Author Archive: Anne-Spooky

2MT

Mentionné sur Ripples in the Ether (Towards the Infinite)

2MT était la première station de radio britannique à faire des émissions de divertissements régulières, et “la première TSF régulière au monde”. Les diffusions ont commencé le 14 février 1922 depuis une ancienne baraque de l’armée à côté des laboratoires Marconi situés à Writtle, près de Chelmsford dans l’Essex. À l’origine, la station n’avait que 200 watts et transmettait sur 700 m (428 kHz) les mardi de 20h00 à 20h30.


Histoire

Two Emma Toc (comme elle s’appelait dans l’alphabet radio des British Army Signalling Corps du jour) a été un succès surprenant. Le présentateur, producteur, acteur-manager et auteur était le capitaine P.P. Eckersley, ingénieur de Marconi. Son annonce habituelle “This is Two Emma Toc, Writtle testing, Writtle testing”, est rapidement devenue bien connue.

2MT a mené à la création de sa station sœur 2LO, et par la suite, la BBC. 2MT elle-même n’a pas fait partie de la BBC et a fermé le 17 janvier 1923.

Peter Eckersley est devenu l’ingénieur en chef fondateur de la British Broadcasting Company.

Le site de la baraque Marconi à Writtle est commémorée par un panneau d’information non loin à Melba Court – nommé d’après Dame Nellie Melba qui a fait la première radiodiffusion de divertissement publicisée de Grande-Bretagne depuis l’usine Marconi de New Street – dévoilé en 1997 par la fille de Marconi, la princesse Elettra Marconi. Le site a été revendu et la terre a été utilisée pour un quartier résidentiel dans les années 1990.

Une partie importante de la baraque originale de Writtle est désormais préservée au Sandford Mill Museum of Science and Industry à North Chelmsford, où elle forme une partie de l’exposition historique sur la TSF et la radiodiffusion.

Source : Wikipédia, traduit de l’anglais

PETER PENDLETON ECKERSLEY

Samplé sur Ripples in the Ether (Towards the Infinite)

Peter Pendleton Eckersley (6 janvier 1892 – 18 mars 1963) était un pionnier de la radiodiffusion britannique, premier ingénieur en chef de la British Broadcasting Company Limited de 1922 à 1927 et ingénieur en chef de la British Broadcasting Corporation jusqu’en 1929.


Enfance

Peter Eckersley est né à Puebla au Mexique, en 1892. Son père, Alfred (décédé en 1895 de la fièvre jaune), était cheminot puis responsable de la construction du Grand Mexican Railway. Son frère aîné était le physicien Thomas Eckersley ; et son cousin, Aldous Huxley. Lors du recensement de 1911, il est enregistré comme résident du pensionnat Bedales School-Co-Educational Proprietary à Petersfield dans le Hampshire.

Il est allé au Manchester Municipal College of Technology en 1912. Il a rejoint les Royal Flying Corps en tant que radiotélégraphiste en 1915, où il a obtenu le rang de capitaine. Il était en poste principalement en Egypte et à Salonika. Plus tard avant la fin de la Guerre, il a été envoyé à la Wireless Experimental Station de Biggin Hill où il a mené du travail expérimental sur la téléphonie duplex pour les avions.

Il a rejoint Marconi en tant que responsable de la section expérimentalle du département aéronautique où il a conçu l’émetteur de la station terrestre de l’aéroport de Croydon.


1920 à 1929

En 1920, Eckersley était devenu speaker, animateur (il récitait de la poésie et chantait des chansons) et ingénieur de 2MT, la première station de radio autorisée de Grande-Bretagne, située à Writtlle, près de Chelmsford en Essex en Angleterre, où Guglielmo Marconi avait construit ses usines de TSF. Il a été le premier ingénieur en chef de la British Broadcasting Company Limited de 1922 à 1927 puis ingénieur en chef de la British Broadcasting Corporation.

Durant l’entre deux guerres, la General Electric Company des États-Unis est devenue un gigantesque cartel qui avait de plus en plus d’intérêts commerciaux pour la Grande-Bretagne et plusieurs démarches pas entièrement à succès ont été entreprises pour éviter l’américanisation de la Grande-Bretagne. Des liens entre le Royaume-Uni et les États-Unis avaient été initiés par Marconi. Durant la première guerre mondiale, General Electric, aidé par la Marine américaine, avait repris les affaires de la radio bâteau vers la côte que Marconi avait établi aux États-Unis. En 1919, elles ont été transférées vers une nouvelle filiale de GE, la Radio Corporation of America. L’armée britannique a déclarée un moratoire de deux ans sur les expérimentations sur la radio commerciale plus poussées par les employés de Marconi.

En 1922, la General Post Office a accordé un monopole commercial, connu sous le nom de British Broadcasting Company, qui tirera des revenus d’une redevance par récepteur radio et le reste de la manufacture et la vente de ces récepteurs. Sous les termes de cette redevance exclusive, la société ne pouvait vendre du temps d’antenne. En 1923, le Major-Général Sir Frederick Sykes a dirigé un comité pour revoir cet arrangement, qui s’est conclu par le fait que la GPO devrait cesser sa redevance envers la British Broadcasting Company. Elle a déposé le bilan en décembre 1926. En 1927, la Couronne britannique a accordé une charte à une British Broadcasting Corporation non commerciale et la GPO s’est occupé de cette redevance. John Reith a été nommé pour contrôler la corporation de la Couronne.

En 1925, le capitaine P.P. Eckersley, MIEE, a été fait “Vice Président à vie” de la Radio Society of Great Britain, avec le Major Basil Binyon (un directeur de la BBC).


Dorothy “Dolly” Clark, plus tard Eckersley

En 1929, Eckersley a entamé une liaison avec Dorothy “Dolly” Clark, femme dont s’était séparé le responsable des programmes et chef d’orchestre de la BBC, Edward Clark, puis a divorcé de sa femme. Lord Reith, homme profondément religieux, l’a forcé à démissionner. Dolly s’était séparée de Edward Clark en 1925 et s’était arrangée pour que Eckersley visite l’Allemagne pour les affaires de la BBC avec Dolly pour l’accompagner. Même si leur liaison n’était pas secrète, sa femme Stella n’était pas au courant jusqu’à ce que la femme de Reith, Muriel, le lui apprenne.

Des conférences de haut niveau ont été tenues et même l’Archevêque de Canterbury a été consulté mais Eckersley n’a pas été renvoyé immédiatement comme il avait entrepris de mettre fin à la liaison avec Dolly Clark et revenir vers sa femme. Mais lui et Dolly se sont revus et il a démissionné en avril 1929. La liaison a poussé une enquête publique sur les pratiques sur le personnel de la BBC. Le couple s’est marié le 25 octobre 1930.

Dolly était pro-nazi dansa sa politique, admiratrice de Adolf Hitler, amie de William Joyce et de Unity Mitford et membre de la ligue fasciste impériale d’Arnold Leese.

Après que Eckersley ait rencontré Sir Oswald Mosley, il s’est impliqué dans son New Party, présidant son London Central Committee. À partir de novembre 1939, la mise en place de l’émetteur d’Osterloog (sur la côte de la mer du Nord) devient le moyen de William Joyce de diffusion d’émissions de Grande-Bretagne et en Europe. Eckersley a été décrit comme “au mieux un compagnon de voyage fasciste stupide et au pire un traite”. Dolly a rejoint la British Union of Fascists de Mosley, surpassant Mosley dans son enthousiasme pour le nazisme, ainsi que la National Socialiste League fondée par William Joyce après qu’il ait été expulsé par Mosley pour avoir été trop antisémite.


À partir de 1930

Pendant un moment, Eckersley s’est investi dans la construction d’une station de radiodiffusion basée en Europe continentale qui pouvait être captée au Royaume-Uni. Le Capitaine Leonard Plugge, qui est devenu député, s’est aussi mis à construire sa propre International Broadcasting Company en louant des émetteurs en France et d’autres pays pour diffuser une radio commerciale en Grande-Bretagne. L’aventure a eu beaucoup de succès et, comme Reith avait interdit le divertissement léger du dimanche sur la BBC, les stations de l’IBC ont gagné jusqu’à 80% de l’audimat du dimanche en 1938.

Pendant ce temps, Peter Eckersley recherchait d’autres moyens pour apporter les signaux des stations de l’IBS dans les salons de Grande-Bretagne. Plutôt que de dépendre d’un récepteur licensié par la General Post Office, il a commencé à câbler des régions d’Angleterre pour une première forme de radio câblée mais a été arrêté par l’intervention de la GPO. Les stations de l’IBC ont fini par être réduites au silence quand les troupes d’Adolf Hitler ont capturé les émetteurs. À partir de 1937, Peter Eckersley a travaillé pour le MI6 pour aider à combattre la propagande de combat qui venait de l’Allemagne nazie avec des stations de propagante britanniques. Il a été refusé au travail de guerre.

Les Eckersley ont pris des vacances en Allemagne à plusieurs occasions et ont assisté aux rassemblements de Nuremberg de 1937 et 1938. Ils semblent s’être séparés entre ce dernier et le début de la deuxième guerre mondiale. Dolly a travaillé pour la radio allemande durant la guerre (ainsi que James Clark, son fils adolescent qu’elle a eu avec son premier mari Edward Clark), et a recruté William Joyce. Dorothy et James ont été jugés en 1945 pour avoir soutenu l’ennemi : elle a été emprisonnée un an et James a été en libertée surveillée pendant deux ans. Elle est morte en 1971.

Peter Eckersley est décédé, à l’âge de 71 ans, le 18 mars 1963 au West London Hospital d’Hammersmith.

Source : Wikipédia, traduit de l’anglais

BBC

Thème principal de This New Noise

La BBC, en forme longue British Broadcasting Corporation (litt. “Société de radiodiffusion britannique”), est un radiodiffuseur britannique de service public fondé en 1922, dont le siège est situé à la Broadcasting House de Westminster, à Londres. C’est le plus ancien radiodiffuseur national du monde.

Ayant son siège au Royaume-Uni , c’est un non-departmental public body (équivalent d’une autorité administrative indépendante) chargé des médias. La BBC bénéficie d’une réputation d’excellence culturelle, et est parfois affectueusement appelée “The Beeb” ou “Auntie” (langage enfantin pour tante, “tata”) par les Britanniques. Pendant longtemps, elle est restée la seule société diffusant des programmes de télévision et de radio au Royaume-Uni.

C’est la plus importante société de diffusion au monde en matière de revenu brut et de téléspectateurs. Avant la venue d’ITV, Independent Television en 1955 et des radios locales privées dans les années 1970, elle détenait le monopole de diffusion.


Histoire

1922–1939

Avant le lancement de cette radio d’État en 1922, un certain nombre de sociétés privées avaient effectué des expérimentations de diffusion radiophonique. Selon les termes de la loi de 1904 sur la télégraphie sans fil, la Poste était compétente pour l’octroi de licences de diffusion radiophonique. Mais en 1919, à la suite des nombreuses plaintes déposées par l’armée au sujet de nombreuses interférences d’émission de radio avec les communications effectuées par les forces armées, elle a dû arrêter d’accorder toute nouvelle licence.

En 1922, la British Broadcasting Company (BBC) est fondée par un consortium comprenant Marconi, GEC, British Thomson Houston, Metropolitan-Vickers, Western Electric et la Radio Communication Company. Deux radios expérimentales sont lancées : 2MT et 2LO. Une première émission quotidienne débute le 14 novembre depuis le studio londonien de Marconi. En droit anglais, une company est une société de capitaux et l’objectif de ce consortium de droit privé est simplement d’organiser la radiodiffusion sur les ondes de manière rationnelle.

En 1927, La BBC devient la British Broadcasting Corporation, c’est-à-dire une société de droit public constituée par Charte royale. John Reith, qui continue à diriger la BBC jusqu’en 1936, fonde ce grand service public audiovisuel dont l’objectif est d’éduquer, d’informer et de distraire. La BBC diffuse presque partout au Royaume-Uni. Son rôle d’information est favorisé par de grandes grèves qui empêchent la diffusion des journaux : la BBC en profite pour diffuser des informations à tout moment de la journée, ce que, jusqu’alors, elle ne pouvait pas faire. En effet, les éditeurs de journaux faisaient pression pour que la BBC ne diffuse pas d’informations avant que les journaux soient disponibles dans les kiosques. La BBC réussit à se soustraire aux pressions économiques et politiques et n’a de compte à rendre qu’au Parlement qui vote les Chartes royales. Elle doit non seulement informer le public, mais aussi le protéger de toute exploitation et garantir la qualité de la programmation. Les journalistes sortent des meilleures universités et leurs obligations sont détaillées dans le Producer’s Guideline, code de déontologie très détaillé.


1939–1987

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la BBC connaît son heure de gloire, notamment pendant la bataille d’Angleterre (juillet 1940-mai 1941), où elle est considérée comme une institution nationale. Au soir du 6 juin 1944, le discours du roi George VI est écouté par un taux record de 80 % des Britanniques.

Le directeur général de la BBC, Alasdair Milne, est contraint de démissionner sous la pression des thatchéristes en 1987.


2004–2012

Des tensions apparaissent entre la BBC et le gouvernement de Tony Blair, lequel met en cause la couverture critique de la guerre en Irak par la chaîne publique. Un rapport d’enquête commandé par le gouvernement met en cause l’intégrité professionnelle de la BBC.

En septembre 2004, la sous-division commerciale BBC Technology est vendue à Siemens avec un contrat de dix ans. La BBC espère ainsi économiser plusieurs dizaines de millions de livres. Siemens équipe maintenant le groupe pour la majorité des équipements techniques et informatiques. Accenture et CSC étaient les deux autres sociétés intéressées par l’achat de la sous-division. En mars 2005, le licenciement de 15 % des effectifs du groupe est annoncé, cela correspond à près de 4 200 employés. En juillet 2005, la sous-division BBC Broadcast est également privatisée.

En 2010, la BBC met en plan une restructuration. Elle doit mettre en place des économies portant sur près de 1,125 milliard d’euros.

En 2012, la réputation de la BBC est éclaboussée par la révélation du scandale sexuel pédophile concernant le présentateur Jimmy Savile accusé de centaines d’agressions sexuelles dont certaines commises sur les lieux mêmes de son travail à la BBC. Le scandale Savile plonge la BBC dans une crise profonde, l’entreprise publique étant soupçonnée d’avoir étouffé l’affaire. Le rapport d’une enquête interne publié en février 2016 révèle que “certains responsables” de la BBC “étaient au courant”. Le directeur général de la radio George Entwistle avait été contraint de démissionner fin 2012.


2015–2019

En juillet 2015, sur fond de confrontation avec le gouvernement de David Cameron qui reproche à la radio son manque de neutralité politique, de dénonciation des revenus des présentateurs les mieux payés de la radio (entre 700 000 et 7 millions d’euros par an et en hausse de 22 % pour 2014) dans un contexte de diminution des redevances, la BBC annonce la suppression de 1 000 postes sur les 16 000 que compte l’entreprise.

En octobre 2016, le licenciement du comédien Jon Holmes pour motif de faire plus de place aux femmes et à la diversité est amplement critiqué dans les médias qui reprochent à la radio d’avoir basé cette décision sur le seul fait que Jon Holmes est “blanc et mâle”. Pour la comédienne Maureen Lipman, cela semble incroyable de licencier “quelqu’un qui a fait une partie du meilleur travail à la radio”. La radio a pour objectif d’augmenter la proportion de ses effectifs issus des milieux ethniques noirs, asiatiques et minoritaires à 15 % pour 2020, tandis que les lesbiennes, gays, bisexuels ou transgenres devraient constituer 8 % du personnel.

Pour anticiper le Brexit, et conserver sa diffusion dans les 27 pays de l’Union européenne, la BBC envisage d’installer un siège à Bruxelles ou à Amsterdam. En décembre 2019, Boris Johnson accuse la BBC de ne pas être impartiale, le groupe audiovisuel prendrait parti, selon lui, en faveur des anti-conservateurs. Le Premier ministre considère pour cette raison que la BBC ne mérite pas de recevoir des fonds publics et envisage de décriminaliser le non-paiement de la redevance, ce qui pourrait avoir pour effet une diminution de 240 millions d’euros des revenus du groupe audiovisuel. Le manque d’impartialité de la BBC a été aussi pointée du doigt par les travaillistes. Pendant la campagne précédant les élections générales britanniques de 2019, la BBC a censuré des images embarrassantes pour Boris Johnson, préférant diffuser des images d’archives. Elle fait également supprimer les rires du public lors de la retransmission du passage du Premier ministre dans une émission télévisée, lorsque celui-ci avait demandé à la population de lui faire confiance.

Le journaliste Aaron Bastani souligne qu’“il n’est pas rare que la BBC, au lieu de faire contrepoids aux journaux, comme l’y invite sa charte royale, leur donne encore plus d’écho. En témoignent ses revues de la presse du jour, qui se contentent souvent de reproduire les partis pris journalistiques”. Pour le député travailliste John McDonnell, chargé des dossiers économiques dans l’équipe du dirigeant travailliste Jeremy Corbyn, ce suivisme serait une conséquence des coupes budgétaires : “Du fait des coupes sombres dans les budgets de la BBC, qui ont conduit au départ de nombreux journalistes et enquêteurs, la chaîne reprend de plus en plus souvent l’ordre du jour dicté par la presse écrite”, qui est très majoritairement conservatrice.


Depuis 2020

En janvier 2020, la BBC annonce vouloir supprimer 450 postes dans sa rédaction, pour notamment dégager des marges de manœuvres afin d’investir sur le numérique. Le 30 mars 2020, en réaction à la pandémie de Covid-19 touchant le Royaume-Uni, la BBC commence la distribution, aux plus de 70 ans, de récepteurs DAB +.

Accusée par le camp conservateur d’être “trop partisane, trop à gauche et foncièrement anti-brexit”, Tim Davie, le nouveau directeur général de l’institution publique, entend procéder à un certain recadrage des émissions et, selon la presse, aurait l’intention de supprimer certaines émissions humoristiques trop “gauchisantes” et faisant preuve de parti pris sur des questions sensibles comme celle du Brexit.

En mai 2021 est publié le rapport Dyson. Lord John Dyson, ex-juge à la cour suprême avait été chargé d’enquêter sur les moyens utilisés par le journaliste de la BBC, Martin Bashir, pour obtenir le fameux entretien de la princesse Diana, dans lequel celle-ci raconte la liaison de son mari, l’hostilité de la famille royale et les conséquences psychologiques de cette situation. Un remarquable succès pour la chaîne puisque près de 20 millions de téléspectateurs l’avaient regardé en transmission. Le rapport établit que Martin Bashir avait créé de faux relevés bancaires visant à faire croire que les secrétaires particuliers de Diana et de Charles étaient payés par la presse people pour éventer l’intimité du couple. À l’époque, The Mail on Sunday notamment avait révélé les méthodes utilisées par le journaliste de la BBC, mais la direction de la chaîne avait choisi de couvrir celui-ci en cachant sciemment ce qu’elle avait appris à propos de son comportement. En 1996, lorsque des doutes avaient émergé sur la façon dont l’entretien avait été obtenu, un examen interne avait exonéré Bashir d’actes répréhensibles en concluant que les relations de Bashir avec Diana étaient “absolument droites et équitables”. Le nouveau rapport dénonce les méthodes “trompeuses” employées par le journaliste pour obtenir cet entretien. La conclusion finale du rapport Dyson portait sur la question de savoir si la BBC avait dissimulé les enquêtes sur la manière dont Bashir avait obtenu l’interview et la justesse des méthodes qu’il avait employées : “En ne mentionnant dans aucun programme d’information le fait qu’elle avait enquêté sur ce que M. Bashir avait fait et le résultat des enquêtes, la BBC n’a pas respecté les normes élevées d’intégrité et de transparence qui sont sa marque de fabrique” et contraint la BBC à présenter officiellement ses excuses le 20 mai 2021. Pour plusieurs médias, l’affaire est un coup dur pour l’image, la réputation d’exactitude et d’intégrité du diffuseur, en raison du fait que des journaux, comme le Sunday Times, le Daily Mail et le Mail on Sunday, avaient attiré l’attention sur ces allégations qui se sont maintenant avérées exactes et que le rapport montre que “les responsables de la BBC étaient plus préoccupés par le fait d’avoir des dénonciateurs que par l’enquête sur leurs preuves”.

En mars 2023, la BBC est au cœur d’une querelle politique avec Gary Lineker, commentateur de football, qui a critiqué la politique d’asile du gouvernement britannique sur les médias sociaux. Lineker a été suspendu de son poste sur Match of the Day avant d’être réintégré après avoir reçu un soutien massif de la part de ses collègues. Le scandale a été aggravé par les liens entre le président de la BBC, Richard Sharp, et le Parti conservateur.

En avril 2023, Richard Sharp démissionne de son poste de président après qu’un rapport a révélé qu’il n’avait pas divulgué les conflits d’intérêts potentiels perçus dans son rôle dans la facilitation d’un prêt au Premier ministre Boris Johnson. Dame Elan Closs Stephens est nommée présidente par intérim le 27 juin 2023, prévue pour diriger le conseil d’administration de la BBC pendant un an ou jusqu’à ce qu’un nouveau président permanent ne soit nommé.


Liens avec les services secrets britanniques

La BBC a entretenu des rapports très étroits avec le MI5 depuis les années 1930 jusqu’aux années 1990. Le personnel qu’elle embauchait devait notamment recevoir l’aval de ce dernier. Paul Reynolds, le premier journaliste à avoir eu accès à tous les fichiers sur le personnel de la BBC, a raconté l’histoire de la longue relation entre la société et le service de sécurité.

Pendant des décennies, la BBC a nié que les candidats à l’emploi aient fait l’objet d’un filtrage politique par les services secrets britanniques, mais en fait, la sélection a commencé dès les premiers jours de la BBC et s’est poursuivie jusque dans les années 1990.

Différents postes étaient soumis à l’approbation du MI5. Le contrôle ne concernait pas seulement le directeur général, les hauts fonctionnaires et leurs assistants ; il s’étendait à des milliers d’employés qui participaient à des émissions en direct, la BBC s’inquiétant d’une possibilité de partialité ou de perturbation sur les ondes.

En 1983, 5 728 emplois de la BBC ont été soumis à ce type de contrôle connu sous le nom de “contre-subversion”. Le système de filtrage, qui s’est poursuivi jusque dans les années 1990, s’appliquait également à des dizaines d’autres employés, notamment des producteurs de télévision, des réalisateurs, des ingénieurs du son, des secrétaires et des chercheurs.


Polémiques

La BBC a été impliquée dans un certain nombre de controverses. Son manque d’indépendance vis-à-vis du gouvernement pendant la grève générale de 1926 ou la divulgation de la position et l’orientation de certaines unités britanniques durant la guerre des Malouines ont notamment été critiqués. Le documentaire de 1984 de l’émission Panorama Maggie’s Militant Tendency affirmant que les députés conservateurs avaient des liens avec des organisations d’extrême droite a eu pour conséquence de coûter à la chaîne 290 000 £ en dommages et intérêts.

En 2012, l’affaire Jimmy Savile accusé de centaines d’agressions sexuelles commises sur les lieux mêmes de son travail, à la BBC, est décrite comme la “plus grande crise de la BBC depuis plus de 50 ans”.

Source : Wikipédia France

RIPPLES IN THE ETHER (TOWARDS THE INFINITE)

Disponible sur :

Description :

Le capitaine Eckersley recrée une partie des premiers tests du système de radiodiffusion de la BBC, dont sa première itération en tant que 2LO à Londres. Les vers du Testament of Beauty de Robert Bridges (récités par Michael Sheen) nous mènent vers le deuxième morceau éponyme de l’album.

Paroles :

A test of transmission and reception efficiency
To determine the sensitivity of the latest type of instrument

(Transmission and reception efficiency)
(Transmission and reception)

Hello, CQ
Hello, CQ
This is Two-Emma-Toc Writtle testing
This is Two-Emma-Toc Writtle testing
Hello, CQ, hello
Hello, Ash
Hello, Ash
Ash, hello?
Are the signals OK?
No, they’re not
Wave your hand if it’s all OK
No waves? No waves at all?

One, two, three, four, five
One, two, three, four, five
Onе, two, three, four, five
One, two, three, four, five
One, two, three, four, five
One, two, three, four, five

… you soon switch off your bands, I will soon switch off mine
Now we’re going to receive it …

One, two, three, four, five
One, two, three, four, five

2LO, Marconi House, London, calling
2LO, Marconi House, London, calling
2LO, Marconi House, London, calling

Science comforting man’s animal poverty and leisuring his toil
Hath humanized manners and social temper
And now above her globe-spredd net of speeded intercourse hath outrun all magic
And disclosing the secrecy of the reticent air hath woven a seamless web of invisible strands
Spiriting the dumb inane with the quick matter of life

Now music’s prison’d rapture and the drown’d voice of truth
Mantled in light’s velocity, over land and sea are omnipresent
Speaking aloud to every ear
Into every heart and home their unhinder’d message
The body and soul of Universal Brotherhood


Des ondulations dans l’éther (vers l’infini)

Un test d’efficacité de diffusion et réception
Pour déterminer la sensibilité du dernier type d’instrument

(Efficacité de diffusion et réception)
(Diffusion et réception)

Allo, CQ
Allo, CQ
C’est Two-Emma-Toc à Writtle qui teste
C’est Two-Emma-Toc à Writtle qui teste
Allo, CQ, allo
Allo, Ash
Allo, Ash
Ash, allo ?
Est-ce que les signaux sont bons ?
Non
Faites un geste de la main si tout est bon
Pas de geste ? Du tout ?

Un, deux, trois, quatre, cinq
Un, deux, trois, quatre, cinq
Un, deux, trois, quatre, cinq
Un, deux, trois, quatre, cinq
Un, deux, trois, quatre, cinq
Un, deux, trois, quatre, cinq

… vous allez bientôt éteindre vos fréquences, je vais bientôt éteindre les miennes
Maintenant nous allons la capter…

Un, deux, trois, quatre, cinq
Un, deux, trois, quatre, cinq

2LO, Marconi House, Londres, appel en cours
2LO, Marconi House, Londres, appel en cours
2LO, Marconi House, Londres, appel en cours

La science réconfortant la pauvreté animale de l’homme et libérant son labeur
A humanisé les manières et le tempérament social
Et aujourd’hui, son réseau mondial de communication accélérée a dépassé toute magie
Et a révélé le secret de air réticent qui a tissé une toile parfaite de fils invisibles
Emmenant l’nepte idiot avec la rapide question de la vie

Aujourd’hui, l’extase prisionnière de la musique et la voix noyée de la vérité
Recouverte de la vitesse de la lumière, omniprésentes sur terre comme sur la mer
Parlant à voix haute à tous
Dans chaque cœur et foyer leur message libre
Le corps et l’âme de la Fraternité Universelle

THIS NEW NOISE | Album

Date de sortie : 8 septembre 2023

Formats : CD, double vinyle noir standard, double vinyle blanc édition limitée, téléchargement

Morceaux :

  1. Ripples In The Ether (Towards The Infinite)
  2. This New Noise
  3. An Unusual Man
  4. A Cello Sings In Daventry | avec Seth Lakeman
  5. Broadcasting House
  6. The Microphone (The Fleet Is Lit Up)
  7. A Candle Which Will Not Be Put Out
  8. What Of The Future? (In Touch With The Infinite)

Après The Race For Space aux Proms de 2019, Public Service Broadcasting ont été commissionnés pour créer une œuvre de la durée d’un album pour marquer le centenaire de la BBC. Le guitariste J, Willgoose, Esq. présente la réponse du groupe à ce défi unique.

Qu’il nous ait été demandé d’écrire un morceau spécial pour la consécration du centenaire de la BBC est à la fois un immense honneur et immensément intimidant – non seulement l’écrire mais l’interpréter avec un groupe de musiciens aussi talentueux que le BBC Symphony Orchestra sous la direction du chef d’orchestre Jules Buckley au Royal Albert Hall. En tant que groupe, PSB a souvent abordé de grands sujets auparavant, mais il y a quelque chose de remarquablement intimidant dans essayer de refléter, sous forme musicale, toute l’histoire et l’influence qu’a la BBC sur son propre pays et le monde. La question de où commencer est souvent la plus difficile à surmonter.

Dans le cas de This New Noise, cette question est également devenue la réponse, à sa façon. Cela semble évident, mais : commencer au début. Comment est née la BBC ? Pourquoi ? Qu’est-ce que ses créateurs et dirigeants originaux, directeurs et têtes pensantes créatives pensaient qu’elle était, et ce qu’elle allait devenir ? Comment ses nombreuses innovations technologiques et pratiques allaient changer le cours de l’histoire du pays ? Comment la BBC est devenue, dans les termes du livre de Charlotte Higgins, dont nous avons très admirablement emprunté le titre, “la plus grande institution culturelle que notre nation n’a jamais connue” ?

Selon moi, la plus grande réponse à la première de ces questions (et une qui pourrait décevoir tout spectateur des Proms qui espérait une sorte de “best of des génériques télévisés de la BBC”), c’est la plus extraordinaire des inventions : la radio. Il est facile d’oublier de nos jours combien ces systèmes ont dû sembler mystiques. Pour le prix d’un appareil et d’une modeste redevance annuelle, une nouvelle machine entrait dans votre monde ; allumez la et des voix humaines, de la musique et le miracle du son se manifestaient tout à coup dans votre foyer, transportés par l’éther. C’est ainsi que commence notre concert ce soir : Ripples in the Ether (Towards the Infinite) (“Des ondulations dans l’éther (vers l’infini)”) est une tentative de nous rappeler tous du truc magique simple d’apparence mais qui a changé le monde de la diffusion et la réception des ondes radio, comprenant une recréation de la première transmission faite au nom de la BBC, par la station 2LO, à Londres.

Puis nous nous lançons dans la grandiloquence du morceau éponyme, This New Noise (“Ce nouveau bruit”), tentative de recréer musicalement le chaos, la confusion et l’opportunité des premiers jours de la radiodiffusion, comprenant une partie des réflexions de John Reith, le premier directeur général de la BBC, et de J.H. Whitley, président du conseil d’administration à partir de 1930, sur l’objectif et le devoir de la radio diffusion en tant qu’idée et idéologie.

Reith est une figure imposante de l’histoire de la BBC (et ainsi de cette nation), et le troisième morceau, An Unusual Man (“Un homme inhabituel”), cherche à représenter le genre de personne qu’il était et les talents qu’il possédait et a exercé sur la Company (plus tard Corporation) naissante. La BBC, à ce jour, a un air de ferveur idéologique dans sa mission et son objectif, et l’enfance de Reith en tant que fils d’un pasteur presbytérien à Glasgow, associée à ses qualités uniques décrites dans ce morceau, signifiait qu’il a contribué à façonner la BBC plus que n’importe quelle autre personne de son histoire. Il n’a été là que pendant 16 ans mais son influence et son opinion ont resonné dans les couloirs de Broadcasting House des décennies plus tard.

La BBC de Reith a probablement fait plus pour unifier le pays (et, plus tard, l’Empire) que n’importe quelle institution du XXème siècle.

L’ouverture de l’émetteur à Daventry en 1927 a permis aux auditeurs de toute la nation d’entendre la même radiodiffusion pour la première fois en simultané. Il a également, selon les conditions atmosphériques, attiré des auditeurs de bien plus loin. Seth Lakeman est invité sur le quatrième morceau, A Cello Sings In Daventry (“Un violoncelle chante à Daventry”), comprenant la poésie traduite du poète allemand Robert Seitz, qui a écouté les premières radiodiffusions depuis Berlin et s’est retrouvé assez ému pour écrire ces beaux mots.

Dans le cinquième morceau, Broadcasting House, nous sommes emmenés dans une visite guidée de vénérable “temple des arts et des muses”, offerte par le film de la GPO de 1935 BBC: The Voice of Britain. Le fonctionnement interne de ce bâtiment des plus innovants et augustes, le cœur de la Corporation à ce jour, est révélé via le film de Stuart Legg, ainsi qu’un documentaire radio du début des années 1930.

La Corporation avait le temps et les ressources importants avec lesquels tenter de surmonter la majeure partie des difficultés techniques et technologiques auxquelles elle a fait face. Les microphones à ruban importés à prix élevé étaient une de ces difficultés : l’ampleur de la BBC était telle qu’elle a simplement conçu, produit et par la suite vendu son propre microphone Type A et d’innombrables autres innovations. Dans The Microphone (The Fleet is Lit Up) (“Le microphone (La flotte est allumée)”), les observations amusantes de George Bernard Shaw sur le pouvoir du microphone sont un clin d’œil à l’influence de la BBC dans ce domaine ; et, ayant été averti des dangers de boire un verre avant de se lancer sur les ondes, il fallait out simplement revenir sur l’un de nos plus vieux morceaux, de 1937, (Lit Up), et le commentaire glorieusement, et par occasions profondément, ivre du Lieutenant Commander Thomas Woodrooffe.

L’avant-dernier morceau, A Candle Which Will Not Be Put Out (“Une flamme qui ne sera pas éteinte”), cherche à aborder les directions uniques sur lesquelles la BBC a été fondée, avec une profonde emphase sur le service public et un désaveu de l’influence commerciale sur les droites et devoirs quasiment sacrés dont la BBC a assumé la responsabilité. Sa déclaration de mission, rapportée ici par des sommités telles que Sir Ian Jacob (DG, 1952-9), Basil Binyon (l’un des premiers directeurs de la Company), Sir William Haley (DG, 1944-52) et Reith lui-même, ne pouvait s’éloigner autant de l’allocution notoire de James Murdoch au festival international de la télévision d’Édimbourg plus de 70 ans plus tard : “le seul garant fiable, durable et perpétuel de l’indépendance est le profit”, nous informait-il en 2009.

Ayant tenté de décrire certains de ce que je considère comme les moments et développements clés du début de l’histoire de la BBC, nous tournons notre attention dans le dernier morceau de la soirée vers les événements à venir. What of the Future? (In Touch with the Infinite) (“Et l’avenir ? (En contact avec l’infini)”) sont les titres, respectivement, du dernier chapitre du livre de 1924 de Arthur Burrow The Story of Broadcasting et Broadcasting Over Britain de Reith. C’est, d’après moi, un fait simple et incontestable que si la BBC continue à être réduite – potentiellement jusqu’à ce qu’elle expire – il y aura de nombreux domaines qu’elle couvre, et les fonctions que cela fournit, disparaîtra tout simplement. Aucune organisation privée, motivée par juste le profit, ne financerait la saison des Proms ; ni Radio 3, ni 4, ni 6Music (sans le soutien de laquelle notre groupe n’existerait pas) ; ni les divers orchestres de la BBC (dont celui qui joue avec autant de dextérité ce soir) ; ni aucun des multiples services commercialement rebutants mais vitaux sur le plan culturel que nous fournit la BBC au quotidien pour ce qui – comparé à d’autres appareils de distribution grandement loués – revient à une bagatelle. Cela laissera un vide, il n’y aura plus d’ondulations dans l’éther, plus de tentatives tournées vers le public d’améliorer l’éducation et l’expérience (et cohésion) de ce pays. Il y aura tout simplement une scène vide, et peut-être que là l’ampleur de l’influence et l’importance de la BBC se verront ressentir si elle disparaît véritablement.

J’aimerais dédier This New Noise à la mémoire de mon amie Rebecca Teulet et sa famille, dont j’espère certains membres seront dans le public ce soir. Rebecca a travaillé pour la BBC et croyait passionnément en sa mission et son objectif, même si elle était par occasions frustrée par la manière dont elle fonctionnait. J’espère que notre concert est un hommage approprié à sa vie. Elle nous manque beaucoup.

Bright Magic < DiscographieElectra

Avalanche de dates pour 2025

La tournée d’octobre était à peine commencée que le groupe annonçait déjà celle de mars ! Truro et Bath sont désormais quasi complètes, ce qui n’est guère étonnant après la pléthore de dates complètes en octobre et novembre ! Voici toutes les dates sur le poste suivant :

She Drew The Gun fera la première partie sur toutes les dates, à l’exception de Liverpool.

Le groupe a également été annoncé à l’affiche des festivals Latitude et Victorious, toujours au Royaume-Uni.

Troisième extrait de The Last Flight

Un nouvel extrait de The Last Flight a été dévoilé par le groupe, une nouvelle collaboration avec Andreya Casablanca, déjà entendue sur Blue Heaven.

J. Willgoose, Esq. explique son choix de Andreya : “Je n’arrive pas à penser à quelqu’un de mieux placé qu’Andreya pour apporter le genre d’esprit, d’impertinence et de pure mélodie que demandait cette chanson. C’est un magnifique faire-valoir de la détermination, du courage et de l’honnêteté de Amelia. Je le fais parce que je le veux – n’est-ce pas une raison assez suffisante ? La chanson est une tentative de récapituler ce genre d’attitude sous forme musicale”.

Côté tournée, les billets se vendent toujours aussi bien, avec de plus en plus de dates complètes.

Nouvel extrait de The Last Flight et nouvelles annonces de showcases

Un nouvel extrait de The Last Flight est disponible sur les plateformes de streaming depuis un peu plus d’une semaine, il s’agit de The South Atlantic.

La chanson comprend un featuring de Kate Stables, plus connue sous le nom de This Is The Kit ainsi que de la pedalsteel et de l’ebow de Carl Broemel de My Morning Jacket et une section à cordes de 20 personnes du London Contemporary Orchestra, sous la direction de Hugh Brunt (et arrangé par JFAbraham). Le morceau commence et se termine par des voix off en portugais, détaillant le départ de Amelia de Natal et en français, annonçant son arrivée à Dakar via Saint Louis, et la pochette a été encore une fois été réalisée par Graham Pilling.

J. Willgoose, Esq. explique : “La chanson raconte l’histoire du troisième vol transatlantique à succès de Earhart, et son premier en suivant l’Équateur. Je voulais écrire quelque chose qui s’écouterait bien en regardant par l’hublot d’un avion, quelque chose de calme et serein mais avec une sensation de mouvement en avant. Kate, Carl et les musiciens du London Contemporary Orchestra ont vraiment emmené ce morceau ailleurs – j’adore ce qu’ils y ont tous apporté”.

De nouvelles dates de showcases ont été rajoutées suite au succès de celles déjà annoncées : un deuxième à Bristol aura lieu dans l’après-midi et le groupe se produira également en Écosse, à Glasgow et Édimbourg les 9 et 10 octobre.

Thème du cinquième album dévoilé et premier extrait, Electra, déjà disponible !

Le cinquième album de PSB, intitulé The Last Flight, sortira le 4 octobre prochain sur leur nouveau label So Recordings. Le premier single, Electra, est déjà disponible sur toutes les plateformes de streaming.

Enregistré dans le studio du groupe dans le Sud-Est de Londres et comprenant le London Contemporary Orchestra, Carl Broemel de My Morning Jacket ainsi que Andreya Casablanca et EERA – toutes deux étant déjà apparues sur l’album précédent, Bright Magic – et Kate Stables de This Is The Kit, l’album se concentre sur l’aviatrice américaine pionnière Amelia Earhart, première femme à traverser en solitaire les océans Atlantique et Pacifique. J. Willgoose, Esq. explique :

“Je voulais m’intéresser à une histoire centrée autour d’une femme, parce que la majeure partie des archives auxquelles nous avons accès est complètement masculine. J’ai été dans un premier temps attiré par le dernier vol de Earhart, plutôt que les succès qu’elle avait eus, mais plus je lisais, plus je suis devenue fasciné par elle. Son courage et ses réussites aéronautiques étaient extraordinaires, mais sa philosophie et la dignité qu’elle avait… c’était une personne exceptionnelle.

“Le dernier vol est le centre du voyage : l’histoire saute à différents endroits, et examine différentes facettes de sa personnalité, sa relation avec son mari, son attitude envers l’avion, son attitude envers son existence. Elle s’est donnée, j’estime, moins de 50% de chance de survie lorsqu’elle a traversé l’Atlantique en solitaire. Se mettre, de son plein gré, dans ses situations… Je pense que cela en dit sur cette plongée dans le cœur de l’humanité.

“Cependant, The Last Flight n’est pas complètement négatif ni recouvert de chagrin. Il y a de l’aventure, de la liberté, de la joie de vivre. La raison pour laquelle elle voulait piloter un avion était de trouver la beauté de la vie – Connaître la raison pour laquelle je suis en vie, et ressentir cela à chaque minute. Le vol a échoué, mais elle avait raison. De toutes les personnes sur lesquelles j’ai écrit, j’ai le respect et l’admiration les plus profonds pour elle”.

En aperçu, le groupe a partagé le premier single du projet, Electra, morceau qui s’envole inspiré par l’avion de Earhart du même nom. Offrant l’essence du son familier du groupe, il monte en intensité par des samples de dialogues, du rock cinématographique, de l’électro-pop pulsative et des élements orchestraux.

Willgoose a ajouté : “La chanson parle de l’avion d’Amelia Earhart, le merveilleusement bien nommé Electra. Pour aller avec le nom, le dynamisme et l’emballement de l’avion, le morceau est rempli d’électronique pulsative et de lignes de percussions mélodiques qui s’entremêlent, ainsi que de la cadence”.

Public Service Broadcasting présentera l’album lors d’une tournée britannique et européenne déjà annoncée (qui passera par Bruxelles, Zürich et Paris en particulier – voir les dates en page d’accueil). Des showcases et séances de dédicace sont également prévus la semaine de la sortie du disque (la majeure partie déjà complets).

The Arts Desk | 29 juin 2017

CD : Public Service Broadcasting – Every Valley

Le troisième album de PSB vire trop vers l’infotainment

Guy Oddy

Every Valley est le deuxième album studio de Public Service Broadcasting depuis Inform-Educate-Entertain de 2013, et comme ses prédécesseurs, c’est un voyage nostalgique vers le passé pas si récent que cela avec une toile de fond lourdement éléctronique et un sac plein de samples choisis de la bibliothèque du British Film Institute.

Tandis que J Willgoose Esq et Wrigglesworth ont pu être inspirés par les chemins de fer à vapeur et la course à l’espace sur les disques précédents, Every Valley voit le duo londonien prendre la mort de l’inductrie du charbon dans le Sud du Pays de Galles et son impact social comme source. Si cette terminologie sonne un peu sèche et académique, elle reflète l’ambiance de l’album, qui semble au bout du compte comme de “l’infotainment” valide avec de la musique que les saveurs electronica-trance-krautrock habituelles de Public Service Broadcasting.

Pour les premiers morceaux, Every Valley n’est pas surprenant pour les auditeurs de longue date de l’attaque particulière de Public Service Broadcasting sur l’idée de l’album concept. Mais au fur et à mesure, J Willgoose Esq et Wrigglesworth commençent à introduire des changements à leur son en incorporant des chanteurs invités comme Tracyanne Campbell, Lisa Jen Brown et James Dean Bradfield des Manic Street Preachers. Tandis que cela fonctionne sur la pop à la Goldfrapp de Progress et le duo anglo-gallois de You + Me, Turn No More semble être une opportunité perdue. Au lieu de sortir de sa zone de confort et d’essayer quelque chose de différent, Bradfield semble interpréter de manière terne un morceau de rock assez standard qui fait sonner ses hôtes comme son propre groupe.

Alors que Every Valley peut être un hymne attachant à l’idée de la “communauté”, il y a aussi un sentiment qu’il romantise un emploi qui était sale, dangereux et, dans plus de cas que possible, mortel pour tous ceux sur le front (littéral) de taille. De même, il ne fait pas attention aux retombées environnementales de l’industrie du charbon et semble par conséquent légèrement peu satisfaisant dans son échec à raconter plus que cette partie de cette histoire particulière.

★★☆☆☆

Traduction : 24 février 2024