison à pied de la mine
Il riant en disant “Encore une autre journée de finie
Et c’est bon de sentir le soleil sur la peau”
Je me souviens de ma mère qui souriait
Tandis que je prenais mon propre chemin
Elle semblait savoir que je devais partir
Mais que je rentrerais à la maison un jour

Ramène-moi à la maison
Dans ma famille Ramène moi à la maison
Chez mes amis
Ramène-moi à la maison
Où se trouve mon cœur
Et laisse-moi, laisse-moi chanter à nouveau

Ramène-moi à la maison
Laisse-moi chanter à nouveau
Ramène-moi à la maison

MOTHER OF THE VILLAGE

Disponible sur :

Description :

Quand les mines sont parties, de nombreux villages situés dans le bassin houiller se sont retrouvés complètement démunis. Sans emplois dans la région, les mineurs se sont retrouvés soit au chômage ou à travailler à des kilomètres. Cela a déchiré le cœur de la ville et détruit le sentiment de communauté. À ce jour, il n’y a que 41 emplois pour 100 personnes dans les anciennes communautés minières du Sud du Pays de Galles, le taux de personnes en situation de handicap ou en mauvaise santé est le double de la moyenne britannique, et les communautés minières du Sud du Pays de Galles font partie des régions les plus défavorisées du pays.

Les samples des films sont entrecoupés d’entretiens avec Roan Stoate (1950-), ancien mineur et syndicaliste à la NUM et Christine Powell (voir They Gave Me A Lamp).

Ron Stoate est devenu mineur à l’âge de 16 ans aux côtés de ses deux frères (dont son jumeau) et son père. Il a travaillé 25 ans : 14 ans à Brittania Colliery et 11 à Penalta Colliery jusqu’à sa fermeture le 1er novembre 1991.

Paroles :

We all thought we’d be there for the rest of our lives But of course it didn’t turn out like that

We knew we’d lost Well at least it’s over we can get back to normal But there was never going to be normal

Nothing will ever replace it because it’s the end of an era That is gone completely I don’t think it will ever return toward these valleys

I remember all the shops there used to be in the village The pubs’d be full on payday And you begin to realise what you mean by « the death of a village » And about the pits being « the mother of the village » And all these phrases that sound all very romantic But they’re not romantic at all, they’re true

I loved the mining industry and I wouldn’t have missed it, not for anything And I’m so sad and sorry to see that it’s gone


Mère du village

On pensait tous qu’on serait là pour le reste de nos vies Mais bien sûr, ça n’a pas fini comme ça

On savait qu’on avait perdu Enfin au moins c’est fini, on peut revenir à la normale Mais ça n’allait jamais être normal

Rien ne va la remplacer parce que c’est la fin d’une époque C’est complètement fini Je ne pense pas qu’elle reviendra vers ces vallées

Je me souviens que toutes les boutiques étaient dans le village Les pubs étaient pleins le jour de paie Et tu commences à te rendre compte de ce que tu voulais dire par “la mort d’un village” Et que les mines étaient “la mère du village” Et toutes ces expressions qui sonnent très romantiques Mais elles ne sont pas romantiques du tout, elles sont vraies

J’ai aimé l’industrie minière et elle ne m’aurait pas manqué, à aucun prix Et je suis tellement triste et désolé de voir qu’elle est partie