Author Archive: Anne-Spooky

YOU + ME

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You + Me est un duo bilingue avec Lisa Jên Brown du groupe gallois 9Bach, pour aborder “l’histoire des Anglais étant absolument horribles en ce qui concerne la langue galloise”, selon J. Willgoose, Esq.

Dans le contexte de la description de Every Valley, comme une histoire racontée non pas par leurs propres mots, mais par “les voix de l’époque et de ceux qui l’ont vécue”, J. Willgoose, Esq. a noté You + Me comme une “sorte de digression” dans les notes de l’auteur dans l’album. Elle a aussi été décrite dans les notes comme “une histoire de force et d’intimité face à des obstacles accablants”.

Paroles :

Llanw mywyd
‘di droi am byth
A’r tân gwyllt di pylu’n ddim byd
Ond er bo’r côf yn gri
Safwn fel un. Dau, tri
Undod pur sydd fel y dur

Gafal fi
Na’i ddal chdi

Times are changing
Hope is fading fast
And black clouds are gathering round
But if you take my hand
And if we stand as one
We’ll have something they’ll never break

I have you
And you have me

Gafal fi
Na’i ddal chdi
I have you
And you have me

Na’i ddal chdi
You have me


Toi et moi

Placer la vie
Je n’ai jamais laissé tomber
Et les feux d’artifice ne glissent rien
Mais même si c’est un cri
Tiens-toi comme un. Deux, trois
Une unité pure comme l’acier

Toi et moi
Ne l’attrape pas

Les temps changent
L’espoir s’efface rapidement
Et les nuages noirs se rapprochent
Mais si tu me prends la main
Et si nous nous tenons unifiés
Nous aurons quelque chose qu’ils ne briseront jamais

Je t’ai toi
Et tu m’as moi

Toi et moi
Ne l’attrape pas
Je t’ai toi
Et tu m’as moi

Toi et moi
Tu m’as moi

Première partie au Royal Albert Hall confirmée

Le groupe a annoncé hier qui fera la première partie lors de leur concert exclusif au Royal Albert Hall de Londres le 1er novembre, il s’agit de Traceyanne & Danny, à savoir la chanteuse de Camera Obscura (alias le “I believe in progress” dans Progress) et Danny coughlan, leader de CryBaby, qui viennent récemment de sortir un album éponyme :

À noter qu’ils seront à l’Olympic Café le 8 novembre :

THEY GAVE ME A LAMP | Paroles

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They Gave Me A Lamp est le deuxième single extrait de Every Valley et s’inspire du réveil politique au sein des groupes de soutien de femmes au moment de la grève des mineurs du Sud du Pays de Galles en 1984-85.


Women Against Pit Closures (“Les Femmes contre la Fermeture des Mines”) était un mouvement politique qui soutenait les mineurs et leurs familles lors de la grève des mineurs britanniques de 1984-85. On attribue au mouvement la mise en pratique des idées féministes dans un conflit industriel et l’autorisation des femmes à prendre un rôle public dans une communauté avec une sphère dominée par les hommes.

Leur groupe et travail de soutien sont passés des repas communaux de familles en avril et mai 1984 à un rôle plus explicitement politique. Une multitude de groupes de soutien locaux ont été lancés plus tôt au cours de l’année de grève.

Tandis que l’épreuve frappait plus profondément, la détermination des femmes est devenue plus forte. Elles ont commencé à marcher avec leurs hommes, et assistaient à des rassemblements et des meetings, apprenant tout le temps.

Auparavant non-politiques, les femmes réservées ont émergé comme créatrices douées, et parlaient aux meetings afin de lever des fonds pour continuer la tâche à laquelle elles faisaient face.

Un premier événement était un rassemblement à la fin du mois de mai 1984, tenu à Barnsley auquel 5 000 femmes venues de bassins houillers de par le pays, de l’Écosse au Kent ont assisté. Cela a été suivi par une conférence en juin et une grande marche de protestation à Londres le 11 août 1984. 23 000 femmes de la classe ouvrière ont assisté à cet événement, rejointes par d’autres femmes syndicalistes.

Tandis que nous passions devant Downing Street, nous nous sommes tais alors que nous avons arrêté de chanter. Nous avon mis des écharpes noires, et des brassards et nous portions des fleurs noires en mémoire de Davy Jones et Joe Green qui sont morts sur nos piquets de grève. Nous avons détourné nos yeux alors que nous marchions devant la résidence de Thatcher pour montrer notre mépris.

Le nom Women Against Pit Closures a été adopté lors d’une conférence nationale de délégués à Chesterfield en décembre 1984 et le groupe a cherché à être membre associé du National Union of Mineworkers (NUM). Le mouvement a été influencé par des mouvements de paix de femmes contemporains comme le camp de femmes à Greenham Common. (Source : Wikipedia, traduit de l’anglais.)


Le titre They Gave Me A Lamp est tiré du livre de Phyllis Jones : They Gave Me a Lamp: Reminiscences of a Colliery Nursing Officer.

Souvenirs de Phyllis Jones en tant qu’infirmière en charge du centre médical à Cynheidre Colliery dans la vallée durant les années 1960, comprenant des anecdotes données par des amis, histoires légères et tragiques qui transmettent l’affection et l’humour qui existaient dans les mines et les communautés environnantes. Inclut un index de personnes er de noms de lieu. 9 poèmes.

Quand ce livre a été publié pour la première fois en 1992, la turbulence vécue par l’industrie du charbon au cours des années 1980 était récente et les émotions étaient encore vives, avec la tristesse ressentie pour la perte des communautés centrées autour des mines dans de nombreuses régions de Grande-Bretagne, dont les vallées du Sud du Pays de Galles. Plus de vingt ans plus tard, de nombreux bâtiments de mines ont été démolis et des puits de mines ont disparu, alors c’est un moment opportun pour regarder en arrière sur ces années d’après-guerre quand le charbon était toujours une partie tellement centrale de l’économie galloise.

Phyllis Jones a quitté les Cornouailles pour s’installer dans la vallée Gwendraeth, où, dans les années 1950, elle a travaillé comme infirmière de mine, tout d’abord à Great Mountain Colliery et plus tard à la nouvelle Cynheidre Colliery. Les innovations de Cynheidre ont attiré des visiteurs de part le monde mais elle avait des défauts inhérents qui rendaient l’exploitation du charbon difficile et dangereuse. En tant qu’infirmière, elle a vu tous des aspects de la vie d’une entreprise minière active dont les structures de management, l’activité des syndicats, les activités sociales et de loisirs et bien sûr les accidents et urgences – triviaux, graves et fataux. Après une trépidation initiale, elle s’est familiarisée avec les visites des mines, devant accompagner les équipes de secours de temps en temps. Madame Jones était membre d’une équipe de mineurs dévoués qui s’occupait de la formation aux premiers soins. Il y avait une camaraderie au sein de tous les rangs des employés de la mine à cause de la nature ardue du travail et les dangers affrontés tous les jours. Cela est habilement communiqué au lecteur par le style d’écriture claire de l’auteur et sa connaissance détaillée de la vie quotidienne au sein de cette communauté.

Avec des photographies en noir et blanc et des descriptions graphiques de la vie et des personnes de la vallée Gwendraeth que Madame Jones a fini par aimer, ce livre est un rappel opportun de la manière dont la vie a changé pour les communautés du Sud du Pays de Galles ces récentes années. C’est aussi une archive historique du travail de ces héroïnes méconnues, les infirmières de mine. (Beryl Thomas, gwales.com)


“Cela n’a jamais été loin de mon esprit que, tout en écrivant un album sur le déclin d’une industrie en particulier dans une région en particulier du Royaume-Uni, le disque en résultant ne soit pas si spécifique que cela en étant quasiment sans rapport à ceux qui ont un intérêt direct pour l’histoire. À chaque fois que je commençais à m’inquiéter trop à propos de cela, cependant, je revenais à des chansons comme celle-ci, et son message du réveil politique d’une génération de femmes qui semblaient se rendre compte, tout à coup, du pouvoir et du potentiel qu’elles avaient. C’est la chanson la plus positive et la plus exaltante de l’album, pour moi – une chanson qui parle de faire tomber les barrières des genres, d’un groupe de personnes qui peuvent enfin s’exprimer, de la puissance de la protestation et de son importance dans une société démocratique. Étant donné ce qu’on a vu des deux côtés de l’Atlantique ces dernières années, je ne pense pas qu’il n’y ait meilleur moment pour faire grand cas de la défense de ces idées”.

Les samples sont des extraits d’interview de Margaret Donovan, femme de Dai (voir le film Pride), co-rédactrice en chef de l’hebdomadaire The Valley’s Star monté par son Women’s Support Group ; et Christine Powell, professeur de mathématiques à Seven Sisters dans la vallée Dulais, trésorière du Swansea, Neath & Dulais Valleys Miners Support Group. Ces entretiens sont conservés au sein de la South Wales Coalfield Collection situé à la south Wales Miners’ Library à Swansea.

Paroles :

“If you could get the women into one, you could get them involved in one thing, you could see them in this other light”.
“…and then they started questioning other aspects of their own, not just relating to themselves, or, at yourself, politics was just something that wouldn’t affect me, but politics is life, and everything to do with it affects you, directly or indirectly”.

“A lot of women weren’t as fortunate as me, they weren’t taught to wire a plug, they were taught to make a sponge; they weren’t taught how to change a wheel on a car, they were taught the proper way to iron a white shirt”.
“…you can’t climb up this tree, you’re a girl. You can’t come with us ’cause you’re a girl. And it made me damned determined to do it. And I suppose it sort of stuck with me, so I… I didn’t see any reason why I shouldn’t be out there doing what I was doing, why I shouldn’t work with them, why I shouldn’t found a support group I think a lot of women found their feet”.

“I’ve been in front, I have never give in, I have never sat back, and I have never refused anybody, and I am very proud of it, and I’ll be proud to look back on it”.


Ils m’ont donné une lampe

“Si on pouvait faire que les femmes s’intéressent à un truc, si on pouvait les impliquer dans une chose, on pouvait les voir sous cet autre jour”.
“… et puis elles ont commencé à remettre en question d’autres aspects, pas simplement ceux qui les concernaient, ni, la politique, c’était quelque chose qui ne me touchait pas, mais la politique, c’est la vie, et tout ce qui a à voir avec te touche, directement ou indirectement”.

“Beaucoup de femmes n’ont pas eu la même chance que moi, on ne leur a pas appris à raccorder une prise, on leur a appris à faire une génoise ; on ne leur a pas appris comment changer une roue, on leur a appris la bonne manière de repasser une chemise blanche”.
“… tu ne peux pas grimper à cet arbre, t’es une fille. Tu ne peux pas venir avec nous, parce que tu es une fille. Et ça m’a vachement déterminée à le faire. Et je suppose que j’ai gardé ça en moi, alors je… Je ne ne voyais pas pourquoi je ne serais pas en train de faire ce que je faisais, pourquoi je ne devrais pas travailler avec elles, pourquoi je ne devrais pas fonder un groupe de soutien. Je pense que beaucoup de femmes ont trouvé leur chemin”.

“J’ai été devant, je n’ai jamais baissé les bras, je ne me suis jamais arrêté et je n’ai jamais refusé personne, et j’en suis très fière, et ce sera avec fierté que j’y repenserai plus tard”.

TURN NO MORE | Paroles

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Cette chanson comprend la voix du leader (gallois) des Manic Street Preachers, James Dean Bradfield, qui chante des vers de Gwalia Deserta XXXVI, poème écrit par le mineur gallois devenu poète Idris Davies à propos des vallées et du bassin houiller du Sud du Pays de Galles au début du XXème siècle.

Idris Davies se réfère non seulement aux puits de mine (“the pit wheels turn no more”), mais également à la sidérurgie (“nor any furnace lightens”).

Le “slag” (qui signifie ici les déchets miniers) s’empile autour d’anciens villages miners. Quand il pleut, il peut se transformer en lisier et former un glissement de terrain mortel. Le pire accident, et l’un des souvenirs les plus marquants de l’exploitation du charbon au Pays de Galles, a été la catastrophe d’Aberfan en 1966 qui a vu un terril s’effondrer brusquement et enterrer une école, tuant 144 personnes.

Le Gwent est un ancien royaume au Sud Est du Pays de Galles, dont le nom est encore utilisé pour nommer la région.

“Gwalia” est l’ancien nom romantique du Pays de Galles, pris du latin médiéval. (Source : Genius)

Paroles :

In the places of my boyhood
The pit-wheels turn no more
Nor any furnace lightens
The midnight as of yore

The slopes of slag and cinder
Are sulking in the rain
And in derelict valleys
The hope of youth is slain

And yet I love to wander
The early ways I went
And watch from doors and bridges
The hills and skies of Gwent

In Gwalia, my Gwalia
The vandals out of hell
Ransacked and marred forever
The wooded hill and dell

They grabbed and bruised and plundered
Because their greed was great
And slunk away and purchased
The medals of the state

And yet I love to wander
The early ways I went
And watch from doors and bridges
The hills and skies of Gwent

Though blighted be the valleys
Where man meets man with pain
The things by boyhood cherished
Stand firm and shall remain


Ne tournent plus

Dans les lieux de mon enfance
Les molettes ne tournent plus
Plus aucun fourneau n’éclaire non plus
Les ténèbres d’autrefois

Les terrils de stériles et de braises
Boudent sous la pluie
Et dans les vallées abandonnées
L’espoir de la jeunesse est massacré

Et pourtant j’aime déambuler
Les anciens chemins que je prenais
Et regarder depuis les portes et les ponts
Les collines et les cieux du Gwent

En Gwalia, ma Gwalia
Les vandales venus de l’enfer
Saccagèrent et gâchèrent à jamais
La colline et le vallon boisés

Ils saisirent, écrasèrent et pillèrent
Car leur avidité était grande
Et s’éclipsèrent et acquirent
Les médailles de l’État

Et pourtant j’aime déambuler
Les anciens chemins que je prenais
Et regarder depuis les portes et les ponts
Les collines et les cieux du Gwent

Bien que les vallées soient brisées
Là où l’homme accueille l’homme avec la douleur
Les choses que mon enfance chérissait
Restent solides et le demeureront

ALL OUT | Paroles

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Les bassins houillers gallois ont une longue histoire de grève, mais la plus grande et la dernière a été celle de 1984, organisé de part et d’autre la Grande-Bretagne entre l’Union national des mineurs et le gouvernement de Margaret Thatcher.

Le Sud du Pays de Galles a été le plus actif de toutes les régions minières, avec 99.6% de ses mineurs en grève à l’apogée du mouvement en novembre 1984.

Paroles :

You know we’re not gonna take it anymore, we’ve just had enough

We never went on strike because we wanted more wages
Better wages than a doctor have or a nurse
We went on strike for a job; the right to go out the house in the morning and go to work

If you look at the benefits of ordinary working people
All the things they’ve achieved in life, is through conflict and strikes
I don’t think there ever be a day in life, when ordinary people can say, ‘I never have to go on strike again’

What you see on the telly is nothing, what you read in the papers is nothing
I was brought up to respect police; I don’t respect them now


Grève totale

Tu sais qu’on n’en peut plus, on en a assez

Nous ne nous sommes jamais mis en grève parce que nous voulions de meilleurs salaires
Des meilleurs salaires qu’un médecin ou qu’une infirmière
Nous nous sommes mis en grève pour un emploi ; le droit de sortir de la maison le matin et d’aller travailler

Si on regarde les avantages des ouvriers ordinaires
Toutes les choses qu’ils ont réussi dans la vie, c’est par le conflit et les grèves
Je ne pense pas qu’il y ait déjà eu un jour où les gens ordinaires puissent dire, “Je n’aurai jamais plus besoin de me mettre en grève”

Ce qu’on voit à la télé, c’est rien, ce qu’on lit dans les journaux, c’est rien
On m’a élevé dans le respect de la police ; je ne les respecte plus aujourd’hui

Concerts à profusion !

Après avoir rempli le Royal Albert Hall en trois jours (oui oui vous ne rêvez pas), le groupe a annoncé une tournée dans de petites salles galloises la semaine précédente afin de dire au revoir à Every Valley (toutes à l’exception de Pontardawe, pour laquelle il reste que quelques billets, sont complètes) :

De plus, le groupe vient d’annoncer une tournée européenne pour novembre, qui s’arrêtera notamment à Anvers, Zürich et Paris, la vente générale commencera mercredi 11 juillet :

Pas plus d’information concernant les chansons à propos du Titanic, à suivre…

THE WELSH MINER: THE HISTORY OF MINER AND MINING IN WALES

Samplé sur Go To The Road, All Out et Mother Of The Village

Description :

Ce DVD couvre l’histoire complète de l’exploitation minière de la découverte du charbon dans les vallées galloises au XVIIème siècle à la destruction de l’industrie houillère britannique. Il couvre l’âge des maîtres du charbon, la formation des syndicats, les années de désindustrialisation, de nationalisation, d’imports peu onéreux, les années 1970 et ses grèves incessantes et la défaite finale des syndicats. À bien des égards, il fournit une histoire toute prête des 300 dernières années avec une référence particulière au XXème siècle, histoire qui a beaucoup en commun avec toutes les autres nations occidentales.

Source : http://www.amazon.com

L’EXPLOITATION MINIÈRE AU PAYS DE GALLES

Thème principal de Every Valley

L’exploitation minière au Pays de Galles a fourni une source importante de revenu à l’économie du Pays de Galles au cours du XIXème et au début du XXème siècle. Elle a été la clé de la révolution industrielle.

Le Pays de Galles a été célèbre pour son exploitation minière de charbon, dans la Vallée Rhondda, les Vallées du Sud du Pays de Galles et de part et autre le bassin houiller du Sud du Pays de Galles et en 1913 Barry était devenu le plus grand port d’exportation de charbon au monde, avec Cardiff en deuxième position, étant donné que le charbon était transporté par voie ferrée. Le Nord-Est du Pays de Galles a également eu son propre bassin houiller et Tower Colliery (qui a fermé en janvier 2008) près de Hirwaun est considérée par beaucoup comme la plus ancienne mine à ciel ouvert et l’une des plus grandes au monde. Le Pays de Galles a aussi eu une histoire importante d’exploitation minière de l’ardoise, de l’or et de divers minerais de fer.


Histoire

Il y a une exploitation minière sur une petite échelle au Pays de Galles au cours de l’âge de fer britannique pré-conquête romaine, mais elle sera entreprise sur une échelle industrielle durant la conquête romaine, qui s’est arrêtée au Pays de Galles en 78 après Jésus-Christ. Des quantités substantielles d’or, de cuivre, et de plomb ont été extraites, avec des quantités plus réduites de zinc et d’argent. L’exploitation minière continuera jusqu’à ce que le processus ne soit plus praticable ou profitable, auquel moment la mine serait abandonnée. Les excavations extensives des opérations romaines à Dolaucothi donnent une image du haut niveau de technologie romaine et l’expertise de l’ingénierie romaine de l’ère ancienne.


Extraction du charbon

Il y a des preuves d’exploitation minière dans la région de Blaenavon qui remontent au XIVème siècle, et il y a des preuves de mines en fonction à Mostyn aussi loin que l’année 1261, mais on croit qu’elle a été pratiquée même dès les temps romains. L’industrie du charbon a été en plein essor au cours de la révolution industrielle jusqu’au XIXème siècle, où des puits ont été creusés pour complémenter les mines à ciel ouvert et les mines sous-terraines qui exploraient déjà les ressources en charbon amples et évidentes.

Durant la première moitié du XIXème siècle, l’exploitation minière a souvent été le centre du mécontentement de la classe ouvrière au Pays de Galles et nombreux soulèvements tels que le Soulèvement de Merthyrd Tydfil en 1831 contre les employés étaient caractéristiques de la révolution industrielle au Pays de Galles, Dic Penderyn devenant un martyre pour les ouvriers industriels. Le mouvement chartiste et le soulèvement à Newport ont montré les inquiétudes et la conscience grandissantes de la main d’œuvres de leur valeur à la nation. Bien que les Factory Acts (ou Lois sur les Manufactures) des années 1830 et le Mines Act de 1842 étaient censés empêcher les femmes et les garçons de moins de 10 ans de travailler sous terre, on croit qu’ils ont été grandement ignorés. Pour remplacer le travail des femmes et des enfants, le poney de fond (pit pony) a été grandement introduit. Beaucoup plus tard, au milieu du XXème siècle, l’exploitation minière était toujours une entreprise dangereuse, résultant dans de nombreux accidents et une mauvaise santé sur le long terme avec de nombreux mineurs à la retraite souffrant toujours de silicose et d’autres maladies liées à la mine.

Incorporant la mine existante de Coity et le puits de Kearsley (creusé en 1860), la Big Pit a ouvert en 1880, appelée ainsi parce que c’était le premier puits au Pays de Galles assez large pour y faire passer deux tramways. À l’apogée de la production de charbon, il y avait plus de 160 mines sous-terraines et plus de 30 puits qui travaillaient les neuf filons de la localité de Blaenavon. La Big Pit elle seule employait quelques 1 300 hommes remontant un quart de million de tonnes de charbon par an. De grandes quantités de charbon étaient nécessaires pour fournir les ferronneries locales, étant donné qu’il fallait 3 tonnes de charbon pour produire une tonne de fer. Le charbon “vapeur” de Blaenavon était de grande qualité et était exporté de part le monde. Brûlant à haute température en laissant un minimum de cendres, il était idéal pour alimenter les machines à vapeur qui activaient les bateaux à vapeur, les cuirassés de la Royal Navy et les locomotives à vapeur de part le monde.

Cependant l’économie et la politique ont toutes deux payés cher la première guerre mondiale et la grève générale qui s’en est suivi ainsi que la Dépression des années 1930 et plus tard la nationalisation et la grève des mineurs de 1984-85 et les plus petites mines ont été soit abandonnées ou avalées par la recherche envahissante de nouveaux filons par la Big Pit. Finalement en février 1980, le charbon en est venu à manquer et même la Big Pit, alors la plus ancienne mine du Pays de Galles, a dû fermer.

Il reste toujours neuf chevalements de mine au Pays de Galles, dont la Big Pit (le cadre métallique érigé en 1921 durant la grève des mineurs de cette année-là pour remplacer une structure en bois).


Big Pit National Coal Museum et autres musées de la mine au Pays de Galles

Le Big Pit National Coal Museum est situé à Blaenavon, et en 2005, il a remporté le prestigieux Gulbenkian Prize pour musée de l’année. Il s’agit de la première des deux mines restantes où il est possible que les visiteurs voyagent à 90 mètres sous terre utilisant les mêmes cages qui transportaient les mineurs.

D’autres musées préservant la mémoire et l’héritage de l’industrie de l’extraction minière au Pays de Galles se trouvent à :

  • South Wales Miners’ Museum près de Cymmer
  • Cefn Coed Colliery Museum près de Crynant
  • Rhondda Heritage Park près de Trehafod

Mines en fonction

Après la grève des mineurs, seules deux mines profondes sont restées en fonction au Pays de Galles. Tower Colliery, Hirwaun, a été dirigée par une coopérative de mineurs depuis 1994. À cause de filons de charbon en baisse, la mine a cessé toute activité le 18 janvier 2008, suivi par la fermeture officielle le 25 janvier. Une mine sous-terraine plus petite, Aberpergwm Colliery, a été fermée par le National Coal Board en 1985 mais a réouvert en 1996, jusqu’à sa suspension le 3 juillet 2015. Plusieurs autres petites mines existent toujours, dont la mine sous-teraine de Blaentillery près de Big Pit National Coal Museum.

Source : Wikipedia, traduit de l’anglais

OGILVIE COLLIERY

Mentionné dans Go To The Road

1920 – 1975

Ogilvie Colliery était la dernière grande mine à être ouverte par la Powell Duffryn Steam Coal Company. Creusée à Deri en 1920, la mine a eu une vie relativement courte comparée aux autres mines galloises.

En 1969, la mine a connu des problèmes et a reçu de plus en plus de pression pour fermer. Les problèmes ont été aggravés quand, en 1971, un feu sous-terrain a causé la fermeture de l’un des fronts de taille de la mine.

Peu avant la fermeture de la mine en 1975, la BBC l’a utilisée pour tourner Above Us The Earth. Les fans de science-fiction en auront également vu des bouts, qui ont été utilisés durant le tournage d’un épisode de Doctor Who.

Source : http://www.minersadvice.co.uk/wales_ogilvie.htm

ABOVE US THE EARTH

Samplé sur Go To The Road

La fermeture des mines dans les années 1970 et 1980, qui a brisé la vie en communauté conviviale dans les vallées du Sud du Pays de Galles, a suscité peu de réponse de la part des cinéastes mainstream. Une exception honorable au silence dominant dans le cinéma britannique était Above Us The Earth, dévoilé et distribué par le londonien Other Cinema, et réalisé par le cinéaste indépendant Karl Francis de Bedwas, dans le Gwent.

Son film, en réalité une docu-fiction, se concentrait sur la fermeture en 1975 de Oglivie Colliery dans la Vallée de Rhymney, à quelques kilomètres de la maison familiale de Francis (sa mère, Gwen, joue le rôle de la femme du personnage central).

Francis est souvent férocement partisan de ses films mais ici il traite de (ou plutôt accuse) certains personnages centraux du drame avec un côté impartial admirable. Les dirigeants de la National Union of Mineworkers sont vus comme hésitants et compromis, la direction locale est réprimandée par ses membres pour son manque d’aide et de courage, et des mineurs ordinaires sont aperçus en train de se chamailler entre eux à propos de s’ils devraient accepter la compensation et être d’accord sur la fermeture.

Le film, par conséquent, suggère que le gouvernement est présomptueux dans sa pression pour la fermeture, quand il y a toujours des filons suffisants à exploiter encore, et même le député local de Ebbw Vale, Michael Foot, n’échappe pas à la critique implicite, tandis qu’il fait face à une réunion de mineurs virulents. Le trésorier qui travaille dur, Evan Jones, est la victime d’une médisance quelque peu prévisible et peut-être, d’attentes déraisonnables.

Des disputes similaires allaient figurer dans les débats télévisés au cours des années 1980, surtout les bandes inestimables de groupes de vidéo comme le Chapter Arts Centre de Cardiff, faites avec les mineurs locaux eux-mêmes. (The Case For Coal de Chapter et les deux versions de Rumours at the Miners’ Fortnight sont particulièrement révélateurs).

Windsor Rees, le mineur âgé et souffrant central à Above Us The Earth, est criblé d’emphysème au moment de la fermeture et le film examine l’impact de sa famille et de ses amis tandis que le film confronte la question de la compensation et la délocalisation. Nous regardons de près les crises de toux prolongées et écœurantes de Windsor.

Dans une scène inoubliable, son fils (joué par l’écrivain Alan Osborne) le confronte chez eux et le réprimande pour ne pas avoir abandonné la mine avant. Le vieil homme, dévasté par la maladie, ne peut offrir qu’une courte explication : “C’est une manière de vivre, gamin”.

“C’est une manière de mourir tu veux dire”, répond le fils, et le film examine avec une honnêteté brutale le dilemme de communautés minières similaires, quand le travail continu dans les mines avec les risques sanitaires associés est vu comme le seul débouché professionnel et préférable au chômage. Le film ne laisse tranquille aucune partie de la négociation tandis que Francis examine les questions, de manière quasi scientifiquement, de diverses perspectives.

Windsor Rees était propriétaire d’un pub à l’époque de Above Us The Earth et n’avait pas été mineur depuis des années, et Francis s’autorise à la reconstruction de scène, notamment quand un mineur, qui regarde l’interview de Joe Gormley à la télévision, manifeste une sorte de cynisme désabusé mais amusant. En fait, le film avait été suspendu pendant quelques mois pendant que Francis s’est démené à lever des fonds, et l’interview à la télévision avait eu lieu l’année précédente.

Ce sont les questions qui comptent pour Francis, et la vitalité et le tranchant du film assurent la continuité de son charme en tant que document émouvant de son temps.

Source : http://www.bbc.co.uk/wales/arts/sites/film/pages/films-above-us-the-earth.shtml