Author Archive: Anne-Spooky

VIRGIL GRISSOM

Mentionné dans Fire In The Cockpit

Virgil Ivan Grissom, dit “Gus” Grissom, né le et mort accidentellement le , est un pilote de l’Armée de l’Air américaine et le deuxième astronaute américain à aller dans l’espace. Grissom fait partie du premier groupe d’astronautes sélectionné par la NASA pour le programme Mercury. Il effectue le deuxième vol suborbital américain dans le cadre de la mission Mercury-Redstone 4 et il est le premier astronaute à effectuer un deuxième vol dans l’espace avec sa participation à la mission Gemini 3, premier vol habité du programme Gemini. Grissom fait partie de l’équipage désigné pour la mission Apollo 1 avec Ed White et Roger Chaffee. Mais les trois hommes périssent dans un incendie de leur vaisseau créé par un court-circuit lors d’une simulation de lancement effectuée au sol. L’accident débouchera sur une remise à plat des procédures qualité du programme Apollo et d’importantes modifications dans les spécifications des vaisseaux du programme.

Grissom naît le à Mitchell (Indiana) dans l’État de l’Indiana. Il est le deuxième enfant de Dennis Grissom et Cécile King. Son père est un agent de circulation de la société ferroviaire Baltimore and Ohio Railroad, et sa mère femme au foyer. Sa sœur aînée décède peu de temps avant sa naissance. Il a trois cadets : Wilma, Norman et Lowell. Il fait ses études à l’école publique primaire et plus tard à l’école secondaire de Mitchell. Grissom rencontre sa femme Betty Moore Lavonne à l’école durant leurs activités parascolaires et ils deviennent amis. Ses premiers emplois consistent à livrer les journaux pour l’Indianapolis Star et dans un marché local.

Grissom fréquente parfois l’aéroport local de Bedford où il commence à s’intéresser à l’aviation. Un avocat de la région, possède un petit avion et le prend sur des vols pour un montant de 1 dollar ; il lui enseigne les rudiments de pilotage. La Deuxième Guerre mondiale éclate alors que Grissom est encore au lycée. Il souhaite s’enrôler après avoir obtenu son diplôme. En novembre 1942 Grissom rentre à 16 ans en tant que cadet de l’aviation dans les forces aériennes des États-Unis et il réussit son examen d’entrée en novembre 1943. Il obtient son diplôme de l’école secondaire en 1944 et est incorporé dans l’armée, à Fort Benjamin Harrison le 8 août 1944. Il est envoyé à la base de Sheppard Field à Wichita Falls, au Texas, pour une recevoir une formation de base, après quoi il est affecté en tant qu’employé à la base de Brooks Field près de San Antonio au Texas.

Alors que la guerre touche à sa fin, Grissom demande à quitter l’Armée. Il épouse Betty Moore le 6 juillet 1945, et après avoir été libéré de ses obligations militaires en septembre, trouve un emploi chez un constructeur local de bus tout en louant un appartement à Mitchell. Mais ses revenus sont insuffisants et il décide de reprendre ses études en profitant du G.I. Bill un dispositif mis en place par le gouvernement américain pour financer les études supérieures des soldats démobilisés après la Seconde Guerre mondiale. Grissom s’inscrit à l’Université Purdue en septembre 1946. Durant cette période de formation universitaire, sa femme Betty retourne vivre avec ses parents et prend un emploi à la Société Indiana Bell Telephone tandis que “Gus” travaille à temps partiel en tant que cuisinier dans un restaurant local. Grissom prend des cours d’été pour pouvoir terminer plus tôt ses études, il obtient sa licence ès sciences en génie mécanique en 1950.

Après avoir obtenu son diplôme, il réintègre l’Armée de l’air américaine. Il est accepté au programme de formation des cadets de l’air de la base à Randolph Air Force Base située à Universal City au Texas. À la fin de sa formation, il est affecté à Williams Air Force Base, à Mesa dans l’Arizona. En mars 1951, Grissom reçoit son diplôme de pilote avec le grade de sous-lieutenant. Sa femme demeure en Indiana et pendant cette absence elle donne naissance à son premier enfant, Scott. Après la naissance, ils rejoignent Grissom à la base en Arizona. La famille ne reste là que brièvement et en décembre 1951, ils déménagent à Presque Isle, Maine, où Grissom est affecté à la Presque Isle Air Force Base et il intègre la 75ème escadrille de chasseurs d’interception.

La guerre de Corée est en cours et l’escadrille de Grissom est envoyée dans la zone de guerre en février 1952. Grissom vole sur un chasseur à réaction F-86 Sabre en tant que pilote de remplacement. Il est réaffecté ensuite à la 334ème escadrille de chasse de la 4ème Escadre de chasse d’interception stationnée à la base aérienne de Kimpo. Grissom effectue plus de 100 missions de combat durant cette guerre, agissant comme un ailier protégeant les chasseurs de pointe. Cette position ne lui permet pas d’attaquer ou d’abattre un avion ennemi. Le 11 mars 1952, Grissom est promu premier lieutenant et est cité pour son “professionnalisme”.

Grissom demande à rester en Corée pour effectuer 25 autres vols, mais sa demande est rejetée. On lui offre le choix de la base militaire à laquelle il doit être affecté à son retour aux États-Unis et il intègre la base AFB Bryan à Bryan, Texas. Il devient instructeur de vol. Il est rejoint par sa femme et son fils. Son deuxième enfant voit le jour à Bryan en 1953. Au cours d’un vol d’entrainement avec un cadet, un élève pilote brise un des volets de l’avion. L’avion commence à partir en vrille et Grissom parvient à s’extraire du siège arrière de l’appareil, prendre les commandes et atterrir en toute sécurité.

En août 1955, Grissom est réaffecté à l’Air Force Institute of Technology à Dayton, Ohio où il suit un cycle de formation d’un an qui lui permet d’obtenir une licence en mécanique aéronautique. En octobre 1956, il entre à l’école des pilotes d’essai d’Edwards Air Force Base, en Californie puis il retourne à Wright-Patterson en mai 1957 en tant que pilote d’essai chargé de la mise au point des chasseurs.

Grissom fait partie des 110 pilotes d’essai sélectionnés par la NASA pour former le premier groupe d’astronautes destiné à voler dans le cadre du Programme Mercury. Convoqué pour passer des tests physiques et psychologiques en 1958, il fait partie des sept postulants retenus le 13 avril 1959.

  • Il effectue le deuxième vol suborbital à bord de Mercury 4, le .
  • Le , il est commandant à bord de Gemini 3, premier vol habité de la capsule Gemini.
  • Il devait être également commandant de bord du premier vol de la capsule Apollo (mission Apollo 1), mais il décède dans l’incendie du vaisseau lors d’une répétition au sol.

Grissom est désigné pour le deuxième vol du programme Mercury, la mission Mercury-Redstone 4. Comme la mission précédente il s’agit d’un simple vol suborbital car le lanceur suffisamment puissant pour placer en orbite le vaisseau n’est pas encore disponible. Le lancement a lieu le et Grissom amerrit après avoir volé 15 minutes et 37 secondes.

Quelques minutes après l’amerrissage de la capsule Mercury 4, le système pyrotechnique a déclenché l’ouverture de l’écoutille que l’astronaute avait utilisée pour s’installer dans la capsule. Cette procédure ne devait normalement pas être utilisée car cette écoutille était placée trop bas sur l’eau ; l’astronaute devait soit rester dans la capsule en attendant d’être hélitreuillé, soit sortir de la capsule par une deuxième écoutille aménagée dans la partie supérieure de la capsule. La capsule s’est rempli d’eau et a coulé, emportant avec elle les télémesures enregistrées sur bande magnétique durant le vol et qui devaient être exploitées pour analyser le déroulement de la mission et le comportement du vaisseau. Gus Grissom, qui s’était mis à l’eau, a manqué lui-même de couler car il avait omis de fermer une valve de sa combinaison qui se vidait de l’air qui devait lui permettre de flotter. Il sera accusé plus tard par certains responsables de la NASA d’avoir déclenché l’ouverture de l’écoutille dans un moment de panique. Son attitude lors de la tentative d’hélitreuillage a été également mise en cause, Grissom n’ayant pas suivi les procédures prévues. Plusieurs années après, une enquête plus approfondie menée sur l’épave de la capsule récupérée à grande profondeur a privilégié l’hypothèse d’un problème technique (le mécanisme d’ouverture de l’écoutille se serait déclenché tout seul), mais Gus Grissom est mort avant d’avoir été définitivement mis hors de cause.

Les responsables de la NASA ne lui ont pas tenu rigueur de cet incident, puisqu’on lui a confié par la suite successivement le commandement du premier vol des capsules Gemini et Apollo. D. Slayton, responsable de la composition des équipages du programme Apollo, a affirmé que si Grissom avait été encore en vie, le commandement de la première mission lunaire, Apollo 11, lui aurait été sans doute confiée.

Grissom remplace Alan Shepard comme commandant de la mission Gemini 3, ce dernier étant cloué au sol lorsque les médecins détectent qu’il est atteint de la maladie de Menière (affection de l’oreille interne). Cette mission, la première avec équipage du programme Gemini, est lancée le 23 mars 1965. Grissom et son coéquipier John Watts Young réalisent trois orbites autour de la Terre avant d’amerrir après 4 heures 52 minutes de vol. Grissom a participé à la conception du vaisseau chez le constructeur McDonnell Aircraft et a mis au point en particulier le contrôleur permettant d’effectuer les manœuvres de translation du vaisseau qui sera également utilisé sur les vaisseaux du programme Apollo.

Après avoir été désigné commandant de l’équipage de réserve de la mission Gemini 6A, Grissom est choisi pour commander la mission Apollo 1, le premier vol du programme Apollo avec comme coéquipiers Ed White et Roger Chaffee. Le vol doit avoir lieu le et l’équipage effectue des répétitions de lancement à bord de la cabine. Lors de l’un de ceux-ci, un incendie se déclare dans le vaisseau alors que Grissom et son équipage s’y trouvent en combinaison spatiale. Les trois hommes périssent dans l’incendie. Le feu a sans doute pour origine un court-circuit provenant d’une partie non identifiée du câblage électrique. L’étincelle a enflammé l’atmosphère de la capsule composée à 100 % d’oxygène. L’enquête montrera que le câblage était de mauvaise qualité et que l’incendie avait été alimenté par un grand nombre de composants inflammables présents dans celle-ci ; revêtement intérieur, combinaison spatiale, etc. Après cet accident, le vaisseau Apollo sera revu en profondeur (composants, connexions, gainage, etc.), ce qui fait perdre un an au programme Apollo. Au départ de l’incendie, les astronautes n’avaient pu évacuer le vaisseau car le mécanisme d’ouverture de l’écoutille était particulièrement complexe, conséquence partielle de l’accident de Gus Grissom sur le vaisseau Mercury 4. Le mécanisme a été revu et une procédure d’ouverture rapide et simplifiée a été mise au point.

Source : Wikipédia France

APOLLO 1

Mentionné sur Fire In The Cockpit

Apollo 1 (initialement AS-204) devait être la quatrième mission du programme Apollo et la première emportant un équipage. Elle n’a jamais eu lieu car un incendie s’est déclenché dans le module de commande du vaisseau lors d’une répétition au sol en conditions réelles le 27 janvier 1967, provoquant la mort de son équipage constitué des astronautes Virgil GrissomEdward White et Roger Chaffee. Le vaisseau avait rencontré de nombreux problèmes de mise au point avant l’accident. Le déclenchement de l’incendie a été attribué par la commission d’enquête à un court-circuit dû à un fil électrique dénudé. L’enquête a révélé l’utilisation de nombreux matériaux inflammables dans la cabine et beaucoup de négligences dans le câblage électrique et la réalisation du circuit de refroidissement. Le déclenchement et l’extension de l’incendie avaient été favorisés par l’atmosphère d’oxygène pur (dépourvu d’azote, solution technique qui était déjà celle employée à bord des vaisseaux Mercury et Gemini, principalement préconisée pour des raisons de poids et de pression nécessaire inférieurs) augmentant considérablement l’inflammabilité de toutes les substances combustibles. À la suite de cet accident, de nombreuses modifications ont été apportées pour que la cabine du vaisseau offre une meilleure résistance au feu. L’écoutille a été modifiée pour pouvoir être ouverte en moins de 10 secondes. De l’azote a été ajouté à l’atmosphère de la cabine durant la première phase du vol. L’ensemble du programme Apollo a subi une revue qui a entraîné la modification de nombreux composants. Les exigences de qualité et les procédures de test ont été renforcées. Tout le programme Apollo a subi un décalage de 21 mois.


Contexte

Le premier vol avec équipage du programme Apollo

La mission AS-204 devait constituer le quatrième vol du programme Apollo et le premier à emporter un équipage. Les trois vols qui avaient précédé avaient permis de tester l’étage S-IVB, 3ème étage du futur lanceur Saturn V, ainsi que le vaisseau Apollo. Dans le cadre de cette quatrième mission, lancée comme les précédentes par une fusée Saturn IB, l’équipage devait tester le fonctionnement du vaisseau placé sur une orbite terrestre basse pour une durée de 14 jours si la mission se déroulait de manière nominale. Ce lancement devait également permettre de tester les opérations de lancements, de suivi depuis le sol et l’intégration du vaisseau avec le lanceur. La version du vaisseau utilisée n’était pas la version destinée à aller vers la Lune mais une version intermédiaire, dite Bloc I.


Mise au point difficile du vaisseau Apollo

Le vaisseau Apollo constitue le composant le plus complexe développé pour le programme Apollo. Son constructeur, la société North American Aviation, accumule les retards au point que la NASA décide de réaliser au cours de l’automne 1965 un audit sur place de l’organisation de la société et de ses activités. Le rapport résultant produit en décembre 1965 sera baptisé par la suite rapport Phillips du nom du directeur du programme Apollo également responsable de l’équipe chargée de l’audit. Le rapport révèle des problèmes au niveau des réservoirs d’oxydant du vaisseau ainsi que des difficultés techniques non résolues dans la fabrication du deuxième étage de la fusée Saturn V également confiée à North American. Plus généralement le rapport conclut qu’il y a peu d’espoir que la société parvienne dans le futur à respecter ses échéances ainsi que ses engagements. À la suite d’une inspection réalisée en avril 1966, les auditeurs maintiennent leurs conclusions tout en indiquant que North American est sur la voie de l’amélioration. De nombreuses modifications sont apportées au vaisseau notamment à la demande des astronautes.


Les équipages

L’équipage principal était composé de :

  • Virgil Grissom, commandant ayant volé sur Mercury et Gemini 3) ;
  • Edward White, pilote en chef (a volé sur Gemini 4) ;
  • Roger Chaffee, pilote, dont ce devait être le premier vol dans l’espace.

Deux équipages de remplacement ont été successivement désignés sur Apollo 1, d’ à  :

  • James McDivitt, commandant ;
  • David Scott, pilote en chef (senior pilot), qui sera le commandant de la mission Apollo 15, et le 7ème marcheur lunaire en 1971 ;
  • Rusty Schweickart, pilote, qui est devenu l’équipage de Apollo 9.

Et de à  :

  • Walter Schirra, commandant ;
  • Donn Eisele, pilote en chef (senior pilot) ;
  • Walter Cunningham, pilote, qui est devenu l’équipage de Apollo 7.

L’accident

Le l’équipage composé de Grissom, White et Chaffee débute un test destiné à s’assurer que le vaisseau est capable de fonctionner de manière autonome. Le vaisseau Apollo placé dans la tour de service au sommet de son lanceur est fermé de manière hermétique avec son équipage à l’intérieur entièrement équipé, les liaisons avec l’extérieur sont physiquement débranchées tandis que les communications ne se font plus que par radio. Comme il s’agit d’une répétition de lancement, les réservoirs de la fusée ne sont pas remplis. Ce test est une étape essentielle avant le lancement planifié pour le 21 février. Dès le début du test, plusieurs problèmes surgissent, dont une odeur âcre et irritante pour la gorge et des grésillements sur la radio rendant indiscernables les voix des trois astronautes.

Cinq heures après le début des tests, ceux-ci se poursuivent encore car ils ont été interrompus à plusieurs reprises pour résoudre différents incidents. Une surtension dans le circuit électrique est constatée vers 18h 30min 54s (heure locale). 10 secondes plus tard Chaffee pousse un cri puis White annonce qu’il y a le feu dans le cockpit. Certains témoins racontent qu’ils ont vu sur les moniteurs de télévision White tenter d’atteindre la manette permettant d’ouvrir l’écoutille interne. Six secondes après l’intervention de White, on entend Chaffee s’exclamer qu’il y a un incendie vraiment dangereux. Immédiatement après la coque pressurisée cède car la combustion des gaz a porté la pression interne à 2 bars : des flammes et des gaz de combustion se répandent dans les deux étages de la tour de service. On entend un dernier cri, “Je suis en train de brûler !”, puis les communications sont interrompues. Il ne s’est écoulé que 15 secondes depuis que White a signalé le début de l’incendie.

Les personnes situées à proximité du vaisseau ont évacué la plateforme au moment où la fumée et les flammes ont envahi celles-ci car elles supposent initialement que le module a explosé ou est sur le point d’exploser. Mais un peu plus d’une minute plus tard elles sont de retour et tentent d’ouvrir l’écoutille. Elles sont gênées par l’épaisse fumée qui a envahi les installations. Il faut près de 5 minutes pour qu’ils parviennent à ouvrir les trois trappes successives qui forment l’écoutille du vaisseau. Une fois le vaisseau ouvert les personnes présentes constatent que deux des astronautes se sont libérés des fixations de leur siège tandis Chaffee est resté attaché car c’est son rôle de maintenir les communications. Les combinaisons en nylon ont partiellement fondu et il faut près de 90 minutes pour que les corps des trois astronautes puissent être extraits de la cabine.


Le rapport de la commission d’enquête

Immédiatement après l’incendie, Robert Seamans, l’administrateur adjoint de la NASA, nomme une commission d’enquête composée de l’astronaute Frank Borman, de Maxime Faget et de six autres personnes placées sous la direction de Floyd L. Thompson, responsable du centre de recherche Langley. Des photos tridimensionnelles sont prises de l’intérieur de la cabine du vaisseau incendié puis celui-ci est démonté tandis qu’un vaisseau identique, le CM-014, subit en parallèle les mêmes opérations. Chacune des pièces est alors examinée. Par ailleurs une autopsie des corps des trois astronautes est réalisée : les trois hommes sont décédés d’un arrêt cardiaque lié aux concentrations élevées de monoxyde de carbone. Leurs corps présentent des brûlures au troisième degré mais celles-ci se sont sans doute produites après leur décès. L’incendie en brûlant les combinaisons des astronautes et les tubes d’arrivée d’oxygène les a plongés dans l’atmosphère hautement toxique de la cabine.

L’enquête menée montre que plusieurs erreurs ont été commises en partie liées à la complexité du projet, au planning très tendu découlant de l’objectif fixé par le président Kennedy (poser un homme sur la Lune avant la fin de la décennie) et la compétition dans laquelle la NASA pensait être engagée avec ses homologues soviétiques. Des problèmes de conception (entraînant l’utilisation de mauvais composants ou encore de matériaux inflammables) mais également d’organisation (les risques n’étaient pas assez pris en compte).

Le déclenchement de l’incendie sera attribué, sans être clairement identifié, à un court-circuit dû à un fil électrique dénudé. Il se serait produit sous le siège de Virgil Grissom. À cause de l’oxygène pur sous pression, la cabine s’est rapidement embrasé, tuant les astronautes en moins de neuf secondes. L’enquête révèle l’utilisation de nombreux matériaux inflammables dans la cabine.

La cabine était tapissée de bandes de velcro, afin de permettre aux astronautes de coincer tout ce qui risquerait de flotter au milieu de la cabine, en apesanteur. Cependant, le Velcro explose dans une atmosphère d’oxygène. En 1966, il y avait 10 fois plus de Velcro dans la cabine que prévu à l’origine, parce que les astronautes avaient “personnalisé” leur vaisseau et en voulaient toujours plus partout.

Le système d’ouverture de la capsule nécessitait une longue procédure de plus de deux minutes, là où les trappes des capsules Mercury s’ouvraient en moins d’une seconde à l’aide de boulons explosifs.

Beaucoup de négligences dans le câblage électrique et la plomberie sont également soulignées.


Les auditions devant le Sénat

Immédiatement après l’accident, la gestion par la NASA du programme Apollo est fortement remise en cause dans le public. De nombreux journalistes écrivent que les problèmes réels à l’origine de l’accident ne seront jamais complètement connus car la plupart des membres de la commission d’enquête sont des employés de la NASA. D’autres pronostiquent un report du programme. Pour faire face à ces critiques les responsables de la NASA demandent que le comité du Sénat pour les sciences aéronautiques et spatiales mène ses propres investigations. Le comité décide d’interroger les principaux responsables du programme dans le cadre de séances publiques pour faire taire les rumeurs concernant le manque d’objectivité des enquêteurs. Le rapport Phillips de 1965-1966, qui met en évidence les difficultés rencontrées par North American Aviation dans la mise au point du vaisseau Apollo, est révélé au cours de ces auditions. Les problèmes mis en évidence par le rapport ne seront finalement pas retenus comme une des sources de l’accident. Les représentants de North American comme de la NASA reconnaissent que le risque d’incendie a été traité au niveau de chaque composant mais que le risque global à l’échelle du vaisseau a été négligé. Les deux entités énoncent devant les représentants du Sénat les mesures prises pour remédier aux problèmes de qualité et de sécurité, notamment le renforcement des effectifs consacrés aux vérifications et la désignation dans les équipes de responsables chargés de réduire les risques pour l’équipage.


Impact sur le programme Apollo

Dès le lundi suivant la tragique catastrophe, Gene Kranz réunit l’équipe de contrôle en vol. Il en résulte une déclaration (“Gene Kranz dictum”) résumant les engagements que doit prendre chaque membre de cette équipe, individuellement et collectivement. “Dur et compétent” (“Tough and competent”) ressortent comme deux valeurs fondamentales du succès, dans un environnement exigeant.

Durant 21 mois, les fusées Saturn V et Apollo sont revues de fond en comble et plusieurs modifications importantes sont effectuées :

  • Remplacement de l’oxygène pur par un mélange d’azote (60%) et d’oxygène (40%)
  • les combinaisons sont améliorées pour les rendre moins inflammables
  • les câbles électriques sont mieux isolés
  • l’écoutille est modifiée pour s’ouvrir en moins de 10 secondes. L’écoutille, qui était composée initialement de deux panneaux distincts et ne s’ouvrait que de l’intérieur est remplacée par une écoutille unique à ouverture rapide montée sur des charnières qui assurent à la fois l’étanchéité et la protection thermique.

Ce réexamen complet du programme Apollo a été bénéfique pour la suite, à tel point que Donald Slayton, chef des équipes d’astronautes a déclaré :

“Je suis persuadé que nous aurions fini par nous casser la figure à plusieurs reprises avant d’arriver sur la Lune, peut-être même n’y serions-nous jamais arrivés s’il n’y avait pas eu Apollo 1. Nous sommes tombés sur un nid de vipères qui nous aurait donné bien du fil à retordre par la suite. Les problèmes auraient été traités petit à petit, sur plusieurs vols, en zigouillant plusieurs personnes au passage. L’incendie nous a obligés à arrêter tout le programme et à faire le grand nettoyage”.

L’accident entraîne également le remplacement des responsables directement impliqués dans le développement du vaisseau Apollo. Notamment à la NASA George Low remplace Joseph Francis Shea comme responsable du programme de développement des vaisseaux Apollo malgré le rôle clé joué par celui-ci dans l’avancement du programme. Chez le constructeur aérospatial North American William D. Bergen remplace Harrison Storms au poste de responsable de la division des systèmes d’information et spatiaux.


Hommages

L’astronaute David Scott a déposé une plaque commémorative et une petite sculpture sur la lune lors de la mission Apollo 15, en l’honneur des victimes de la conquête spatiale, toutes nationalités confondues.

La mémoire de Roger Chaffee est honorée par l’attribution de son nom à un cratère sur la face cachée de la Lune, et de son prénom (épelé à l’envers) à l’étoile Gamma des Voiles (baptisée “Regor”).

Les noms de Gus Grissom, Ed White et Roger Chaffee ont également été donnés à des collines entourant le site d’atterrissage sur Mars du rover Spirit lors de la mission MER.

Le complexe de lancement où a eu lieu l’accident, LC-34, abrite désormais un mémorial à la mémoire des astronautes d’Apollo 1.

Source : Wikipédia France

FIRE IN THE COCKPIT

Disponible sur :

Description :

Hommage à l’accident de Apollo 1 qui a tué trois astronautes : Virgil Grissom, Edward White et Roger Chaffee.

Paroles :

Astronauts Virgil I. Grissom, Edward White and Roger Chaffee were killed tonight in a flash fire during tests of the Apollo Saturn 204 vehicle at Cape Kennedy
The fire occurred while the astronauts were in the spacecraft during the countdown of a simulated flight test
The accident occurred at 5:31 Houston time
Or at T-10 minutes prior to the planned, simulated liftoff
The spacecraft was atop the Saturn launch vehicle some 218 feet above the launchpad
The hatches on the spacecraft had been closed
Emergency crews were hampered by dense smoke in removing the hatches
And an unknown number of launch crew workers were treated for smoke inhalation
At the Cape Kennedy Dispensary
The crew had entered the spacecraft at 2 o’clock this afternoon
Minor difficulties had been encountered during the countdown
The difficulty was the Environmental Control System
And the Communication System
All recorded data has been impounded pending an investigation into the accident that claimed the lives of astronauts Grissom, White and Chaffee


Le feu dans le cockpit

Les astronautes Virgil I. Grissom, Edward White et Roger Chaffee ont été tués dans un incendie éclair durant les tests du véhicule Apollo Saturn 204 à Cape Kennedy
L’incendie est arrivé tandis que les astronautes étaient dans le vaisseau spatial durant le compte à rebours d’une simulation de vol test
L’accident est arrivé à 5:31 horaire de Houston
Ou à T-10 minutes avant le décollage simulé prévu
Le vaisseau se trouvait au sommet du véhicule de lancement Saturn à 66 mètres au-dessus de la rampe de lancement
Les écoutilles du vaisseau avaient été fermées
Les équipes d’urgence ont été freinées par de la dense fumée qui sortait des écoutilles
Et un nombre indéterminé de membres du personnel de lancement a été traité pour inhalation de fumée
Au dispensaire du Cap Kennedy
Les membres de l’équipage étaient entrés dans le vaisseau à 14 heures cette après-midi
Des difficultés mineures avaient été rencontrées durant le compte à rebours
La difficulté se trouvait dans le système de contrôle environnemental
Et le système de communication
Toutes les données enregistrées ont été saisies en attendant une enquête sur l’accident qui a causé la mort des astronautes Grissom, White et Chaffee

SPOUTNIK 1

Mentionné sur Sputnik

Spoutnik 1 (en russe Спутник 1, littéralement “compagnon”, soit un “satellite”) a été le premier satellite artificiel. Il a été lancé le à 19 h 28 min 34 s UTC et mis en orbite à 19 h 33 min 48 s par l’URSS, avec les initiales ПС-1 (PS-1, pour Простейший Спутник-1 ou “Satellite élémentaire 1”) du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan.

Le lancement de Spoutnik 1 marque le début de la conquête spatiale.

Initialement, les politiques et les militaires soviétiques voulaient des missiles intercontinentaux dans le cadre de leur confrontation avec l’Occident ; le missile R-7 en préparation devait être utilisé pour lancer les bombes atomiques.

Le projet d’utiliser le missile R-7 comme lanceur spatial a commencé après que Sergueï Korolev ait expliqué la possibilité d’envoyer un laboratoire orbital appelé Objet D au premier secrétaire du parti communiste, Nikita Khrouchtchev lors d’une inspection en janvier 1956. Il était donc possible de profiter du lanceur R-7 pour faire un exploit dans le domaine scientifique qui permettrait aux Soviétiques de doubler les États-Unis qui avaient entrepris des tests en vue de lancer un satellite dans le cadre de l’Année géophysique internationale de 1957-1958. Le projet D, trop ambitieux, a pris du retard, et le développement d’un engin de petite taille a été décidé un an après.

Les cinq premiers tirs de la fusée avaient tous été des échecs. Mais les deux derniers d’entre eux validaient le lanceur lui-même, le problème rencontré étant la dislocation de l’étage supérieur de la fusée. Face à la possibilité, d’après les services de renseignement soviétiques, d’un essai américain, il a été décidé de lancer le satellite PS-1, logé dans une coiffe plus légère, à la date du 6, puis du 4 octobre.

Il s’agissait d’une petite sphère d’aluminium de 58 centimètres de diamètre, pesant 83,6 kg dotée de quatre antennes. La sphère était constituée de deux coques, l’externe servant de protection thermique, la seconde étant pressurisée.

L’intérieur de la sphère contenait de l’azote à une pression légèrement plus élevée que la pression atmosphérique à la surface de la Terre (1,3 atmosphère). Elle contenait les batteries au zinc-argent, des capteurs de pression et de température, un émetteur radio et un ventilateur refroidissant les équipements.

Le lancement a eu lieu le , depuis le cosmodrome de Baïkonour, une base portant le nom de code de СССР “Тюра-Там” (URSS Tyura-Tam). Ce tir permettait aussi de tester la fusée porteuse, la R-7 8K71PS Semiorka.

Le décollage s’est fait sans problèmes, le largage de l’étage central et du petit satellite aussi. Les Soviétiques ont dû attendre 92 minutes pour entendre les premiers bips : le déploiement des antennes du Spoutnik s’est alors fait que le satellite était déjà hors de portée des récepteurs.

Placé sur une orbite dont les altitudes initiales du périgée et de l’apogée étaient de 225 et de 947 kilomètres, Spoutnik-1 effectuait une révolution en 96 minutes. Mais la faible altitude de son périgée lui a fait perdre de l’altitude jusqu’à un apogée de 600 km au 9 décembre 1957. Après avoir fait 1 400 orbites autour de la Terre et parcouru environ 70 millions de kilomètres, Spoutnik est rentré dans l’atmosphère où il s’est consumé le .

Le système de communication était équipé de deux émetteurs radio de 1 W capables de transmettre la pression et la température de l’azote afin de vérifier les principes de pressurisation et de thermorégulation utilisés. Les deux émetteurs étaient suffisamment puissants pour permettre à des radioamateurs de capter le célèbre “bip-bip” du satellite un peu partout sur la planète sur les fréquences radio de 20,005 et 40,002 MHz.

Le lancement de Spoutnik 1 avait lieu dans le cadre de l’Année géophysique internationale de 1957-1958, l’étude de ses signaux devait donc permettre d’étudier la propagation des ondes dans l’atmosphère et l’étude de sa trajectoire devait fournir des informations sur la densité de la haute atmosphère et sur la forme exacte de la Terre.

Les appareils électriques du satellite ont fonctionné pendant vingt-deux jours après le lancement, jusqu’à l’épuisement des batteries le 26 octobre 1957. Ensuite la trajectoire a été surveillée de manière optique.

Exploit technique tout autant que fantastique coup de propagande durant la guerre froide, ce lancement a été un choc pour les États-Unis, et remettait en cause leur prédominance dans le domaine scientifique. Les militaires américains ont été atterrés car les radars leur avaient appris (ils ont alors tu cette information) qu’outre le satellite, la fusée porteuse avait mis en orbite son corps central. Les Soviétiques avaient donc la capacité de lancer des missiles balistiques emportant des armes nucléaires, et pouvant frapper le continent américain. Cette fusée porteuse était d’ailleurs parfaitement visible à l’œil nu, contrairement à Spoutnik 1 qui nécessitait des moyens optiques puissants pour être observé.

Motivés par ce camouflet, les États-Unis ont dû encore subir l’humiliation du premier lancement raté du projet Vanguard le , avant d’annoncer le 1er le succès du lancement d’Explorer 1.

D’autres satellites nommés Spoutnik ont été construits par les Soviétiques, mais les différents programmes se chevauchent ; certains Spoutnik faisaient partie du programme Vostok. D’après la revue américaine Nature, on pourrait comptabiliser entre quatre et vingt modèles de Spoutnik 1.

Source : Wikipédia France

SPUTNIK | Paroles

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Magnifique intro sur la tournée The Race For Space, où le crescendo s’accompagne avec la montée du propre Sputnik du groupe, surnommé Sputters. Peut-être le morceau le plus dance floor de l’album, il est sorti en quatrième et dernier single de l’album, accompagné de plusieurs remixes, dont deux figurent sur The Race For Space / Remixes.

Paroles :

This is the beginning of a new era for mankind
The era of man’s cosmic existence
You will now hear the voice of the Russian moon
Russian moon, moon, moon…

[Indecipherable communication with Sputnik]

All over the world, people are tuning in to the ‘bleep bleep bleep’ of the satellite

A dream cherished by men for many centuries comes true on October the 4th, 1957

The man made celestial body, for the first time in history
Overcame terrestrial gravity and flew into space
All men of all nations recognise this as a great achievement
In an age where the race to conquer space has become an all-absorbing factor

The era of man’s cosmic existence

Will the bleep of the satellite bring people closer together in a common understanding?
All of the Earth shrinks, the universe stretches forth its beckoning hand in a gesture to all mankind
To all mankind, to all mankind…

We have added a new word to our vocabulary: Sputnik
Sputnik, Sputnik, Sputnik, Sputnik


Spoutnik

C’est le début d’une nouvelle ère pour l’humanité
L’ère de l’existence cosmique de l’homme
Vous allez maintenant entendre la voix de la lune russe
Lune russe, russe, russe…

[Communication indéchiffrable avec Spoutnik]

Partout dans le monde, les gens sont à l’écoute du “bip bip bip” du satellite

Un rêve chéri par les hommes depuis de nombreux siècles devient réalité le 4 octobre 1957

Le corps céleste fabriqué par l’homme, pour la première fois dans l’histoire
A vaincu la gravité terrestre et a volé dans l’espace
Tous les hommes de toutes les nations reconnaissent cela comme une grande prouesse
À un âge où la course pour conquérir l’espace est devenue un facteur qui captive tous

L’ère de l’existence cosmique de l’homme

Est-ce que le bip du satellite rapprochera les gens dans une entente commune ?
Toute la Terre rétrécit, l’univers s’étend au-delà de sa main accueillante dans un geste pour toute l’humanité

Nous avons rajouté un nouveau mot à notre vocabulaire : Spoutnik
Spoutnik, Spoutnik, Spoutnik, Spoutnik

WE CHOOSE TO GO TO THE MOON

Samplé sur The Race For Space

Description :

We choose to go to the Moon (littéralement “Nous choisissons d’aller sur la Lune”), officiellement Address at Rice University on the Nation’s Space Effort, est un discours du président des États-Unis John Fitzgerald Kennedy prononcé le à l’université Rice, à Houston, dans lequel il promet de voir un Américain poser le pied sur la Lune avant la fin des années 1960.

Lorsqu’il arrive au pouvoir en janvier 1961, le président américain John F. Kennedy est, comme son prédécesseur, peu enclin à donner des moyens importants au programme spatial. Mais le lancement du premier homme dans l’espace par les Soviétiques (Youri Gagarine, 12 avril 1961) le convainc de la nécessité de disposer d’un programme spatial ambitieux pour récupérer le prestige international perdu. L’échec du débarquement de la baie des Cochons (avril 1961) destiné à renverser le régime de Fidel Castro installé à Cuba, qui écorne un peu plus l’image des États-Unis auprès des autres nations, contribue également sans doute à son changement de position.

John Kennedy demande à son vice-président, Lyndon B. Johnson, de lui désigner un objectif qui permettrait aux États-Unis de reprendre le leadership à l’Union soviétique. Parmi les pistes évoquées figurent la création d’un laboratoire dans l’espace et un simple survol lunaire. Le vice-président, qui est un ardent supporter du programme spatial, lui répond que la recherche et l’industrie américaine ont la capacité d’envoyer une mission habitée sur la Lune et lui recommande de retenir cet objectif. Le , le président annonce devant le Congrès des États-Unis le lancement d’un programme qui doit amener des astronautes américains sur le sol lunaire “avant la fin de la décennie”. Les équipes de la NASA avaient indiqué que le débarquement sur la Lune pourrait se faire dès 1967 mais l’administrateur de l’agence, James E. Webb, a préféré ajouter deux années pour tenir compte d’aléas éventuels.

Le discours intervient dans le cadre d’une série de visites dans des installations spatiales la veille et le jour-même :

  • la base de lancement de Cap Canaveral en Floride,
  • le Marshall Space Flight Center à Huntsville en Alabama,
  • le Manned Spacecraft Center à Houston au Texas.

Kennedy s’exprime le 12 septembre 1962 à 10h devant un public de 35 000 personnes réunies dans le Rice Stadium, le stade de football américain de l’université Rice. Dans ce discours, il confirme l’annonce faite devant le Congrès en mai 1961.

Kennedy ouvre son discours en s’adressant à plusieurs personnalités présentes :

  • Kenneth Pitzer, président de l’université Rice
  • Lyndon B. Johnson, vice-président des États-Unis
  • Price Daniel, gouverneur du Texas
  • Albert Richard Thomas, représentant du Texas
  • Alexander Wiley, sénateur du Wisconsin
  • George Paul Miller, représentant de la Californie
  • James E. Webb, administrateur de la NASA
  • David E. Bell, directeur du Bureau of the Budget

Le discours est resté célèbre sous le nom “We choose to go to the Moon” en raison du passage suivant :

“We choose to go to the Moon. We choose to go to the Moon in this decade and do the other things, not because they are easy, but because they are hard, because that goal will serve to organize and measure the best of our energies and skills, because that challenge is one that we are willing to accept, one we are unwilling to postpone, and one which we intend to win, and the others, too”.

que le John F. Kennedy Presidential Library and Museum traduit ainsi :

“Nous avons choisi d’aller sur la Lune. Nous avons choisi d’aller sur la Lune au cours de cette décennie et d’accomplir d’autres choses encore, non pas parce que c’est facile, mais justement parce que c’est difficile. Parce que cet objectif servira à organiser et à offrir le meilleur de notre énergie et de notre savoir-faire, parce que c’est le défi que nous sommes prêt à relever, celui que nous refusons de remettre à plus tard, celui que nous avons la ferme intention de remporter, tout comme les autres”.

Le texte du discours a été rédigé par Ted Sorensen, plume du président.

Un an plus tard, Kennedy proposera aux Soviétiques, dans l’enceinte de l’ONU, une collaboration dans le domaine de l’exploration spatiale, plutôt qu’une concurrence. L’URSS, accumulant à cette époque les succès spatiaux, ne donnera pas suite. Assassiné en 1963, Kennedy ne verra pas Neil Armstrong et Buzz Aldrin se poser sur la Lune le lors de la mission Apollo 11.

Source : Wikipédia France

Vidéo :

Texte en entier (Version originale ici) :

Le Président, John F. Kennedy
Houston, Texas
Le 12 septembre 1962,

“Président Pitzer, monsieur le vice-président, gouverneur Daniel, messieurs les membres du Congrès Thomas et Miller, sénateur Wiley, monsieur Webb, monsieur Bell, messieurs les scientifiques, hôtes de marque, mesdames et messieurs :

Je remercie chaleureusement votre président de m’avoir octroyé le titre de Professeur associé honoraire et je vous assure que mon premier cours sera très bref.

Je suis ravi d’être ici et plus particulièrement parmi vous en cette occasion.

Nous sommes réunis dans une faculté réputée pour son savoir, dans une ville connue pour son progrès, dans un État reconnu pour sa vigueur. Et il se trouve justement que nous avons besoin de ces trois qualités, alors que nous nous trouvons confrontés à des changements et à des défis, dans une décennie porteuse d’espoir mais également de peur, à une époque où se mêlent connaissance et ignorance. Plus nos connaissances se développent, plus notre ignorance apparaît au grand jour.

Malgré le fait frappant que la plupart des plus grands scientifiques que le monde ait connu soient vivants et actuellement en exercice, bien que les effectifs scientifiques de cette nation doublent tous les 12 ans et affichent un taux de croissance trois fois supérieur à celui de l’ensemble de notre population, en dépit de tout cela, la vaste étendue de l’inconnu, des questions sans réponses et de l’inachevé continuent de dépasser très largement notre entendement collectif.

Nul ne peut vraiment appréhender le chemin que nous avons parcouru ni à quelle vitesse, à moins de condenser, si vous le permettez, 50 000 ans de l’histoire de l’humanité sur une période d’à peine un demi-siècle. Vu sous cet angle, nous ne savons pas grand-chose des 40 premières années, si ce n’est qu’à la fin de cette période, les plus évolués des hommes avaient appris à utiliser les peaux de bêtes pour se vêtir. Puis, il y a environ 10 ans selon cette échelle, l’homme a quitté sa grotte pour se construire d’autres types d’abris. Il y a seulement 5 ans, il a appris à écrire et à utiliser la roue. Cela ne fait que 2 ans que le Christianisme est né. L’imprimerie vient de faire son apparition cette année et cela ne fait que 2 mois, dans ce condensé d’histoire de l’humanité ramené à 50 ans, que la machine à vapeur fournit une nouvelle source d’énergie et que Newton a étudié la gravité. Le mois dernier sont apparus la lumière électrique, le téléphone, l’automobile et l’avion. Ce n’est que la semaine dernière que nous avons inventé la pénicilline, la télévision et l’énergie nucléaire. Aujourd’hui, si le nouveau vaisseau spatial américain réussi à rejoindre Vénus, nous aurons littéralement atteint les étoiles avant ce soir minuit.

Ces avancées s’effectuent à une vitesse à couper le souffle et, à ce rythme, on ne peut éviter l’apparition de nouveaux maux bien que d’anciens aient disparu, ni l’émergence de nouvelles formes d’ignorance, de nouveaux problèmes, de nouveaux dangers. Assurément, les nouvelles perspectives spatiales nous réservent des coûts élevés et de nombreuses épreuves, mais également d’immenses récompenses.

Il n’est donc pas surprenant que certains préféreraient nous voir stagner un peu plus longtemps, marquer une pause, attendre. Mais cette ville de Houston, cet État du Texas, ce pays des États-Unis n’ont pas été construits par des attentistes ni des gens tournés vers le passé. Ce pays a été conquis par ceux qui sont allés de l’avant et il en sera de même pour l’espace.

S’exprimant en 1630 sur la fondation de la colonie de la baie de Plymouth, William Bradford disait que toutes les grandes et honorables actions s’accompagnent de grandes difficultés et que les deux doivent être entreprises et surmontées avec courage et responsabilité.

Si cette histoire succincte de notre évolution nous apprend quelque chose, c’est que l’homme, dans sa quête de connaissance et de progrès, est déterminé et que rien ne saurait le décourager. L’exploration de l’espace se fera, que nous y prenions part ou pas. C’est l’une des plus grandes aventures de tous les temps et aucune nation ayant la prétention de se poser en exemple vis-à-vis des autres ne peut envisager de prendre du retard dans la course à l’espace.

Ceux qui nous ont précédés ont fait en sorte que ce pays surfe sur les premières vagues de la révolution industrielle, les premières vagues des inventions modernes et la première vague de l’énergie nucléaire. Cette génération n’a pas l’intention de sombrer dans les remous de l’ère spatiale naissante. Nous avons non seulement l’intention de prendre part à cette course, mais nous comptons bien en prendre la tête. Car les yeux du monde sont dorénavant tournés vers l’espace, vers la Lune et les planètes au-delà, et nous avons fait le serment de ne pas voir cet espace sous le joug d’un étendard hostile et spoliateur, mais sous la bannière de la liberté et de la paix. Nous avons fait le serment de ne pas voir l’espace envahi par des armes de destruction massive, mais par des instruments de connaissance et de découverte.

Cependant, les promesses de cette nation ne pourront être tenues qu’à l’impérieuse condition que nous soyons les premiers. Et telle est bien notre intention. En résumé, notre suprématie dans le domaine scientifique et industriel, nos espoirs de paix et de sécurité, nos obligations envers nous-mêmes et envers les autres, tout cela exige de nous cet effort ; afin de percer ces mystères pour le bien de l’humanité toute entière et devenir la première nation au monde à s’engager dans l’espace.

Nous levons les voiles pour explorer ce nouvel océan, car il y a de nouvelles connaissances à acquérir, de nouveaux droits à conquérir, qui doivent être conquis et utilisés pour le développement de tous les peuples. Car la science spatiale, comme la science nucléaire et toutes les technologies, n’a pas de conscience intrinsèque. Qu’elle devienne une force bénéfique ou maléfique dépend de l’homme et c’est seulement si les États-Unis occupent une position prééminente que nous pourrons décider si ce nouvel océan sera un havre de paix ou un nouveau champ de bataille terrifiant. Je ne dis pas que nous ne devons pas nous protéger contre une utilisation agressive de l’espace, de même que nous devons nous préparer contre d’éventuelles actions hostiles sur terre ou en mer. Je dis que l’espace peut être exploré et exploité sans attiser les feux de la guerre, sans répéter les erreurs que l’homme a commises en étendant son emprise sur cette planète qui est la nôtre.

Pour le moment, il n’existe ni différend, ni querelle, ni conflit national dans l’espace. Ses dangers inhérents constituent une menace pour nous tous. La conquête de l’espace mérite ce que l’humanité a de mieux à offrir et ses opportunités de coopération pacifique pourraient bien ne jamais se représenter. Mais, pourquoi la Lune, s’interrogeront certains ? Pourquoi en faire notre objectif ? Ils pourraient tout aussi bien demander pourquoi gravir la plus haute montagne ? Pourquoi, il y a trente-cinq ans, traverser l’Atlantique ? Pourquoi l’équipe de Rice continue-t-elle de jouer contre celle de l’université du Texas ?

Nous avons choisi d’aller sur la Lune. Nous avons choisi d’aller sur la Lune au cours de cette décennie et d’accomplir d’autres choses encore, non pas parce que c’est facile, mais justement parce que c’est difficile. Parce que cet objectif servira à organiser et à offrir le meilleur de notre énergie et de notre savoir-faire, parce que c’est le défi que nous sommes prêt à relever, celui que nous refusons de remettre à plus tard, celui que nous avons la ferme intention de remporter, tout comme les autres.

C’est pour ces raisons que je considère la décision prise l’an dernier de faire passer nos efforts dans le domaine spatial à la vitesse supérieure comme l’une des plus importantes de mon mandat présidentiel.

Lors de ces dernières 24 heures, nous avons visité les installations en cours de construction, pour la plus belle et plus complexe exploration de l’histoire de l’humanité. Nous avons senti le sol trembler et l’air vibrer lors du test des moteurs d’une fusée de lancement Saturne C-1, dont la puissance, plusieurs fois supérieure à l’Atlas qui a lancé John Glenn, équivaut à 10 000 automobiles conduites pied au plancher. Nous avons visité le site où cinq propulseurs F-1, chacun aussi puissant que les huit moteurs de la Saturne combinés, seront regroupés pour propulser la nouvelle fusée Saturne. Celle-ci sera assemblée dans un bâtiment en cours de construction à Cap Canaveral, aussi haut qu’un immeuble de 48 étages, aussi large qu’un quartier urbain et aussi long que deux longueurs de ce stade.

Au cours des 19 derniers mois, pas moins de 45 satellites ont fait le tour de la Terre. Près de 40 d’entre eux ont été fabriqués aux États-Unis d’Amérique. Ils sont bien plus sophistiqués et ont fourni bien plus d’informations aux peuples du monde entier que ceux de l’Union Soviétique.

Le vaisseau spatial Mariner, actuellement en route vers Vénus, est l’appareil le plus évolué de l’histoire de la conquête de l’espace. La précision de sa trajectoire est telle, qu’à titre de comparaison, cela reviendrait à faire tomber un missile tiré de Cap Canaveral exactement sur la ligne des quarante mètres de ce stade.

Les satellites de navigation aident nos navires à faire route avec précision et en toute sécurité. Les satellites Tiros nous ont permis de prévoir le passage d’ouragans et de tempêtes avec une précision sans précédent. Il en sera bientôt de même pour les feux de forêt et les icebergs.

Nous avons subi des échecs, mais les autres aussi, même s’ils refusent de l’admettre et qu’ils ne les rendent pas publics.

Il est certain que nous sommes en retard et nous le serons encore quelques temps en ce qui concerne les vols habités. Mais nous n’avons pas l’intention de rester en arrière et au cours de cette décennie, nous allons rattraper notre retard et prendre la tête.

Le développement de notre science et de notre éducation sera enrichi par une nouvelle connaissance de notre univers et de notre environnement, par de nouvelles techniques d’étude, d’exploration et d’observation, par de nouveaux outils et des ordinateurs pour l’industrie, la médecine, ainsi que dans le cadre familial et scolaire. Les institutions à vocation technologique, telles que Rice, pourront en récolter les bénéfices.

Et pour finir, l’effort spatial lui-même, pourtant encore balbutiant, a déjà permis la création d’un grand nombre de nouvelles entreprises et de dizaines de milliers de nouveaux emplois. L’aérospatiale et les industries associées génèrent de nouveaux besoins en termes d’investissements et de personnels qualifiés. Cette ville, cet État et cette région bénéficieront de cette croissance. Ce qui était l’avant-poste le plus éloigné de la vieille frontière de l’Ouest sera à l’avant-garde de la nouvelle frontière de la science et de l’espace. Houston, votre ville de Houston, avec son centre dédié aux vols spatiaux habités, deviendra le lieu de rassemblement d’une grande communauté de scientifiques et d’ingénieurs. Au cours des cinq prochaines années, l’Administration Nationale de l’Aéronautique et de l’Espace prévoit de doubler le nombre de scientifiques et d’ingénieurs dans ce secteur, d’augmenter sa masse salariale et ses autres dépenses de 60 millions de dollars par an, d’investir environ 200 millions dans la construction d’infrastructures et de laboratoires et, dans le cadre de nouveaux efforts pour la recherche spatiale, d’investir dans cette ville plus d’un milliard en contrats divers.

Il est certain que tout cela coûte très cher. Le budget spatial de l’exercice en cours est trois fois supérieur à celui de janvier 1961 et il est supérieur aux budgets spatiaux combinés des huit dernières années. Ce budget est aujourd’hui de cinq milliards quatre cents millions de dollars par an. Une somme certes exorbitante, mais qui reste néanmoins inférieure à nos dépenses annuelles en cigarettes et cigares. Les dépenses spatiales augmenteront bientôt encore un peu, passant de 40 cents par personne et par semaine à plus de 50 cents par semaine pour chaque homme, femme et enfant des États-Unis, car nous avons attribué à ce programme une haute priorité nationale, même si j’ai bien conscience qu’il s’agit dans une certaine mesure d’un acte de foi, d’une vision d’avenir dont nous ne connaissons pas encore les bénéfices que nous en tirerons. Mais si je vous dis, mes chers concitoyens, que nous allons envoyer sur la Lune, à plus de 380 000 kilomètres du centre de contrôle de Houston, une fusée géante de presque 100 mètres de haut, la longueur de ce terrain de football, fabriquée avec de nouveaux alliages dont certains n’ont pas encore été inventés, capables de supporter une chaleur et une pression plusieurs fois supérieures à celles jamais expérimentées, assemblée avec une précision supérieure à celle des meilleures montres, incorporant tous les équipements nécessaires à la propulsion, au guidage, au contrôle, aux communications, à l’alimentation et à la survie, pour accomplir une mission encore jamais tentée, vers un corps céleste inconnu, que nous la ferons revenir sur la Terre, où elle fera son entrée dans l’atmosphère à une vitesse proche de 40 000 km/h, générant une température atteignant la moitié de celle qui règne à la surface du Soleil, presque aussi chaude qu’aujourd’hui et que nous sommes déterminés à le faire, le faire bien, et le faire les premiers avant la fin de la décennie, pour cela nous devons faire preuve d’audace.

C’est moi qui fais tout le travail, je vous demande juste de rester tranquille encore une minute. [rires]

Je pense cependant que nous y arriverons, mais nous devrons en payer le prix. Il n’est pas question de gaspiller de l’argent, mais je pense que nous avons le devoir de mener à bien ce projet. Et cela sera fait dans cette décennie des années soixante. Nous accomplirons peut-être ce projet alors que certains d’entre vous seront encore ici à poursuivre leurs études dans cette université ou durant les mandats électoraux de certaines personnes assises ici sur cette estrade. Quoi qu’il en soit, nous l’accomplirons et ce, avant la fin de la décennie.

Je suis ravi que cette université soit impliquée dans ce projet d’envoyer un homme sur la Lune, dans le cadre de ce gigantesque effort national entrepris par les États-Unis d’Amérique.

Il y a quelques années, on a demandé au grand explorateur britannique George Mallory, qui devait trouver la mort sur le Mont Everest, pourquoi il voulait gravir cette montagne. Il a répondu : « Parce qu’elle est là ! »

Eh bien, l’espace est là et nous allons y aller. La Lune et les planètes sont là également et avec elles, de nouveaux espoirs de connaissances et de paix. C’est pourquoi, avant de nous lancer dans cette aventure, la plus incertaine, la plus dangereuse et la plus grande que l’homme ait jamais connu, nous implorons la bénédiction de Dieu !

Je vous remercie.”

Source : John F. Kennedy Presidential Library and Museum

ELFSTEDENTOCHT (PART 1)

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Le “Tour des Onze Villes” mis en musique, voilà ce que cela donne !

Paroles :

18 Januari, 1963
Een schaatsmarathon zonder weerga
Half zes in de ochtend
200 kilometer door een Friesland waartegen alleen de allersterksten zijn opgewassen
Startsein voor de twaalfde Elfstedentocht

Waar iedereen zich voor opmaakt…
Dat is de Elfstedentocht

De twaalfde Elfstedentocht

Temperatuur: 16 graden beneden nul
Een monsterrit van ruim 200 kilometer

Waar iedereen zich voor opmaakt…

575 wedstrijdrijders
Rond 9,500 toerrijders
Een aantal Zweden, Canadezen, Zwitsers en Belgen

Waar iedereen zich voor opmaakt…

Sneek
IJlst
Sloten
Stavoren
Hindeloopen
Workum
Bolsward
Harlingen
Franeker
Dokkum
Leeuwarden

Waar iedereen zich voor opmaakt…
Dat is de Elfstedentocht


L’Elfstedentocht

Le 18 janvier 1963
Une course d’endurance sur glace qui est hors pair
Cinq heures et demi le matin
Seul le plus fort peut affronter 200 kilomètres au-travers la Frise
Le départ est donné pour le 12ème Elfstedentocht

Mais ce à quoi tout le monde se prépare…
C’est l’Elfstedentocht

Le 12ème Elfstedentocht

Température : 16 degrees Celsius en-dessous de zéro
Une course brutale de plus de 200 kilomètres

Mais ce à quoi tout le monde se prépare…

575 patineurs professionnels
Environ 9500 patineurs amateurs
Quelques-uns de suède, du Canada, de la Suisse et de la Belgique

Mais ce à quoi tout le monde se prépare…

Sneek
IJlst
Sloten
Stavoren
Hindeloopen
Workum
Bolsward
Harlingen
Franeker
Dokkum
Leeuwarden

Mais ce à quoi tout le monde se prépare…
C’est l’Elfstedentocht

THE RACE FOR SPACE | Paroles

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Ouverture émouvante de l’album, samplant le célèbre discours de JFK, We choose to go to the Moon, sur une chorale venue d’un autre monde ; sert également de lien avec le premier album, Inform – Educate – Entertain, quand Kennedy utilise la même citation de George Mallory qui clôt la chanson Everest. La boucle est bouclée.

Paroles :

We meet in an hour of change and challenge
In a decade of hope and fear
In an age of both knowledge and ignorance
The greater our knowledge increases, the greater our ignorance unfolds

The eyes of the world are now looking to space
To the moon, and to the planets beyond
And we have vowed
That we shall not see it governed
By a hostile flag of conquest
But by a banner of freedom and peace

We choose to go to the moon in this decade and do the other things
Not because they are easy, but because they are hard

Many years ago, Great British explorer George Mallory
Who was to die on Mount Everest
Was asked “why did he want to climb it?”
He said “because it is there”
Well space is there and we’re going to climb it
And the moon and the planets are there
And new hopes for knowledge and peace are there
And therefore as we set sail we ask God’s blessing
On the most hazardous, and dangerous, and greatest adventure
On which man has ever embarked
Thank you


La course à l’espace

Nous nous trouvons confrontés à des changements et à des défis
Dans une décennie porteuse d’espoir mais également de peur
À une époque où se mêlent connaissance et ignorance
Plus nos connaissances se développent, plus notre ignorance apparaît au grand jour.

Les yeux du monde sont dorénavant tournés vers l’espace
Vers la Lune et les planètes au-delà
Et nous avons fait le serment
De ne pas voir cet espace sous le joug
D’un étendard hostile et spoliateur
Mais sous la bannière de la liberté et de la paix

Nous avons choisi d’aller sur la Lune au cours de cette décennie et d’accomplir d’autres choses encore
Non pas parce que c’est facile, mais justement parce que c’est difficile

Il y a quelques années, on a demandé au grand explorateur britannique George Mallory
Qui devait trouver la mort sur le Mont Everest
Pourquoi il voulait gravir cette montagne
Il a répondu : “Parce qu’elle est là !”
Eh bien, l’espace est là et nous allons y aller
La Lune et les planètes sont là également
Et avec elles, de nouveaux espoirs de connaissances et de paix
C’est pourquoi, avant de nous lancer dans cette aventure
La plus incertaine, la plus dangereuse et la plus grande que l’homme ait jamais connu
Nous implorons la bénédiction de Dieu !
Je vous remercie.

LA COURSE À L’ESPACE

Thème principal de The Race For Space

La course à l’espace désigne la compétition à laquelle se sont livrés les États-Unis et l’Union soviétique, dans le domaine astronautique entre 1957 et 1975. Cette lutte pacifique a concerné d’abord l’envoi des premiers satellites artificiels, puis les premiers vols humains dans l’espace, l’envoi de sondes spatiales pour explorer les planètes les plus proches et a culminé avec l’envoi d’astronautes sur la Lune.

La course à l’espace est une des manifestations de la Guerre froide à laquelle se sont livrées les deux superpuissances à compter de la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui s’était d’abord traduit par une course aux armements avec la mise au point des premières bombes atomiques, des bombardiers à très long rayon d’action puis des missiles porteurs d’armes nucléaires. La course à l’espace démarre lorsque les Soviétiques réussissent à lancer le premier satellite artificiel Spoutnik 1 le remettant ainsi en cause la suprématie technologique des États-Unis. Le retentissement planétaire de cette première spatiale entraîne une réaction très rapide des États-Unis qui investissent massivement pour rattraper leur retard dans le domaine de l’astronautique.

La réussite des missions spatiales devient un enjeu important dans la rivalité culturelle, technologique et idéologique entre les deux pays. Les premières spatiales se succèdent, d’abord surtout du fait des Soviétiques puis au fur et à mesure que les investissements effectués produisent leurs effets, des Américains. Les succès sont exploités de manière plus ou moins explicite pour montrer la supériorité d’un système politique sur l’autre.

La course à l’espace est à l’origine du programme Apollo (1961), qui en se donnant comme objectif d’amener des Hommes sur la Lune, devient le plus important programme spatial de tous les temps.

L’album ne couvre pas toutes les missions des deux pays. J a volontairement choisi celles qui l’intéressaient le plus en évitant de répéter celles qui avaient déjà été abordées, notamment par Hollywood (Apollo 13 en particulier et Apollo 11 dans une moindre mesure).

Par ordre chronologique, les événements abordés sont :

Source : Wikipédia France/Livret de The Race For Space