Author Archive: Anne-Spooky

RICHARD BOYER

Samplé sur A Candle Which Will Not Be Put Out

Sir Richard James Fidles (Dick) Boyer, chevalier commandeur de l’Empire Britannique (24 août 1891 – 5 juin 1961) était un herbager et président de radiodiffusion australien. De 1945 à sa mort, il a été le président de l’Australian Broadcasting Commission et les Boyer Lectures annuelles sur Radio National sont nommées en son honneur.


Enfance, vie estudiantine et serive militaire

Boyer est né à Taree en Nouvelle-Galles du Sud, troisième fils cadet d’un pasteur wesleyaniste. Il est allé au Wolaroi College de Orange et au Newington College (1901 – 1909). À l’université de Sydney, il a reçu un Bachelor of Arts en 1913 et un Master of Arts en 1915. Boyer a rejoint le ministère méthodiste et en 1914 et 1915 a été élève sur le circuit de Canberra.

Boyer s’est enrollé dans l’a première force impériale australienne de l’armée australienne le 2 septembre 1915 ayant servi précédemment dans le régiment universitaire de Sydney. Il a été membre des 24ème renforts du premier bataillon posté sur la péninsule de Gallipoli à partir du 16 septembre 1915. Il a été commandé tenant le rang de lieutenant, et gazé le 17 septembre 1917. Boyer est passé par de nombreux hôpitaux et services de convalescence avant de retourner en Australie le 31 août 1918.


Carrière dans le pâturage

Au lieu de revenir dans le ministère, Boyer est devenu jackeroo (jeune ouvrier agricole) et en 1920 a acquis une propriété de 15 642 ha nommée Durella, près de Morven dans le Queensland et a épousé son ancienne infirmière de guerre Eleanor Muriel Underwood. Les Boyer ont réussi comme éleveurs ovins et il est devenu président de la Warrego Graziers’ Association en 1934 et, après une visite en Europe en 1935, a accru son implication dans les affaires de l’industrie de la laine. En tant que président de la United Graziers’ Association of Queensland (1941 – 1944) et du Graziers’ Federal Council of Australia (1942), il a gagné des avantages fiscaux pour des améliorations pastorales et a siégé à la Australian Meat Industry Commission. Durella a été placé sous gestion et les Boyer se sont installés à Brisbane en 1937 et à Sydney en 1940. Il a recherché des opportunités dans le service public et a évité la politique intérieure. Il a été nommé directeur honoraire de la division américaine du département de l’information et en 1942 et 1945, il est allé à l’étranger pour des conférences de l’Institut des relations du Pacifique. En tant que président du Commonwealth Council du Australian Institute of International Affairs, il a lancé la revue Australian Outlook. Dans les années 1940 et 1950, Boyer a dévoué ses énergies formidables au comité national australien de l’appel pour les enfants des Nations unies, au comité du service international du Rotary Club de Sydney et au Good Neighbour Council.


Carrière dans l’audiovisuel

En 1940, Boyer a été nommé membre de la Australian Broadcasting Commission et est devenu président cinq ans plus tard. Avec l’introduction de la télévision en 1954, on a donné à ABC la responsabilité pour le service national. En 1956, Boyer a été nommé chevalier commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique et a refusé le poste de haut commissaire au Canada. L’année suivante, il a lancé les conférences annuelles qui ont plus tard porté son nom. Il est décédé à Wahroonga et sa femme, sa fille et son fils lui ont survécu.


Héritage

Boyer était au centre du monde médiatique australien, et a pris la tête de la subtile guerre culturelle en cours. Il a lutté contre l’attrait de la culture populaire américaine, avec sa popularité répandue et le risque, selon lui, de dégrader le goût public. Il préfèrait la culture traditionnelle supposément supérieure de la patrie mère, qui appelait à améliorer les publics qui représentaient l’élite de la nation. En tant que président de l’Australian Broadcasting Commission, Boyer s’est battu contre la commercialisation parce qu’il craignait que cela mènerait à la dominance américaine. Il a soutenu le modèle de la BBC d’une commission de diffusion de service publique comme capable de maintenir l’héritage britannique de l’Australie.

Source : Wikipédia, traduit de l’anglais

WILLIAM HALEY

Samplé sur A Candle Which Will Not Be Put Out

William John Haley (1901-1987), est un journaliste britannique. Il a été rédacteur en chef puis directeur général de la BBC pendant de 1944 à 1952 puis rédacteur en chef du quotidien The Times jusqu’en 1966.


Biographie

Né à Jersey, William Haley a commencé sa carrière comme journaliste puis rédacteur en chef du journal Manchester Evening News. En 1941, il préside l’Association des propriétaires de journaux britanniques, la Newspaper Proprietors Association, qui regroupe la presse londonienne, lorsqu’elle celle-ci prend la décision de devenir actionnaire de la moitié du capital de l’agence Reuters, aux côtés de la Press Association.

Il intègre la BBC en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale, et devient directeur général dès 1944. Il défend la mission de la radio, qui subit alors des critiques dans un discours où il déclare, devant la Commission royale d’enquête sur l’avancement des œuvres et des arts, que “tous ceux, hommes et femmes, qui se consacrent à la diffusion, doivent savoir résister à la pression exercée par des gens d’autant plus bruyants qu’ils savent moins ce dont ils parlent. Ils doivent agir selon le sentiment qu’ils ont de ce qui s’impose. S’ils s’écartent de cette voie, la conscience publique bien développée agira en qualité de régulateur et de guide”.

Après 1952, il est devenu rédacteur en chef du quotidien The Times et de l’Encyclopædia Britannica, le nouveau directeur général de la BBC, Sir Ian Jacob, confirmant la ligne d’indépendance éditoriale qu’il avait tracée.

Source : Wikipédia

BASIL BINYON

Samplé sur A Candle Which Will Not Be Put Out

Le Major Basil Binyon était un ingénieur électricien et directeur de la British Broadcasting Company, ancêtre de l’actuelle BBC. Il est né le 23 avril 1885 et est allé à l’université de Cambridge où il a été diplomé en 1907 en sciences naturelles. Il a ensuite suivi un parcours de troisième cycle en génie électrique avant de gagner de l’expérience pratique à la Cambridge Scientific Instrument Company. De là, il travaillera avec Marconi sur le télégraphe transatlantique, sur la liaison Poldhu et Terre-Neuve, et sera également impliqué dans la TSF anglo-française.

Au début de la première guerre mondiale, il rejoindra le Royal Naval Air Service et a été affecté à Cranwell où il a travaillé comme officier en charge du département TSF expérimental et a coopéré avec les Royal Flying Corps pour développer le premier équipement radio aérien. À l’origine, il ne fonctionnait qu’en morse, mais il sera plus tard amélioré pour permettre à la voix d’être transmise. Il sera fait officier de l’Ordre de l’Empire Britannique pour ce travail. En 1916, il a été promu commandant d’escadrille et en 1918, il a été nommé major dans la Royal Airforce nouvellement formée.

Après la fin de la guerre, Binyon établira la Radio Communication Company Ltd. Celle-ci a développé des communications mondiales en grandes ondes et produit du matériel pour la flotte marchande et navale. Cette nouvelle société produira plus tard du matériel radio domestique sous la marque Polar. En conséquence de ce travail, Basil Binyon sera nommé directeur de la nouvellement formée British Broadcasting Company et restera à ce poste jusqu’en 1926 quand elle est devenue la British Broadcasting Corporation, l’actuelle BBC.

Durant les années 1920, la Radio Communication Company a fusionné avec Marconi et Basil Binyon a rejoint le conseil de celle-ci, où il est resté jusqu’en 1935. Entre 1936 et 1938, il sera le directeur de la Buenos Aires Water Company.

Durant la seconde guerre mondiale, il servira au sein des Royal Observer Corps et a conçu un indicateur à utiliser quand le radar n’était pas disponible. Après la guerre, il continuera à travailler dans un petit atelier à produire du matériel pour des prises de vue à intervall régulier et une locomotive à vapeur miniature.

Le 4 avril 1977, le Major Basil Binyon est décédé au Farnborough Hospital.

Source : Science Museum Group, traduit de l’anglais

IAN JACOB

Samplé sur A Candle Which Will Not Be Put Out

Ian Jacob (27 septembre 1899 – 24 avril 1993), lieutenant général de l’armée britannique, a été directeur général de la BBC de 1952 à 1959.


Biographie

Né à Quetta, au Pakistan, Sir Ian Jacob était le fils unique d’un maréchal de l’armée de terre, Sir Claud William Jacob. Il a suivi sa formation d’officier au College de Camberley puis à la Royal Military Academy de Woolwich, avant d’étudier l’économie au King’s College, de Cambridge, puis a épousé en 1924 Cecil Bisset Treherne, fille d’un officier supérieur, qui lui a donné deux fils.

Promu directeur des services externes de la BBC après la Seconde Guerre mondiale, il s’investit pour gérer au mieux la transition vers l’après-guerre et garantir que le gouvernement respecte la BBC comme une source d’information indépendante de toute influence politique.


Crise de Suez

Sa célébrité et son prestige viennent de la Crise de Suez en 1956: devenu directeur général, il s’oppose publiquement au ministre des affaires étrangères du gouvernement conservateur, Anthony Eden, qui l’avait fait rappeler de ses vacances dans le Suffolk, pour lui intimer personnellement de militer pour le “devoir de la BBC d’éduquer la nation sur le sérieux de la situation”.


Débuts de la télévision

En tant que directeur général de la BBC, il s’est investi dans les débuts du British Commonwealth International Newsfilm Agency (BCINA), dont la création en 1957 est la première étape vers celle de Visnews, qui deviendra “Reuters TV”, avec pour premier directeur une célébrité, Ronnie Waldman, l’animateur du programme populaire de la BBC Monday Night at eight, diffusé avant la Seconde Guerre mondiale.

Il a par ailleurs mis au point et développé un plan à long terme pour les télévisions régionales anglaises et milité pour la création d’un second réseau de télévision. Le fondateur de la BBC John Reith, qui concevait la télévision comme une “menace sociale”, a demandé que son propre portrait soit retiré de la salle du conseil d’administration lorsque celui de Sir Ian Jacob y a été installé.

Source : Wikipédia

A CANDLE WHICH WILL NOT BE PUT OUT

Disponible sur :

Description :

Des extraits du documentaire The BBC Story, dans lesquels des personnalités de premier plan de la BBC réfléchissent à ses obligations de service public et l’idéologie unique derrière elles. Comprend les voix de Sir Ian Jacob, Basil Binyon, la commission d’enquête de 1925 sur la BBC, Lord Reith, William Haley et Sir Richard Boyer.

Paroles :

We have got to see that what we do is of the highest standard
That we can make it
There should be no motive actuating the minds of those running the broadcasting service
Other than the urge to do the best programmes
The widest possible range of material
To the best possible standard that we can produce

That is what we have always tried to do
And it’s work we shall continue to try and do

From the very first, our chief executivе saw broadcasting as a public service
With far wider vistas and obligations than thosе of entertainment alone

No company constituted on trade lines for the profit of those composing it can be regarded as adequate
We think a public corporation the most appropriate organisation

As we conceive it, our responsibility is to carry into the greatest
Possible number of homes
Everything that is best in every department of human knowledge, endeavour and achievement

From the earliest days, it has been our resolve that the great possibilities and influences of the medium should be exploited to the highest human advantage
The service as a whole has been, and is, dedicated to the best interest of mankind

By wise of encouragement of the best in national and international life
By a responsible and careful exercise of its tremendous patronage of the arts
And by its stimulation of the spirit of intellectual enquiry
Broadcasting can exercise a most powerful and beneficent leadership

In setting up a system of public service broadcasting
Britain did in fact light a candle which will not be put out

A candle which will not be put out


Une flamme qui ne sera pas éteinte

Nous devons voir que ce que nous faisons est du plus haut standard
Que nous pouvons le faire
Il ne devrait pas y avoir de motif poussant les esprits de ceux qui dirigent le service de radiodiffusion
Autre que le désir de faire les meilleurs programmes
L’étendue la plus large possible de matière
Au meilleur standard possible que nous pouvons produire

C’est ce que nous avons toujours essayé de faire
Et c’est le travail que nous allons continuer d’essayer de faire

Dès le tout premier, notre directeur général a vu la radiodiffusion comme un service public
Avec des visions et des obligations bien plus larges que le simple divertissement

Aucune société constituée sur des règles de commerce pour le profit de ceux qui la compose peut être considérée comme adéquate
Nous pensons qu’une corporation publique est l’organisation la plus appropriée

Tandis que nous la concevons, notre responsabilité est de l’emmener dans le plus grand
Nombre possible de foyers
Tout ce qui est le meilleur dans chaque département de la connaissance, entreprise et réussite humaines

Dès les premiers jours, il a été notre détermination que les grandes possibilités et influence du média devraient être exploitées au plus grand avantage humain
Le service en entier a été, et l’est toujours, consacré au meilleur intérêt de l’humanité

De manière d’encouragement du meilleur dans la vie nationale et internationale
D’un exercice responsable et attentif de son énorme protection des arts
Et de sa stimulation de l’esprit de la recherche intellectuelle
La radiodiffusion peut exercer une direction la plus puissante et bienfaisante

En organisant un système de diffusion de service public
La Grande-Bretagne a en fait allumé une flamme qui ne s’éteindra pas

Une flamme qui ne s’éteindra pas

GEORGE BERNARD SHAW

Samplé sur The Microphone (The Fleet is Lit Up)

George Bernard Shaw (né à Dublin, le 26 juillet 1856 et mort à Ayot St Lawrence, Angleterre, le 2 novembre 1950) est un critique musical, dramaturge, essayiste, auteur de pièces de théâtre et scénariste irlandais. Acerbe et provocateur, pacifiste et anticonformiste, il obtient le prix Nobel de littérature en 1925.

Il est également l’un des membres de la Fabian Society et l’un des cofondateurs de la London School of Economics avec Graham Wallas, Sidney et Beatrice Webb.


Biographie

George Bernard Shaw naît à Dublin le 26 juillet 1856 dans une famille protestante de descendance anglaise issue de la petite bourgeoisie. Il est le plus jeune et l’unique garçon des quatre enfants que compte la famille. Il acquiert une culture littéraire et musicale étendue. À l’âge de vingt ans, il rejoint à Londres sa mère, séparée de son père alcoolique. Il s’intéresse à l’économie politique et au socialisme ; la lecture de Karl Marx est pour lui une révélation. À côté de son activité de militant politique, il devient critique d’art et de musique, puis critique dramatique et écrit de nombreux essais.

Après avoir tenté en vain de publier cinq romans, George Bernard Shaw s’intéresse à partir de 1892 au théâtre pour lequel il écrit plus de cinquante pièces. Il développe alors un style où sa verve humoristique, mieux mise en valeur, fait de lui un maître incontesté du théâtre anglophone. Dans ses premières pièces, très engagées mais peu jouées, George Bernard Shaw s’attaque aux abus sociaux. La pièce Le Héros et le Soldat, produite en 1894 aux États-Unis, marque le début de sa notoriété internationale.

George Bernard Shaw fréquente le cercle Fabian Society, où il rencontre Charlotte Payne Townshend qu’il épouse en 1898. Atteint de maladie et de surmenage, il réduit son activité politique. Ses succès et son mariage, la même année, mettent fin à sa vie de bohème. Sans jamais cesser de s’intéresser à la politique et aux questions sociales, il se consacre désormais entièrement à ses œuvres, pièces à thèse, où il tourne en ridicule le conformisme social. Son talent et sa renommée sont récompensés par le prix Nobel de littérature en 1925. Il remporte en 1939 un Oscar pour le scénario adapté de sa pièce Pygmalion au cinéma, mais il n’aurait jamais beaucoup estimé cet honneur : on raconte que, chez lui, il se servait de la statuette pour bloquer les portes. Resté très actif tout au long de sa vie, il meurt des suites d’une chute à l’âge de 94 ans, et est crématisé au Golders Green Crematorium.


Notes sur son œuvre et ses idées

Le comique de ses pièces va de pair avec la rigueur logique des idées qu’il développe. Ses préfaces parfois volumineuses sont de véritables essais où il développe ses thèmes favoris (art, pacifisme, idées politiques, conceptions philosophiques et religieuses) et propose des solutions pour remédier aux maux qu’il dénonce dans ses pièces. Son œuvre est celle d’un révolutionnaire et d’un réformateur visant à détruire le capitalisme pour lui substituer un socialisme éclairé et plus élevé. Pygmalion (1912) et Sainte Jeanne (1923), œuvres de sa maturité, sont souvent considérées comme ses chefs-d’œuvre. Ayant voyagé en Union soviétique, il en nie les travers et se fait un ardent promoteur du régime stalinien.

Il s’éloigne progressivement du marxisme à partir de la fin des années 1880 après avoir étudié la théorie de l’“utilité marginale” développée en Angleterre par les économistes William Jevons et Philip Wicksteed et après avoir acquis la conviction que le changement social ne serait pas impulsé par la classe ouvrière mais par une élite éclairée. Il est en effet profondément déçu par le “Bloody Sunday” de 1887 au cours duquel les cortèges ouvriers, brutalement réprimés par la police, se sont laissés disperser plutôt que de conduire une insurrection. Il défend ainsi un “socialisme municipal”, établi sans rupture, à partir des structures capitalistes existantes, à travers la redistribution des revenus de la terre et de l’industrie par le biais d’impôts croissants. Il est en mai 1891, à l’occasion de la Fête des travailleurs, présent à la tribune aux côtés de William Morris et Friedrich Engels.

Il est également intéressé par le programme eugénique de Francis Galton de 1883. En 1884, lors de l’exposition de Santé internationale de Londres, il visite le stand du Laboratoire anthropométrique de Galton. Il adhère à la Société eugénique dès 1890. Son eugénisme est de type positif mais rejette les idées hégémoniques de Francis Galton et des autres conservateurs. “Le socialisme eugénique de Shaw peut en fait se résumer à deux mesures jugées par lui essentielles : la suppression de la propriété privée et la disjonction radicale du mariage et de la reproduction”. Au début des années 1930, l’historien Gaetano Salvemini, réfugié en Angleterre, a mené contre lui une dure polémique en raison de ses positions eugénistes. Néanmoins, Shaw considérait qu’il était très important que l’humanité se bâtisse désormais, d’après sa propre théorie eugéniste, selon un encouragement général au métissage et au mariage entre différentes classes sociales.

Engagé pour le droit de vote des femmes, il devient un sympathisant actif de la Women’s Tax Resistance League, s’opposant à l’administration fiscale britannique qui refuse de considérer les femmes mariées comme fiscalement indépendantes.

Provocateur et anticonformiste, George Bernard Shaw dénonce le puritanisme étroit, la hiérarchie religieuse et l’hypocrisie des conventions de la religion (Disciple du diable, 1896 et Le Vrai Blanco Posnet, 1909). Dans Androclès et le lion (1912), il étudie les motivations religieuses et spirituelles de l’homme. S’inspirant des enseignements de Charles Darwin, il fonde sa philosophie sur l’évolution, force encore mystérieuse, qu’il appelle “Force de la vie”, puissance imparfaite qui cherche à atteindre la perfection (préface de En remontant à Mathusalem, 1920). Il s’oppose avec vigueur à la personnification de toute divinité. Il critique également le militarisme et le chauvinisme, notamment dans L’Homme et les Armes.

Shaw est devenu végétarien à vingt-cinq ans, après avoir entendu une conférence donnée par H. F. Lester. En 1901, se souvenant de ses expériences, il a déclaré : “j’étais un cannibale pendant vingt-cinq ans. Pour le reste j’ai été végétarien”. En tant que fervent végétarien, il était fermement anti-vivisectionniste et il s’est opposé aux sports cruels jusqu’à la fin de ses jours. Considérer qu’il était immoral de manger des animaux était une des causes qu’il tenait à évoquer dans ses pièces et dans ses préfaces. Sa position était : “Un homme de mon intensité spirituelle ne mange point de cadavres” ; ou : “Les animaux sont mes amis, je ne mange pas mes amis”.

Sa correspondance a inspiré une pièce de théâtre que l’on nomma Cher menteur (Dear Liar).

Source : Wikipédia

THE MICROPHONE (THE FLEET IS LIT UP)

Disponible sur :

Description :

George Bernard Shaw réfléchit la capacité du microphone à révéler la pensée politique intéressée, et met en garde des dangers de prendre un verre avant de prendre l’antenne. Le capitaine de corvette Thomas Woodrooffe poursuit par illustrer ces dangers, parfaitement, en commentant la revue royale à Spithead en 1937 tout en étant quelque peu allumé lui-même.

Paroles :

Here, putting the world right on broadcasting itself, is Mr. George Bernard Shaw

[Bernard Shaw]
The politicians have not yet found out the microphone
They still imagine that they are addressing political meetings
And they don’t understand that the microphone is the most wonderful tell-tale in the world

If you speak insincerely to a political, say an election audience
The more insincere you are, the more hopelessly you are away from all the facts of life
The more they cheer you and the more they are delighted
But if you try that on the microphone, the microphone has a certain magic
It gives you away instantly
You hear the political ranter
You hear that his platitudes mean nothing and that he doesn’t really believe them
And there’s something more important
If you nerve yourself to face the microphone by taking, say, half a glass of whiskey
The effect produced is that you are shockingly drunk

[Thomas Woodrooffe]
At the present moment the whole fleet is lit up
When I say lit up, I mean it’s lit up by fairy lamps
We’ve forgotten the whole royal review
We’ve forgotten the royal review
The whole thing is lit up by fairy lamps
It’s as fantastic – It shouldn’t appear as tall
It’s just … It’s fairyland, the whole thing is fairyland
It’s fairyland (fairyland, fairlyland …)

Now when I say the fleet is lit up, in lamps
I mean she’s outlined, the whole ship’s outlined
In little lamps

I’m sorry, I was telling to people to shut up talking
What I mean is this:
The whole fleet is lit up
In fairy lamps
And each ship is outlined
Now as far as I can see
Well, I suppose I can see down about five or six miles
The ships are all lit up
They’re outlined, the whole lot, even the destroyers are outlined
In the old days, you know, destroyers used to be outlined by only a little kind of very bit of lights
Nowdays, the destroyers are lit up … by … the outline looks solid
In a second or two, we’re going to fire a rocket, going to fire all sorts of [?] things
And you can’t actually see them but you’ll hear them going off
You may hear a minor reaction when I see them go
Because, um
I’m going to try and tell you what they look like as they go off
Because at the moment, the whole huge fleet here
The thing we saw this afternoon
This colossal fleet
Lit up
By lights
There’s nothing between us and heaven
There’s nothing at all
And the whole thing is in fairyland
It isn’t true
It isn’t here
And, as I say it

I’m trying to give you, ladies and gentlemen, my concern
The fleet’s gone, it’s disappeared
I was talking to you
In the middle of this damn …
In the middle of this fleet
And what’s happened is the fleet’s gone and disappeared and gone
We had 100, 200 warships around us a second ago
And now they have gone

It’s gone, it’s gone
There’s no fleet
It’s disappeared
No magician who ever could have waved his wand could have waved it with more acumen than he has now at the present moment


Le microphone (La flotte est allumée)

Voici M. George Bernard Shaw, rectifiant le monde sur la radioduffusion elle-même

[Bernard Shaw]
Les hommes politiques n’ont pas encore découvert le microphone
Ils imaginent toujours qu’ils s’adressent à des réunions politiques
Et ils ne comprennent pas que le microphone est le mouchard le plus merveilleux au monde

Si vous parlez de manière hypocrite à, disons, un public électoral
Plus hypocrite vous êtes, plus irrémédiablement éloigné vous êtes des faits de la vie
Plus ils vous applaudissent, plus ils sont ravis
Mais si vous essayez cela sur le microphone, le microphone a une certaine magie
Il vous trahit de manière instantanée
Vous entendez le râleur politique
Vous entendez que ses platitudes ne veulent rien dire et qu’il n’y croit pas vraiment
Et il y a quelque chose de plus important
Si vous vous préparez psychologiquement à affronter le microphone en prenant, disons, un demi verre de whiskey
L’effet produit, c’est que vous êtes incroyablement soûl

[Thomas Woodrooffe]
Au moment présent, toute la flotte est allumée
Quand je dis allumée, je veux dire allumée avec des guirlandes électriques
Nous avons oublié toute la revue royale
Nous avons oublié la revue royale
Tout est allumé avec des guirlandes électriques
C’est aussi fantastique – elle ne devrait pas sembler aussi grande
C’est… C’est le pays enchanté, tout est le pays enchanté
C’est le pays enchanté (pays enchanté, pays enchanté…)

Maintenant quand je dis que la flotte est allumée, avec des ampoules
Je veux dire qu’elle est entourée, tout le bateau est entouré
De petites lampes

Chuis désolé, je disais aux gens de se la fermer
Ce que je veux dire, c’est ça :
Toute la flotte est allumée
Avec des guirlandes électriques
Chaque bateau est entouré
Maintenant, aussi loin que je puisse voir
Je suppose que je vois à 8 ou 10 kilomètres
Les bateaux sont tous allumés
Ils sont entourés, tous, même les contre-torpilleurs sont entourés
À la vieille époque, vous savez, les contre-torpilleurs n’étaient entourés que de faibles lumières
Aujourd’hui, les contre-torpilleurs sont allumés… par… la silhouette semble solide
Dans une seconde ou deux, nous allons tirer une fusée, nous allons tirer toutes sortes de choses
Et vous ne pouvez les voir en fait mais vous allez les entendre partir
Vous allez peut-être entendre une petite réaction quand je les verrai partir
Parce que, euh
Je vais essayer de vous décrire comment elles partent
Parce qu’en ce moment, toute l’énorme flotte est là
La chose que nous avons vu cette après-midi
Cette flotte colossale
Allumée
Avec des lumières
Il n’y a rien entre nous et les cieux
Il n’y a rien du tout
Et toute la chose se trouve dans le pays enchanté
Ce n’est pas vrai
Ce n’est pas là
Et, comme je l’ai dit

J’essaie de vous dire, mesdames et messieurs, mon souci
La flotte est partie, elle a disparu
Je vous parlais
En plein milieu de cette satanée…
En plein milieu de cette flotte
Et ce qui s’est passé, c’est que la flotte a disparu pour de bon
Nous avions une centaine, deux cent navires de guerre autour de nous il y a un instant
Et maintenant ils sont partis

Elle est partie, elle est partie
Il n’y a pas de flotte
Elle a disparue
Aucun magicien n’aurait pu faire un geste de la main, l’aurait fait avec plus d’habileté qu’il ne l’a fait à ce moment présent

BROADCASTING HOUSE | Lieux

Mentionné sur Broadcasting House

Broadcasting House est les quarties généraux de la BBC, situé à Portland Place et Langham Place à Londres. La première diffusion radio à partir du bâtiment a été faite le 15 mars 1932, et le bâtiment a été officiellement ouvert deux mois plus tard, le 15 mai. Le bâtiment principal est de style Art Deco, avec un revêtement en pierre de Portland sur une charpente en acier. C’est un bâtiment classé de Grade II* et inclut le BBC Radio Theatre, où des émissions musicales et de débats sont enregistrées devant un public en studio.

Dans le cadre d’une consolidation majeure du parc immobilier de la BBC à Londres, Broadcasting House a été considérablement rénovée et agrandie. Cela a impliqué la démolition d’extensions d’après guerre sur le côté oriental du bâtiment, remplacé par une nouvelle aile finie en 2005. L’aile a été nommée l’“Aile John Peel” en 2012, d’après l’animateur. BBC London, BBC Arabic Television et BBC Persian Television sont accueillies dans la nouvelle aile, qui contient également la zone de réception de BBC Radio 1 et BBC Radio 1Xtra (les studios eux-mêmes se trouvent dans la nouvelle extension du bâtiment principal). Depuis février 2024, BBC Radio 2 et BBC Radio 6Music s’y sont installés, en face des studios de BBC Radio 1 au huitième étage. Cela a été créé en convertissant de l’espace de bureau, après que la décision de déménager de Wogan House a été prise.

Le bâtiment principal a été rénové, et une extension construite à l’arrière. Les stations de radio BBC Radio 3, BBC Radio 4, BBC Radio 4 Extra et le BBC World Service se sont transférés dans des studios rénovés au sein du bâtiment. L’extension relie l’ancien bâtiment à l’Aile John Peel, et inclut une nouvelle salle de rédaction conjointe pour BBC News, avec des studios pour la chaîne BBC News, BBC World News et d’autres programmes d’informations. Le déménagement de BBC Television Centre a été fini en mars 2013.

Le nom officiel du bâtiment est Broadcasting House mais la BBC utilise aujourd’hui le terme “new Broadcasting House” (avec un “n” minuscule) quand elle se réfère publiquement à la nouvelle extension plutôt que tout le bâtiment, avec le bâtiment original connu sous le nom de “old Broadcasting House”.


Construction

La construction de Broadcasting House a commencé en 1928, avec les programmes se transférant progressivement dans le bâtiment. Le 15 mars 1932, le premier programme musical a été par le chef d’orchestre Henry Hall et le BBC Dance Orchestra. Hall a aussi écrit et interprété, avec son groupe de danse, Radio Times, le nom de la publication des programmes de la BBC.

Le premier bulletin d’informations a été lu par Stuart Hibberd le 18 mars. La dernière transmission depuis Savoy Hill s’est déroulée le 14 mai, et Broadcasting House s’est officiellement ouverte le 15 mai 1932. George Val Myer a conçu le bâtiment en collaboration avec l’ingénieur civil de la BBC, M.T. Tudsbery. Les intérieurs étaient l’œuvre de Raymond McGrath, un architecte australo-irlandais. Il a dirigé une équipe qui incluait Serge Chermayeff et Wells Coates et a conçu le studio de vaudeville, la green room et les loges associées, et les studios de danse et de musique de chambre dans un style Art Deco gracieux.

Le bâtiment est construit en deux parties. Se passant du puits de lumière central que l’on retrouve souvent dans les bâtiments contemporains de cette taille, le cœur central contenant les studios d’enregistrement était une structure sans fenêtre construite en brique. (De la brique de charpente plutôt qu’une charpente en acier a été utilisée afin de réduire la transmission du bruit d’à la fois des studios et entre les studios.) La portion extérieure environnante, conçue pour les bureaux et les espaces supplémentaires, est d’une charpente en acier et recouverte de pierre de Portland. Tandis que la portion extérieure avait de nombreuses de fenêtres, le cœur intérieur nécessitait des systèmes de ventilation spéciaux qui étouffe le bruit.

Il y avait deux zones où le droit à la lumière causait des restrictions de hauteur. Tandis que les droits sur le côté Sud ont cessé d’être un problème après que les propriétaires de ces droits aient donné des concessions, les droits sur le côté oriental ont été gérés en inclinant le toit de la rue à partir du quatrième étage. Cela affectait non seulement le plan au sol de la structure, mais cela voulait dire que la tour d’enregistrement interne ne pouvait être construite au dernier étage. (Ainsi, un studio au dernier étage était en fait en dehors de la structure centrale du studio.)

Les structures sous-terraines, dont un égoût de cent ans, présentaient également au cours de la construction. Le bâtiment se trouve au-dessus de la Bakerloo Line du métro londonien : la Victoria Line a été percée en-dessous dans les années 1960, et présentait des problèmes pour la construction de l’Aile Egton. Le bruit des trains qui passent est audible au sein du théâtre de la radio mais est généralement imperceptible sur les enregistrements. Le rez-de-chaussée a été équipée de fenêtres allant du sol au plafond donnant sur la rue, étant donné que la BBC croyait que pour financer un tel projet (coûtant 25 millions de £ aujourd’hui), ils auraient besoin de laisser le rez-de-chaussée comme boutique : l’agrandissement rapide de la BBC a signifié que cela ne s’est jamais passé.


Rénovation

Depuis 2003, Broadcasting House a subi une rénovation majeure au cours du programme W1 de la BBC, avec l’objectif de rénover le bâtiment et combinant de nombreuses opérations de la BBC dans une nouvelle extension. Elle héberge les opérations télé et radio de BBC News, relocalisées depuis Television Centre, et le BBC World Service, qui s’est relocalisé depuis Bush House le 12 juillet 2012. De nombreuses stations de radio nationales de la BBC sont également diffusées depuis le bâtiment, à l’exception de BBC Radio 5 Live et BBC Radio 5 Sports Extra qui ont déménagé à Salford Quays et BBC Radio 2 et BBC Radio 6Music qui ont déménagé dans de nouveaux studios à Wogan House en 2006 pour laisser le champ libre à la rénovation. Wogan House a été libérée en février 2024 avec Radio 2 et 6Music qui sont revenues dans Broadcasting House.

Le travail sur le bâtiment a été fini en deux phases. Il a commencé par la démolition de deux extensions d’après-guerre au bâtiment original.

“Le redéveloppement faisait partie d’une plus grande stratégie économique pour consolider le parc immobilier de la BBC et centraliser son opération à Londres. Il produira finalement des économies de plus de 700 000 £ sur les 21 ans qui restent sur le bail de la BBC à Broadcasting House”.


Première phase

La première phase constituait en la rénovation du bâtiment original, qui commençait à montrer des signes d’âge et nécessitait des réparations structurelles et une nouvelle aile à l’Est.

Dans le vieux bâtiment, le toit en ardoise en pente qui était devenu un “toboggan pour chats” a été retiré et de nombreuses pièces deshabillées jusqu’aux murs, même si la majeure partie de l’architecture Art Deco a été conservée et préservée. Une grande partie du travail s’est focalisée sur les murs et plafonds des étages inférieurs, qui n’incluaient pas des caractéristiques Art Deco. La zone de réception a été rénovée pour inclure un nouveau bureau tout en conservant le message et la statue pour attirer l’attention. De nombreuses pièces ont eu leur plafond retiré, comme la tour Sud, et de nouveaux solives de renforcement ont été ajoutés.

La nouvelle Aile Egton a une forme quasi identique au bâtiment principal, avec un design et un arrangement de fenêtres modernes tout en conservant des caractéristiques comme la pierre Portland. Vers l’arrière, un grand bloc a été créé sur le côté, reflétant celui créé dans le bâtiment principal quand le toit en pente a été retiré.

Le design de l’extension, censé égaler l’original en “créativité architecturelle”, a été réalisé par MacCormac Jamieson Prichard. La construction s’est finie en 2005, avec la Broadcasting House rénovée et la nouvelle Aile Egton ouverte par la Reine Elisabeth II le 20 avril 2006 dans le cadre des célébrations de ses 80 ans. Toutes les zones de l’Aile Egton ont été complètement équipées et terminées en 2007.

En 2012, il a été annoncé par le directeur général de l’époque, Mark Thompson, que l’Aile Egton serait renommée “l’Aile John Peel” pour commémorer le regretté animateur de Radio 1, qu’il a décrit comme un “grand talent de la radio”. Thompson a décrit l’aile comme un “hommage approprié à un homme qui incarnait tellement ce que représente la BBC”.

Elle accueille BBc London, BBC Arabic Television et BBC Persian Television, avec la zone de réception de BBC Radio 1 et BBC Radio 1Xtra.


Seconde phase

La seconde phase a été la création de la grande aile à l’arrière du bâtiment, joignant les deux bâtiments, et créant une place entre les deux. Les architectes originaux ont été remplacés car ils ne s’accordaient pas aux révisions économiques, étant donné que Sir Richard MacCormac ne voulait pas sacrifier la qualité de son design. La construction a été terminée par Bovis Lend Lease en 2010, et le contrôle transmis à la BBC en 2011. Tandis que le processus de reconstruction était en cours, de nombreuses stations de radio ont déménagé dans d’autres bâtiments près de Portland Place.

L’extension contient les départements de BBC News et Journalism, et du matériel technique dernier cri et de nouveaux studios pour accueillir les bulletins d’informations de la BBC à la télévision, la BBC News Channel et BBC World News, le Service BBC Arabic Television et le service BBC Persian Television. Au cœur de tout cela se trouve une nouvelle salle de rédaction, la plus grande au monde.

Un passage piéton situé au-dessus de la salle de rédaction permet au public de voir l’œuvre des journalistes, connectant le hall d’entrée au Radio Theatre et un nouveau café accessible au personnel et au public. Accompagné de la place extérieure, qui pouvait servir de salle et théâtre extérieur, est conçu pour impliquer le public dans le processus de réalisation télévisuelle et radiophonique. L’extension est recouverte de verre dans la zone de la place et incurvée pour contraster avec les deux ailes de part et d’autre et pour continuer le verre de chaque côté en haut du bâtiment. Du côté Portland Place, elle continue le même usage de pierre de Portland et de verre comme avec l’Aile John Peel.

Le lundi 18 mars 2013 à 13 h, après la dernière diffusion de BBC News Channel depuis Television Centre, le premier programe d’information depuis Broadcasting House a été diffusé : BBC News at One, sur BBC One et la BBC News Channel. BBC World News a été le premier service d’information de la BBC à s’installer dans le nouveau bâtiment le lundi 14 janvier 2013, commençant avec GMT à midi.

La Reine Elisabeth II a officiellement ouvert l’extension le 7 juin 2013. La seconde phase de développement a remporté le “Programme of the Year” aux récompenses annuelles de 2013 de l’Association for Project Management.


Œuvres d’art

Le bâtiment présente des œuvres d’art, de manière plus évidente les statues de Prospero et Ariel (de la Tempête de Shakespeare) par Eric Gill. Leur choix était approprié puisque Prospero était magicien et érudit et Ariel un esprit de l’air, dans lequel les ondes radio voyagent. Il y aurait eu de la controverse à propos de certaines caractéristiques des statues quand elles ont été construites et on dit qu’elles ont été modifiées. Elles auraient été sculptées par Gill comme Dieu et l’Homme, plutôt que Prospero et Ariel et il y aurait une petite image d’une belle fille au dos de Prospero. D’autres gravures d’Ariel se retrouvent sur l’extérieur dans de nombreux bas reliefs, certaines de Gill, d’autres par Gilbert Bayes. La zone de réception comprend une statue du Semeur par Gill.

Les statues de Prospero et Ariel ont attiré de la controverse ces récentes années, suite aux preuves que gill se livrait à de la pédophilipe, et que la sexualité du sculpteur pourrait se refléter dans la statue. La BBC a refusé de retirer la statue citant le statut de Gill comme l’un des artistes britanniques prééminents du XXème siècle. Le 13 janvier 2022, la statue a étévandalisée par un homme brandissant un marteau, qui a décrit “Il était temps de partir en 1989” et “pendez tous les pédophiles” sur la statue.

Plusieurs œuvres d’art ont été commissionnées par la BBC pour la renovation de Broadcasting House, à un coût total de plus de 4 millions de £. Parmi elles se trouve World, œuvre d’art sur le sol par l’architecte et artisre d’origine canadienne Mark Pimlott. Selon la BBC, l’œuvre “reflète la dimension globale de la diffusion de la BBC et est constituée de plus de 750 drapeaux en pierre sur lesquels sont inscrits des noms de lieux de part le monde, ainsi que ceux d’histoire, de la mythologie et de la fantaisie. L’œuvre d’art est réhaussée d’élégantes lignes d’acier de longitude et latitude, un procédé subtil de petites lampes intégrées et d’une installation sonore liée à la production clé du World Service”.

Sur le toit de l’Aile John Peel, reflétant l’antenne radio, se trouve Breathing, structure conique en verre s’élevant vers le ciel de la même hauteur que l’antenne. Elle a été sculptée par Jaume Plensa en tant que mémorial aux journalistes tués dans l’exercice de leur fonction. Elle inclut des vers d’un poème de James Fenton et est illuminée jour et nuit. À 22h tous les jours, en même temps que BBC News at Ten, une colonne de lumière s’illumine sur 900 mètres vers le ciel. Elle a été officiellement dévoilée le 16 juin 2008, par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.


George Orwell

Le directeur de l’histoire de la BBC, Robert Seatter, a dit que George Orwell dans son roman 1984 (1949), aurait basé sa notoire Salle 101 du roman “sur une pièce où il a travaillé pendant qu’il était à la BBC”.

Le 7 novembre 2017, une statue de Orwell, sculptée par l’artiste britannique Martin Jennings, a été dévoilée, à l’extérieur de Broadcasting House. La phrase suivante est inscrite sur le mur derrière la statue : “Si ta liberté veut dire quelque chose, elle signifie le droit de dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre”. Ce sont les mots de sa préface proposée à la Ferme des animaux et un cri de ralliement pour l’idée de libre expression dans une société ouverte.


Implication du MI5

En 1985, The Observer a révélé que le MI5 avait eu un bureau spécial dans le bâtiment depuis 1937 dans le but de vérifier les employés de la BBC pour des besoins de sécurité nationale.

Source : Wikipédia, traduit de l’anglais

BROADCASTING HOUSE | Paroles

Disponible sur :

Description :

Le film de la GPO BBC – Voice of Britain nous emmène sur une visite de Broadcasting House, “ce temple des arts et des muses”, ouvert en 1932 et l’église et foyer spirituel des temps modernes de la BBC. Reith réfléchit sur la nature de l’organisation, ou “organisme”, comme il préfère.

Paroles :

This is the entrance hall to Broadcasting House
In the Latin inscription which you see up there above the central arch, we have tried to reflect the idea behind our work
What does it say?
A free translation would run like this
This temple of the arts and muses is dedicated to Almighty God by the first governors of broadcasting in the year 1931
Sir John Reith being the Director General
It is their prayer that good seeds sown may bring forth a good harvest
That all things hostile to peace or purity may be banished from this house
And that the people, inclining their ear to whatsoever things are beautiful and honest and of good report
May tread the path of wisdom and uprightness
Yes. I think I rather like that
So do I

12 floors, 350 offices
700 people in this big house
You who pay your ten shillings a year own the house
Six million of you

I receive that signal. It is OK

2,000 of you write every day – praising, blaming, inquiring
Letters for music department, drama department
Outside broadcast apartment, talk department, jazz band department
Engineers department, research department and finance department

“More variety! More variety!” Far less variety!

Through soundproof doors, then doors, then doors again
You come to an inside core of the building, isolated from all the rest
Where the makers of the noises practise to make them good noises

We’re getting near it

Now come and listen in on some of your big executives
The mighty but mysterious men who plan, scheme and arrange
Days and weeks ahead what you will hear for your ten-bob contribution to the fund

No branch or department works to itself
And no branch or department can do ill
Without that ill spreading throughout the whole organism
And an organism is a collection of individuals
And the health of one can affect the health of the whole

Stand by, everybody, we’ll give you a light
All right effects, start the drum

The drums, the drums!
Macbeth doth come!


Broadcasting House

Voici le hall d’entrée de Broadcasting House
Dans l’inscription en latin que vous voyez au-dessus de l’arche centrale, nous avons essayé de refléter l’idée derrière notre œuvre
Que dit-elle ?
Une traduction libre serait comme ceci
Ce temple des arts et des muses est dédié au Dieu Tout Puissant par les premiers gouverneurs de la radiodiffusion au cours de l’année 1931
Sir John Reith étant le directeur général
C’est leur prière que de bonnes graines semées puissent engendrer une bonne récolte
Que toutes choses hostiles à la paix ou la pureté soient bannies de cette maison
Et que les gens, penchant leurs oreilles vers toutes choses belles et honnêtes et de bons rapports
Puissent fouler le chemin de la sagesse et l’intégrité
Oui. Je pense que j’aimerais cela
Moi aussi

12 étages, 350 bureaux
700 personnes dans cette grande maison
Vous qui payez dix shillings par an possèdent la maison
Six millions d’entre vous

Je reçois ce signal. Il est bon

2000 d’entre vous écrivent tous les jours – d’élogieuses, d’accusatrices, de curieuses
Lettres pour le département musical, dramatique
Celui de la diffusion extérieure, des débats, des groupes jazz
Celui des ingénieurs, de la recherche et des finances

“Plus de variété ! Plus de variété !” Bien moins de variété !

Après des portes insonorisées, puis des portes, et encore des portes
Vous arrivez dans un cœur intérieur du bâtiment, isolé de tout le reste
Où les faiseurs de bruit répètent pour les rendre bons

Nous nous en rapprochons

Maintenant venez écouter certains de vos grands cadres
Les hommes puissants mais mystérieux qui projettent, complotent et arrangent
Des jours et des semaines à l’avance ce que vous allez entendre pour votre contribution à dix balles au fond

Aucune branche ni aucun département travaille pour soi
Et aucune branche ni aucun département ne peut faire du mal
Sans que le mal ne se diffuse dans tout l’organisme
Et un organisme est une collection d’individuels
Et la santé de l’un affecte la santé de tous

Tenez-vous prêts, tout le monde, nous vous donnerons le signal
D’accord les effets, lancez le tambour

Le tambour, le tambour !
Macbeth arrive !

ROBERT SEITZ

Samplé sur A Cello Sings in Daventry

Robert Karl Wilhelm Seitz (28 septembre 1891 à Magdebourg – 22 avril 1938 à Lörrach, Bade) était un écrivain allemand.


Vie

Après que Seitz ait passé son enfance à Magdebourg et dans les montagnes du Harz, il commence en 1906 un apprentissage commercial à Magdebourg. En 1909, il a trouvé un emploi d’expéditeur dans la fabrique de chicorée de Magdebourg Bethge & Jordan. Seitz s’intéresse très tôt à la littérature et écrit des poèmes.

Grâce à un appel dans la presse de Magdebourg en 1919, Seitz a donné l’impulsion à la fondation de l’association d’artistes de Magdebourg Die Kugel, qui a existé de 1919 à 1923 et comprenait des artistes tels que Franz Jan Bartels, Max Dungert et Bruno Beye. En 1921, Seitz publie un recueil de poésie expressionniste Das Herz in den Augen chez Karl-Peters-Verlag à Magdebourg. En 1924, Seitz a été transféré à Berlin. À partir de 1927, il a vécu dans la colonie d’artistes de Wilmersdorf. En 1928, il abandonne son travail commercial et devient écrivain indépendant.

Seitz rejoint le cercle d’écrivains formé autour de l’éditeur Victor Otto Stomps et de sa maison d’édition Rabenpresse, fondée en 1926. La maison d’édition comprenait également Horst Lange et de son épouse Oda Schaefer, Peter Huchel, Werner Bergengruen, et pendant une courte période, Joachim Maass, Walther G. Oschilewski, Jens Heimreich, Rolf Bongs, Werner Helwig, Eberhard Meckel et Hans Gebser, qui vivait en Suisse et était connu sous le nom de Jean Gebser, philosophe.

À partir de 1928, Seitz a écrit diverses histoires et articles pour des journaux et des magazines, mais a également arrangé des pièces de théâtre et des opéras radiophoniques pour la radio. Il a travaillé avec des compositeurs tels que Paul Hindemith, Werner Egk et Paul Dessau. En 1931, il publie avec Heinz Zucker l’anthologie poétique Um uns die Stadt. Le thème de l’œuvre, à laquelle ont participé 93 auteurs pour la plupart inconnus, était la relation entre l’individu et l’espace de vie urbain. Seitz a fait des voyages plus longs dans les zones rurales. Il a vécu plus longtemps en Prusse orientale, en Poméranie et à Dantzig ainsi que dans les villages de la côte baltique. Son travail littéraire se tourne désormais vers l’écriture d’histoires et de romans. En 1932, il obtient un grand succès avec le volume de nouvelles Bauernland. Dans ses autres ouvrages, il aborde également les problèmes de la civilisation technique et de la nature idéalisée. En 1935, il a reçu un prix de l’Académie pour son œuvre Börshooper Buch, publiée en 1934. Seitz est décédé en 1938 lors d’un voyage en Italie à des fins d’études et pour remédier à sa mauvaise santé.

La ville de Magdebourg possède une rue (Robert-Seitz-Straße) qui porte son nom.

Source : Wikipédia, traduit de l’allemand