Author Archive: Anne-Spooky

Troisième single de Every Valley

Je suis extrêmement désolée pour le manque de news mais la sortie de l’album, le travail (bah oui, il faut bien payer ces disques et ces concerts) et la vie en générale m’ont bien occupée ces derniers mois…

J’espère que vous aimez Every Valley, qui est pour moi l’album le plus abouti du groupe en tant que groupe et mon préféré. Je vous mettrai les traductions des paroles et les références au fur et à mesure que je le pourrais, étant donné que je repars sur la route “avec” le groupe la semaine prochaine après un détour par la tournée de Paul Draper les deux weekends précédents.

Comme vous le savez peut-être, Turn No More, le formidable morceau avec James Dean Bradfield des Manics sera le troisième single extrait de Every Valley à sortir le 13 octobre (c’est à dire le jour où PSB jouera à Cardiff), le magnifique clip tout en noir et blanc tourné à Ebbw Vale et à Tower Colliery (à laquelle l’album des Manics, Everything Must Go, est dédié) se regarde ici :

DICK CAVETT SHOW

Samplé sur Every Valley

La voix reconnaissable entre toutes de Richard Burton est extraite de l’émission télévisée Dick Cavett Show diffusée en juillet 1980.

Émission en entier :

Extrait sur l’héritage minier de Burton :

Journal d’une fan en tournée – 12

Lancement de Every Valley

Festivals 2017

5 août 2017, Live From Times Square, Newcastle

Revoir PSB faire la première partie des Manics, je n’allais pas rater cela !

Après une longue journée de queue dans un vent glacial, la super sécurité (une qui comprend les fans qui font la queue) nous fait rentrer sur la place à 16h. Pas le temps de faire ouf, le premier groupe, The Old Pink House, originaire de la ville, monte sur scène. Ce n’est pas extraordinaire, mais ça se laisse écouter.

Arrivent ensuite les filles de Dream Wife. Malheureusement, le son mauvais et la pluie battante ne me permettront pas d’apprécier.

Arrivent enfin mes chouchous, sans Mr B ni écrans, mais Iain au trombone et Rittipo à la clarinette basse, oh ils font The Pit malgré le contexte festival ! Chouette ! Suivra People Will Always Need Coal que j’aime toujours autant (PWANC ! Agogô ! Vibraslap !).

Retour aux sources avec Signal 30, avec une belle participation du public et Night Mail.

Korolev commence et la super sécu nous distribue des ponchos (sérieux ?!) et j’aide mon amie Amanda à enfiler le sien tout en dansant !

J annonce qu’ils vont jouer trois morceaux extraits de Every Valley, il s’agira de They Gave Me A Lamp et de ses claps impossibles (enfin moi, j’y arrive bien maintenant), Progress et All Out.

Spitfire annonce déjà le début de la fin, avec Go!Gagarin et Everest.

Les Brassy Gents version Nord (Iain, Rob et Rittipo) ont été excellents et J a fini les présentations du groupe en remerciant les Manics et combien ce groupe compte pour lui. Très belle prestation des garçons.

Merci à Giles et Super-Monsieur-de-la-Sécu pour la setlist.

Suivront The Cribs (no comment – le fait que j’étais plus intéressée par un mec qui grimpait la barrière résume tout) et mes Manics adorés qui malgré un Nicky Wire sur la réserve, ont fait péter la baraque.

Merci Newcastle, tu ne me déçois jamais.

9 septembre 2017, Always The Sun Festival, Guildford

Un petit festival pas cher à une demi-heure de Londres où les garçons étaient en tête d’affiche ? Je n’allais pas rater ça ! Ni l’occasion de voir une bonne dizaine d’Informers.

Je ne connais absolument aucun autre groupe à l’affiche et au vu de la manière dont la barrière parfois pas remplie se vide entre les groupes, et forcée par mes amis, je passe l’après-midi à me prélasser dans l’herbe (quand je ne me protégeais pas de la pluie).

Un peu déçue qu’ils ne jouent qu’une heure, et malgré le froid qui commence à tomber après la bonne averse en fin d’après-midi, je me place à la barrière deux bonnes heures à l’avance. Je parlerai une bonne demi-heure avec Willgoose Senior, toujours très sympathique envers les fans.

Pas de The Pit mais un enchaînement Theme From PSB et Signal 30 qui réveille bien la foule. Au vu de la setlist (dont j’ai bien entendu un exemplaire), la chanson suivante devait être The Now Generation mais Wriggles a décidé à la place de faire Night Mail (Okay ! J’aime les deux de toute manière.)

Suivra le trio extrait de Every ValleyPeople Will Always Need CoalProgress et They Gave Me A Lamp (sur laquelle les Brassy Gents ont simplifié les claps, moi pas contente, j’espère que sur la tournée d’octobre les “vrais” claps reviendront).

La désormais fin habituelle de set principal arrive, SpitfireThe Other SideGo! et All Out, suivie du rappel Gagarin (où J fera un coucou à Tilly, 3 ans, habillée en Princesse de l’Espace) et Everest.

Encore un grand merci à Giles pour la setlist et welcome back Jack ! Juste un seul festival restant avant la grande messe de la tournée britannique !

7 octobre 2017, Cathédrale de Exeter

Quel magnifique endroit pour un concert !

Après avoir longuement parlé avec Mr B dans l’après-midi alors que je lisais le dernier Dan Brown à côté de la cathédrale et perdu ma voix dans la queue, nous pouvons enfin rentrer.

C’est la première fois que se tient un concert debout ici alors la sécurité est un peu à la ramasse. Il n’y a pas de barrière, mais il faut qu’on se tienne à un mètre de la scène et interdiction d’y toucher (résultat, des personnes avec enfants se sont frayé un chemin devant des gens, heureusement pas moi). Je devine que ça va être compliqué quand les gens vont arriver des autres salles…

La première partie est assurée par Tiger Lion, menés par la Française Clémentine Blue. C’est un peu barré comme Goldfrapp période Seventh Tree, j’aime beaucoup (j’apprends par la suite que la moitié de leur matos, costumes et maquillage n’est pas arrivé à bon port, donc ça aurait pu être encore meilleur !).

PSB ont encore livré un très bon concert, avec une excellente setlist (donnée cette fois-ci par le guitar tech d’un soir, qui ressemblait vaguement à Tom, à qui j’ai fait coucou comme une débile – mais vu comment il a souri, ça a été).

Les Brassy Gents sont toujours aussi tarés et je capte un joli moment entre JFabs et Johngy durant They Gave Me A Lamp.

Les nouveaux écrans sont magnifiques et extrêmement lumineux, j’espère qu’ils seront là pour la tournée qui commence la semaine prochaine.

Comme prévu, durant Spitfire, avec la totalité du public désormais présent, on est obligés de s’avancer et la sécu pète un câble, je me retrouve avec 4 agents devant moi. Hey, on est des geeks, pas des métalleux !

Aphonie oblige, je suis frustrée sur Go! et sur Lit Up car une femme apparemment éméchée ne cesse de parler, elle crie “Go!” juste avant Everest, un son bizarre sort de ma gorge en réprobation, Wriggles se moque de moi.

C’était sympa de se remettre en mode tournée une semaine à l’avance, et vu la bonne humeur sur scène, ça ne promet que de belles choses.

Tournée britannique octobre 2017

EVERY VALLEY | Film

Samplé sur Every Valley, The Pit et Take Me Home

Description :

Travail, transports et divertissements dans les vallées minières du Sud du Pays de Galles, montrant les opportunités accrues de travail et de loisirs apportées aux communautés minières par les bus et les trains.

Every Valley s’ouvre sur des cheminées crachant de la vapeur à l’aube, et se referme sur des scènes similaires de nuit. Entre les deux, il résume la vie quotidienne des vallées du Sud du Pays de Galles : alternant des images picturales de l’industrie, de la ville et des champs avec des scènes bien présentées des habitants individuels, et des passages légèrement plus vagues capturant la vie de communauté affluente au travail et durant les loisirs. Le son accompagnant ces plans (filmés sans son) provient de l’interaction entre un commentaire en vers libre élégiaque, mais efficacement écrit, avec de la musique extraite du Messie de Handel (que l’on finit par voir comme émanant d’une chorale locale).

Le film exprime une idéologie subtilement différente de celle de la National Coal Board Unit (en tant que société de production interne d’une société d’État, l’opposé de l’unité de production de Every Valley, British Transport Film). Le charbon est au cœur émotionnel des vallées, mais de plus en plus supplanté, sur le plan économique, par diverses industries légères. Subtilement cousu dans cette image brodée se trouve le système de transport nationalisé qui relie les vallées. Nous voyons des bateaux, des trains, des voies ferrées et, tout le long, des flottes de bus. Ce n’est que dans un film de British Transport Film que des plans banals de cars qui roulent dans la ville et les rues rurales acquièrent une qualité épique véritablement passionnée sans pourtant paraître ridicule. Également caractéristique de BTF est l’optimisme du film pour le progrès, souligné par les sentiments doux-amers du passage du temps.

Le talentueux réalisateur de Every Valley, Michael Clarke, incarne la génération sous-estimée de cinéastes qui ont produit des œuvres compétentes et parfois inspirées pour des unités comme BTF de la fin des années 1940 à la fin des années 1970. La narration du film a été écrite par Norman Prouting, autre pilier du documentaire moins connu mais prolifique, qui a beaucoup écrit et réalisé pour BTF, et effectivement pour le NCB. Sorti la même année que les films célébrés du troisième programme Free Cinema, Every Valley caractérise le meilleur du cinéma documentaire non “Free”. La production glorifiée de Lindsay Anderson et ses cohortes roulait parfois en roue libre jusqu’à la négligence, suggérant un désordre authentique derrière la surface propre des années 1950. Every Valley est solidement orchestré, richement mélodieux, méticuleusement professionnel, engagé pour l’avancée et le respect pour l’histoire. Il est imprégné de sentiment romantique pour l’harmonie musicale et sociale (“mineurs et choristes, amants et seuls de la même manière”).

Nous n’avons pas besoin de partager cette vision du monde pour le trouver très émouvant. Et contrairement à la rhétorique de Free Cinema, les documentaires “de l’establishment” étaient capables d’être frais et tendres. Cinquante ans plus tard, les débats critiques d’autrefois ont passé et Every Valley peut être apprécié comme l’un des films les plus agréables du catalogue à la richesse embarrassante de BTF.

Patrick Russell

Source : http://www.screenonline.org.uk/film/id/1283510/index.html

Sample de Every Valley à 50 secondes, ceux de The Pit à environ 6 min celui de Take Me Home à 13 min 55.

EVERY VALLEY | Paroles

Disponible sur :

Description :

Le soleil se lève littéralement sur le morceau éponyme de l’album qu’il ouvre, avec la voix majestueuse de Richard Burton. Superbe introduction à l’histoire de l’exploitation minière au Sud du Pays de Galles.

Paroles :

The sun rose first on the dead and on the sleeping
On the ruins of Victorian ironworks
On the terraced roofs of the miners
On the weekday pubs, and the Sunday chapels
And on the grimy, frowny hills

Every little boy’s ambition in my valley was to become a miner
There was the arrogant strut of the lords of the coal face
One could stand on street corners and look at the posh people pass with hostile eyes
Insulting were these cold looks, because they were the kings of the underworld


Chaque vallée

Le soleil s’est d’abord levé sur les morts et les endormis
Sur les ruines des ferronneries victoriennes
Sur les toits mitoyens des mineurs
Sur les pubs la semaine et les chapelles le dimanche
Et sur les collines crasseuses et maussades

L’ambition de tout petit garçon de ma vallée était de devenir mineur
C’était la démarche fière et arrogante des seigneurs du front de taille
On pouvait rester au coin de la rue à regarder les snobs d’un œil hostile
Ces regards froids étaient insultants, car c’était les rois du monde souterrain

Journal d’une fan en tournée – 11

Concerts spéciaux fin 2016/début 2017

Lancement de Every Valley

31 mai 2017, Electric Ballroom, Londres

Pourquoi lancer un album sur l’histoire de l’exploitation minière du Sud du Pays de Galles à Londres ? Parce que le 10 décembre 1984, cette salle a accueilli un concert caritatif au profit des familles des mineurs en grève sous le nom de “Pits and Perverts” (l’excellent film Pride illustre parfaitement cet épisode).

Dès le soundcheck, j’étais bien plus qu’enthousiaste à l’écoute des nouveaux morceaux étant donné qu’il y en avait pas mal. J ayant prévenu qu’ils ne pourraient logistiquement pas jouer l’album en entier dans de petites salles, avoir 5 nouveaux (y compris les deux singles déjà connus) était déjà très bien.

Pas de problème lors de l’ouverture des portes, je retrouve ma place habituelle au premier rang.

Premier coup d’œil, la scène est vraiment petite. Je cherche sans le vouloir Sputters, mais non il est bel et bien remplacé par deux roues de levage de puits de mine de chaque côté de la scène.

Arrive la première partie, JW Ridler, petit Londonien seul avec sa guitare et son ordinateur, c’est très sympa.

Puis c’est l’installation de PSB. Je découvre le nouveau drum tech, Tom, et ses nombreux tatouages et la nouvelle installation du groupe (de petits changements visibles pour les initiés). Les écrans restent les mêmes pour l’instant.

Et on attend, et on voit Jack, le guitar tech, qui commence à bien suer, on sent le problème technique. 20 minutes plus tard, le public commence à huer mais 5 minutes après, le groupe apparaît, la voix de Richard Burton se fait entendre, Barney et Johngy montent à leur tour sur scène, ce dernier avec une clarinette basse, la nouvelle chanson d’ouverture de set s’appelle The Pit et avec sa batterie quasi militaire, est magique (même si Sputnik me manque).

Je m’attend aux samples vocaux habituels de la part de J mais il s’approche d’un micro et parle. Hein ? Quoi ? Mais que se passe-t-il ? “On va faire des trucs nouveaux ce soir, dont ça”. Ah ouais, d’accord !

Suivra People Will Always Need Coal, très dansante et “bordélique” à l’image de la publicité du même nom. JFabs s’amuse à la guitare, J prend une baguette et tape sur un ogogô. Au secours, on nous a changé J lol. JFabs tape sur un vibraslap, et termine la chanson pété de rire.

Suite au retard, London Can Take It est retirée de la setlist, on passe donc à Night Mail, toujours aussi bien sur scène. Suivie d’une version légèrement remaniée de Theme From PSB et de Korolev et Valentina (un peu capotée au début suite à un problème de guitare).

Arrive Progress, dans une version améliorée depuis Édimbourg le mois dernier, je pense qu’elle va vraiment bien rendre lors de la tournée d’octobre, surtout avec les Brassy Gents en plus.

Retour à The Race For Space avec The Other Side et Go!, toujours bien accueillies par le public.

Suivra le deuxième single de Every ValleyThey Gave Me A Lamp, avec nos Brassy Gents préférés qui nous ont fait clapper des mains, mais le rythme est plutôt compliqué.

Les Brassy Gents restent, roulement de tambour, c’est Gagarin ! Sans Sputters et Giles en astronaute, ça fait bizarre, mais va falloir s’habituer !

J dit au micro “This is a song about a plane”, gros applaudissements, c’est Spitfire ! enchaîné avec l’excellente version live de Lit Up.

Ils quittent la scène, Mr B (que je ne vois pas caché derrière J) est trempé (c’est vrai qu’il fait très chaud !).

Ils remontent et là, All Out. C’est sombre, c’est violent, les images de la police lors de grève des mineurs sont violentes mais le morceau est super.

C’est le moment du dernier morceau, Everest bien sûr, dédié par J à Manchester.

Jack me donne la setlist de J. Je croise Giles et Felicity, super contente de nous voir. On se fait gentiment éjectés de la salle. Rendez-vous la semaine prochaine !

8 juin 2017, Ebbw Vale Institute

Après un voyage assez laborieux vers les Vallées Galloises, l’accueil a été plus que chaleureux, que ce soit au B&B où je logeais (qui deviendra PSB Central avec l’arrivée d’autres fans), aux archives de Ebbw Vale ou à la salle elle-même (comme nous ne pouvions accéder au café, ce sont les employés qui sont sortis prendre les commandes et nous les apporter).

Le concert a lieu exactement dans la salle où le groupe a enregistré l’album et c’est vraiment petit. Je me place à mon endroit habituel et je me rends compte qu’on est vraiment très, très près.

La première partie ce soir s’appelle CwCw, de Blackwood (oui, comme les Manics), et ils sont vraiment bons et sympathiques.

Une demi-heure plus tard, à l’heure dite cette fois-ci, Sound & Vision de David Bowie se fait retentir, le groupe monte sur scène, on entend la voix de Richard Burton, The Pit commence.

Suivra comme à l’Electric Ballroom People Will Always Need Coal, toujours aussi dansante, les garçons sont tout sourire et semblent vraiment s’amuser.

Retour en arrière avec le retour de Signal 30 (ah ça fait du bien !), Night Mail et Theme From PSB.

Progress est toujours aussi exaltante et étant donné que les écrans sont en hauteur, j’apprécie les visuels au maximum.

Il fait vraiment très chaud dans cette salle et j’ai beau me ventiler et m’éponger et malgré mon expérience en salles-chaudrons, je trouve que là on dépasse les bornes.

C’est avec beaucoup de mal que j’essaie d’apprécier Valentina et Spitfire mais je ne me sens pas au top de ma forme.

The Other Side commence et JFabs s’approche et me tend une bouteille d’eau, ah merci mon sauveur !

Et là, Lisa Jên Brown monte sur scène et J explique qu’ils ont enregistré un duo anglo-gallois avec elle. Lisa a une voix magnifique et J, ma foi est surprenant. On sent qu’il est tendu et nerveux mais il s’en sort très bien.

Puis suivra They Gave Me A Lamp sur laquelle je me suis bien vautrée dans les clappements, Gagarin toujours aussi bien accueilli et Lit Up, qui referme le set principal en beauté.

All Out, encore meilleure qu’à l’Electric Ballroom, démarre le rappel, avec Go! (qui fonctionne superbement à cette place) et l’habituelle Everest.

Jack me donne la setlist de J, je pique une bouteille vide de la bière Every Valley avant de me diriger vers le merch faire signer ma setlist.

Je suis accueillie en français par un “Comment vous appelez-vous ?” LOL. Je remercie JFabs pour l’eau, “Ça a aidé ?” Je fais rire Wriggles quand la fenêtre grande ouverte laisse passer un courant d’air salvateur et je leur dis à demain.

9 juin 2017, Ebbw Vale Institute

On prend les mêmes et on recommence, enfin presque, étant donné que le groupe de première partie était Chapel Row, autre groupe local, moins poli et comportant le fils caché de Sid Vicious à la basse.

Cette fois-ci, j’étais préparée et j’avais une bouteille d’eau (ce qu’a remarqué Wriggles).

La setlist sera similaire à cette de la veille excepté Signal 30 remplacée par Korolev, que j’aime beaucoup et Theme From PSB suivait directement People Will Always Need Coal, ce que j’ai trouvé excellent étant donné leurs rythmes similaires.

Jack me donne la setlist de JFabs ou Mr B, à qui je demanderai plus tard ce qu’était la chose à côté de lui sur scène, il me répond que c’est un prototype pour la tournée d’octobre. Il semble ravi que je fasse la tournée entière.

J signe ma setlist en français, s’excusant de ne pas savoir le mettre au passé. Je lui dis que son français n’est pas mauvais et il me raconte qu’il a été interviewé par l’Humanité et qu’il avait essayé de la faire en français, en vain.

Je les laisse tranquilles car d’autres attendent derrière moi et je pars déguster ma pizza pré-commandée avant le concert.

J’ai adoré ma visite des Vallées du Sud du Pays de Galles sur les traces des Manics et de l’histoire de l’album, que j’attends avec encore plus d’impatience.

6 juillet 2017, The Hippodrome, Kingston-upon-Thames

La veille de la sortie de l’album (que j’écoutais depuis une bonne semaine grâce à la magie d’internet), le groupe a fait un concert de lancement de l’album à l’Hippodrome de Kingston, en très grande banlieue de Londres. Ce petit set de 45 minutes m’a coûté la modique somme de 1 £, puisque j’avais précommandé l’édition vinyle transparent chez Banquet Records, chez qui je suis passée récupérer mon billet et été plutôt bien accueillie par l’album en écoute. J’en profite pour jeter un œil au livret :p

L’ouverture des portes étant à 21h, ce n’est qu’après 18h que je m’approche du club, il n’y a personne bien sûr. Au bout d’un moment, Giles sort fumer avec Tom, le nouveau drum tech, à qui je suis présentée. Arrive ensuite Felicity, contente de me voir car “je sais que je suis au bon endroit”. Elle me dira plus tard qu’il y a du nouveau merch.

Au moment de l’ouverture des portes, seulement une vingtaine de personnes se trouvent dans la queue et je me retrouve encore une fois seule à la barrière.

C’est JW Ridley, déjà aperçu à l’Electric Ballroom, qui assure la première partie, et j’apprécie toujours autant.

C’est ensuite au tour de PSB de monter sur scène. Suite à l’absence de Jack, il y a un nouveau guitar tech qui semble un peu perdu quand J lui montre ce qu’il faut faire.

Le set s’ouvre par la désormais familière The Pit, mais à laquelle est ajouté le sample de Richard Burton de Every Valley dans l’intro. Suivront la toujours aussi dansante People Will Always Need Coal et le single Progress.

Retour dans le passé avec ROYGBIV, leur premier single il y a – déjà ! – 5 ans. Quel plaisir de la réentendre !

Après un Spitfire toujours aussi bien accueilli, petite surprise avec un accueil phénoménal à They Gave Me A LampAll Out est toujours aussi géniale sur scène et la fin approche déjà avec Go! et Everest.

J’achète un nouveau tote bag et les nouveaux stickers. Puis le bruit se répand que le groupe, enfin J, improvise une séance de dédicace dans l’entrée. Je fais la queue et J me signe ma setlist (que le gentil Tom m’a donnée) en français encore une fois 🙂 puis Wriggles et JFabs arrivent à leur tour. Je discute pas mal avec Wriggles qui me remercie pour les bonnes choses que j’ai dites sur l’album (j’avais écrit un long mail à J, qui l’a transmis à wriggles – et qui d’autre ? Mystère…).

C’est déjà l’heure des au-revoirs mais pas pour longtemps car je les revois 5 jours plus tard!

11 juillet 2017, Rough Trade East, Londres

Ah, depuis le temps que je voulais assister à un showcase et une dédicace à Rough Trade !

J’ai le plaisir d’assister au soundcheck après avoir récupéré mon bracelet, j’en profite pour dire bonjour aux garçons.

Suite à une pluie battante déferlante sur Londres, le personnel nous laisse entrer bien avant l’heure. Je me place comme à mon habitude, mais je me rends compte qu’on est vraiment très, très près…

La setlist sera similaire aux autres showcases, durée oblige. Pas de ROYGBIV mais un Gagarin entre Go! et Everest.

J’aperçois un JFabs hilare qui me regarde en train de scruter J à un moment, le problème de la proximité…

Après une très longue queue pour la dédicace, je fais signer mon vinyle et ma setlist demandée au nouveau guitar tech et j’en profite pour donner à J les biscuits personnalisés pour Dusty que j’avais commandés sur internet (j’apprendrai le vendredi suivant qu’ils ont été aimés par la mascotte du groupe). JFabs me sort qu’il a un poisson et me demande des biscuits pour poisson lol. La sécurité nous presse, il est temps de partir 🙁

Festivals 2017

Nouveau clip et encore un nouvel extrait de Every Valley !

Le groupe a dévoilé la semaine dernière le clip du second single de Every ValleyThey Gave Me A Lamp, collaboration avec Haiku Salut, qui apparaissent également dans ce clip, aux côtés des Brassy Gents, bien connus si vous allez voir le groupe sur scène au Royaume-Uni. Le clip a été tourné dans les Grottes de Chislehurst dans le Sud-Est de Londres, qui sont une ancienne mine de craie et de silex. Je vous laisse juger cet ode féministe de vous-mêmes :

Également, un troisième extrait de l’album est apparu cette nuit, il s’agit du très dansant People Will Always Need Coal, déjà superbe en live :

NEW POWER IN THEIR HANDS

Samplé sur The Pit et Progress

Description :

La révolution des méthodes de travail du front de taille amenée par les techniques de chargement propulsées par la mécanique.

 

C’est un film simple mais efficace racontant l’histoire de la mécanisation des mines et des développements technologiques de l’industrie du charbon après la seconde guerre mondiale. L’industrie avait souffert de beaucoup de critiques après la guerre et la nationalisation. Il y avait une pénurie de main d’œuvre, de technologie et d’investissement, et un besoin urgent de charbon pour la puissance et l’industrie. Le rue hiver de 1947 avait aggravé la pénurie de charbon et on a eu besoin urgemment de projets pour avoir plus de charbon grâce au programme à long terme et l’amélioration technologique. En 1947, environ un tiers des mines fonctionnaient avec de la technologie ancienne. Douze ans plus tard, la situation s’était grandement améliorée. Soit en achetant des machines spéciales de l’étranger, en adaptant ses propres machines et en s’embarquant dans un programme de formation et de développement, l’industrie, en 1958, faisait face à un surplus de charbon.

La narration, écrite par l’agent des films du National Coal Board, Donald Alexander, et faite par le chanteur folk Ewan McColl, est efficace et pertinente. Les critiques de l’industrie minière, telle que la poussière dans le charbon et des morceaux trop gros ou trop petits (les usagers domestiques voulaient des gros, les centrales électriques des petits) sont abordées. Bien qu’aujourd’hui le charbon a peu d’utilisateurs domestiques, durant les années 1950, c’était dans bien des foyers la seule source de chauffage et de cuisson, et une industrie vitale à la nation ; les critiques devaient être prises au sérieux.

 

Expliquer des idées complexes de manière simple était la caractéristique principale des productions NCB, et la narration claire de New Power In Their Hands est aidée par un montage efficace du pilier de NCB, Kitty Wood. Les scènes d’ouverture posent la question “Connaissez-vous ce mineur ?”, servant à personnaliser le film ; à la fin, le public a une même compréhension du travail de mineur et comment il est rendu plus efficace par la technologie. Dans l’ensemble, c’est une œuvre efficace de propagande industrielle exposant les grandes lignes des problèmes et des améliorations au sein de l’industrie minière, point de vue partagée par le périodique Film User, qui l’a évalué comme “Excellent”.

Simon Baker

Source : screenonline.org.uk/film/id/474567

KING COAL

Utilisé dans les visuels live de Progress

Description :

King Coal (le roi charbon) est réveillé de son royaume sous-terrain pour voir les usines et foyers de la Grande-Bretagne qui font appel pour avoir plus de charbon. Il s’assure qu’ils en aient.

Sorti un an après le lancement en 1947 du National Coal Board, ce court film d’animation fonctionne comme film de recrutement et œuvre générale de propagande pour l’industrie minière. Le personnage de comptine de “Old King Cole” devient King Coal, qui est réveillé des profondeurs de la terre par le cri pour du combustible pour les foyers et les usines. Une fois à la surface, il enjambe fièrement le cœur de la Grande-Bretagne pour agir comme un guide pour l’industrie. Le film passe habilement de ses débuts de fantaisie à des environnements plus réalistes, avec “les trois violonistes” se transformant en mineurs. Il y a une poussée directionnelle quasi-constante de la gauche vers la droite dans la deuxième moitié du film, donnant une impression de mouvement et de progrès. Les gens avancent dans les mines à pied ou sur des machines, et puis sont récompensés par leur liberté, représentée par des loisirs comme le jardinage et le football, plutôt que la fortune.

 

Le film a été produit par Jules Pinschewer, qui même en 1948 avait presque 40 ans d’expérience de production de tels films d’animation de propagande. Après avoir rempli des brevets de “panneaux d’affichage vivants” à la fois à Berlin et Londres en 1910, Pinschewer a monté sa propre société de production en Allemagne en 1911. Tout en réalisant ses propres films, il a bâti sa réputation en recrutant les services d’animateurs visionnaires tels que Lotte Reiniger et Walther Ruthmann. Les origines juives de Pinschewer et sa réputation avant-gardiste l’ont poussé à quitter l’Allemagne durant la montée au pouvoir de Hitler et il s’est installé à Berne, devenant citoyen suisse en 1948. La branche britannique de sa société a été établie en 1946 et a produit d’autres films pour le gouvernement britannique sur les économies nationales, tels que Willie Does His Stuff (1948).

King Coal marque l’héritage européen de Pinschewer par ses forts motifs artistiques : l’utilisation fréquente de silhouettes ; les cercles concentriques récurrents ; et le mélange de matériaux dans la coloration, de forts blocs d’encre à des nuances de pastel, rendus très joliment en Technicolor.

 

Jez Stewart

Source : screenonline.org.uk/film/id/1370013

PLAN FOR COAL

Samplé sur The PitProgress et Der Rhythmus der Maschinen

Description :

Explication du plan national du National Coal Board pour la reconstruction et la réorganisation.

Le contrôle du gouvernement des mines de charbon durant la seconde guerre mondiale a été consolidé en 1947 quand le National Coal Board a repris l’industrie du charbon nouvellement nationalisée. En 1950, le gouvernement travailliste a fait paraître une publication intitulée Plan For Coal, proposant les 15 années de développement à venir de l’industrie. Deux ans plus tard, un film du même nom offrait une présentation plus acceptable du document pour la consommation publique.

 

Tandis que la nationalisation du charbon était un remaniement de l’industrie du charbon durant la guerre, ce documentaire, Plan For Coal, est une modification du film de propagande du temps de la guerre. Les appels à la fierté et l’industrie nationales, qui invoquaient auparavant l’unité du temps de la guerre, résonnent ici dans la cause du soutien de la reconstruction et “notre avenir comme grande puissance”.

En 1952, une administration conservatrice était aux commandes et les complications de la gestion des besoins énergétiques de la nation devenaient de plus en plus apparentes. Bien que le nouveau gouvernement n’ait pas tenté de revenir sur la nationalisation, il était motivé à promouvoir la compétition libre entre l’électricité, le gaz et le combustible solide avec une politique de combustible national. Ces complications sont absentes du film, qui se concentre sur le charbon comme la “richesse d’une nation”.

Le principal objectif du programme pour le charbon était d’accroître la production domestique mais, comme les généraux combattant lors de la dernière guerre, le programme de l’industrie britannique du charbon n’a pas réussi à refléter les réalités émergentes de l’utilisation mondiale de l’énergie. L’ouverture du pétrole venu d’Arabie saoudite, avec l’achèvement de l’oléoduc trans-arabe en 1950, a grandement augmenté l’approvisionnement du pétrole en Europe – produit que le film admet “offrir un challenge au charbon lui-même”. En fait, la consommation du charbon au Royaume-Uni allait chuter, dans un déclin reflété par la consommation accrue de son alternative importée moins chère.

James Piers Taylor

Source : screenonline.org.uk/film/id/1371094