Author Archive: Anne-Spooky

PEOPLE WILL ALWAYS NEED COAL | Single

Date de sortie : 21 avril 2018

Formats : CD promo, Maxi 45 tours (RSD18)

Morceaux (CD promo) :

  1. People Will Always Need Coal (Edit)
  2. People Will Always Need Coal

Morceaux (Maxi 45 tours) :

  1. People Will Always Need Coal
  2. People Will Always Need Coal (Flamingods Remix)
  3. People Will Always Need Coal (Vessels Remix)
  4. They Gave Me A Lamp (Plaid Remix)
  5. They Gave Me A Lamp (Nabihah Iqbal Remix)
  6. Progress (Dark Sky Remix)

People Will Always Need Coal est le quatrième single extrait de Every Valley et le premier à avoir le droit à une sortie physique, à l’occasion du Disquaire Day 2018.

Il offre une fenêtre sur le monde de l’exploitation minière au Pays de Galles à son apogée. Arrosé d’ironie sombre étant donné les événements qui allaient se dérouler même pas dix ans plus tard, le morceau documente la course au recrutement pour persuader encore plus de jeunes hommes de plonger dans une carrière qui offre “de l’argent, beaucoup d’argent et la sécurité”.

Parlant de l’importance du morceau sur le disque, J. Willgoose, Esq. explique : “Il y a vraiment une ironie sauvage dans ce morceau quand on le contemple avec le bénéfice du recul – d’un charbonnage qui a la confiance d’assurer aux gens des emplois sûrs et prospères dans une industrie forte et stable alors qu’ils n’étaient qu’à dix ans de la plus grande confrontation industrielle… Cela ne sert qu’à montrer comment la confiance absolue d’une époque peut descendre en instabilité et chaos en un instant…”.

Turn No More < DiscographieWhite Star Liner EP

La Suite Titanic de PSB

Le groupe a dévoilé les quatre morceaux commissionnés par la BBC lors du BBC’s Biggest Weekend la semaine dernière à l’endroit même de la construction du paquebot à Belfast.

Elles sont désormais disponibles au monde entier sur la vidéo suivante (The Unsinkable ShipWhite Star LinerC-Q-D, The Deep) :

PSB au Royal Albert Hall de Londres !

L’info qui est tombée sans prévenir hier, c’est bien ça, le groupe va jouer au mythique Royal Albert Hall de Londres le 1er novembre prochain !

La prévente aura lieu mercredi 6 juin pour ceux sur la mailing list du groupe et la vente générale ouvrira vendredi 8 juin.

Selon J, les prix iront de 22.50 £ à 55 £ et l’Arena sera en configuration debout et non assise.

Le poster est signé par le collaborateur de longue date JAMWAH :

Electronic Sound | janvier 2015

Interstellar Overdrive

Public Service Broadcasting est l’un des groupes les plus passionnants et inhabituels de l’univers de la musique électronique. À la veille de la sortie de leur deuxième album extraordinaire, The Race For Space, le patron de PSB, J Willgoose Esq, explique sa fascination pour les samples inspirants, les mélodies qui tombent en cascade, les rythmes forts et envoyer des fusées vers la Lune.

Mark Rolland

Public Service Broadcasting est un phénomène particulier et un particulièrement anglais. Est-ce un groupe ? Est-ce un projet artistique ? PSB est certainement financé par Arts Council – et c’est en soi une indication du visage changeant de l’industrie musicale. C’est réconfortant de savoir que Arts Council considérera à placer des dollars du loto en deux gars qui se sont mis à créer un projet musical électronique fondé à la base sur le sample des Archives des films de la nation sur la seconde guerre mondiale.

“Le Guardian a déclaré qu’on était plus un concept qu’un groupe”, dit J Willgoose Esq, leader de Public Service Broadcasting portant velours côtelé et nœud papillon, autour d’une théière pour deux dans ce qui est possiblement le seul peu dans le Sud de Londres qui appartient au National Trust. “Je vois où ils veulent en venir, et je ne pense pas qu’ils le pensaient de manière péjorative, mais les gens nous l’ont depuis lancé dessus comme accusation. Je ne suis pas d’accord en quelque sorte. Les gens ne vont pas à des concerts pour voir des concepts, ils vont voir des groupes. Et si on n’était pas un groupe à l’époque, on l’est désormais”.

Peu importe ce qu’est PSB, J Willgoose Esq et son partenaire Wigglesworth sont populaires. Le duo a développé un nombre considérable de fans depuis les deux dernières années avec un mélange d’électrons et d’instrumentalisation live sous la forme de guitares, batterie et même un banjo, emballés et menés par une sorte de présentation léthargique de la BBC qui sort d’Oxbridge, vers 1950. Et tout cela sans maison de disques pour jouer de ses muscles marketing.

“Ce n’est pas quelque chose que beaucoup ont relevé, note Willgoose. Je n’arrive pas à trouver d’autre groupe qui joue à la Roundhouse sans label derrière eux. Peut-être que les choses changent. On a eu de la chance à avoir un peu de financement de la part de Arts Council, cependant, ce qui a définitivement payé les choses les plus chères sur notre nouvel album”.

The Race For Space, le deuxième album de Public Service Broadcasting, regorge de choses onéreuses. Trente cinq chanteurs et musiciens, dont le duo de dream pop Smoke Fairies, des altistes et une chorale assez grande, ont contribué à créer ce qui est un hommage musical aux 15 années qui se sont écoulées entre le lancement de Spoutnik en 1958 et la fin du du programme en 1972, 15 années durant lesquelles les États-Unis et la Russie se sont battus pour la suprématie dans l’espace.

Cela semble être une étape évidente pour un groupe dont la musique jusqu’ici s’est inspirée des exploits de la seconde guerre mondiale et la conquête de l’Everest. Le disque qui les a fait percer a été le single Spitfire. Réquisitionnant ironiquement une sensibilité décidément krautrock pour célébrer cette iconographie de temps de guerre des plus britanniques, c’est la chanson qui rend le public fou quand PSB la joue sur scène, avec son accroché de guitare lancinante et ses mélodies qui tombent en cascades. J Willgoose Esq et Wrigglesworth la jouent avec des images d’archives de l’avion de chasse qui tournoie dans le ciel derrière eux, donnent une impression d’admiration totale pour les héros du XXème siècle.

“Ce n’est pas quelque chose que j’aurais dit être très important pour moi avant Public Service Broadcasting, explique Willgoose. C’est vraiment bizarre ce que faire de la musique t’apprend sur toi-même. On te demande dans les interviews pourquoi tu as fait les choses d’une certaine manière et tu dois réfléchir à de vraies raisons académiques. Ce qui m’a le plus plu dans ce qu’on fait, c’est qu’il y a une positivité dedans, même dans les moments les plus sombres, et tous ceux qui me connaissent bien ne diront certainement pas que je suis une personne positive. Je suis l’une des personnes les plus pessimistes, autocritique et qui doute le plus de soi que vous pourriez rencontrer, alors je trouve ça vraiment bizarre que notre musique ressorte avec ce sentiment de croyance dans le monde à venir, un sentiment que tout ira bien”.

Peut-être que les pessimistes ne sont simplement que des optimistes contrariés ?

“Peut-être que j’ai trouvé une manière de faire sortir mon optimisme. Encore une fois, ma vision de l’album est enveloppé dans le doute et la négativité”.

Avec The Race For Space, PSB n’ont certainement pas penché pour l’option facile. Ils n’ont pas réécrit Spitfire de 10 manières différentes et sorti de collection de grosses chansons pour plaire au public. Bien qu’il y ait au moins un tel morceau sur l’album, la résolue Go, qui parle de l’alunissage d’Apollo 11, The Race For Space en entier exige un petit peu de ses auditeurs. Cela vaut peut-être la peine de noter la réponse au premier single de l’album, Gagarin, poussé par les cuivres, nommé d’après Youri Gagarine, le premier homme dans l’espace. Il semble que pas tout le monde veut de ses geeks électroniques en tweed préférés se la jouent funky.

Mais The Race For Space est une œuvre plus nuancée et soigneusement construite que ne le suggèrent Gagarin et sa fanfaronnade cuivrée. Il prend plusieurs moments et réussites significatifs de l’ère de la course à l’espace comme points qui ressortent pour créer de nouveaux morceaux de musique qui combinent un sens sérieux d’admiration pour leur sujet avec un paysage musical PSB désormais reconnaissable, bien que mûri.

L’album est quasiment d’une longueur provocante à démarrer. Le titre éponyme d’ouverture sample le discours de 1961 de JFK, dans lequel il exposé ses projets pour le programme spatial des États-Unis, avec une chorale céleste en fond sonore. Sputnik est un orbite de sept minutes de pulsations et bis métronomiques principalement subtils et se lâche avant de monter en crescendo qui n’est en fait jamais vraiment déterminé. Et puis Gagarin débarque. C’est assez un électrochoc au système. Une explosion de Funk superfly.

“C’est sorti comme ça, explique Willgoose. Pour en revenir au premier album, on s’en est plutôt bien sortis avec les critiques, mais il y en avait certains qui n’arrivaient pas à piger qu’on utilisait des samples et qu’on écrivait de la musique nouvelle autour d’eux. Ils disaient des choses comme [adopté une voix de critique furieux], les samples n’ont rien à voir avec la musique ! Ça ne rime à rien ! Argh ! On aurait dit que ça les ennuyait vraiment. Avec ce disque, je voulais continuer la relation non-littérale entre la musique et les samples, plutôt que suivre une route SF au son Sixties comme l’original Radiophonic Workshop, ce à quoi je pense certains s’attendaient probablement.

“En regardant des images de l’époque et écoutant certaines citations, Youri Gagarine semblait être une personnalité hors du commun, même s’il ne mesurait que 1.57m. C’était l’homme le plus célèbre au monde. Il était à la une de tous les journaux partout. Il a ouvert un passage vers les étoiles et c’était le héros ultime, le symbole du triomphe de l’humanité sur la nature. Ça m’a frappé que la chanson devrait essayer de capturer une partie de cette exubérance et énergie et traduire ça en quelque sorte en musique. J’aime la manière dont ce n’est pas vraiment ce à quoi vous vous attendiez. Ce n’est pas pour rien que les cuivres soient tellement dans ta face. C’est censé être une déclaration, il dit qu’on ne va pas faire simplement les bonnes vieilles choses. Il y a bien plus en nous que ça”.

Quelques semaines avant que cette interview n’ait lieu, le SpaceShipTwo de Virgin Galastic s’est écrasé dans le Désert des Mojaves, avec la perte d’un pilote. Le programme Apollo à eu sa propre tragédie en 1967, avec un incendie lors d’un lancement d’essai pour Apollo 1 qui a tué les trois astronautes à bord. Voyager dans l’espace est une activité dangereuse et Mr Willgoose a pensé qu’il devait reconnaître cela. Le résultat est un morceau intitulé Fire In The Cockpit.

“J’avais de gros doutes à propos de nous essayant de traiter ça, admet-il. Mais tous les récits d’astronaute que j’ai lus et certains livres que j’ai lus semblent tous suggérer que, bien que ces morts aient été terribles, elles sont sauvé plus de vies qu’elles n’en ont coûté. Elles ont probablement sauvé les vies de neuf à 12 astronautes. Alors c’était un grand événement en ce qui concerne les implications qu’il a eu pour tout le projet Apollo, dont Apollo 8 allant vers la Lune plus tôt que prévu et l’entreprise risquée qu’ils ont fait en faisant ça, et il semblait que ça aurait été plus irrespectueux de l’omettre”.

Les lignes de violoncelles élégiaques de Fire In The Cockpit émergent d’un bruit blanc de signaux radio et de sonorités électroniques sombres, fournissant une toile de fond d’une noirceur appropriée pour la voix sample annonçant l’accident Apollo 1.

“On ne pouvait aucunement prendre une approche différente, raconte Willgoose. Mais je ne voulais pas que ce soit trop larmoyant, trop mélodramatique. Je me souviens que quand on enregistrait les violoncelles, un des altistes qui venait de jouer sur Gagarin s’est penché vers moi en demandant, Tu ne veux pas rajouter du vibrato ?, mais je ne voulais pas que ce soit poussé trop loin. Je voulais que ce soit un traitement direct et terrifiant de ce qui était un événement horrible”.

Dans l’ensemble, The Race For Space est un album discret. Il contourne l’approche SF néon évidente pour une interprétation plus réfléchie sur le sujet. Même la masterisation du disque elle-même est contenue.

“Ce n’est pas ridiculement fort, pas un signal carré qui vous agresse pendant 45 minutes, explique Willgoose. Qui te fatigue les oreilles et je ne veux pas que ce soit comme ça. Tu veux qu’il y avait une raison de revenir à l’album. Je pensais à Kid A de Radiohead, dans la texture autant que tout le reste, et j’essayais d’aller vers ça”.

Il demeure nerveux à propos de l’accueil de l’album, cependant.

“Je serais assez contrarié si les gens qu’on a emmenés avec nous à ce point disaient tout à coup, C’est horrible, espèces d’idiots, et s’en allaient. Au plus profond de moi, je ne crois pas qu’ils le feront. Je pense que l’album est assez bon, même si ce n’est pas possiblement ce à quoi les gens s’attendaient. Mais c’est délibéré. Il est censé surprendre et défier dans plusieurs domaines. Il n’est pas conçu pour être dangereux”.

Willgoose et Wrigglesworth n’ont pas encore révélé ce qu’ils projettent pour leurs concerts quand ils tourneront The Race For Space (“On garde ça pour nous, bien que ce sera spécifique à l’espace”), mais les costumes d’astronautes qu’ils portent pour le clip de Gagarin coûtent 2000 £, alors s’ils ne les emploient pas d’une quelconque manière alors ils n’en auront pas pour leur argent. Et la théâtralité affectée au cœur de l’esthétique Public Service Broadcasting – les pseudonymes, le nœud papillon et les lunettes, l’air général du décodeur d’Enigma – se prête certainement à bien s’habiller.

En y réfléchissant, c’est plutôt du prog-rock, n’est-ce pas ? D’une manière intentionnelle, hors contexte (alors sans les cheveux longs, les pochettes d’album de Roger Dean et les solos horribles) et du XXème siècle, entendons-nous bien.

“Je ne suis pas fan du prog des années 1970, déclaré Willgoose. Même Genesis au début, ce qui serait grandement accepté, je suppose. Définitivement avec des flûtes. Les albums concept m’ont toujours terrifié un peu, et on a fini par en faire au moins un, probablement deux. C’est une situation très étrange dans laquelle se retrouver.

“En ce qui concerne la scène, c’est fondé sur des groupes que j’ai vus qui ont mis quelque chose de différent dans leurs sets, plutôt que ceux où le concert sonne exactement comme l’album et la présentation est ennuyante et on dirait qu’on est censés être reconnaissants de même être dans la même pièce qu’eux. Ce n’est pas une raison de dépenser 30 £. Une grande partie vient d’une expérience formatrice à regarder les Flaming Lips. C’est plus le côté performance des choses et c’est une manière de compenser le fait qu’on n’est pas des personnes très charismatiques sur scène, on ne saute pas partout comme Biffy Clyro. C’est une question de vouloir monter un bon spectacle, vouloir divertir les gens, et transformer vos faiblesses en forces”.

The Race For Space est sorti sur Test Card Recordings


PUBLIC SERVICE BROADCASTING
The Race For Space
Test Card Recordings

Les multi-instrumentalistes du Sud de Londres regardent vers les étoiles à la recherche de l’inspiration terrestre.

Inform, Educate, Entertain de Public Service Broadcasting était soutenu par un surplus de créativité et d’ambition. C’était un premier album remarquable, avec une cohérence et une confiance qui sonnaient comme l’œuvre d’artistes qui faisaient de la musique depuis des années. Pour tous ceux inquiets que son successeur pourrait être entravé par un épuisement d’idées, aucune telle anxiété n’est nécessaire. Bien que ce deuxième album revisite le modèle musical du premier en ce qui concerne ses textures multiples, ses couches et son utilisation des samples, The Race For Space comprend une collision de genres apparemment disparates à l’éclectisme impressionnant, le tout étayé par l’usage de l’électron innovateur de manière fiable de PSB.

The Race For Space est vraiment un album concept, mais il est heureusement plus éclairé par l’esthétique post-moderne de Factory Records que les petits plaisirs prog-rock de groupes tels que King Crimson et ELP. Les thèmes de l’album sont révélés de son ouverture éponyme, collage délicat de notes ambiantes accompagnées par des bribes du discours marquant de John F Kennedy expliquant sa vision de l’exploration de l’espace et son importance dans l’histoire de l’humanité, illustrant la passion que J Willgoose, Esq et Wigglesworth de PSB ont pour cette sorte d’intérêts scientifiques et interstellaires.

Bien qu’il manque par occasions à l’enregistrement l’impact immédiat de Inform, Educate, Entertain, il y a beaucoup de méandres dans des directions inattendues, pleins d’explorations difficiles de nouvelles directions de son. Le jazz-funk dément de EVA et l’harmonie teintée des Baléares de Valencia, qui comprend une vraie voix féminine humaine, en sont deux bons exemples. Gagarin fournit de manière similaire une excursion surprise sur un dance floor futuriste, avec un excellent travail de fret et de puissants coups de cuivre. Go est le morceau le plus entraînant et contagieux ici et illustre juste combien le duo est habile pour fusionner une sensibilité pop naturelle avec des paysages sonores expérimentaux et des samples rythmiques sans transition.

Centrale au succès de l’album, la manière avec laquelle la musique évoque la grandeur et l’émerveillement de la course à l’espace actuellement stoppée, servant de document à la nostalgie plaisante d’une ère révolue. Tandis que la majorité des morceaux sont résolument optimistes et de célébration, l’un des moments les plus émouvants est Fire In The Cockpit, morceau d’humeur inquiétante combinant des samples décrivant la tragédie de l’incendie d’Apollo 1 et des vagues ronronnant es de parasites et de bruit blanc. The Other Side pendant ce temps revisite la première mission habitée en dehors de l’orbite de la Terre, les samples détaillant le silence radio tendu que les astronautes d’Apollo 8 ont connu quand ils ont voyagé du côté de la face cachée de la Lune et le soulagement de réémerger dans la portée de transmission et le guidage du centre de contrôle.

L’effort et la réussite humains, que ce soit sur Terre ou dans l’espace, sont restés des thèmes récurrents pour l’œuvre de Public Service Broadcasting – et ils devraient être applaudis pour les célébrer d’une manière qui est attachante et inspirante. The Race For Space est un album fascinant et grandement accompli qui fait référence au passé, tout en contemplant courageusement l’avenir.

Miles Picard

Traduction : 6 mai 2018

Découvrez le clip de People Will Always Need Coal

Le groupe a dévoilé le clip de People Will Always Need Coal, qui est simplement (mais génialement) la vidéo qu’ils utilisent en concert.

[embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=5JwoMf2f9FQ[/embedyt]

Disquaire Day 2018

Encore une fois, le groupe s’associe au Disquaire Day et propose cette année un EP de remix de leur prochain single, People Will Always Need Coal, dans une magnifique couleur noir charbon 😉

A1. People Will Always Need Coal
A2. People Will Always Need Coal (Flamingods Remix)
A3. People Will Always Need Coal (Vessels Remix)

B1. They Gave Me A Lamp (Plaid Remix)
B2. They Gave Me A Lamp (Nabihah Iqbal Remix)
B3. Progress (Dark Sky Remix)

Titanic et BBC Biggest Weekend

J est apparu sur BBC 6Music pour annoncer que la BBC l’a commissionné pour écrire des chansons sur le Titanic qui seront dévoilées sur scène lors du BBC Biggest Weekend le 25 mai prochain au Titanic Shipways de Belfast, l’endroit même où le paquebot est né.

Le trio au complet est revenu ensuite pour une session live, où ils ont interprété People Will Always Need Coal (prochain single de Every Valley à sortir le 6 avril prochain), All Out et Signal 30. Cliquez ici pour l’écouter.

T-shirt au profit de Justice For Orgreave

Le 19 mars prochain sortira un t-shirt au profit de Orgreave Truth and Justice Campaign (OTJC), disponible dès maintenant en précommande sur le site du groupe et également sur la tournée britannique du mois prochain.

L’intégralité des bénéfices de ce t-shirt créé gratuitement par Jamwah iront à l’association caritative susmentionnée, J explique le processus sur son Tumblr ici, dont voici la traduction :

Un peu plus tôt aujourd’hui, mon groupe, Public Service Broadcasting, a révélé les détails d’un t-shirt que nous sortons au profit de la Orgreave Truth and Justice Campaign (OTJC). Tous les bénéfices de la vente de ce t-shirt, qui a été généreusement conçu gratuitement par notre talentueux collaborateur de longue date Jamwah, iront à la OTJC. J’ai pensé que ce serait une bonne idée d’expliquer un peu plus la raison de ce t-shirt, notre soutien à la cause et notre implication dans la campagne.

Quand nous avons écrit, enregistré et sorti Every Valley en juillet 2017, nous étions principalement concentrés sur la zone géographique sur laquelle se centrait l’album, à savoir le Sud du Pays de Galles, et sa fière histoire de l’exploitation minière. Nous avons un engagement continu de donner une petite part des bénéfices au South Wales Miners’ Benevolent Fund, géré par la NUM du Sud du Pays de Galles, qui œuvre beaucoup au soutien des anciens mineurs et, de plus en plus, leurs familles et personnes à charge. Nous avons également fait des dons à l’Ebbw Vale Institute, où l’album a été enregistré, pour essayer de soutenir de jeunes groupes à trouver leur chemin dans les Vallées. L’album parlait autant de communauté que de matière première, et bien que nous n’ayons pas crié à propos de ces efforts, ils semblaient être un reflet approprié du soutien et de l’encouragement que nous avons reçu d’une population locale merveilleusement généreuse. Même si Orgreave était dans nos esprits l’une des confrontations les plus violentes dans l’histoire des relations entre la police et l’industrie, il semblait qu’il fallait que nous gardions notre attention sur les personnes avec qui nous avions directement travaillées lors de la réalisation de cet album.

Ce n’est que lorsque nous nous sommes embarqués, plusieurs mois plus tard, sur notre première tournée complète du Royaume-Uni en soutien de l’album et joué à Leeds que j’ai commencé à réfléchir plus sérieusement à mentionner explicitement Orgreave. Jouant dans le Yorkshire, il semblait approprié de mentionner la campagne continue et les liens entre les tactiques des forces de police du Yorkshire du Sud à Hillsborough en 1989 et Orgreave en 1984 – des tactiques qui, comme l’a révélé l’excellent journalisme de David Conn, semblait provenir de la violence policière de l’événement précédent. J’ai dit quelques mots sur scène avant de jouer All Out et c’était tout.

Excepté que ce ne l’était pas, étant donné que je commençais à ressentir que le micro devant moi sur scène – un micro qui me donne, ainsi qu’à PSB, une voix, une qui a été durement gagnée au fils de nombreuses années – représentait non seulement une opportunité mais une responsabilité. Les riches et les puissants ont acheté ou hérité de leurs micros, et les utilisent pour avancer leurs propres intérêts. Nous avons gagné le nôtre, et nous devrions certainement nous sentir libres de l’utiliser pour avancer des causes mains intéressées – la justice, l’injustice, la corruption de la police, la complicité du gouvernement et tout le reste. (Pour info, si vous faites partie de la brigade pénible des personnes tentées de me dire ou à d’autres artistes de s’en tenir à la musique, je peux expliquer très clairement que je n’ai aucune intention de le faire – surtout quand le sujet de la musique est tellement lié à la cause que nous défendons.)

J’ai mentionné Orgreave un soir sur deux sur cette tournée, de mémoire, et à chaque fois le public accueillait chaleureusement cette mention. Alors que nous commençions à ralentir notre tournée vers la fin de l’année, cependant, quelque chose n’allait pas pour moi – si j’étais heureux d’être la tribune de la campagne sur scène, je devais vraiment rendre notre soutien à la cause plus explicite et essayer d’utiliser notre position pour faire une véritable différence.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de Orgreave, l’article de David Conn susmentionné explique, d’une manière complète et irréfutable bien au-delà de mes capacités, l’étendue de la violence policière, de la dissimulation, l’entrave à la justice et la parjure, comportement qui a tourmenté, pendant tant d’années, les mineurs qui ont été attaqués, à qui on a menti et qui ont été poursuivis à tort. Comme l’explique l’article de Conn, la police a falsifié leurs propres déclarations, celles des soi-disants coupables (coupables, soi-disant, “d’émeute”, inculpation qui pourrait impliquer une peine à vie) et a nourri de faux récits aux médias – tout comme la même force fera 5 ans plus tard à Hillsborough. Au lieu d’être tenus en considération par le gouvernement de l’époque, le chef de la police du Yorkshire du Sud faisait partie d’un groupe de policiers invités à Downing Street pour une réception de célébration à la fin de la grève des mineurs pour reconnaître leur “contribution très considérable à résister au règne de la foule durant la grève”.

Conn détaile les efforts louables de Theresa May, alors ministre de l’intérieur, de recommander une enquête complète de la tragédie de 1989, la citant : “Nous ne devons jamais sous-estimer comment le poison de méfaits vieux de quelques décennies coule au fil des années et combien il est aussi toxique aujourd’hui qu’à l’époque. C’est pourquoi il faut confronter de plein fouet de difficiles vérités, aussi désagréables à entendre qu’elles soient”. Son conseiller principal de l’époque, Nick Timothy, s’est fait l’écho de sens sentiments dans un article pour Conservative Home. “Depuis 2010, le gouvernement a montré qu’il comprend que la justice doit être rendue peu importe combien de temps cela prendra, et que pour que les choses soient bien à l’avenir, nous devons comprendre ce qui n’a pas fonctionné dans le passé”.

Tristement, ce qui était bon pour May la mnistre de l’intérieur ne semble pas avoir survécu à son passage en premier ministre. Son propre ministre de l’intérieur, Amber Rudd – effrayée par une presse de droite qui est toujours extrêmement protective de la “victoire” que représentait à l’époque, et représente toujours, Orgreave – a décrété qu’il n’y aurait pas d’enquête. De manière plus scandaleuse, et mémorable, elle a révélé que l’une des raisons principales était que “au bout du compte, il n’y a eu aucun décès”. Des vies ont été gâchées par un an de poursuites malveillantes, de graves blessures ont été subies, la police s’est parjurée et a falsifié des déclarations, mais “il n’y a pas eu de décès”.

Maintenir l’ordre au Royaume-Uni est selon consentement. Comme le déclare la propre déclaration du gouvernement, cela veut dire que “le pouvoir de la police de remplir ses fonctions et ses devoirs dépend de l’approbation publique de son existence, de ses actions, de son comportement et de sa capacité à sécuriser et maintenir le respect public”. Ses officiers ne sont pas nos maîtres ; nous sommes les leurs, et ils servent à notre requête et selon notre consentement. Suggérer que les fautes de la police ne devraient être investiguées si elle a effectivement réussi à tuer un membre de la populace non seulement défini un standard peu élévé pour la justice, mais c’est également le contraire de la propre définition de gouvernement de ce qu’est et devrait être le maintien de l’ordre.

La Orgreave Truth and Justice Campaign est une entité politique explicitement indépendante qui, dans ses propres termes, est “déterminée à obtenir la justice pour les mineurs qui ont été les victimes des mensonges et des dissimulations de la police à Orgreave en juin 1984”. Notre effort pour les soutenir – un t-shirt pour lever des fonds – peut sembler être juste un petit geste, mais c’est la bonne chose à faire, et tout geste est mieux qu’aucun. Nous sommes heureux d’utiliser notre micro en leur nom.

Si vous voulez aider, vous pouvez écrire à la ministre de l’intérieur ici : privateoffice.external@homeoffice.gsi.gov.uk. Elle est sur Twitter sous le handle @AmberRudd_MP, et le ministère de l’intérieur peut être joint au 0044 20 7035 8817. Suivant le conseil de OTJC, utilisez toujours le hashtag #orgeavejustice, et soyez toujours courtois et polis dans vos échanges. Si nous entretenons tous la pression et continuons à exiger que le gouvernement de Theresa May confronte de plein fouet – ses mots – “les vérités désagréables à entendre” et “les méfaits vieux de quelques décennies”, nous pourrions un jour rendre justice à Orgreave.

Merci de votre attention.

Première partie de la tournée britannique annoncée !

L’excellente Jane Weaver (que j’ai moi-même découvert sur BBC 6Music lors de la tournée britannique d’octobre dernier) fera la première partie sur les 11 dates d’avril.

Si vous voulez aller les voir là-bas, dépêchez-vous car Brighton est désormais complet et d’autres dates s’y approchent à grands pas !

Je vous laisse avec le superbe single The Architect de Jane Weaver :

[embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=keXHh0lr2y8[/embedyt]

Première partie de Editors en Europe

Après avoir fait leur première partie à la fin de l’année 2015, le groupe accompagnera encore une fois leurs compatriotes de Editors sur une grosse partie de leur tournée européenne, notamment trois dates en France (Roubaix – complet, Strasbourg et l’Olympia à Paris), une en Belgique (Anvers – complet) et une au Luxembourg.

La liste complète se retrouve sur la page des Retransmissions 2018.

Pour vous mettre en boucle, voici l’excellent premier single extrait de Violence, le prochain album à sortir de Editors, Magazine :

[embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=08h4wVssYJM[/embedyt]