Je crois au Progrès ! Premier single avec un chanteur invité, ou plutôt une chanteuse, dans la personne de Tracyanne Campbell de Camera Obscura, cet hymne au progrès dans l’exploitation minière est enjoué et fait un clin d’œil à Kraftwerk dans le clip.
[Tracyanne Campbell] I believe, I believe In progress, in progress I believe, I believe In progress, in progress I believe, I believe In progress, in progress
I believe in progress
Progrès
[Sample] Tester sans cesse de nouvelles idées et techniques Reconstruire Développer Moderniser
[Tracyanne Campbell] Je crois, je crois Au progrès, au progrès
[Sample] Les machines feront le dur labeur Les hommes superviseront les machines
Vous devez beaucoup à ces machines La puissance des chevaux, pas celle de la main d’œuvre La tête, pas les muscles
Je crois au progrès
[Tracyanne Campbell] Je crois, je crois Au progrès, au progrès Je crois, je crois Au progrès, au progrès
[Sample] Ces hommes ressemblent à quoi ils ont toujours ressemblé Ils parlent comme ils ont toujours parlé Mais devant vos yeux ils changent
Je crois au progrès
[Tracyanne Campbell] Je crois, je crois Au progrès, au progrès Je crois, je crois Au progrès, au progrès Je crois, je crois Au progrès, au progrès
Se concentrant sur le réveil politique au sein des groupes de soutien des femmes à l’époque de la grève des mineurs dans le Sud du Pays de Galles entre 1984 et 1985, They Gave Me A Lamp est le deuxième extrait de Every Valley. Le morceau comprend le trio post-rock instrumental Haiku Salut.
Parlant de l’importance d’avoir ce groupe sur ce single et de couvrir le rôle des groupes de femmes durant la grève, J. Willgoose, Esq. explique : “Quand je faisais des recherches pour cet album, l’une des histoires qui m’a sauté au yeux comme la plus évidente était celle du rôle des groupes de soutien de femmes durant la grève. Cela semblait être un vériable réveil politique pour toute une génération de femmes qui se sont brusquement aperçu à la fois de leur potentiel et du pouvoir qu’elles avaient de façonner la société dont elles faisaient partie ; je voulais vraiment essayer de rendre justice à leur mouvement. Avoir Haiku Salut à bord, ainsi que des samples de certaines des femmes clés qui parlent de leur rôle dans la grève, ont été des facteurs importants pour moi quand j’ai monté cette chanson”.
En attendant (impatiemment !) la sortie de Every Valley le 7 juillet prochain, J est passé sur BBC6 Music hier pour dévoiler un nouvel extrait de l’album. Il s’agit de They Gave Me A Lamp, qui comprend les demoiselles de Haiku Salut (aperçues en première partie à Islington Assembly Hall). À noter qu’elles sont également co-auteur de ce titre avec J et JFA !
Vous pouvez également écouter l’excellente interview ici :
La chanson se focalise sur les groupes de soutien de femmes qui sont apparus au moment de la grève des mineurs de 1984-85 et qui ont représenté une sorte de réveil politique pour une génération de femmes. C’était l’un des sujets les plus importants à couvrir sur l’album et le groupe est heureux d’y accueillir les voix, l’accordéon et les clappements de main de Haiku Salut.
En plus de la tournée britannique annoncée le mois dernier, le groupe va enfin retourner en Amérique du Nord en septembre :
et en Europe (dont une date à Paris au Badaboum) en novembre :
Chronique : Public Service Broadcasting à The Pyramids Centre de Southsea
Il n’y a vraiment personne en ce moment qui ressemble à Public Service Broadcasting
Ressemblant à un professeur des années 1950 – veste en tweed, nœud papillon et grosses lunettes – J Willgoose Esq, est le leader apparent. Mais le multi-instrumentaliste ne parle qu’à travers des samples vocaux à partir de son ordinateur ce qui donne l’impression de discuter avec une Dictée Magique, tandis que son faire-valoir Wrigglesworth laisse sa batterie parler et le nouvel homme JF Abraham ajoute de la basse et de la trompette.
Avec un nouvel album focalisé sur la course à l’espace, leur son rétro-futuriste raconte l’histoire des années 1957 à 1972, utilisant des images d’archives des moments clés. Dans l’arène live, cela se traduit également par des images vidéo de l’époque diffusées sur de grands écrans et des piles de téléviseurs cathodiques sur les côtés de la scène.
Sans mentionner la réplique de Spoutnik qui s’élève au dessus de la scène et qui a distinctivement plus de LED claquantes que le satellite soviétique original.
Les clous incluent le groupe de première partie, les Smoke Fairies de Chichester, qui revient sur scène pour interpréter sa partie sur Valentina, et la salle plongée dans l’obscurité durant The Other Side, qui raconte l’histoire de Apollo 8, le premier vaisseau habité à tourner autour de la Lune.
Au moment du rappel, nous avons une section de cuivres de trois hommes sur scène, J a revêtu une veste argentée brillante (mais il nous assure qu’il a toujours le tweed en dessous) et il y a même un astronaute qui danse. Gagarin est le morceau le plus funky qu’ils aient enregistré en date, mais le final d’une plus vieille chanson, Everest, emmène les choses vers un nouveau sommet.
PSB créent l’hommage musical le plus incroyable à l’entreprise humaine. Si vous en avez l’opportunité, allez les voir.
Public Service Broadcasting ne cessent de regarder vers les étoiles dans la Course à l’Espace
La course à l’espace a marqué une période hors pair d’exploration et d’avance technologique pour l’humanité
Mais curieusement tout semble plutôt désuet et l’époque est saupoudrée de nostalgie.
Cependant Public Service Broadcasting ont jeté un œil frais aux 15 années de 1957 à 1972, utilisant des images d’archives et les combinent avec une musique de pointe.
Comme le leader de PSB, J Willgoose, Esq, le dit : “C’est incroyable quand tu penses que c’était il y a plus de 40 ans. On a mis des gens sur la lune et on s’est arrêtés. Ce n’est pas souvent qu’on revient en arrière d’une réussite technologique et ça n’a pas été revisité.
“L’opportunisme politique est resté je suppose. On a besoin des bonnes circonstances historiques qui ont nourri cette période incroyable, quand ils avaient la raison et l’excuse de dépenser l’argent sur ce genre d’efforts.
“Je pense que c’est un exemple intéressant de la manière dont l’humanité s’est poussée en avant – la manière dont cette poussée créative peut sortir de quelque chose conçu pour la destruction”.
The Race For Space nous emmène du lancement de Spoutnik 1 à l’hommage “Afrobeat avec des balalaïkas” au premier homme dans l’espace, Gagarine, le désastre d’Apollo 1, et finalement l’alunissage.
Après le succès du premier album de 2013, Inform-Educate-Entertain, J dit qu’il avait déjà une idée d’où il voulait aller après : “J’ai pensé que ce serait un EP ou un mini-album, je n’ai jamais pensé que ce serait un album complet mais quand j’ai commencé à travailler dessus, c’est devenu huit morceaux assez rapidement et après c’était un album”.
L’album a été dévoilé au National Space Centre de Leicester en février.
“Le spectacle sur scène est un peu une évolution plutôt qu’un révolution – on a un peu plus de fioritures spéciales, explique J. On a construit notre propre Spoutnik à LED, et on a tout un tas d’autres effets visuels. On a également un troisième membre qui nous a rejoint sur scène, JF Abraham, qui joue un peu de cuivre, des claviers et des percussions. C’est un son plus gros et un spectacle plus impliqué sur le plan musical”.
La première partie est assurée par les Smoke Fairies de Chichester, qui apparaissent sur l’hommage de The Race For Space à la première femme dans l’espace, Valentina Tereshkova. “La manière dont elles l’ont fait, elles ont été assez courageuses”, dit J de leur contribution. “Ce serait terrifiant pour moi d’aller dans un studio faire ce qu’elles ont fait.
“Elles ont définitivement poussé la chanson dans une direction qu’elle n’aurait pris autrement”.
Ils jouent au Pyramids Centre ce soir, ouverture des portes à 19h. Billets à 19.25 £.
Le troisième album du groupe chronique l’histoire de l’industrie minière au Pays de Galles des années 1930 aux années 1980.
Un aperçu a été posté en mars 2017, comprenant la voix de Richard Burton :
Enregistré au cœur des Vallées du Sud du Pays de Galles dans l’Institut de Ebbw Vale, où se sont déroulés également deux concerts exceptionnels les 8 et 9 juin, l’album comprend les voix féminines de Tracyanne Campbell de Camera Obscura, sur le premier single Progress, du groupe Haiku Salut, qui avait fait la première partie du groupe au concert caritatif de l’Islington Assembly Hall et Lisa Jên de 9Bach, originaire du Nord du Pays de Galles. Un invité de marque apparaît également, il s’agit de James Dean Bradfield des Manic Street Preachers.
Voici ce que J a écrit à propos de ce thème :
“Notre troisième album, Every Valley, est une histoire de déclin industriel. Il est centré autour de l’exploitation du charbon au Royaume-Uni, et au Sud du Pays de Galles en particulier, mais c’est une histoire qui s’est répétée de part le monde (occidental) et qui a des répercussions particulières frappantes étant donné le climat politique actuel.
L’album commence au cours d’un âge d’or, quand les mineurs étaient les rois des sous-terrains, comme un certain Mr Burton le dit ; il assimile la vie dans le puits de mine lui-même, traverse la campagne de recrutement du début et de la moitié des années 1970, s’arrête brièvement pour parler de mécanisation, d’automatisation et de la marche du progrès, avant de tomber doucement dans une spirale vers le bas à partir des fermetures du milieu à la fin des années 1970 pour finir dans le conflit total de la grève des mineurs et de ses tristes conséquences durables. C’est un sujet qui m’est d’abord venu à l’esprit alors que je finissais notre précédent album, The Race For Space, et plus j’y pensais, plus je m’y suis intéressé.
Je n’ai aucun liens personnels avec l’exploitation minière ou autre, et je n’ai pas de liens familiaux envers la région, mais il y a quelque chose dans cette histoire qui m’a attiré. C’est un album sur la communauté autant que c’est un album sur l’exploitation minière ; c’est l’histoire d’une région entière centrée autour d’une industrie, et ce qui arrive quand cette industrie meurt. Peut-être quelque chose dans le romantisme des vallées et leur géographie m’a attiré vers le Sud du Pays de Galles en particulier, peut-être était-ce leur solidité durant la grève de 1984-85 – ou, bien plus prosaïquement, peut-être était-ce une réponse à la réponse furieuse (principalement basée à Cardiff) à notre tournée britannique de 2015 qui ne comprenait aucune date galloise. On ne peut pas toujours expliquer ces choses, comme je l’ai appris. Ce qui est certain dans mon esprit, c’est que cet album ne parle pas que d’exploitation minière, et ne parle pas uniquement du Pays de Galles. C’est une histoire réfléchie dans des communautés abandonnées et négligés de part et d’autre du monde occidental, et une qui a mené à la recrudescence d’un style politique malintentionné, cynique et calculateur.
Nous avons enregistré Every Valley à Ebbw Vale, historiquement une ville de sidérurgistes mais une entourée de mines de charbon, dans l’ancien amphithéâtre de leur ancien instituts d’ouvriers. Il semblait important d’enregistrer dans les vallées, comme je voulais que cet album soit connecté à la région sur laquelle il avait été écrit d’une manière dont nos précédents albums ne l’avaient pas été. Je voulais que l’album ait un riche son plein et pragmatique et porte une partie de l’inflexion et du lyrisme de la langue elle-même, quelque chose incarné par son titre (“Chaque vallée”), extrait d’un film de transport des années 1950. Il fait allusion à des sommets et des creux, à la force et la solidité de la communauté, et la réalité géographique de l’industrie.
Façonner la narration de l’album a été quelque chose qui nous a vu piller encore une fois les enregistrements du BFI, tout en travaillant avec de nouvelles archives et ressources, voire, à quelques occasions, diriger nos propres interviews avec d’anciens mineurs et leurs familles. Nous avons également travaillé avec un éventail bien plus large de collaborateurs et de musiciens que jamais auparavant, devenant de loin notre enregistrement le plus ambitieux (et définitivement le plus difficile) en date.
Pour moi c’est un album qui parle de fierté, de colère, de force, et, en fin de compte, de perte, et il soulève plus de questions que nous n’espérions y répondre. Je pense que Every Valley est la meilleure chose que nous ayons fait de loin, mais finalement, ce n’est pas à moi de le dire ; j’espère que nos auditeurs l’aimeront et nous sommes impatients de le partager avec eux”.
Progress est le premier single extrait du troisième album du groupe, Every Valley. Il comprend la voix de Tracyanne Campbell de Camera Obscura.
J a raconté que la chanson est “un regard espiègle sur un sujet sérieux et pertinent – la mécanisation et sa réelle place dans l’évolution de l’humanité. Ce qui est certain dans mon esprit, c’est que cet album ne parle pas que d’exploitation minière, et ne parle pas uniquement du Pays de Galles. C’est une histoire réfléchie dans des communautés abandonnées et négligés de part et d’autre du monde occidental, et une qui a mené à la recrudescence d’un style politique malintentionné, cynique et calculateur ».
Progress est un clin d’œil délibéré à Kraftwerk, en particulier dans sa ligne de basse et le Vocoder présent dans son refrain. J écrit, puisque “la chanson en elle-même fait un gros clin d’œil à Kraftwerk, nous avons également pensé que ce serait sympa de faire du clip un salut respectueux en leur direction”.
J a raconté que la chanson est “un regard espiègle sur un sujet sérieux et pertinent – la mécanisation et sa réelle place dans l’évolution de l’humanité. Ce qui est certain dans mon esprit, c’est que cet album ne parle pas que d’exploitation minière, et ne parle pas uniquement du Pays de Galles. C’est une histoire réfléchie dans des communautés abandonnées et négligés de part et d’autre du monde occidental, et une qui a mené à la recrudescence d’un style politique malintentionné, cynique et calculateur ».
Progress est un clin d’œil délibéré à Kraftwerk, en particulier dans sa ligne de basse et le Vocoder présent dans son refrain. J écrit, puisque “la chanson en elle-même fait un gros clin d’œil à Kraftwerk, nous avons également pensé que ce serait sympa de faire du clip un salut respectueux en leur direction”.
La pochette et la tracklisting de Every Valley ont aujourd’hui été dévoilée, ainsi que l’énorme surprise de la présence de James Dean Bradfield des Manics au chant sur un morceau !
La pochette est un tableau de Hannh Benkwitz intitulé Viaduct et représente un paysage abstrait du Sud du Pays de Galles, parfaite toile de fond au thème de l’album !
Quand à la tracklisting, la voici :
Every Valley
2. The Pit
3. People Will Always Need Coal
4. Progress [ft. Tracyanne Campbell]
5. Go To The Road
6. All Out
7. Turn No More [ft. James Dean Bradfield]
8. They Gave Me A Lamp [ft. Haiku Salut]
9. You + Me [ft. Lisa Jên Brown]
10. Mother Of The Village
11. Take Me Home
Comme d’habitude, une édition spéciale du vinyle (transparente) sera disponible chez les disquaires indépendants, voici des liens pour le précommander (sinon n’hésitez pas à demander auprès de votre disquaire local, le numéro de catalogue est le PIASR970LPX) :