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Journal d’une fan en tournée – 21

Concerts exceptionnels et festivals estivaux 2019

Amersham Arms et tournée Bright Magic 2021

10 septembre 2021, Amersham Arms, Londres

Premier voyage post-COVID, premier concert post-COVID, et petite répétition avant la tournée et finalement, heureusement, tellement les formalités de voyage étaient un peu compliquée !

Après avoir montré patte blanche à l’enregistrement de l’Eurostar, qui a limite été plus rapide qu’avant, me voici à nouveau à Londres ! Mais bon, j’ai dû courir partout à la recherche d’auto-tests pour finalement arriver en nage au Premier Inn à Greenwich. Auto-test négatif, je file à la salle, enfin, au pub ! Effectivement, ce soir, les garçons jouent dans un petit pub face à 300 personnes tirées au sort parmi les généreux donateurs pour la sauvegarde des petites salles. Je n’ai pas été sélectionnée (il fallait habiter au Royaume-Uni), je serai le “+ 1” d’un Informer, merci encore à lui !

J’arrive à 18h, je suis la première ! Rapidement arrivent les autres habitués du premier rang et nous nous plaçons devant la porte de l’arrière salle et Giles nous fait coucou de l’autre côté de la fenêtre ! J passe devant nous et nous salue, il a l’air fatigué le pauvre, c’est vrai que maintenant il est papa ! Il ressemble de plus en plus à son papa avec son dos vouté comme ça…

Les portes ouvrent, on me laisse rentrer même si je ne suis pas avec l’Informer gagnant, c’est super sympa ! Mon dieu, la salle est super petite ! Je me place à gauche de l’enceinte située au milieu du premier rang, je vais avoir JFabs en pleine poire (non pas que ça me gène…). Mr B vient nous parler avant le concert, il a vraiment l’air ravi de nous revoir et de remonter sur scène.

Pas de première partie, les garçons montent sur scène, tout de blanc vêtus, en hommage au Thin White Duke de David Bowie (on rappelle qu’on est à deux semaines de la sortie de Bright Magic, enregistré à Berlin), moi j’ai sorti mon collier nœud papillon Bright Magic, créé par la même personne qui crée ceux de J. Même les guitares de J sont passées par un ravalement de façade, comme nous avions pu le voir lors des concerts de 2019 (J était en pleine écriture de l’album à Berlin à ce moment-là !). La setlist est très sympa ! Bien entendu, nous aurons le droit qu’on deux premiers extraits de l’album dévoilés à ce moment-là, à savoir Blue Heaven et People, Let’s Dance, avec un aperçu des nouveaux visuels pour cette dernière. À l’instar de Progress joué pour la première fois à Édimbourg 4 ans auparavant, c’est un peu brut de pommes et pas très fluide, mais, eh, ça fait deux ans qu’ils ont pas joué ! Spitfire a une nouvelle fin de ouf avec un solo de batterie de ouf, j’adore ! J se moquera de Wriggles car il finira les lunettes complètement de travers, qu’il enlèvera car on approche des températures du Ebbw Vale Institute là ! Lors de sa présentation, Mr B présentera la minable feuille en plastique blanche qui lui a servi d’écran ce soir en riant.

J’obtiens une setlist de l’adorable équipe technique du groupe qui reste quasiment inchangée. Je vole sans le savoir une peau de batterie, oops ! Je croise même Flick qui séjournait à Londres dans le coin par coïncidence ! Deux ans sans porter de Docs, ça laisse des traces, mes pieds m’insultent dans toutes les langues et c’est finalement en bus que je rentre à l’hôtel, les 15 minutes de marche ne semblant bien compromises… Mais bon, ça fait du bien quand même ! Rendez-vous dans un peu plus d’un mois pour la tournée !

24 octobre 2021, Great Hall, Cardiff

Après avoir manqué le concert au Pryzm de Kingston pour le lancement de l’album, restrictions de voyage et contraintes de travail obligent, je suis de retour aux Royaume-Uni pour la vraie tournée, c’est parti pour 16 dates !

Enfin, c’est parti, c’est vite dit ! Je voyage la veille car Haiku Salut jouent dans la magnifique salle du Bush Hall à Londres ce soir-là. Tout est réglé niveau paperasse pour voyager, l’enregistrement à l’Eurostar se passe bien, même si d’emblée on nous annonce 45 minutes de retard à l’arrivée suite problème de caténaire dans le tunnel… Je voyage en première classe aujourd’hui, car j’avais utilisé mes coupons des voyages non utilisés durant le confinement, première expérience dans les nouvelles rames, et bien, j’aime bien ! Ce que j’aime moins, c’est que le retard s’est approché des deux heures suite à une fenêtre cassée à bord qui a forcé le train à rouler à vitesse réduite…

J’arrive finalement à l’hôtel, qui n’a pas reçu mon test PCR à faire le jour 2, heureusement, j’avais ramené celui que j’avais commandé pour le mois précédent, je tente de l’activer, ça ne marche pas (sinon c’est pas drôle hein…), j’envoie un mail, on verra bien… Pas trop le temps de traîner, je cours à la salle, j’arrive finalement 15 minutes avant l’ouverture des portes et… je suis la première ! En première partie, je découvre Julia-Sophie, à moitié française et je la trouve démente ! Le trio de Haiku Salut sera top comme d’habitude, ce nouveau set avec les morceaux du nouvel album rend super bien ! J’attends un peu au merchandise et les voilà qui arrivent et après avoir parlé avec leurs ami(e)s, elles me font des grands sourires et me demandent timidement un câlin, oooooh ! J’ai également parlé avec Julia-Sophie en français, contente de trouver une autre “tiret Sophie” 😀

À mon retour à l’hôtel, j’ai une réponse à mon mail, je fais mon test et je le poste le lendemain matin avant de me diriger vers la Victoria Coach Station où je prends le bus pour Cardiff, première date de la tournée, dans la même salle que la première tournée Every Valley (sans les amis, coincés chez eux pour diverses raisons…). J’ai bien choisi mon siège, j’ai de la place pour les jambes ! (Je précise qu’après la torture que m’ont infligée mes Docs, je suis passée aux Adidas pour la tournée et la suite de l’aventure me donnera raison !)

Malgré le léger retard à cause du marathon de Newport, j’arrive en avance à l’hôtel et je suis accueillie à l’extérieur car panne d’électricité ! Pas le temps de dire ouf, ils prennent ma valise, me donnent un ticket et m’envoient limite balader ! Bon, bah je vais au centre commercial pour aller aux toilettes ! Je reviens à l’hôtel, je me prépare et j’arrive la première à la salle ! Je croise Gilles et JFabs vite fait mais je comprends qu’ils sont dans une bulle sanitaire et évitent tout contact avec l’extérieur. Les amis arrivent, on rentre, grande découverte de ce que Mr B nous a pondu pour la tournée…

La première partie est assurée par EERA, la voix sur People, Let’s Dance et Gib mir das Licht, solution plus simple au niveau bulle sanitaire, puisqu’elle jouera également avec les garçons plus tard durant leur set, de plus, elle prépare la sortie de son deuxième album, prévu pour décembre. Premières impressions, elle a une voix de malade, puis, mais vais-je aimer son set pendant toute la tournée ? Effectivement, elle joue un set dépouillé, avec juste elle à la guitare et aux claviers accompagnée de Alistair, qui semble un peu s’ennuyer sur scène…

Elle quitte la scène, et on commence à rigoler car la disposition des instruments donne l’impression que des écoliers ont poussé les meubles contre les murs pour faire de la place pour danser. On essaie également de comprendre le peu d’indices visuels devant nous (la preuve, j’ai même cru que Mr B nous avait mis des lampes au plafond alors que c’était celles de la salle…). La batterie de Wriggles porte désormais les couleurs du nouveau logo.

La playlist aux couleurs berlinoises choise par J est excellente, surtout quand Lie To Me de Depeche Mode est suivi par Zoo Station de U2, deux chansons que j’adore. Les lumières s’éteignent, le message habituel de l’étiquette en matière d’usage de son téléphone pendant le concert retentit suivi par… bah Sound And Vision de Bowie pour changer !

Le concert commence, à l’instar de la tournée pour Every Valley, dans l’obscurité et le silence. Une lumière verte apparaît sur la gauche et les premières notes de Der Sumpf (Sinfonie der Großstadt) se font entendre, les garçons montent sur scène, accompagnés par EERA, elle aussi vêtue de blanc et avec des lunettes. Effectivement, en plus de simplement chanter, elle jouera du clavier et d’autres percussions pendant une grande partie du set. Je découvre également où se cachent les lumières de Mr B, il y en a trois rangées ! Le vert danse dessus, le code couleur dont J parlait dans le livret de Bright Magic est respecté !

Suivent Im Licht et son attaque blanche sur mon acuité visuelle, oh la la, je suis aveugle ! Les rangées de lumière sont blanches et oh, ce sont des tours d’écran qui se trouvent derrière le groupe ! En gros, à peu près les mêmes écrans présents précédemment, mais en 3D, avec des tubes sur les côtés, oh ils sont allumés en blanc aussi et oh, il y a des projections de l’expression “Im Licht” au-dessus de chaque tour, j’adore ! La basse est excellente aussi, je ne m’en étais pas rendue compte sur l’album. Je remarque également que JFabs a troqué ses Adidas du Amersham Arms pour des Docs blanches !

Les lumières s’éteignent, je cligne des yeux, ça enchaîne direct sur Der Rhythmus der Maschinen ! Les tubes des tours sont éclairés en orange cette fois-ci, mais rien sur les écrans. La batterie pendant le solo de J est une tuerie ! Pas de Blixa en vrai, mais sa voix est tellement puissante qu’on le croirait presque là.

J prend enfin la parole pour nous saluer, et indiquer qu’ils allaient désormais jouer des morceaux un peu plus anciens, effectivement, l’intro de Progress se fait entendre et EERA chantera sur le refrain et ça rend bien ! Les Brassy Gents arrivent, tout de blanc vêtus également, le thème est respecté ! Mr B incluera tous les logos successifs du groupe, c’est ça aussi le progrès ! Suivra un autre morceau extrait de Every Valley, People Will Always Need Coal, sur lequel J prendra un malin plaisir à lancer son capo à Jack de diverses manières, menant à diverses situations ridicules comme la fois (je ne me rappelle plus où), Jack se trouvait à gauche de la scène et J a quelque peu mal visé…

EERA quitte la scène et nous partons dans l’espace avec le duo Sputnik (la version courte remixée) et Korolev, mais elle revient vite pour Gib mir das Licht, dans la lumière rouge du tableau d’Otto Dix de Anita Berber, qui apparaît et disparaît en tournoyant sur les écrans entre deux colonnes de fumée écarlate, c’est magnifique. Rittipo arrive pour son solo de clarinette basse, puis EERA nous berce de sa belle voix, c’est vraiment vraiment beau.

Même pas le temps de souffler, le groupe enchaîne avec Blue Heaven et première surprise, la voix de Marle Dietrich retentit, c’est le fameux sample pour lequel ils n’ont pas reçu l’autorisation d’utilisation sur le disque. EERA reprend le flambeau de Andreya Casablanca avec brio. Les lumières sont forcément bleues et le clip de la chanson apparaît sur les écrans. Et deuxième surprise, J et JFabs chantent le refrain et JFabs fait même le choriste ! J’adore ces petites évolutions !

Spitfire et son outro désormais fixe et All Out finissent de nous achever avant les trois Lichtspiele. Ces trois morceaux sont bien entendu accompagnés sur les écrans par les films dont ils portent le nom. Certaines critiques diront qu’ils coupent l’ambiance, mais moi je pense que c’est un grand moment du set, étant donné que c’est quand même la quasi totalité de la deuxième face de l’album. Forcément au premier rang, on est plongés entièrement dans les films et j’avoue que je suis souvent partie loin dans mes pensées en voyant les formes colorés de Lichtspiel I: Opus tellement c’est hypnotisant. Durant Lichtspiel II: Schwarz Weiss Grau, on est obligés de remuer au rythme du morceau, la fin avec les percussions de J et JFabs (qui tape sur son tambourin avec sa poitrine, sa deuxième main étant occupée avec son clavier) est particulièrement réussie. J’apprécie également les noms des couleurs projetées à la manière de Im Licht plus tôt dans la soirée. Lichtspiel III: Symphonie Diagonale repart dans le côté plus calme mais bon dieu, que c’est beau ! J au début part sur le côté de la scène pour laisser juste un rayon de lumière blanche se poser sur JFabs au clavier avant de revenir. C’est assez intéressant de voir qu’au fur et à mesure de la tournée, J sera de moins en moins tendu sur ce morceau, arrêtant de compter ses notes au bout d’un moment.

Retour à la période The Race For Space avec The Other Side, enfin s’ils arrivent à la faire démarrer, car ils rencontrent quelque peu des problèmes techniques… Ce morceau marche toujours aussi bien sur scène et bien sûr, il est suivi par Go!, toujours un grand moment live avant le rappel.

Pays de Galles oblige, c’est avec EERA et les Brassy Gents que les garçons remontent sur scène pour interpréter They Gave Me A Lamp et ça fonctionne toujours très bien, décidément, EERA est un superbe ajout au groupe !

Le vocoder est de sortie, on sort ses souliers rouges pour guincher à Berlin ! Avec la voix de EERA en live, qu’est-ce que c’est bien ! Le nouveau logo du groupe est projeté au-dessus des tours. Puis à un moment, les Brassy Gents arrivent et c’est un gros bordel organisé pour finalement faire une transition parfaite pour Gagarin ! Les cosmonautes sont toujours là, youpi ! C’est génial comme rappel ! Puis c’est la fin avec Everest et je sais déjà que je vais adorer cette tournée. C’est quand même bizarre de ne pas avoir entendu Theme From PSB mais bon, vive le progrès ! Autre nouveauté, en fin de concert, nous avons désormais le droit à la chanson de Dietrich, Sag mir, wo die Blument sind, et ça rend vraiment super (et ça reste dans the thème !).

On me donne la setlist et en sortant de la salle, j’aperçois les parents de J au balcon à qui je fais coucou et en retour sa mère m’envoie des baisers. Je prends une photo du merch pour les Informers, je ne suis pas fan des nouveaux t-shirts, mais ce n’est pas grave, j’ai créé mes propres t-shirts pour cette tournée. Ce soir-là, j’en portais effectivement un avec une ampoule et “Mach schon !” écrit dessus.

Je vous rassure de suite, la description du reste de la tournée ne sera pas aussi longue, étant donné que les setlists vont beaucoup se ressembler (après deux ans sans jouer sur scène, c’est parfaitement compréhensible qu’ils ne soient pas lancés dans la répétition de plus de morceaux, surtout que la quasi intégralité de Bright Magic est jouée dans ce set).

25 octobre 2021, Dome, Brighton

Comme d’habitude sur les tournées, les voyages entre les villes ne sont pas forcément les plus simples et directs. Aujourd’hui ne fait pas exception, je suis obligée de passer par Londres pour rejoindre Brighton. Je prends tout d’abord le bus pour Londres, toujours aussi bien installée, malgré la pluie qui m’a bien mouillée entre l’hôtel et l’arrêt. Je prends ensuite un train en avance par rapport à celui que j’avais prévu et j’ai bien fait, celui-ci s’arrêtera un long moment en pleine campagne mais je reste à l’heure pour l’enregistrement à l’hôtel (bien entendu, je me suis perdue entre la gare et l’hôtel mais je suis tombée sur un autre Informer de longue date en cour de route).

L’hôtel étant vraiment tout proche de la salle, j’ai le temps de faire des courses, de manger et de me préparer sans courir et bien sûr, j’arrive la première à la salle où je parle longuement avec la sécurité, qui s’était assuré que je sois dans la bonne file d’attente.

J’accroche un peu plus sur EERA maintenant que je connais un peu plus ses chansons, mais Alistair a toujours l’air de s’ennuyer… Petit surprise sur sa dernière chanson, The Ladder, J et Wriggles viennent l’accompagner à la basse et à la batterie et bizarrement, ça rend déjà beaucoup mieux !

La setlist reste majoritairement identique à la veille, avec E.V.A. remplaçant Korolev et White Star Liner remplaçant They Gave Me A Lamp en début de rappel. Ayant croisée beaucoup de chiens dans la ville, et ayant perdu la mienne quelques mois auparavant, j’ai fait couler quelques larmes pendant les Lichtspiele I et III. Le t-shirt du jour était Marlene Dietrich toute en bleu. Je me retrouve avec 2 setlists je ne sais comment.

26 octobre, O2 Academy, Bristol

Après un autre trajet train et bus via Londres, me voici arrivée à bon port. J’arrive la première et je me place dans la file prioritaire pour les clients O2 (j’ai acheté une sim spécialement à cet effet). Le groupe est en plein soundcheck, j’entends People, Let’s Dance, Go! et, surprise, Signal 30 ! Les Brassy Gents sortent après cela et viennent me dire bonjour, à la stupéfaction de la sécurité. Je reçois un bracelet indiquant que mon pass sanitaire a été vérifié, je rentre et je redécouvre le fait que cette salle est bien plus petite que les autres, ainsi il n’y aura que trois tours d’écran ce soir ainsi qu’une rangée de lumière en moins.

J et Wriggles accompagnent encore une fois EERA et Signal 30 remplacera Sputnik qui sera néanmoins joué en début de rappel. Korolev sera également de retour. Je porte ce soir un t-shirt avec “Team Lord Goose” et un nœud papillon, je me doute qu’ils commencent à capter mes différents t-shirts, surtout avec le premier rang ce soir qui est très proche du premier rang. J’obtiens une setlist de la part de Peter. Je manque de me vautrer devant le Beacon, là où le groupe avait joué la dernière fois, sur le chemin du retour à l’hôtel, vaut mieux pas me casser une jambe maintenant, il reste encore beaucoup de dates !

27 octobre 2021, Great Hall, Exeter

Aujourd’hui, je n’ai qu’une heure de train, mais avec ma valise plus grande qu’une taille cabine, c’est compliqué de trouver de la place pour la mettre. Finalement, je la place devant le siège à côté du mien et ça va. La salle de ce soir se trouve au sein du campus universitaire, à 20 minutes de marche en haut d’un colline, j’en ai chié un peu pour rester polie mais j’y suis arrivée. Je ne trouve pas vraiment l’entrée de la salle alors je décide de demander afin d’être guidée au bon endroit. J’entends une partie du soundcheck avec Night Mail, cool,

La salle ne paie pas de mine, mais le son est juste magnifique ! Les guitares et la basse sont claires, je kiffe ! Je porte ce soir un t-shirt avec “Team Mr B” avec Sputnik et son signal, le tout en paillettes argentées qui fera grand effet. Sound and Vision commence, le concert peut commencer, enfin presque, un énorme bruit se fait entendre, et on voit J ramper pour bidouiller ses PC lol.

La setlist sera un peu plus remaniée ce soir, avec juste Sputnik entre People Will Always Need Coal et Gib mir das Licht et They Gave Me A Lamp après Blue Heaven. Le premier morceau du rappel sera donc le retour de Night Mail et de ses lumières bleues. La setlist que j’obtiens ce soir porte la trace des Docs de JFabs, qui chante désormais “you won’t forget my name” sur Blue Heaven, c’est sympa ces petits trucs en plus.

De retour à l’hôtel, je découvre que J m’a tweeté que mon “jeu des t-shirts” était top et Mr B demande une photo pour sa famille, oh la la !

28 octobre 2021, 02 Guildhall, Southampton

Après deux voyages en train sans problème, j’arrive assez tôt à Southampton. Je laisse ma valise à l’hôtel et je me promène un peu, tombe sur le tour bus du groupe, fais demi-tour et m’installe dans un petit parc entre la salle et l’hôtel pour lire un peu. Enfin essayer de lire un peu. Je me fais courser par des mouettes !

Je fais un peu de courses pour manger, je m’installe dans ma chambre, je fais un peu de lessive (mode glamour on) et je me prépare pour le concert. J’arrive encore une fois la première et je me mets dans la file prioritaire O2. C’est là que je reçois le résultat – négatif – de mon Day 2 Test, je suis tranquille niveau paperasse administrative désormais !

La setlist est à nouveau remaniée avec EERA restant après People Will Always Need Coal pour Gib mir das Licht et Blue Heaven, suivi par Sputnik (et je remarque que Mr B a ajouté le design de mon t-shirt sur les visuels !) et Night Mail (au grand plaisir des fans de cette chanson qui se fait désormais plus rare dans les sets du groupe). Pour la première fois depuis le début de la tournée, pas de problème technique sur The Other Side, grâce à Jack qui enfile la Gretsch de J pendant que ce dernier garde le doigt sur la touche de son clavier. Southampton oblige, le rappel démarre par White Star Liner. Le groupe a l’air beaucoup plus relax maintenant, ça fait plasir à voir.

Ce soir, j’ai ressorti mon t-shirt “Team JFabs” des Proms et Barney le pointe à un moment (les pauvres gens ont dû se poser des questions lol). Je rentre tranquillement à l’hôtel, le lendemain est une journée de repos que je passerai à Londres pour visiter les expositions sur les Animaux Fantastiques au Museum d’Histoire Naturelle et sur Alice aux Pays des Merveilles au V&A à côté.

30 octobre 2021, Waterside Theatre, Aylesbury

J’arrive dans cette ville dans laquelle je n’ai jamais posé les pieds après une petite heure passée dans un train pourri. Sur le chemin vers l’hôtel, je tombe sur une jolie statue rendant hommage à David Bowie, effectivement, c’est dans cette ville que Bowie avait dévoilé son alter ego de Ziggy Stardust. Je trouve tout d’abord la salle car mon hôtel se trouve juste à côté.

Comme je suis (encore) la première dans la file d’attente, je demande aux femmes du bureau des renseignements où je dois me mettre et m’explique d’attendre dehors mais m’indique où se trouve la porte pour la fosse deboute. C’est une superbe salle, que EERA a l’air d’apprécier aussi. Elle est désormais seule sur scène et a l’air plus détendue. Durant son set, on voit une tache blanche courir et sauter partout, ah c’est JFabs ! C’est vrai que le courant a l’air de bien passer entre les deux…

Ce soir marque le début des nouveaux visuels tout orangés sur Der Rhythmus der Maschinen, superbes ! Sputnik reprend sa place originale dans la setlist, tandis que They Gave Me A Lamp est déplacée après Blue Heaven. Pour l’ouverture du rappel, on voit un banjo arriver, le groupe nous dépoussière Theme From PSB avec le nouveau logo dans les visuels, ça fait du bien ! Le t-shirt du soir est le “Team Wriggles” avec un renard, petit clin d’œil au quizz caritactif de l’année précédente. Mes amies portent également des t-shirts avec des renards et sur Go! Mr B place ses caméras sur nous et nous passons sur les écrans !

31 octobre 2021, O2 Institute, Birmingham

Premier concert le jour d’Halloween pour moi ! Mais encore une fois, des problèmes dans les transports sont venus me gâcher la vie. J’ai finalement payé 50 £ pour un nouveau ticket en passant par Oxford, et je suis arrivée une heure en retard par rapport à mon planning, du coup, pas le temps de manger car je devais me déguiser ! Plusieurs d’entre nous Informers avaient décidé de ses déguiser, c’est comme cela que le groupe a pu voir Sally de l’Étrange Noël de Monsieur Jack (moi-même), un squelette et la famille Addams au premier rang !

Ce soir, il y a deux files d’attente car deux concerts, car il y a en fait trois salles dans ce complexe. La dernière fois, en 2015, les garçons avaient joué dans la moyenne, ce soir, ils sont dans la grande. Le temps passe de super venteux à la pluie quelques minutes à peine avant l’ouverture des portes. Wriggles et JFabs passent devant la salle et je leur fais un grand coucou, oubliant mon maquillage d’Halloween, leurs têtes étaient magnifiquement risibles quand ils m’ont vue ! On rentre et grâce aux serviettes du bar, on se sèche comme on peut.

Au niveau de la setlist, Korolev est revenu, juste après Sputnik, quant au rappel, il s’ouvre sur Night Mail, on dirait qu’ils aiment vraiment bien la jouer celle-ci ! À danser sur People, Let’s Dance, ma Galaxy Watch pense que je fais du vélo pendant 10 minutes ! (et cela se reproduira plusieurs fois au cours de la tournée !). Sur le chemin du retour, je découvre qu’il y a un MacDo en bas de l’hôtel qui propose une version vegan, et après une semaine de repas froid, c’était un véritable luxe !

1er novembre 2021, O2 Academy, Leeds

Après un trajet en bus sans problème (pour une fois), c’est une chambre immense qui m’accueille dans la ville natale de Wriggles. Après un petit coup de panique quand je m’aperçois qu’il y a bien une file prioritaire O2, ce que la sécurité m’avait nié, je suis quand même à ma place habituelle à la barrière. Pendant The Ladder, c’est J qui accompagne EERA à la batterie (pardon, hein, quoi ?) et JFabs à la basse, ça devient n’importe quoi ce moment mais j’adore ! À l’instar de la salle du même nom à Bristol, il n’y a que 3 écrans à cause de la taille de la salle, quant à la setlist, elle est identique à celle de Cardiff, mais cela a encore été une belle soirée ! À noter que ce soir Rob a remplacé toby à la trompette chez les Brassy Gents.

2 novembre 2021, Venue Cymru, Llandudno

Un autre jour et un autre problème de transport, en effet, mon train pour Manchester ayant été annulé, je me retrouve dans un autre avec moins de 5 minutes pour changer à Manchester pour choper l’unique train direct pour Llandudno, que je réussis à avoir ! Arrivée dans la petite gare de la ville du Nord du Pays de Galles, je trouve assez aisément mon Travelodge après une dizaine de minutes de marche et après mon enregistrement et au moment où je me dirige vers l’ascenseur, une femme m’aborde en me demande si je suis la “PSB lady”, il s’agit de la femme d’un Informer qui se trouvait à mes côtés à la barrière de Bristol !

Il s’agit d’un concert complètement assis donc pas besoin de faire la queue, je suis au premier rang mais très loin sur la gauche. Par chance, les personnes tout au bout de la rangée de gauche demandent à être déplacée, et les personnes à ma droite me laissent passer pour me placer au milieu, c’est beaucoup mieux ! Malheureusement, une bande de pochetrons nous empêchera de profiter pleinement à fond, car soit ils parlaient très fort de trucs super pas intéressants ou alors ils pogotaient, en essayant de m’entraîner (sauf que la sécurité n’était pas du tout pour qu’on se lève).

Petite nouveauté dans la setlist, Valentina fait ses débuts avec EERA à la voix, remplaçant Korolev, laissant donc Sputnik tout seul. En rappel, pas de surprise, il s’agit de They Gave Me A Lamp. Juste avant People, Let’s Dance, J nous demande d’aller à contre-courant de la sécurité et de nous lever pour danser, mais pas beaucoup de personnes s’y aventure. De plus, le masque étant obligatoire, je commence à m’étouffer avec avec mes sinus en carton mais je tiens le coup. J’obtiens les setlists de J et JFabs, dont j’en donne une à l’autre Informer et sa femme.

4 novembre 2021, O2 Apollo, Manchester

J’arrive la veille pour découvrir un Premier Inn assez neuf situé au-dessus d’un parking, ainsi ma chambre avait une belle vue sur la ville. Haiku Salut jouent ce soir au Deaf Institute qui se trouve à moins de 5 minutes de l’hôtel, je découvre enfin cette salle, qui est super jolie. La première partie, Paige Kennedy, était sympa. Je parle avec les filles après le concert, en leur disant que EERA faisait un bon boulot sur They Gave Me A Lamp et elles sont ravies. Je passe devant un Domino’s sur le chemin du retour, je décide d’acheter une petite margherita, qui a embaumé l’ascenseur de l’hôtel. Le lendemain matin, je me suis rendu au musée des sciences et de l’industrie pour voir l’exposition sur Factory Records, que j’ai adorée !

J’arrive encore une fois la première et me place dans la file prioritaire. Au moment de l’ouverture des portes, ils nous répartissent par porte et j’ai failli ne pas avoir ma place habituelle mais ça va ! Mes oreilles et la gorge commençent à être irritées entre le froid et la tonne de fumée qu’ils utilisent sur scène. La salle est très grande, ainsi nous avons l’intégralité des visuels ce soir, avec l’ajout de blocs blancs au sommet des tours, où seront projetés les “Im Licht”, “Schwarz”, “Grau” et “Weiss” ainsi que les logos. Niveau setlist, aucune surprise, Korolev est revenu et nous avons le droit à Night Mail en rappel. Le public, malgré le fait qu’il y ait beaucoup de personnes qui parlent pendant Gib mir das Licht et les Lichtspiele, est quand même bon, surtout quand il reprend en chœur le riff de Spitfire. Sur Go!, JFabs semble rencontrer des problèmes et a dû brancher sa “laisse” ainsi j’ai moins aimé car la ligne de basse de cette chanson est un grand moment pour moi sur scène.

Steve White, dans sa chronique du concert, a dit, “Vous n’allez pas écouter Public Service Broadcasting. Vous allez vivre leur expérience. Le bruit, les paysages sonores, les mouvements, les visuels” et je suis complètement d’accord sur ce point !

5 novembre 2021, 02 City Hall, Newcastle

Après un trajet sans encombres en bus, et encore une chambre au Premier Inn, j’arrive encore une fois la première et je me place dans la file prioritaire comme indiquée par la sécurité. J, JFabs et Wriggles passent et me disent bonjour en français :D. Il s’agit encore une fois d’une très jolie salle, cependant tout le long du concert, je sentirais une odeur de pain grillé. Au niveau de la setlist, le groupe jouera Night Mail juste après Sputnik et White Star Liner revient en rappel.

6 novembre 2021, Music Hall, Aberdeen

J’arrive assez tôt dans cette ville que je ne connais pas, ça caille et ça glisse, va falloir se couvrir ce soir ! De plus, mon Travelodge est mal insonorisé et donne sur la rue, pas sûre que je dorme ce soir… Finalement, on fera la queue à l’intérieur donc on ne souffrira pas du froid. On est un samedi soir en Écosse après un match de foot et ça se sent, un pogo est déclenché derrière (oui oui, vous lisez bien, ils ont réussi à faire du pogo sur PSB…), enfin un pogo méga alcoolisé… Un mec vient faire chier à ma voisine et a braillé sur Gib mir das Licht, alors moi énervée de tous les soirs où beaucoup de personnes parlaient sur cette chanson, je lui ai gentiment dit de se la fermer, puis un mec relou commence à nous rentrer dedans, je l’envoie chier en l’insultant de tous les noms (je pense que le groupe m’a entendue puisque j’ai cru apercevoir des petits sourires), finalement on le fera éjecter par la sécurité (qui a été top). Night Mail a été joué encore une fois après Sputnik alors que c’était E.V.A. qui était inscrite sur la setlist. Quant au rappel, on a eu le droit à They Gave Me A Lamp.

7 novembre 2021, Barrowlands, Glasgow

Encore un trajet en bus sans problème, avec en prime des chargeurs sans fil et une belle vue, que demande le peuple ! C’est malheureusement le début de la fin pour mon genou droit qui commence à me faire horriblement mal entre les longues marches et les sauts sur Spitfire (je n’arrive pas à me retenir !).

C’est toujours un plaisir de revenir dans cette salle et de croiser Andrew MacColl. Ce soir, les projections seront faites sur les murs sur les côtés (je suis sûre que Mr B doit trouver un malin plaisir à me regarder en train de les chercher chaque soir). Korolev revient dans la setlist, tandis que Night Mail revient encore une fois dans le rappel (je l’aime bien, mais j’aimerais bien un peu plus de Signal 30). J’aperçois Mr B se déhancher sur People, Let’s Dance mais après avoir vu des vidéos sur YouTube, il semblerait que ce ne soit pas la première fois sur la tournée !

9 novembre 2021, Rock City, Nottingham

Je profite du jour de repos dans la tournée pour voyager, effectivement, c’est bien 8h30 de bus qui m’attendent entre Glasgow et Nottingham, mais je dormirais pendant la majeure partie, ayant réussi à obtenir le siège avec de la place pour les jambes.

C’est toujours un très bon concert dans cette ville chère à J et cette salle dans laquelle je vois le groupe pour la troisième fois déjà ! Pendant Sound and Vision, nous voyons Jack et Matt en train de courir partout sur scène pour un changement de dernière minute sur la setlist, effectivement Korolev remplace Valentina. Et en rappel, c’est toujours l’indécrottable Night Mail. On sent la fin de tournée arriver, Barney est en chaussettes, JFabs perd une baguette pendant ses percussion sur la fin de Sputnik et J fait globalement de la merde, en particulier quand il présente le groupe lol.

10 novembre 2021, Brixton Academy, Londres

Après une heure de trajet dans un train où il fait super chaud, me voici de retour à Londres. On fera la queue tôt mais finalement, avec nos accès prioritaire, c’était pas trop utilise mais on sait jamais dans cette ville ! Les gars de la sécurité sont vraiment sympa, ils nous prennent en photo, ils nous donnent des biscuits, de l’eau, on est choyés ! Alistair est venu rejoindre EERA à nouveau pour sa première partie, avec J à la batterie et JFabs à la basse sur The Ladder. Aujourd’hui Night Mail sera joué après Sputnik et le rappel commencera avec They Gave Me A Lamp.

Durant People, Let’s Dance, une partie des danseuses en rollers du clip arrivent sur scène, elles sont vraiment impressionnantes ! Je me rends compte qu’au moment où les Brassy Gents entonnent le riff de Gagarin durant la transition, les danseuses à l’écran se transforment en cosmonautes ! C’est en fait comme ça depuis le début, comme quoi ça a du bon de faire plusieurs dates sur une même tournée…(Merci à Peggy pour la vidéo.) Sur le chemin du retour, je récupère un flyer pour le concert des Manics le 3 décembre suivant à la Wembley Arena où les garçons feront la première partie (malheureusement, je ne pourrais y aller).

11 novembre 2021, Corn Exchange, Cambridge

Ça y est, c’est la fin de la tournée britannique, et je suis toujours vivante (enfin mon genou droit est toujours dans un piteux état…). Ce soir, je ne suis pas la première dans la file d’attente mais derrière une Informer et sa fille mais je suis à mon endroit habituel.

Cette fois-ci, ce sont les trois garçons de PSB qui viennent rejoindre EERA sur The Ladder, avec Wriggles à la batterie, J à la basse et JFabs au tambourin. Concernant la setlist principale, E.V.A. est à nouveau jouée à la place de Korolev et le rappel s’ouvre sur They Gave Me A Lamp. À la fin, Mr B se rapproche du bord de la scène pour me dire “Well done!” avec un pouce en l’air.

Le lendemain matin, je pars visiter l’exposition photographique de Harry Potter avant de reprendre l’Eurostar pour rentrer, enfin rentrer, c’est vite dit ! Même si l’Eurostar était à l’heure, la Gare du Nord a été évacuée suite à une alerte à la bombe et je me retrouve une heure dehors à attendre qu’elle rouvre. J’ai un jour à passer à la maison avant de repartir pour les dates européennes…

14 novembre 2021, Paradiso, Amsterdam

On craignait que ce concert soit annulé mais finalement il a été déplacé du Paradiso Noord, où je les avais vus en 2016 au véritable Paradiso en configuration assise. J’avais un peu peur car je sais que la scène est très haute dans cette salle, mais finalement elle a été abaissée pour l’occasion et avec mon genou en carton, c’était pas plus mal ainsi ! Mr B devait faire ses débuts en Europe, malheureusement, le virus l’a rattrapé et il restera finalement chez lui.

EERA accompagne encore les garçons en première partie (où ils la rejoignent à trois sur The Ladder toujours en encore) et durant le set principal, la setlist est cependant légèrement raccourcie et les visuels réduits. Le Lichtspiel I: Opus sera ainsi retiré de la setlist, ainsi que le premier morceau du rappel, qui commence directement sur People, Let’s Dance (sur quoi on a dansé assis…). C’était bien, mais après la tournée britannique, il manquait quelque chose, même si les voir de plus près était appréciable (on ne peut pas tout avoir !). Cependant, j’ai bien apprécié les films durant Im Licht et Gib mir das Licht. J’abandonne le groupe pour les dates à Hambourg et en Suède, pour travailler un peu, avant de les rejoindre pour le reste de la tournée.

19 novembre 2021, Hole44, Berlin

Je décide de voyager la veille, ayant eu des problèmes de trains la dernière fois, et bah, j’ai eu à nouveau des problèmes de trains ! J’arrive donc avec du retard à mon hôtel pour découvrir une chambre un peu pourri mais bon, on fait avec. Le lendemain, ne pouvant toujours pas marcher correctement, je décide de jouer la touriste en prenant le bus touristique. Malheureusement, Berlin est une ville constamment en travaux et comme nous approchons Noël, en plus des grues qui gênent la vue, les marchés de Noël s’y mettent aussi !

En arrivant devant la salle, nous passons devant un salon de barbier dont le nom est “Mr Barber”, mais nous lisons uniquement “Mr B” et rigolons. La salle vient de réouvrir après rénovation, ainsi elle est propre et tout, cependant le son est moche, quel dommage ! Après E.V.A. joué à Amsterdam, c’est Night Mail qui suit Sputnik dans la setlist.

20 novembre 2021, Storm, Münich

Après avoir découvert la veille qu’il fallait un test négatif en plus de la preuve de vaccination, c’est l’esprit tranquille que nous montons dans le ICE direction la Bavière, nos tests sont bien négatifs ! La salle vue de l’extérieur ne paie pas de mine, mais c’est généralement dans ce genre d’endroits qu’on fait les meilleurs concerts et ce soir ne déroge pas à la règle ! Après la semi-déception de la veille, c’est vraiment un concert de ouf auquel nous assistons ce soir, avec Theme From PSB et son banjo qui refont surface ! La salle est également toute petite et c’est vraiment dans une ambiance de folie qu’on retrouve notre groupe ! On remarque également que EERA a troqué son maracas habituel pour un en forme de banane lol.

21 novembre 2021, Helios 37, Cologne

Et voilà, dernière date avant je ne sais quand. On a le luxe d’avoir du temps pour se préparer et se reposer avant de se diriger vers la salle, qui n’est pas très loin de celle où ils ont joué la dernière fois dans la ville. La salle est un peu plus grande que la veille mais à peine.

Durant The Ladder, les garçons porteront un objet appartenant à EERA, JFabs arborant ses lunettes dans l’hilarité générale. La salle étant composée de plusieurs petites salles, EERA reste sur le bord de la scène car sinon elle se retrouve dehors et ma foi, il fait bien froid ce soir. Durant E.V.A., le groupe s’arrête brusquement de jouer, ah on a une panne de courant ! Il faut bien 5/10 minutes pour redémarrer la machine, ils ne finiront jamais la chanson…

À la fin, je me rapproche du merch et Wriggles s’y trouve, je lui demande alors de signer ma setlist et ma tea towel et propose gentiment d’emmener tout ça backstage pour faire signer les autres, ooooh. J’ai même la signature de EERA sur la setlist ^^.

Nouvelles dates par pelletées !

Après deux festival annoncés pour le mois prochain, à savoir Focus Wales à Wrexham dans le Nord du Pays de Galles le 5 et le Bath Festival, où le groupe jouera au Forum le 21, une nouvelle tournée au Royaume-Uni a été annoncée mardi dernier, avec les billets déjà en vente depuis hier ! Toutes les dates en sommaire sur l’affiche suivante :

De plus, le premier festival estival a été annoncé, les garçons seront à l’affiche du Beat-Herder en juillet.

Prog | December 2018

Public Service Broadcasting

Venue | Royal Albert Hall, London
Date | 01/11/2018

If Public Service Broadcasting have sometimes suggested an air of fusty academia, all history lessons and libraries, tonight’s the night they shake that off. Reaching a career pinnacle by selling out the Royal Albert Hall, they fill it with colour, physicality and even a dash of showbiz. By the time the brass section in gold sequinned jackets are gyrating downstage with two extras in astronaut suits, exhorting the audience to dance, there’s no denying it: PSB are fun. Intelligent, innovative and atmospheric, but also emotive and exciting. They’re the little band that got big fast, but they’re using the G-force to their advantage.

With tracks that marry krautrock-electronica instrumentals to astutely judged samples capturing the heroism and drame of mountain-climbing, space travel and the fall of the South Wales mining industry, they’re not, on paper, a party band. Yet people have caught on to the adrenaline rush inherent in their sonic stories. ‘A climber climbs with his guts, his brain, his soul and his feet’, declares Everest. The band have realised the brain can’t make the summit alone, so they’ve kept rising. Tonight’s show simmers, then soars.

Diffident fulcrum J Wilgoose Esq plays guitars like Michael Rother and keyboards like OMD, while the rhythm section of drummer Wrigglesworth and bassist (and multi-instrumentalist) JF Abraham bring flesh and blood to the high concepts. Abraham is key to the visual element, his highly mobile enthusiasm a bridge to the crowd. Sure, the films (with relevant topics, from space modules to miners’ wives) and lighting are impressive, but to see musicians playing and hitting stuff gives the mood a heat you wouldn’t get with anonymous tweakers standing behind laptops. There’s a string section and intermittent cameos, ensuring the Chemical Brothers-style electronic backdrops support rather than swallow the humanity. Given that PSB’s chosen themes regard the best aspects of humanity – courage, nobility, resilience – that’s shrewd.

White Star Liner, from the invigorating new EP concerning the Titanic, gets a London debut. Otherwise, the set swoops between favourites, from Every Valley to Sputnik to Spitfire. Tracyanne Campbell sings Progress, Haiku Salut perform They Gave Me A Lamp and Lisa Jên joins a bashful Wilgoose for the incongruous ballad duet You + Me.

Everyone’s up and air-punching for the climax of The Other Side and Go. Clearly a rush for the incredulous South London band, it’s been an inspiring, motivating night, co-opting the daring of the space race protagonists and the steadfast pathos of the neglected Welsh communities. Then, as the ensemble departs, the Beaufort Male Choir bestride the stage to sing Take Me Home, and we learn how many coals it takes to fill the Albert Hall. Not a dry eye in the house. We’ve been taken to the other side.

Chris Roberts

Prog | décembre 2018

Public Service Broadcasting

Lieu | Royal Albert Hall, Londres
Date | 01/11/2018

Si Public Service Broadcasting ont parfois suggéré un air de monde universitaire qui sent le renfermé, tout en cours d’histoire et bibliothèques, ce soir, c’est le soir où ils se défont de tout cela. Atteignant un apogée de carrière en vendant le Royal Albert Hall à guichets fermés, ils le remplissent de couleur, de réalité physique et même d’une pointe de showbiz. Au moment où la section de cuivres aux vestes en sequins dorés tournoie sur scène avec deux figurants vêtus de costumes d’astronautes, encourageant le public à danser, on ne peut nier que PSB sont marrants. Intelligents, innovateurs et atmosphériques, certes, mais également sensibles et formidables. C’est le petit groupe qui est devenu rapidement grand, mais ils utilisent le G à leur avantage.

Avec des morceaux qui marient des instrumentales krautrock-electronica à des samples astucieusement jaugés capturant l’héroïsme et le drame de l’escalade, du voyage dans l’espace et du déclin de l’industrie minière du Sud du Pays de Galles, ils ne sont pas, sur le papier, un groupe de fêtards. Pourtant les gens ont saisi la poussée d’adrénaline inhérente à leurs histoires sonores. “Un grimpeur grimpe avec son ventre, son cerveau, son âme et ses pieds”, déclare Everest. Le groupe s’est rendu compte que le cerveau ne peut atteindre le sommet seul, alors ils ont continué à monter. Le concert de ce soir bouillonne, puis s’envole.

Le point d’appui réservé J. Willgoose, Esq. joue de la guitare comme Michael Rother et du clavier comme OMD, tandis que la section rythmique du batteur Wrigglesworth et du bassiste (et multi-instrumentaliste) JF Abraham apporte de la chair et du sang aux grands concepts. Abraham est la clé de l’élément visuel, son enthousiasme grandement mobile un pont vers le public. Il est certain que les fims (avec des sujets pertinents, de modules spatiaux aux femmes de mineurs) et les lumières sont impressionnants, mais voir des musiciens jouer et frapper des choses donne à l’humeur une chaleur qu’on n’aurait pas avec des anonymes qui tripotent des ordinateurs. Il y a une section à cordes et des caméos intermittents, assurant une toile de fond électronique à la Chemical Brothers sans absorber l’humanité. Étant donné que les thèmes choisis par PSB concernant les meilleurs aspects de l’humanité – le courage, la noblesse, la ténacité – c’est malin.

White Star Liner, extrait du nouvel EP revigorant à propos du Titanic, est joué pour la première fois à Londres. Sinon, le set zappe entre les favoris, de Every Valley à Spitfire en passant par Sputnik. Tracyanne Campbell chante sur Progress, Haiku Salut apparaissent sur They Gave Me A Lamp et Lisa Jên Brown rejoint un timide Willgoose pour le duo ballade incongru You + Me.

Tout le monde lève le bras et bat de l’air pour le grand moment de The Other Side et Go!. Clairement une montée pour l’incrédule groupe du Sud de Londres, cela a été une soirée inspirante et motivante, récupérant l’audace des protagonistes de la course à l’espace et le pathos inébranlable des communautés galloise négligées. Puis, alors que l’ensemble s’en va, le Beaufort Male Choir enfourche la scène pour chanter Take Me Home, et nous apprenons combien de charbon il faut pour remplir l’Albert Hall. Tout le monde a les larmes aux yeux. Ils nous ont emmenés de l’autre côté.

Chris Roberts

Traduction : 26 janvier 2022

Journal d’une fan en tournée – 20

Independent Venue Week 2019 et Irlande

Concerts exceptionnels et festivals estivaux 2019

17 mai 2019, Natural History Museum, Londres

Et me revoilà à Londres ! Après avoir fait la queue à l’extérieur puis à l’intérieur du museum d’histoire naturelle, je suis bien installée à la barrière à mon endroit habituel.

Je n’ai donc malheureusement pas pu profiter de la galerie des dinosaures ni voir la Lune de près, mais je me rattraperai quad je reviendrai pour les Proms.

Pas de première partie (le fait qu’ils aient installé le matériel en 3/4 heures est déjà une prouesse), c’est donc directement Sound & Vision de Bowie qui lance les festivités, suivi de Call Of The Moon (le morceau caché sur The Race For Space).

J monte tout seul sur scène, sa nouvelle Fender blanche en main. Il jouera dessus les parties de la chorale du morceau The Race For Space, c’est très joli.

Arrivent ensuite Wriggles, JFabs et Mr B, pour la version remaniée de Sputnik. Suivra donc tout le reste de l’album avec les Brassy Gents Barney au trombone, son frère Seb à la trompette et Johngy au saxophone.

Troisième fois que j’entends Fire In The Cockpit live et je m’aperçois que JFabs joue du buggle et du clavier en même temps dessus. J’ai apprécié que personne n’applaudisse à la fin, espérons que ce soit pareil aux Proms.

Le groupe semblait tendu durant la partie The Race For Space et n’a semblé se détendre que lorsque les dernières notes de Korolev se sont faites entendre.

Go ! a mis le feu comme d’habitude, à tel point que de la poussière est tombée du plafond (ou plutôt du squelette de la baleine bleue accroché au dessus de nos têtes !).

C’était un plaisir aussi d’entendre White Star Liner et pleins de chansons de Every Valley ce soir également.

J a tapé la cymbale de Wriggles à la fin de Spitfire, que c’est bon de les voir s’amuser autant tous les trois.

JFabs, toujours aussi classe, a donné une baguette chacun aux deux gamins à côté de moi à la barrière et moi, je récupère sa setlist !

Rendez-vous en juillet au Pays de Galles pour célébrer Every Valley !

6 juillet 2019, Château de Caerphilly

Et me voici de retour au Pays de Galles pour une célébration de Every Valley ! (Ou peut-être un au-revoir…)

J’apprends dans la matinée que nous aurons bien You + Me ce soir, car même si Lisa Jên Brown est à Londres pour un concert, Georgia Ruth (déjà vue sur scène avec les Manics) prendra sa place.

Je ne suis pas la première dans la queue mais troisième ! Les agents de la sécurité nous laisseront utiliser les toilettes, merci bien ! Je vois les filles d’Haiku Salut arriver, ouais ! Et à 17h, c’est sans problème que j’arrive à mon endroit habituel à la barrière. Giles vient me dire bonjour directement dans le public, encore clairsemée car Boy Azooga ne jouent pas avant 2 heures !

En parlant d’eux, ils étaient très bons et très heureux d’être là ! Dommage que le on ait été si mauvais ! Il faut dire que cette cour intérieure de château était magnifique !

Je remarque que les Lampies et les roues de mine sont de retour, le concert commence donc par Every Valley, suivi de The Pit et de PWANC, c’est bien une célébration de Every Valley qui commence ! Le groupe est accompagné de cordes pour l’occasion.

Suivra une excellente version de Signal 30, puis bref retour à l’ère The Race For Space avec la version funky de Sputnik et la toujours excellente Korolev.

On revient à Every Valley avec ProgressThey Gave Me A Lamp avec Haiku Salut (je me répète, mais ça reste toujours un grand moment d’un concert de PSB), et Mother Of The Village, toujours aussi émouvante (sur laquelle la nouvelle basse de Fidelity Guitars fera son apparition).

Les chansons désormais habituelles de fin de set arrivent avec White Star LinerSpitfire (et sa fin excellente où JFabs fait signe à J de venir vers lui et Wriggles), All Out, toujours aussi bien reçue au Pays de Galles, The Other Side et Go!.

JFabs revient sur scène pour le rappel vêtu du maillot de foot gallois et d’un énooorme drapeau gallois. Cet espiègle prend son bugle pour entonner les premières notes de Calon Lân, que tout le public reprend en chœur, ce à quoi J répond “On va y passer toute la nuit comme ça !” le sourire aux lèvres. Le reste du groupe et Georgia Ruth tout de léopard vêtue arrivent pour une version différente mais tout aussi belle de You + Me.

Puis ce sont les incontournables Gagarin et Everest avec Georgia qui s’est glissée dans le deuxième costume d’astronaute !

Le Beaufort Male Choir monte sur scène pour l’émouvant Take Me Home, suivi de l’hymne national gallois. Nous restons là à les regarder et les Gallois derrière nous demandent pléthores de chansons mais au bout de 5/10 minutes, nous sommes mis poliment à la porte. Nous disons au revoir à la chorale et ces bons monsieurs nous souhaitent une bonne nuit et un bon retour (ah, l’hospitalité galloise !).

25 juillet 2019, BBC Proms, Royal Albert Hall, Londres

Oh wow, quelle soirée et que je suis fière du groupe (et de JFabs en particulier) !

J’avais acheté un siège, mais je voulais être debout à la barrière donc me voici à 7h du mat’ devant le Royal Albert Hall, je suis troisième derrière deux habitués des Proms. J’entends mon nom, ah bonjour Giles et Jack ! Je vais au box office, qui me reprend mon siège et je suis remboursée, cool !

À 21h30, nous reformons la queue par ordre de numéros et après quelques péripéties, je suis à la barrière devant le clavier de JFabs ! Ça tombe bien, pour souligner le fait qu’il ait fait un nouvel arrangement de l’album The Race For Space, je porte un t-shirt TEAM JFABS avec un bugle dessus 🙂

Il fait à peu près 72° dans le Royal Albert Hall en ce jour le plus chaud du monde, mais heureusement l’enfer va se transformer en paradis !

Alors ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais, mais je n’ai absolument pas du tout été déçue !

La chorale London Contemporary Voices (déjà aperçue à Brixton, et pour les fans d’Harry Potter comme moi, la BO de l’Enfant Maudit) et le Multi-Story Orchestra montent sur scène pour Call Of The Moon (le morceau caché de l’album) et The Race For Space où les applaudissements enregistrés font rapidement place aux réels quand le groupe monte sur scène à son tour.

Sputnik, version longue album commence, et là, oh bonheur, qu’est-ce que c’est beau ! Des sifflets accueillent la montée de Sputters, au grand dame des prouts-prouts des Proms.

Je m’amuse à regarder les caméras devant moi, qui ont des instructions très précises à suivre, mais je me rendais pas compte qu’elles m’ont bien aimée car j’apparais effectivement pas mal dans la retransmission sur la BBC !

Suit Gagarin et les Brassy Gents en mode étendu avec une nouvelle danse répétée le matin même vue sur les stories Instagram de Barney 🙂

Fire In The Cockpit était très sobre et j’aurais préféré que les gens n’applaudissent pas…

On repart d’un pas plus léger avec E.V.A. qui est un autre de mes arrangements préférés de la soirée, mention spéciale à la section percussion de l’orchestre  qui est tip-top !

Suivra une interlude d’ouverture à The Other Side tout en cordes staccato, vraiment bien, plus les Brassy Gents qui se joignent à l’orchestre à la fin !

(Désolée pour l’usage excessif des points d’exclamation, mais la soirée étant si extraordinaire, ça en vaut totalement le coup !)

J’étais un peu triste de l’absence de Smoke Fairies, mais la chorale a été parfaite sur Valentina.

Je me sentirai un peu seule sur Go!, ce qui me vaudra d’apparaître en gros plan à la télé, mais on verra quelques bras levés quand même.

Suivra Korolev, en version extraordinaire avec ce vibraphone de ouf !

J présente le groupe, remercie la BBC, Alys Jones des Proms, Richard Andrews qui met fin à sa carrière (et Mr B me fait signe de son identité cachée au sein du groupe – dont j’étais au courant évidemment !) et oublie JFabs ! Le groupe allait commencer Tomorrow mais Mr B a signalé l’oubli à J qui s’est excusé à profusions !

Le concert se finira donc sur Tomorrow et un coda de l’orchestre sans le groupe, qui reviendra pour saluer à la fin.

Giles me donne la setlist de JFabs, Mr B vient me faire un hug et je reste dehors à parler avec Chris l’Américain (et à me remettra de mes émotions). Vers 2h du matin, le groupe sort, Barney me dit qu’il adore mon t-shirt et qu’il est Team JFabs aussi, le portant dans ses bras ! Mr B tient absolument à nous prendre en photo !

30 août 2019, Moseley Festival

Je ne suis pas très festivals, mais quand PSB est en tête d’affiche d’un festival relativement petit situé à 20 minutes du centre-ville de Birmingham, bah j’y vais quand même, surtout que les occasions de voir le groupe cette années se rarifient.

Je m’installe à la barrière de la main stage, m’asseyant quand il n’y a personne qui joue.

J’ai raté une bonne partie des groupes, à cause de travaux en centre-ville de Birmingham, je commence donc avec Tunng, qui a un carillon fabriqué à partir de clés et pleins d’autres instruments bizarres, c’était sympa.

Suivra Edwyn Collins, superbe ! Cet homme est une inspiration de folie.

Je fais coucou à Mr B et Giles, déjà sur scène alors que les Zutons n’ont même pas commencé.

J’ai apprécié les Zutons une demi-heure, après quoi mes oreilles, fatiguées à cause de la musique constante, aient lâché…

Ce qui m’empêchera de profiter pleinement de PSB d’ailleurs. J semble très fatigué, c’est vrai qu’il a tenu une conférence à Leeds le matin même.

Trop de problèmes techniques et de son n’aideront pas. C’est dur de passer après les Proms…

JFabs était de retour câblé et portait son Apple Watch sur scène !

Cependant, tout n’était pas négatif ! J’étais très contente de réentendre Theme From PSB après tous ces concerts “à thème”, ainsi que Night Mail, pas entendue depuis longtemps.

Oh et revoir Toby à la trompette !

Les gens étaient heureux, donc je dois être un peu difficile maintenant…

6 septembre 2019, Festival of the Moon, Wakefield

Et voilà, le dernier concert de PSB de l’année et pour un moment… *pas pleurer, pas pleurer*

À l’instar du concert du museum d’histoire naturelle, les garçons ont joué l’intégralité de l’album The Race For Space sous la Lune de Luke Jerram (que je vais enfin pouvoir approcher suite à mes échecs à Londres).

Surprise, retour de l’ancien drum tech, Matt Davies (grâce à qui j’obtiendrai une setlist).

La première partie est assurée par Mayshe-Mayshe, intéressante avec ses loops et son sèche-cheveux (oui oui!), mais je n’ai pas réussi à rentrer dedans.

Mr B ce soir contrôlera ses deux écrans habituels plus celui de la salle, légèrement dissimulé par ceux-là. Call Of The Moon comme après le Sound & Vision de Bowie, ça démarre !

J monte seul pour The Race For Space puis le groupe l’accompagne pour la version funky de Sputnik.

Le groupe est très détendu ce soir, J se plante merveilleusement sur les sample de Theme From PSB lol

Nous sommes dans la ville des Cribs, JFabs, en grand fan, revient sur scène pour le rappel vêtu de l’un de leurs t-shirts.

J nous annonce que ce sera le dernier concert pour au moins six mois, c’est bien, vu que je m’attendais à une pause d’un an.

Nous ne les voyons pas après, tant pis !

Amersham Arms et tournée Bright Magic 2021

Journal d’une fan en tournée – 17

Tournée britannique avril 2018

Tournée galloise et Royal Albert Hall

25 octobre 2018, Pontio Arts Centre, Bangor

Après avoir annoncé une date exceptionnelle au Royal Albert Hall où j’étais triste que ce ne soit pas mon 100ème concert du groupe, voilà qu’ils annoncent une mini-tournée au Pays de Galles pour dire au-revoir à Every Valley ! Mon 100ème concert aura donc lieu à… Blackwood, ville natale des Manics !

Mais tout d’abord direction Bangor dans le Nord du Pays de Galles pour ma première visite de cette région. Et direction le centre culturel Pontio où je retrouve Chris qui fera toutes les dates avec moi en bon Gallois natif.

Nous sommes bien accueillis par les employés, qui nous invitent même à échanger nos e-tickets pour de vrais billets cartonnés.

L’entrée se fait sans problème dans le calme et nous nous retrouvons dans un petit théâtre où les sièges ont été retirés. Les salles de cette tournée font environ 500 places, l’occasion de voir de près nos petits Anglais préférés !

La première partie ce soir sera assurée par Dead Method. J’avais bien aimé l’écoute sur Spotify, mais sur scène, j’aime moyen. C’est peut-être dû au fait que le chanteur était malade. Pour cette tournée, nous aurons droit à uniquement des groupes ou artistes locaux en première partie, belle initiative !

Je suis un peu déçue au départ par l’absence de Mr B, mais finalement, ces dates ont permis aux trois musiciens de se consolider en tant que groupe.

Enfin, pas tout de suite, car cette date de Bangor s’est passée après une petite pause, donc c’était un peu “bancal” mais très bien quand même. JFabs me dira par la suite du concert qu’il aime bien quand c’est comme ça, pour éviter de tomber dans la monotonie.

Parlons de lui justement, en plus d’être encore plus survolté que sur les dates précédentes, monsieur arbore désormais un anneau à l’oreille gauche !

Pays de Galles oblige, la setlist est très orientée vers l’album Every Valley, à mon grand plaisir, même si la chanson éponyme ne s’y trouve pas car Mr B n’est pas là.

Première surprise, le retour de Sputnik, déjà rejouée lors des festivals estivaux, mais en version plus courte et funky, j’aime beaucoup !

Deuxième surprise, premier pogo lors d’un concert de PSB ! Ce qui a bien fait rire les garçons !

All Out, comme d’habitude au Pays de Galles, est super et comme nous sommes dans sa région, Lisa Jên Brown vient accompagner J sur le duo You + Me, J toujours meilleur chanteur et toujours plus à l’aise sur scène.

Nous parlerons longuement avec eux après le concert. Je n’oserai pas approcher Lisa car je vois qu’elle est en famille. Nous parlerons évidemment de mon futur 100ème concert et ils n’en reviennent toujours pas ! La sécurité nous demandera gentiment de partir au bout d’un moment.

26 octobre 2018, Pontardawe Arts Centre

Direction les vallées du Sud du Pays de Galles pour le reste de cette mini-tournée. Très long voyage aujourd’hui qui commence assez bien en première classe pour une heure puis une sorte de RER amélioré sur-bondé pour les 3 ou 4 heures à suivre.

C’est fatiguée et tendue que j’arrive à Swansea, où Chris viendra me chercher en voiture pour aller en banlieue à Pontardawe (oui, oui, ce nom est prononçable !) et un autre centre culturel, bien que plus petit cette fois.

C’est sous une pluie battante que nous arrivons. Après un petit repas bien accueilli, nos noms sont cochés très à l’avance sur la liste et nous pouvons nous déplacer à notre guise. Encore une fois, les Gallois ont démontré qu’ils avaient le meilleur sens d’hospitalité au monde.

La salle ce soir est très jolie et effectivement plus petite que la veille et en lieu de Dead Method qui ont fait faux bond pour cause de maladie du chanteur, c’est Teddy Hunter qui se charge de faire la première partie.

Jeune étudiante (également légèrement malade ! Vu le temps, pas étonnant !) seule au clavier, c’était un très joli moment. J’aime aussi son collier réalisé à partir d’une cuillère.

Quant aux garçons, quel concert exceptionnel ! Bien meilleur que la veille malgré l’absence de Signal 30, J et Wriggles sont bien plus près de nous et JFabs a été libéré (délivréééé, nan pas cette chanson !) et Jack peut enfin arrêter de lui courir derrière pour décoincer son câble de basse.

C’est avec un grand sourire qu’on leur parle après (et que je prête mes Sharpies à tout le monde). J me dit qu’il aura quelque chose à me donne le lendemain, ooooh !

27 octobre 2018, Miners Institute, Blackwood

Et voilà, 5 ans et un mois après les avoir découverts en première partie des Manics, j’atteins mon 100ème concert de PSB, qui plus est, dans la ville natale des Manics, Blackwood !

Aujourd’hui, pas de problème de transport puisque je n’ai qu’un petite heure de train entre Swansea et Newport, en première classe en prime !

Chris viendra me chercher en voiture et nous arrivons tôt pour que je puisse visiter les environs du Miners Institue, et que nous allions manger.

Il fait extrêmement froid et l’attente aujourd’hui à l’extérieur n’est pas franchement très agréable. Je reste seule sous le porche de l’institut en attendant que Chris vérifie s’il a le droit de se garer à l’endroit où il était et je vois un petit gars râblé en bonnet passer… Tiens, mais je le connais, nan ? Et là, moment ampoule qui s’allume au-dessus de la tête, c’est James Dean Bradfield ! Je fais des signes comme une idiote à Chris et Paddy (Irlandais qui fera toutes les dates comme nous) mais ils ne comprennent pas.

En première partie ce soir (et demain), il s’agit de Perfect Body, quintette quelque peu disparate mais intéressant. La chanteuse semble être une poupée de porcelaine gothique avec une voix très éthérée. Un des guitaristes, qui chantera sur quelques morceaux, ressemble à un croisement entre Lou Reed et un professeur fou. Le bassiste, qui restera de côté tout le long du set, paraît être le fan parfait de Echo & The Bunnymen.

Sinon excellent concert de PSB ce soir (je ne sais pas si c’est le fait que ce soit mon 100ème ou l’excellent public, ou un mélange des deux), avec la meilleure version de Signal 30 que je n’ai jamais entendue !

James arrive donc pour le rappel et sort un “No other fucking band in the world has played as many gigs in Wales as PSB” avec sa délicatesse naturelle (il reste le mec le plus cool au monde).

J’arrive à le capter dans la salle après le concert et lui fait signer ma setlist en lui disant que c’est mon 100ème concert de PSB. Il me demande mon nom et me sort “Ah oui, je t’ai signé une caret !” (Euh, merci pour le spoiler, mais je t’aime quand même !).

La sécurité nous jettera rapidement dehors mais on avait repéré l’entrée des artistes derrière le bâtiment. On recroise JDB qui nous donne l’adresse du meilleur fish’n’chips du coin.

On voit un J en chemise remonter la côte quelque chose à la main. Il me donne d’abord un carte, qui ira avec celle de Chris et de Sofi, la péruvienne installée au Pays de Galles, ainsi qu’un exemplaire de leur EP One dédicacé ! Je lance un “oh putain !” en français dans le texte et je lui fais un hug (oui, oui, j’ai réussi cet exploit !). Les autres accompagnés des Brassy Gents sortent aussi, j’en profite pour faire signer la setlist par tout le monde.

Ayant écouté enfin les versions studio de White Star Liner EP qui est sorti la veille, je demande à JFabs si c’est normal que l’intro de The Unsinkable Ship ressemble fortement à Pilot de Professor Penguin. Je vois son visage s’illuminer de fierté et il me dit que, effectivement, J lui a demandé une intro similaire. Nous les laissons car les pauvres sont en chemises par des températures proches du négatif.

Dans la voiture, j’ouvre la carte et je me rends compte que toute l’équipe technique l’a signée aussi, comme ils sont adorables ! Je rigolerai pendant au moins  minutes quand je m’aperçois que Wriggles a rajouté la mention “Hundred” après “EP One” sur la pochette. Étant donné qu’il se revend aujourd’hui entre 150 et 200 £, c’est un très beau cadeau qu’ils m’ont fait !

28 octobre 2018, Riverfront Theatre, Newport

Aujourd’hui, pas de problème de transport puisque je dors à Newport. J’en profite pour récupérer une bonne partie du sommeil accumulé ces derniers jours. De plus, c’est un concert assis et numéroté, donc pas de queue à faire.

On arrive assez tôt avec Chris pour boire un coup et récupérer nos tickets. Arrive Luke, un autre Informer qui habite dans la ville, qui me remet une autre carte pour mon 100ème concert la veille ! C’est apparemment très gallois d’offrir des cartes pour toutes les occasions.

On pensait être au premier rang, mais c’est bien deux autres rangs qu’on voit devant bien que nous ayons beaucoup de place pour les jambes. Ah, qu’est-ce que je déteste les concerts assis !

C’est Perfect Body qui fait la première partie comme hier soir. Je les apprécie comme la veille.

J’aime beaucoup la basse sur Mother Of The Village, qui est bien haute dans le mix ce soir.

À la fin de The Other Side, on arrive à lever toute la salle avec JFabs. Ce dernier passera devant nous durant Go!, ah super merci ! Grâce à la place devant nous, on a la possibilité de faire la danse complète sur Gagarin, ça c’est top aussi.

J’arrive à obtenir une setlist à la fin en courant vers la scène, mais on ne verra pas le groupe après.

29 octobre 2018, Muni Arts Centre, Pontypridd

Dernière date de cette mini-tournée. Aujourd’hui une petite demi-heure de train jusqu’à Cardiff, où je dors. Chris me conduira jusqu’à Pontypridd où le temps ne s’est toujours pas réchauffé.

L’équipe galloise nous fait rentrer au chaud et c’est presque sans problème que nous arrivons à la barrière.

Des mecs déjà bourrés cherchent à nous pousser pour atteindre le bar, euh non, c’est par là !

Ce soir, c’est Head Noise qui feront la première partie. J’avais beaucoup aimé sur Spotify mais je les ai adoré sur scène ! Déjà, ils installent pleins de boîtes en carton maquillées en objets et on kiffe déjà mais leur set était très drôle et la musique excellente. Ils nous ont envoyé les boîtes en carton à la fin de leur set.

Sinon quel plaisir de retrouver les garçons de près après le débâcle de la veille ! Surtout avec Signal 30 dans la setlist !

On n’aura pas l’occasion de les voir après mais on rencontrera Head Noise qui signera nos boîtes. Belle fin de cette mini-tournée galloise avant quelques jours de repos et le Royal Albert Hall.

1er novembre 2018, Royal Albert Hall, Londres

Après quelques jours à Londres, dont un aux studios Harry Potter avec d’autres Informers, nous voici en route pour le Royal Bertie ! Le temps est à la pluie, mais heureusement que nous sommes abrités pour faire la queue.

Après avoir croisé Neil de Smoke Fairies en route pour l’anniversaire d’un neveu et fait un hug à Mr B, c’est dans le calme que nous atteignons la barrière, qui est très proche de la scène.

Shaun Gordon, photographe de la pochette du live à Brixton, vient nous dire bonjour et m’offre un tirage dédicacé d’une photo prise pendant Go! ce soir là !

La première partie ce soir est assurée par Tracyanne & Dany, ce qui laisse présager que Tracyanne viendra accompagner les garçons sur Progress. Je les ai mieux appréciés que je ne le pensais donc agréable moment surtout que nous reconnaissons Sean Read, alias “Saxy” aux claviers et saxophone. Il joue en effet pour les Manics de temps en temps.

Le groupe s’installe, je remarque que Mr B a effectivement placé des écrans de manière à ce que tout le monde puisse voir les visuels, y compris les personnes assis derrière la scène. Je devine les pupitres des cordes et oh, Sputters est là !

Le concert commence donc sur l’enchaînement Every Valley et The Pit que j’apprécie beaucoup, mais finalement je vais beaucoup rire au cours de cette soirée !

J annonce Traycanne pour Progress et on attend mais elle n’arrive pas. Il l’annonce à nouveau et toujours rien (Giles n’avait pas bien fait son boulot, shocking !). Elle finira par arriver dans l’hilarité générale. J’aime beaucoup Progress sur scène et j’avoue qu’avec elle, c’est vraiment bien.

Suit They Gave Me A Lamp pour laquelle Haiku Salut arriveront de l’autre côté présenté par J. Elles me saluent, c’est vrai qu’on avait pas mal parlé lors de leurs concerts à Londres (auquel J a assisté) et Brighton. Je me répète mais cette chanson est toujours un moment magnifique sur scène.

JFabs arrive à faire lever pratiquement tout le monde qui a un siège pour Go! et survolté comme jamais, il monte dans les Stalls et deux gars l’embrassent en haut (il m’expliquera après le concert de Paris que c’était des amis d’enfance à lui) !

Lisa Jên Brown revient pour le rappel et You + Me, suivra donc Gagarin où la version étendue des Brassy Gents dévoilera de petits blousons à sequins dorés cachés sous leurs vestes. Une véritable surprise pour le groupe qui a réussi, en bons professionnels, à continuer à jouer. Puis la soirée s’est conclue sur Everest et l’apparition du premier Wriggles aux claviers !

Viendra ensuite le Beaufort Male Choir pour le deuxième rappel, le toujours aussi émouvant Take Me Home.

On me donne une setlist et un bracelet pour l’after où le Beaufort Male Choir poursuit le concert. Je discute avec tout le monde et je fais signer ma setlist par le groupe et Lisa avant qu’elle ne disparaisse. JFabs me confesse qu’effectivement, il a eu peur lors de ses acrobaties à Hammersmith. On est mis à la porte par la sécu vers 2 heures du matin, allez que 3 jours avant le prochain concert !

Tournée européenne novembre 2018

Journal d’une fan en tournée – 13

Festivals 2017

Tournée britannique octobre 2017

13 octobre 2017, Great Hall, Cardiff

Dieu seul sait ce que cette tournée me réservait quand j’ai décidé de faire toutes les dates, comme j’ai été gâtée !

Premier arrêt, Cardiff, où j’ai retrouvé avec plaisir mon ami Chris, et les deux fans des Manics, Jess, de Bristol, et Mia, de St Pétersbourg.

Après avoir parlé avec Flick, du merch, et Rob, un des Brassy Gents à la trompette, la sécurité nous guide vers l’entée où nous ferons la queue, avec la vue sur le tour bus de 16 places. J’apprendrai par la suite qu’en plus de leur petite remorque pour les instruments, ils ont désormais un camion Fly by Nite pour le design scénique.

On croise J qui a mal au crâne et nous dit qu’il vient d’avoir James Dean Bradfield au téléphone mais qu’il est trop malade pour venir.

Nous nous installons bien évidemment au premier rang au milieu. Andrew MacColl me reconnaît, me dit bonjour et s’en va. Palace, le groupe de première partie pour cette tournée, monte sur scène. Ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, en prime ils ne sont pas très charismatiques, mais je fais avec et j’applaudis poliment.

On observe la scène et apercevons quelques lampes et des objets bizarres qui s’avéreront être des caméras. Juste avant que mes garçons ne montent sur scène, Andrew me donne le CD promo de Turn No More, un sticker et un badge, oh la la !

Une version audio plus sobre de Geoffrey Went Too Far passe, puis Sound And Vision de David Bowie retentit, et le silence et le noir complet envahit la salle.

J monte seul avec sa guitare et commence les premières notes de Every Valley. Une des nombreuses lampes de mineurs créées par Mr B s’allume et descend, puis une autre, une troisième et une quatrième. Le reste du groupe, ainsi que les Brassy Gents rejoint J. Sans un mot, le groupe enchaîne sur The Pit avec toutes les lampes allumées, et les roues qui tournent. Theme From PSB et The Now Generation, retravaillées, possèdent de magnifiques lumières de la part de Francis Clegg. Sur Korolev, je me rend compte que les Brassy Gents ne sont plus sur câble mais par radio, leur donnant une liberté de mouvement.

Sur People Will Always Need Coal, je suis éblouie dans tous les sens du terme par les Lampes qui dansent littéralement devant nous.

Turn No More sera jouée donc sans JDBn et paraît bancale, mais n’oublions pas que c’est la première fois qu’ils la jouent sur scène !

Après Everest, le groupe descend de scène et s’installe sur le côté, laissant la scène au Beaufort Male Choir et ses très nombreux membres pour une version très émouvante de Take Me Home. Toute la salle ou presque est en pleurs, puis le public, Pays de Galles oblige, entonne son hymne national (que je reconnais en tant que bonne fan des Manics).

J’essaie de me contenir, mais dès que je tourne les yeux vers Jess, nous éclatons toutes les deux en larmes ! Bon Dieu, ce n’est que la première date ! Le père de J vient me dire bonjour et s’amuse de voir dans quel état me rend le groupe de son fils.

Je croise le tour manager extraordinaire, Giles, et managers, ravis de me voir et que je fasse la tournée entière.

On reste à discuter entre fans et JFabs et les Brassy Gents se mêlent à la conversation jusqu’à 1h du matin, je vais être fraîche pour le prochain concert !

14 octobre 2017, UEA, Norwich

Après un très très long voyage suite à des travaux sur la ligne Cardiff-Londres, j’arrive chez mon ami David, qui m’héberge gentiment ce soir.

Après une visite de son TARDIS et ses trois Daleks géants, nous partons vers l’université de Norwich, où se trouve la salle.

On arrive en plein soundcheck, où j’entends Elf Part 2 et Go To The Road, deux de mes préférées ! La première peu jouée à cause de sa difficulté et la deuxième, pas encore jouée (j’avoue que j’avais dit au groupe que c’était ma préférée de l’album et que j’aimerais bien l’entendre sur scène).

Comme d’habitude, je me suis trompée de porte, et au moment où je retrouve mon amie Tami et son mari, il y a trois personnes dans la file mais je m’inquiète pour rien car je pourrai me mettre à mon endroit habituel sans problème.

Ce soir, la première rangée de Lampies sont directement au-dessus du premier rang du public, déjà un changement par rapport à la veille.

Parlons des écrans ! Ceux déjà vus à Exeter feront effectivement la tournée avec des petits frères accrochés sur les côtés de la scène, 2 à Cardiff et ce soir 4 (d’où l’intérêt de faire une tournée entière, on peut observer tous ces petits détails).

Contrairement à la veille où j’essayais désespérément de tout voir en même temps, aujourd’hui j’ai essayé de me concentrer un peu plus.

Enfin, j’aurais essayé. À cause de la fatigue (j’aurais dormi 3 heures), je me suis endormie trois fois durant la demi-heure de Palace (ils ont joué exactement les mêmes chansons que la veille avec les mêmes mouvements).

Les visuels sur Go To The Road sont vraiment biens, mais Mr B les améliorera au cours de la tournée en y ajoutant des petits trucs ça et là. C’était très marrant de voir les Lampies descendant au-dessus de nous, même si je devais avoir l’air bête à les regarder !

Autre nouveauté sur la tournée (ça commence à faire beaucoup !) avec les nouvelles caméras qui tournent à 360° sur elles-mêmes, ils nous filment pendant Go! maintenant ! (Je suis donc apparue sur les écrans pratiquement tous les soirs…).

Gagarin reste toujours un grand moment de bordel organisé avec les Brassy Gents changeant leur danse tous les soirs et ce soir Giles, qui porte toujours le costume de cosmonaute, s’amuse à faire des pompes sur scène.

Trajet oblige, nous repartons sans attendre, de toute manière, le tour bus est inaccessible.

16 octobre 2017, Academy, Manchester

Les concerts à Manchester sont toujours très bons même si toujours un peu brut de pomme et ce soir ne déroge pas à la règle, c’était encore une belle soirée.

Après un jour de repos bien nécessaire, je retrouve dans la queue mon amie Helen et je fais la connaissance de deux Informers, Blake et Craig. Je retrouve également un ancien technicien lumière de concert déjà croisé à Liverpool et à l’Albert Hall.

En m’installant à mon endroit habituel, je vois encore quelques petits changements au design scénique, principalement les Lampies qui seront devant nous cette fois-ci.

Peu de changements dans la setlist ce soir, à part le retour de The Now Generation depuis Cardiff et l’arrivée de E.V.A..

C’est l’anniversaire du guitar tech Jack ce soir donc tout le groupe rejoint par les Brassy Gents et le public lui entonne un “Happy Birthday” bien mérité.

Ayant remarqué qu’il avait installé un pedal board au milieu de la scène, je m’attendais à un invité spécial en la personne de James Dean Bradfield, mais en fait ce sera Haiku Salut qui viendra rejoindre les garçons sur une magnifique version de They Gave Me A Lamp avec la tête dans les Lampies. Quel moment magique !

Sur Gagarin, un deuxième cosmonaute vient rejoindre Giles ! Après inspection, les tatouages répondent à ma question, il s’agit de Tom.

17 octobre 2017, Boilershop, Newcastle

Direction le grand Nord de l’Angleterre où il fait toujours aussi froid qu’en août dernier. Après avoir retrouvé le co-admin des Informers, Simon, dans la queue, je retrouve d’autres Informers à la barrière, ça fait toujours plaisir.

La scène ce soir est la plus petite de la tournée, résultat, une seule roue sur le côté gauche, pas d’écrans supplémentaires, pas de projecteurs au milieu entre les écrans et seulement 5 Lampies posées à terre.

Côté setlist, on notera l’arrivée de ROYGBIV que j’aime énormément sur scène donc je suis ravie.

J me semble un peu “lit up” et rigole beaucoup avec Jack 😉

Durant Gagarin, étant donné la taille de la scène, seul Giles apparaît mais par la suite, j’ai vu Tom dansant dans l’escalier sur le côté !

18 octobre 2017, Barrowlands, Glasgow

Même si le temps était glacial, l’ambiance à l’intérieur d’une de mes salles préférées au monde ne l’était sûrement pas !

Ayant encore oublié que les Écossais n’avaient pas pour habitude de faire la queue, je me retrouve quelques heures dans le froid quand j’entends “Bonjour, ça va ?” en français dans le texte, le groupe en Andrew MacColl partent dîner !

Après quelques cafouillages au scan de mon ticket, je monte les escaliers du Barrowlands à toute vitesse et je me retrouve à ma place habituelle à la barrière et… oh ils l’ont changée ! L’ancienne était très haute et rembourrée, la nouvelle est dans la norme.

Comme d’habitude, les concerts en Écosse ne déçoivent jamais et encore moins dans cette salle. Ça crie de partout, l’ambiance est chaude !

J dédicace They Gave Me A Lamp comme il l’a fait sur quasiment les autres dates à la bibliothèque des mineurs de Swansea qui l’a beaucoup aidé dans ses recherches pour Every Valley et là le fan des Manics (n’oublions pas que PSB a fait la première partie des Manics dans cette même salle en 2013 – j’y étais) qu’est J a sorti un magnifique “Librairies gave us power !”.

Go! commence et je sens qu’un truc est bizarre, effectivement, ils sont complètement décalés, je suis complètement perdue mais apparemment personne ou presque ne l’a remarqué.

Le groupe remonte sur scène pour le rappel et je vois une ombre en kilt sauter en l’air, JFabs ? Non, c’est Mr B ! (J’apprendrai par la suite qu’il est à moitié écossais).

Au cours de Gagarin, Giles et Tom descendent dans la fosse à photographes et nous font des high 5 ! Un grand merci à Andrew d’avoir immortalisé ce moment !

19 octobre 2017, O2 Academy, Leeds

Quel temps de chien m’accueille dans la ville natale de Wriggles ! En arrivant dans ma chambre, je m’aperçois que j’ai une Lampy aussi 😉 J’attends que le temps se calme pour aller chercher des provisions, ce qui n’arrivera pas donc j’enfile bien ma capuche sur la tête et je fonce tête baissée vers le centre commercial à côté. En baissant ma capuche, j’entends du français, oh salut les garçons (quand je vous dis que je ne le fais pas exprès de tomber sur eux tout le temps !).

Je retrouve Chris devant la salle, ainsi que Björn, venu de Suède et d’autres Informers, dont Helen et sa mère, septuagénaire !

La petite nouveauté dans la setlist ce soir est If War Should Come, toujours aussi poignante.

Sur Gagarin, je m’aperçois qu’il y a une femme dans un des costumes d’astronaute. J la décrira comme celle qui a envahit la scène du Brudenell Social Club en 2013, c’est donc la sœur de Wriggles ! D’ailleurs Tom aura dû venir la chercher pour qu’elle rentre backstage lol.

Avec Chris, on reste à parler jusqu’à 1h du matin avec la sécurité et on croisera Wriggles, Barney et Toby qui s’inquiètent pour moi et les longs trajets sur cette tournée, comme c’est mignon ! Wriggles me demandera comment j’ai trouvé la version de Go! de la veille à Glasgow… “Euh, j’étais perdue !” “Oui j’ai vu ça !” Les garçons sont un peu inquiets pour le lendemain, vu que c’est un concert assis, on verra bien ! On verra aussi Mr B qui allait se coucher avec un film.

20 octobre 2017, Arts Centre, Warwick

Direction Kinckley avec Björn pour retrouver Amelia après le travail afin qu’elle nous emmène sur le campus universitaire de Warwick près de Coventry où a lieu le concert ce soir. Nous avons la chance d’avoir tous des places au premier rang, car oui ce soir, c’est assis et numéroté ! On en profite pour y aller relax et dîner !

Afin de faire rire le groupe, Amelia nous a acheté du popcorn, alors une fois le sérieux de Every Valley et The Pit passé, nous en profitons sur Theme From PSB pour ouvrir les paquets et ça n’a pas raté, JFabs est mort de rire !

Côté setlist, nous avons le droit ce soir à la trop rare désormais ROYGBIV. Haiku Salut font leur deuxième apparition sur cette tournée et je me fais repérer en lançant le clappement de mains.

On finira le concert debout depuis Go!, au grand bonheur de JFabs.

On ne tarde pas, une heure de route nous attend jusqu’à Nottingham, car je suis accueillie par sa famille pour les trois prochaines nuits.

21 octobre 2017, Rock City, Nottingham

Un concert debout, youpi ! Dans la continuité de la crasse de la salle (on ne peut pas faire un pas sans que son pied reste collé par terre avec les effluves de bière), ce soir sera particulièrement remuant, voire “violent” (on reste à un concert de PSB, hein !).

Tandis que Chris, Björn et moi faisons la queue dans les escaliers (couverts, ouais !) du Rock City, nous croisons les filles de Haiku Salut qui nous reconnaissent et entament la discussion, elles sont vraiment sympa !

Côté setlist, rien de bien particulier mais au moment de Theme From PSB, ça commence à chauffer derrière nous et on est plusieurs à se retourner pour vérifier ce qui se passe et ce n’est pas passé inaperçu auprès du groupe car j’apprendrai par la suite que JFabs s’est rapproché du bord de la scène pour jeter un œil.

Ce dernier passera d’ailleurs un long moment sur la barrière pendant Go! lol et durant Gagarin ce sera deux filles de Haiku Salut qui seront dans les costumes pendant que la troisième filmera !

Nous partons vite fait après le concert pour récupérer la voiture au parking mais on est interpellés à coups de grands battements de bras par un très enthousiaste Mr B qui nous parlera un bon moment.

23 octobre 2017, Colston Hall, Bristol

Waou, quelle soirée spéciale !

Je rejoins Chris à la salle qui se trouve en fait dans un complexe culturel donc la queue est au sec, youpi ! Je mange une pizza et on écoute le soundcheck, euh… attend, on dirait la guitare de James Dean Bradfield ? Euh mais c’est sa voix en vrai, oh mais il est vraiment là ! C’est dans un état d’exaltation que nous accueillons Jess qui est naturellement dans le même état que nous.

En rentrant dans la salle, on s’aperçoit que ce soir, il y a 6 écrans supplémentaires !

Puis on voit Jack installer le matériel pour Haiku Salut et deux autres pédales pour James, ainsi qu’un papier sur le retour son. Je devine que ce sont les paroles de Turn No More.

Durant Sound & Vision, on voit une porte s’ouvrir cassant l’obscurité et on hurle tous “la porte !” (il s’agissait en fait de James et des filles de Haiku Salut qui allaient s’asseoir au balcon !).

Après un retour fort apprécié de Signal 30 dans la setlist, on apprécie comme c’est maintenant devenu une habitude l’apparition de Haiku Salut durant The Gave Me A Lamp, mais toujours pas de James Dean Bradfield…

Puis le rappel et JDB arrivent ! Très pro, il ne dira rien et c’est une version bien meilleure que celle de Cardiff que les garçons ont joué.

Tom me donne gentiment les paroles de Turn No More, en plus de ma setlist habituelle.

24 octobre 2017, Pyramids, Portsmouth

La journée de la malédiction, mon train est en retard, je me perds entre la gare et l’hôtel (pour changer !) et je rate le groupe en dédicace (mais je mangerai une délicieuse pie à l’anglaise, végétarienne bien sûr !).

On retrouve Philip devant la salle qui empeste le chlore de la piscine voisine (je rentrerai d’ailleurs trempée tellement cette salle est un chaudron !).

La malédiction se poursuit avec un technicien qui au lieu de faire attention tire un câble et patatras, une des nouvelles caméras est cassée !

Concert quelque peu banal pour moi, mais les autres qui n’ont pas fait la tournée ont adoré, tant mieux (il reste quand même en dernière place de mon classement, je ne sais pas si c’est à cause de la fatigue ou le sentiment de fin de tournée qui approche, enfin bref).

La petite surprise reviendra à Flick qui portera un des costumes durant Gagarin.

25 octobre 2017, De La Warr Pavilion, Bexhill

Après encore moultes péripéties dans les trains, j’arrive enfin dans la ville de la côte sud anglaise Bexhill, avec le luxe de dormir en face de la salle, le chef d’œuvre art déco De La Warr Pavilion.

Il faut que je passe par une brasserie pour récupérer la clé de ma chambre, au passage je croise JFabs en train de manger avec des amis qui me dit bonjour (quand je vous dis que je le fais pas exprès !). La propriétaire du B&B me demande si c’est un ami que je vais rejoindre alors je lui explique qu’il fait partie du groupe qui joue ce soir et que je suis en tournée. La chambre est magnifique au passage (et la télé a Netflix !).

Je retrouve Chris dans le complexe culturel qu’est le Pavilion, j’adore (les toilettes sont propres et gratuits !).

Quelques instants avant l’ouverture des portes, on apprend qu’on doit échanger nos e-tickets, heureusement il n’y a qu’un personne derrière nous. D’ailleurs, à l’ouverture des portes, il n’y aura que nous trois à la barrière pendant un moment.

Le chanteur de Palace nous reconnaît désormais et ponctue sa prestation de coucou et de sourires…

Quant aux garçons, un peu comme la veille, bon concert mais sans plus, pas de chanson particulière, pas d’invité.

On croise Rob après le concert qui ramène en voiture JFabs et d’autres Brassy Gents sur Londres.

26 octobre 2017, Hammersmith Apollo, Londres

(Ou peu importe comment vous appelez cette salle.)

Et voilà, c’est déjà la fin…

Ne pouvant pas encore prendre possession de ma chambre d’hôtel, je décide de passer devant la salle pour repérer le chemin. Il y a des jeunes dans des sacs de couchage… ah, ce sont des fans de Harry Styles, qui joue trois jours plus tard !

Je prends une photo de la devanture avec le nom du groupe et je tombe sur un J ébouriffé qui a eu la même idée que moi. Nous parlons un peu et je vais manger avant de retourner à l’hôtel et revenir rejoindre Chris dans la queue.

Beaucoup d’Informers nous retrouvent par la suite. J passera nous distribuer des bracelets pour nous donner accès à l’after après le concert et passera dans la queue jusqu’à épuisement des 50 bracelets, quel amour !

On parvient à nos places à la barrière qui me paraît bien plus petite qu’en 2005 quand j’étais venue voir les Manics…

La caméra cassée à Portsmouth a été remplacée par une autre, tous les écrans sont là (un lâchera au début du concert et j’apprendrai par la suite de Mr B qu’il aura été réparé par un gars qui est allé jusqu’à arracher les câbles avec les dents pour s’assurer qu’il remarche !).

Londres oblige, les Brassy Gents sont au complet dès Every Valley et The Pit.

Première surprise à la fin de People Will Always Need Coal, un groupe de fanfare apparaît sur scène. À regarder de plus près, ils sont bien jeunes. Effectivement, il s’agit des élèves de Wriggles !

JFabs sera complètement déchaîné ce soir ! Sur Go!, il jette sa basse par terre, saute sur la barrière et clappe des mains avec nous pour finir par manquer de se casser la tronche en remontant (“Tu m’as fait peur !” – “Mais nan, la sécu m’aurait récupérer !” Mais nan !).

Pour le rappel, le groupe remonte sur scène avec Lisa Jên Brown, oh, c’est You + Me et je ne sais pourquoi, j’éclate en larmes pendant la partie de J. Je sais que les garçons voient très bien ce qui se passe dans le public donc je baisse la tête mais je sais que je suis grillée. Gagarin a été en mode bipolaire pour moi après. Les confettis de Brixton sont revenus nous recouvrir encore une fois sur Everest.

On savait que le Beaufort Male Choir était de passage dans la capitale et que certains Informers les avaient vus et entendus dans un pub voisin, donc ce n’était pas une surprise si le groupe est descendu de scène pour s’asseoir sur la barrière pendant Take Me Home. Mr B me fera un hug énorme en me voyant – encore – en larmes et me donnera sa setlist.

En montant à l’étage pour l’after, on est accueillis par la chorale à nouveau, longuement applaudie par les gens au balcon quelques minutes auparavant lors de leur passage dans la fosse vers le bar.

Quel after ! Quel plaisir de tous leur parler et surprise, de croiser Michael Sheen ! Quelle magnifique tournée pour un magnifique album !

Tournée européenne novembre 2017

PSB au Royal Albert Hall de Londres !

L’info qui est tombée sans prévenir hier, c’est bien ça, le groupe va jouer au mythique Royal Albert Hall de Londres le 1er novembre prochain !

La prévente aura lieu mercredi 6 juin pour ceux sur la mailing list du groupe et la vente générale ouvrira vendredi 8 juin.

Selon J, les prix iront de 22.50 £ à 55 £ et l’Arena sera en configuration debout et non assise.

Le poster est signé par le collaborateur de longue date JAMWAH :

Journal d’une fan en tournée – 11

Concerts spéciaux fin 2016/début 2017

Lancement de Every Valley

31 mai 2017, Electric Ballroom, Londres

Pourquoi lancer un album sur l’histoire de l’exploitation minière du Sud du Pays de Galles à Londres ? Parce que le 10 décembre 1984, cette salle a accueilli un concert caritatif au profit des familles des mineurs en grève sous le nom de “Pits and Perverts” (l’excellent film Pride illustre parfaitement cet épisode).

Dès le soundcheck, j’étais bien plus qu’enthousiaste à l’écoute des nouveaux morceaux étant donné qu’il y en avait pas mal. J ayant prévenu qu’ils ne pourraient logistiquement pas jouer l’album en entier dans de petites salles, avoir 5 nouveaux (y compris les deux singles déjà connus) était déjà très bien.

Pas de problème lors de l’ouverture des portes, je retrouve ma place habituelle au premier rang.

Premier coup d’œil, la scène est vraiment petite. Je cherche sans le vouloir Sputters, mais non il est bel et bien remplacé par deux roues de levage de puits de mine de chaque côté de la scène.

Arrive la première partie, JW Ridler, petit Londonien seul avec sa guitare et son ordinateur, c’est très sympa.

Puis c’est l’installation de PSB. Je découvre le nouveau drum tech, Tom, et ses nombreux tatouages et la nouvelle installation du groupe (de petits changements visibles pour les initiés). Les écrans restent les mêmes pour l’instant.

Et on attend, et on voit Jack, le guitar tech, qui commence à bien suer, on sent le problème technique. 20 minutes plus tard, le public commence à huer mais 5 minutes après, le groupe apparaît, la voix de Richard Burton se fait entendre, Barney et Johngy montent à leur tour sur scène, ce dernier avec une clarinette basse, la nouvelle chanson d’ouverture de set s’appelle The Pit et avec sa batterie quasi militaire, est magique (même si Sputnik me manque).

Je m’attend aux samples vocaux habituels de la part de J mais il s’approche d’un micro et parle. Hein ? Quoi ? Mais que se passe-t-il ? “On va faire des trucs nouveaux ce soir, dont ça”. Ah ouais, d’accord !

Suivra People Will Always Need Coal, très dansante et “bordélique” à l’image de la publicité du même nom. JFabs s’amuse à la guitare, J prend une baguette et tape sur un ogogô. Au secours, on nous a changé J lol. JFabs tape sur un vibraslap, et termine la chanson pété de rire.

Suite au retard, London Can Take It est retirée de la setlist, on passe donc à Night Mail, toujours aussi bien sur scène. Suivie d’une version légèrement remaniée de Theme From PSB et de Korolev et Valentina (un peu capotée au début suite à un problème de guitare).

Arrive Progress, dans une version améliorée depuis Édimbourg le mois dernier, je pense qu’elle va vraiment bien rendre lors de la tournée d’octobre, surtout avec les Brassy Gents en plus.

Retour à The Race For Space avec The Other Side et Go!, toujours bien accueillies par le public.

Suivra le deuxième single de Every ValleyThey Gave Me A Lamp, avec nos Brassy Gents préférés qui nous ont fait clapper des mains, mais le rythme est plutôt compliqué.

Les Brassy Gents restent, roulement de tambour, c’est Gagarin ! Sans Sputters et Giles en astronaute, ça fait bizarre, mais va falloir s’habituer !

J dit au micro “This is a song about a plane”, gros applaudissements, c’est Spitfire ! enchaîné avec l’excellente version live de Lit Up.

Ils quittent la scène, Mr B (que je ne vois pas caché derrière J) est trempé (c’est vrai qu’il fait très chaud !).

Ils remontent et là, All Out. C’est sombre, c’est violent, les images de la police lors de grève des mineurs sont violentes mais le morceau est super.

C’est le moment du dernier morceau, Everest bien sûr, dédié par J à Manchester.

Jack me donne la setlist de J. Je croise Giles et Felicity, super contente de nous voir. On se fait gentiment éjectés de la salle. Rendez-vous la semaine prochaine !

8 juin 2017, Ebbw Vale Institute

Après un voyage assez laborieux vers les Vallées Galloises, l’accueil a été plus que chaleureux, que ce soit au B&B où je logeais (qui deviendra PSB Central avec l’arrivée d’autres fans), aux archives de Ebbw Vale ou à la salle elle-même (comme nous ne pouvions accéder au café, ce sont les employés qui sont sortis prendre les commandes et nous les apporter).

Le concert a lieu exactement dans la salle où le groupe a enregistré l’album et c’est vraiment petit. Je me place à mon endroit habituel et je me rends compte qu’on est vraiment très, très près.

La première partie ce soir s’appelle CwCw, de Blackwood (oui, comme les Manics), et ils sont vraiment bons et sympathiques.

Une demi-heure plus tard, à l’heure dite cette fois-ci, Sound & Vision de David Bowie se fait retentir, le groupe monte sur scène, on entend la voix de Richard Burton, The Pit commence.

Suivra comme à l’Electric Ballroom People Will Always Need Coal, toujours aussi dansante, les garçons sont tout sourire et semblent vraiment s’amuser.

Retour en arrière avec le retour de Signal 30 (ah ça fait du bien !), Night Mail et Theme From PSB.

Progress est toujours aussi exaltante et étant donné que les écrans sont en hauteur, j’apprécie les visuels au maximum.

Il fait vraiment très chaud dans cette salle et j’ai beau me ventiler et m’éponger et malgré mon expérience en salles-chaudrons, je trouve que là on dépasse les bornes.

C’est avec beaucoup de mal que j’essaie d’apprécier Valentina et Spitfire mais je ne me sens pas au top de ma forme.

The Other Side commence et JFabs s’approche et me tend une bouteille d’eau, ah merci mon sauveur !

Et là, Lisa Jên Brown monte sur scène et J explique qu’ils ont enregistré un duo anglo-gallois avec elle. Lisa a une voix magnifique et J, ma foi est surprenant. On sent qu’il est tendu et nerveux mais il s’en sort très bien.

Puis suivra They Gave Me A Lamp sur laquelle je me suis bien vautrée dans les clappements, Gagarin toujours aussi bien accueilli et Lit Up, qui referme le set principal en beauté.

All Out, encore meilleure qu’à l’Electric Ballroom, démarre le rappel, avec Go! (qui fonctionne superbement à cette place) et l’habituelle Everest.

Jack me donne la setlist de J, je pique une bouteille vide de la bière Every Valley avant de me diriger vers le merch faire signer ma setlist.

Je suis accueillie en français par un “Comment vous appelez-vous ?” LOL. Je remercie JFabs pour l’eau, “Ça a aidé ?” Je fais rire Wriggles quand la fenêtre grande ouverte laisse passer un courant d’air salvateur et je leur dis à demain.

9 juin 2017, Ebbw Vale Institute

On prend les mêmes et on recommence, enfin presque, étant donné que le groupe de première partie était Chapel Row, autre groupe local, moins poli et comportant le fils caché de Sid Vicious à la basse.

Cette fois-ci, j’étais préparée et j’avais une bouteille d’eau (ce qu’a remarqué Wriggles).

La setlist sera similaire à cette de la veille excepté Signal 30 remplacée par Korolev, que j’aime beaucoup et Theme From PSB suivait directement People Will Always Need Coal, ce que j’ai trouvé excellent étant donné leurs rythmes similaires.

Jack me donne la setlist de JFabs ou Mr B, à qui je demanderai plus tard ce qu’était la chose à côté de lui sur scène, il me répond que c’est un prototype pour la tournée d’octobre. Il semble ravi que je fasse la tournée entière.

J signe ma setlist en français, s’excusant de ne pas savoir le mettre au passé. Je lui dis que son français n’est pas mauvais et il me raconte qu’il a été interviewé par l’Humanité et qu’il avait essayé de la faire en français, en vain.

Je les laisse tranquilles car d’autres attendent derrière moi et je pars déguster ma pizza pré-commandée avant le concert.

J’ai adoré ma visite des Vallées du Sud du Pays de Galles sur les traces des Manics et de l’histoire de l’album, que j’attends avec encore plus d’impatience.

6 juillet 2017, The Hippodrome, Kingston-upon-Thames

La veille de la sortie de l’album (que j’écoutais depuis une bonne semaine grâce à la magie d’internet), le groupe a fait un concert de lancement de l’album à l’Hippodrome de Kingston, en très grande banlieue de Londres. Ce petit set de 45 minutes m’a coûté la modique somme de 1 £, puisque j’avais précommandé l’édition vinyle transparent chez Banquet Records, chez qui je suis passée récupérer mon billet et été plutôt bien accueillie par l’album en écoute. J’en profite pour jeter un œil au livret :p

L’ouverture des portes étant à 21h, ce n’est qu’après 18h que je m’approche du club, il n’y a personne bien sûr. Au bout d’un moment, Giles sort fumer avec Tom, le nouveau drum tech, à qui je suis présentée. Arrive ensuite Felicity, contente de me voir car “je sais que je suis au bon endroit”. Elle me dira plus tard qu’il y a du nouveau merch.

Au moment de l’ouverture des portes, seulement une vingtaine de personnes se trouvent dans la queue et je me retrouve encore une fois seule à la barrière.

C’est JW Ridley, déjà aperçu à l’Electric Ballroom, qui assure la première partie, et j’apprécie toujours autant.

C’est ensuite au tour de PSB de monter sur scène. Suite à l’absence de Jack, il y a un nouveau guitar tech qui semble un peu perdu quand J lui montre ce qu’il faut faire.

Le set s’ouvre par la désormais familière The Pit, mais à laquelle est ajouté le sample de Richard Burton de Every Valley dans l’intro. Suivront la toujours aussi dansante People Will Always Need Coal et le single Progress.

Retour dans le passé avec ROYGBIV, leur premier single il y a – déjà ! – 5 ans. Quel plaisir de la réentendre !

Après un Spitfire toujours aussi bien accueilli, petite surprise avec un accueil phénoménal à They Gave Me A LampAll Out est toujours aussi géniale sur scène et la fin approche déjà avec Go! et Everest.

J’achète un nouveau tote bag et les nouveaux stickers. Puis le bruit se répand que le groupe, enfin J, improvise une séance de dédicace dans l’entrée. Je fais la queue et J me signe ma setlist (que le gentil Tom m’a donnée) en français encore une fois 🙂 puis Wriggles et JFabs arrivent à leur tour. Je discute pas mal avec Wriggles qui me remercie pour les bonnes choses que j’ai dites sur l’album (j’avais écrit un long mail à J, qui l’a transmis à wriggles – et qui d’autre ? Mystère…).

C’est déjà l’heure des au-revoirs mais pas pour longtemps car je les revois 5 jours plus tard!

11 juillet 2017, Rough Trade East, Londres

Ah, depuis le temps que je voulais assister à un showcase et une dédicace à Rough Trade !

J’ai le plaisir d’assister au soundcheck après avoir récupéré mon bracelet, j’en profite pour dire bonjour aux garçons.

Suite à une pluie battante déferlante sur Londres, le personnel nous laisse entrer bien avant l’heure. Je me place comme à mon habitude, mais je me rends compte qu’on est vraiment très, très près…

La setlist sera similaire aux autres showcases, durée oblige. Pas de ROYGBIV mais un Gagarin entre Go! et Everest.

J’aperçois un JFabs hilare qui me regarde en train de scruter J à un moment, le problème de la proximité…

Après une très longue queue pour la dédicace, je fais signer mon vinyle et ma setlist demandée au nouveau guitar tech et j’en profite pour donner à J les biscuits personnalisés pour Dusty que j’avais commandés sur internet (j’apprendrai le vendredi suivant qu’ils ont été aimés par la mascotte du groupe). JFabs me sort qu’il a un poisson et me demande des biscuits pour poisson lol. La sécurité nous presse, il est temps de partir 🙁

Festivals 2017

Journal d’une fan en tournée – 10

Retrouvailles avec les Manics et saison estivale 2016

Concerts spéciaux fin 2016/début 2017

20 octobre 2016, Albert Hall, Manchester

L’occasion peut-être unique d’entendre Fire In The Cockpit live étant donné qu’ils jouent leur deuxième album en entier pour l’ouverture du festival de la science de Manchester.

La scène de cette salle étant très haute et la barrière très rapprochée, c’était assez compliqué de voir les garçons.

Pas de première partie ce soir car il n’y a pas la place (le groupe est accompagné d’une chorale, de cordes et de six Brassy Gents) alors à la place, nous avons le droit à un Q&A entre Tim O’Brien de l’université de Manchester (déjà vu sur la scène du festival Bluedot) et J avec des questions posées sur Twitter. Certaines de la poignée d’Informers présents ont été même choisies ! (Ce qui étonnera Tim de voir que J connait ses fans – “On est juste des gens normaux”).

On a bien sûr le droit à l’histoire de Ralph et Geoffrey et les choses sérieuses commencent et j’ai enfin eu Fire In The Cockpit en live et bah… j’ai pleuré, on remercie les lumières très réalistes qui ont déclenché ma phobie du feu… Smoke Fairies (croisées devant la salle durant la queue) sont revenues pour leur dernière (?) interprétation de Valentina, c’est toujours aussi beau.

La deuxième partie de la setlist est consacrée aux autres chansons du groupe, en commençant par Korolev bien sûr. Suivront les favorites sur scène Theme From PSBSignal 30 et Night Mail.

Une excellent version de Lit Up conclut le set… euh attendez, mais non, mais pourquoi tout le monde part ? Attendez, y’a Everest ! Avec une magnifique intro avec tous les cuivres réunis.

Peut-être pas le meilleur concert du groupe, surtout que le public n’était pas le public habituel, mais un très bon moment quand même.

23 novembre 2016, Islington Assembly Hall, Londres

Peut-être la dernière fois que je vois le groupe avant le troisième album et sûrement la dernière fois que je voyais Sputters mais c’était pour la bonne cause ; effectivement, tous les bénéfices de ce soir iront à Bowel Cancer UK, association britannique qui lutte contre le cancer colorectal.

Une loterie aura lieu, avec des tickets que l’on pouvait acheter à l’ouverture des portes (je n’ai rien gagné, mais il y avait de beaux lots).

Rob Derring, humoriste à guitare, servira de Monsieur Loyal ce soir (je deviendrai son “amie française” au passage – les joies du premier rang…). Je le trouve excellent et très drôle.

Suivra le premier groupe, Haiku Salut, en représentation “lampe”, comprendre qu’il y a des lampes (de bureau, de chevet, de séjour, etc.) éparpillées sur scène qui s’allument et éteignent au rythme des morceaux instrumentaux que nous propose le groupe. C’est un peu brouillon mais intéressant, avec des faux airs de la BO d’Amélie Poulain par moments.

Un autre humoriste, Ed Byrne, montera sur scène par la suite et alors que mes amis anglophones riaient à gorge déployée, bah moi, je n’ai rien compris, mélange de ma surdité et de son débit de malade.

C’est avec près d’une demi-heure de retard que PSB arrivent avec une setlist un peu banale, de type festival, à mon goût (pardonnez mon côté française râleuse), néanmoins on a passé un très bon moment, surtout qu’ils ont joué Elf Part 2… Comment ça ? Après tout ce temps, vous ne savez pas que c’est une de mes préférées ? 😉

On oubliera les problèmes d’écran qui seront réglés en quatre morceaux par Mr B et Peter.

Je récupère une setlist que je parviendrai à faire signer par J, toujours avec un petit mot en français 🙂 Allez vivement le printemps 2017 qu’on remette ça !

12 avril 2017, Usher Hall, Édimbourg

Le tout dernier concert de la période The Race For Space

Dans le cadre du festival international de la science de Édimbourgn le groupe a rejoué, à l’instar du concert de l’Albert Hall de Manchester, l’album en entier, plus quelques morceaux plus anciens.

Je retrouve mon complice Chris qui lui aussi a un cadeau pour l’anniversaire de J le lendemain, des biscuits norvégiens. Pour ma part, j’avais le dernier album de Goldfrapp pour J et un pingouin fabriqué par mes soins pour JFabs, intronisé officiellement au sein du groupe lors de la promo de Progress. On les voit vite fait alors qu’ils vont manger alors on décide de leur donner après le concert.

L’ouverture des portes est avancée d’une demi-heure donc il n’y a pas trop de monde lorsqu’on rentre dans le magnifique Usher Hall.

Une heure plus tard, Helen Keen et J prennent place pour une demi-heure de questions-réponses. Les questions venaient de Twitter et Facebook.

Mr B monte sur scène pour les derniers réglages et me fait coucou.

Le film de Ralph & Geoffrey passe (sûrement pour la dernière fois), suivi de Call of the Moon, le morceau caché de The Race For Space.

La chorale se met en place, c’est parti ! Le son de la salle est magnifique ! Cinq mois sans jouer sur scène se ressent un peu mais ils sont toujours excellents ! Nos Brassy Gents préférés nous ont même préparé une nouvelle danse pour Gagarin, j’adore !

J’ai réussi à ne pas pleurer sur Fire In The Cockpit mais c’était limite.

Contrairement à Manchester, Katherine et Jessica de Smoke Fairies ne seront pas là donc ce sera leurs voix samplées qu’on entendra.

Go! a toujours ce potentiel énorme de faire bouger le popotin à tout le public et la première partie du concert se finit sur une version un peu en demi-teinte de Tomorrow malgré les excellents chœurs et cordes.

Ils enchaînent directement sur Korolev et le retour de nos Brassy Gents déjantés !

Theme From PSB mettra le feu et J se plantera plusieurs fois, à tel point que j’éclate de rire.

Suivront des versions sublimes de Night MailIf War Should Come et Spitfire.

Puis Jack pose un pied de micro devant J (“Euh, mais il sait pas chanter !”) et là, je clique, “C’est Progress !”. Personne ne me croit, même quand J nous dévoile que c’est un Vocoder et que Wriggles joue la même rythmique qu’on entend au milieu de la chanson mais ils nous jouent bel et bien leur nouveau single !

C’est un peu brut de pomme mais j’adore ! Les visuels sont super sympa en prime, emprunté au film d’animation King Coal avec un “I BELIEVE IN PROGRESS” qui défile quand on entend la voix de Tracyanne Campbell, malheureusement absente.

Le concert se finira sur Lit Up et Everest, toujours excellentes sur scène.

J prend le micro pour remercier toute l’équipe et nous dire que c’était le dernier concert de Matt, le drum tech 🙁

Ce dernier me fait coucou, s’avance vers moi avec une baguette et me montre qu’elle est signée avant de me l’envoyer, quelle belle surprise !

Giles monte sur scène et détache autant de setlists possibles avant de nous les donner.

On arrive à les capter après pour leur donner les cadeaux et ils semblent véritablement très contents de nous revoir après ces cinq derniers mois d’absence, ça fait du bien !

Allez un mois et demi à attendre, ça devrait aller…

Lancement de Every Valley